Culture en vrac·Divers

Livres en tête

          Du 16 (ce soir donc) au 19 novembre, se tiendra à Paris « Livres en tête ». Cette troisième édition est présidée par Daniel Pennac, sur une programmation signée Pierre Jourde. Chaque soir, une lecture de texte par un auteur est proposée. Venez par exemple écouter Eric Chevillard le 17. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des auteurs contemporains. Pour plus d’informations, le blog de l’édition 2001.

Bars, restaurants

Le Père Louis, Toulouse

          Aujourd’hui, afin d’égayer ce morose début de semaine, je vais vous présenter un endroit que j’aime tout particulièrement. Un lieu culte où se réunissent les toulousains depuis des générations, depuis plus d’un siècle, un incontournable de la ville rose.

          Ici, le soir on boit un verre de Muscat ou un Tariquet debout autour des tonneaux qui font office de table, une assiette de fromage ou de charcuterie à portée de main. Le midi, l’ambiance est moins survoltée et on déguste des produits « du pays » selon l’ardoise du jour. Les frites méritent particulièrement le détour (le midi, mieux vaut réserver, c’est souvent complet ; le soir, tapas uniquement). Le service accueillant et la clientèle sympathique font pour beaucoup dans le charme du lieu. Parfait pour un début de soirée festif !

Le Père Louis

45, rue des Tourneurs

31000 Toulouse

Je viens d’apprendre par la même occasion qu’il existe aussi un Père Louis à Paris, à tester donc.

Mes lectures

Serge JONCOUR, Que la paix soit avec vous

          Un homme vit seul dans un studio parisien. Sans emploi, il regarde le monde changer et suit à la télé le début de la guerre en Irak. De la lumière dans l’appartement voisin du sien va venir troubler son quotidien.

           Dès les premières pages, la situation est claire : on est face à un Joncour grand cru ! On retrouve ici encore son cynisme si caractéristique dont je ne me lasse pas. Le style m’a semblé plus abouti que ce que j’avais pu lire jusque-là. C’est extrêmement bien écrit et j’ai été happée par l’histoire dès les premières pages. Il faut dire que je me sens certaines affinités avec ce personnage un peu grinçant…

          Je me suis assez vite lassée des passages sur la guerre en Irak. En revanche, j’ai beaucoup aimé ceux relatifs à la deuxième guerre mondiale. La fin m’a un peu laissé sur ma faim, justement, mais n’a pas pour autant gâché mon plaisir. Quelques longueurs peut-être mais c’est un peu le principe même du roman qui veut ça puisqu’il porte sur une (quasi) absence d’action. La vivacité de l’écriture est un régal, on ne le dira jamais assez, Serge Joncour est un auteur à découvrir !

Je suis bien la personne au monde avec laquelle j’aurai passé le plus de temps, il n’y a pas de quoi sourire ou s’apitoyer, on en est tous là, à s’accompagner du mieux qu’on peut, à se suffire, il y en a même que ça éblouit.

_______________

Les morts se taisent, les vivants ne veulent pas entendre et les survivants ne peuvent pas parler.

_______________

C’est encombrant d’en apprendre sur les autres, c’est prendre le risque de s’en rapprocher.

______________

C’est toujours favorable d’avoir un ami riche, on en escompte une forme de contamination,on s’en imprègne comme d’une émanation. L’ami riche c’est le répit du fauché, rien que de le voir ça rassure sur son compte, ça ferait même dire que c’est possible, que si le monde est mal fait il a ses largesses tout de même.

Cinéma

L’exercice de l’État, de Pierre SCHOELLER

          Drame français de Pierre Schoeller avec Olivier Gourmet, Michel Blanc, Zabou Breitman.

          Le ministre des transports se retrouve face à un choix crucial : doit-on ou non privatiser les gares ? Entre ses convictions personnelles et les jeux de pouvoir au milieu desquels il évolue, la marge de manoeuvre est mince.

           Après Les marches du pouvoir, le 2° film politique de l’automne. Un style très différent mais au fond, des propos qui ont bien des points communs. Ici aussi, très beau jeu d’acteurs, Olivier Gourmet et Michel Blanc parfaits, comme d’habitude. La mise en scène est impeccable, c’est propre et efficace, il n’y a rien à y redire. Le film montre bien les différents enjeux du pouvoir et la lutte intérieure d’un homme qui hésite entre ses convictions et sa volonté de conserver une place de choix dans l’arène politique.

          On se laisse totalement prendre à cette histoire quasiment construite sur le modèle d’un thriller. On pourrait craindre un film un peu lisse et manquant d’allant mais quelques petites « surprises » le jalonnent, cassant le rythme et renouvelant sans cesse l’intérêt. Un des très bons films de cette fin d’année.

Mes lectures

Casanova, Madame F.

         Un petit livre qui regroupe deux extraits des mémoires du célèbre séducteