Bars, restaurants

La Petite Cour

          Nichée face au Marché Saint-Germain, cette charmante maison recouverte de verdure abrite un restaurant à la carte alléchante. Conseillé – entre autres – par le célèbre Guide Michelin, le menu est à des tarifs plutôt abordables pour la capitale, avec qui plus est un choix assez vaste. Après un rapide repérage, la dégustation s’est donc vite imposée !

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          Nous avons choisi de tester ce restaurant un samedi soir, pour un repas d’anniversaire. Le menu du soir est à 37€, entrée, plat, dessert, avec le choix entre 4 propositions pour chacun, ce qui est tout à fait correct ! Les plats à la carte sont un peu plus chers mais demeurent pour la plupart à des tarifs assez abordables pour ce type d’établissements (compter entre 30 et 35€ pour un plat principal hors menu). Il y a un bel équilibre entre produits assez traditionnels et petite touche d’originalité dans les recettes.

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          Pour ma part, je me suis attaquée au menu, avec un choix assez classique : velouté de butternut, médaillon de veau et onctueux citron. Tout était très bien réalisé, avec un accompagnement plutôt original pour le plat (un risotto de riz noir absolument divin) et dans des quantités plus que correctes. Le service est irréprochable, à la fois souriant et efficace, et j’ai beaucoup aimé la décoration un peu vieillotte mais très chaleureuse. L’été, la grande cour  sert de terrasse et permet de manger à l’extérieur, un vrai luxe en plein coeur de Paris ! Un lieu qui reste simple, sans chichis inutiles, et où la qualité est au rendez-vous. Une très belle découverte que je suis ravie de vous faire partager et où je retournerai avec grand plaisir.

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La Petite Cour

8 rue Mabillon

75006 Paris

01 43 26 52 26

Expositions

Exposition chat noir

          Le célèbre cabaret du Chat Noir, créé en 1881 par Rodolphe Salis à Montmartre a été de nombreuses années durant le repère de l’avant-garde littéraire et plus largement artistique. Un lieu de culture et d’innovation devenu mythique. Erik Satie et Claude Debussy y jouaient leurs compositions devant Henry de Toulouse-Lautrec et les Nabis en vogue.Le Musée de Montmartre se propose de nous faire découvrir à travers une riche exposition ce lieu d’exception.

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          Je n’étais jamais allée au Musée de Montmartre. Je pense que je lui consacrerai un article d’ici peu tant le lieu m’a séduite ! Cet ancien atelier d’artiste situé en haut de la butte possède une cour intérieure charmante, un petit jardin fort mignon et une magnifique vue sur les vignes montmartroises avec la ville en arrière plan. Un décor qui a lui seul mérite amplement le déplacement ! L’exposition quand à elle regroupe des oeuvres des artistes qui avaient l’habitude de se retrouver au Chat Noir. Pour beaucoup, je ne les connaissais pas, et j’ai été agréablement surprise par la vivacité des oeuvres (très dans l’esprit « cabaret » justement !). Le parcours suit l’ordre chronologique et nous permet de voir l’évolution du lieu mais aussi du travail des artistes qui le fréquentent et, plus largement, de la vie parisienne. J’ai trouvé à ce sujet que les panneaux explicatifs étaient très instructifs quant au Paris de l’époque dont ils nous donnent un bel aperçu.

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          Beaucoup de caricatures et d’affiches dans cette exposition, pleine d’humour. On peut également y trouver les théâtres d’ombres qui ont largement contribué au succès du lieu avant l’arrivée du cinéma. Un bar et un piano permettent également de se figurer le lieu tel qu’il devait se présenter. Pour nous accompagner, la musique d’époque, qui était jouée chaque soir au cabaret. Entre affiches, musique et textes explicatifs, cette exposition est une véritable plongée dans le Paris artistique de la toute fin du XIX° siècle. Elle nous transmet cette énergie qui s’est tant déployée dans la création de l’époque. Les oeuvres proposées sont nombreuses et variées et on passe un très bon moment, se cultivant en toute légèreté. Une très jolie exposition aux airs de fête. 

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Autour du Chat Noir, Arts et plaisirs à Montmartre 1880 – 1910

Musée de Montmartre

12 rue Cortot, 75018 Paris

Jusqu’au 13 janvier

Tous les jours de 10h à 18h

Plein tarif, 8€

Théâtre

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          Anne Roumanoff revient au théâtre du Palais Royal avec un nouveau spectacle. On y retrouve bien sûr ses personnages les plus célèbres parmi lesquels la bouchère ou la coach québécoise. Sans oublier bien sûr « radio bistrot ». Elle aborde des thèmes d’actualité avec un certain penchant pour la vie politique. Un spectacle plein d’humour sur notre quotidienne.

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          J’avais vu le dernier spectacle de l’humoriste et l’avais bien aimé. En revanche, j’ai entendu dire le plus grand mal de son émission quotidienne sur France 2 (que pour la peine je n’ai jamais regardée). J’ai toutefois voulu retenter l’expérience, en raison de ce bon souvenir, mais aussi et surtout parce que je cherchais un spectacle avant Noël et qu’elle était la seule à réunir les conditions de date/intérêt/place/tarif. Je n’étais jamais allée au théâtre du Palais Royal, j’en profite pour glisser un petit mot à son sujet : un très joli théâtre à l’italienne comme il y en a tant à Paris.

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          Assez vite, mes craintes ont été apaisées. J’ai trouvé le début un peu « artificiel », ça manquait un tantinet de vie et de spontanéité, mais très vite, les sketchs se sont enchaînés, les bonnes vannes aussi, et l’ambiance a commencé à prendre. Anne Roumanoff a un  talent certain pour les jeux de mots et pour peindre des personnages hauts en couleurs. Ce nouveau spectacle est dans la lignée du précédent, un peu trop peut-être, on aurait sans doute aimé être un peu plus surpris. Toutefois, ça fonctionne bien ; s’il y a quelques passages que j’ai moyennement aimés, ils sont restés rares et j’ai ri la plupart du temps, comme le reste de la salle d’ailleurs. Un spectacle bien écrit et bien rodé, qui manque sans doute un rien de nouveauté (à ce sujet, lire la critique sur Criticomique, plus mitigée que la mienne) mais m’a tout de même beaucoup fait rire et m’a fait passer un très bon moment ; c’est bien là l’essentiel !

Mes lectures

Le Loup des mers – Jack London

          Un homme est repêché en mer par des chasseurs de phoques près des côtes américaines ; au lieu de le ramener à terre comme le veut la coutume, le capitaine Loup Larsen choisit de le garder à son bord. Le jeune homme qui menait jusqu’ici une vie dorée de rentier va être confronté à la brutalité et à la violence des marins de l’équipage. Les idées et le réel vont s’affronter et transformer et cette enfermement forcé va donner à notre héros une liberté de pensée nouvelle. 

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          Ce roman est considéré comme l’un des chefs-d’oeuvres de Jack London. Il l’a conçu comme un « roman total », inspiré par Moby Dick. Ainsi, loin d’être un simple récit d’aventure, ce roman reprend des théories de Nietzsche, qu’il expose largement, notamment sur la vie et la religion, en les confrontant aux arguments de ses détracteurs. Ainsi, de longs dialogues philosophiques viennent ponctuer les descriptions de chasse au phoque ou de vie sur un voilier. Le projet est ambitieux ! Malheureusement, je dois avouer être bien plus sensible aux grandes aventures qu’aux questions métaphysiques. Même si j’en ai vaguement honte, j’aurais préféré que ce texte philosophe un peu moins et bouge un peu plus.

          Le personnage principal (Hump, si ma mémoire est bonne), est un aristo qui vit de ses rentes. La narration, qu’il assure, est un peu ampoulée. Moi qui aime la brutalité de London, on ne la trouve ici que dans les dialogues, et dans le formidable personnage de Loup Larsen. Le texte manque ainsi de vie, surtout au début. J’ai également trouvé par moments que les conversations soutenues entre le Capitaine et son mousse de fortune manquaient un peu de naturel. Etant pourtant une inconditionnelle de London, j’ai peiné à accrocher avec ce livre. Toutefois, après une première partie un peu plate, l’histoire prend son envol dans la seconde moitié. L’esprit un peu étriqué de Hump s’élargit et l’aventure commence réellement avec le début de la chasse aux phoques. Et là, on trouve un peu cet équilibre recherché par London entre aventure et philosophie. Au final, un livre intéressant bien qu’il peine un peu à démarrer. De l’action et de la réflexion, pour un mélange assez réussi. 

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Il n’y a qu’un droit, je le répète, celui de la force. Le faible a tort, uniquement parce qu’il est faible. Ce qui est une façon un peu rapide de dire ceci : que le bien réside dans la force, et le mal dans la faiblesse. Ou encore, tenez : la force est source de plaisir ; la faiblesse n’engendre que des désagréments.

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Que me reste-t-il ? Puisque je suis un faible, mon rôle est de me taire et de tout supporter. Pour vous, ça sera la même chose. Et c’est bien, c’est le mieux que nous puissions faire si nous voulons rester en vie.

Actualité

L’actualité de la semaine (15/12)

Le retour du cavaliere aura fait couler beaucoup d’encre en Italie et dans le reste de l’UE. En effet, Berlusconi, qui s’était retiré l’année dernière, revient à la charge et se présente aux élections de février. Un retour en politique accueilli plus que froidement par les leaders européens.

– Aujourd’hui se tenait le référendum égyptien sur la prise le passage aux pleins pouvoirs que s’était auto-octroyé Mohamed Morsi. Les manifestations anti et pro pouvoir ont déjà fait des morts et de nombreux blessés. Espérons que les résultats apaiseront les esprits.

Maurice Herzog, le célèbre alpiniste, est mort cette semaine. L’ancien ministre des sports a connu la gloire en ouvrant la voix de l’Annapurna, le premier 8000 m himalayen a avoir été gravi. Son image avait été ternie par un ouvrage écrit par sa fille, remettant sérieusement en cause son passé héroïque.

Une avocate a été égorgée cette semaine à Marseille. Trois suspects ont été interpellés.

 – Une nouvelle tuerie a eu lieu aux Etats-Unis. C’était dans une école primaire, un homme est entré de force et a ouvert le feu, il a tué 20 enfants et six adultes. L’homme retrouvé mort par la police se serait suicidé.

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Le mot de la semaine sera touer : « faire avancer un navire, une embarcation en tirant sur une amarre ou sur un câble ou une chaîne qui mouille au fond de l’eau. »

Côté ciné : Le Hobbit : un voyage inattendu, les origines de l’Anneau enfin dévoilées, venant clôre la série, inconditionnelle de Tolkien, j’ai adoré la Trilogie de l’Anneau, j’attends avec impatience de voir cet ultime épisode. Ernest et Célestine, petite, j’ai été bercée par les histoire de ces deux personnages poétiques, le dessin animé semble à la hauteur de l’original ; un programme pour le moins alléchant ! Télé gaucho, avec l’arrivé de la caméra, tout le monde peut faire de la télé, une bande en profitent pour transmettre leurs idées révolutionnaires ; j’avais bien aimé le premier film du réalisateur (dont le titre ne me revient pas), le second me tente donc bien également.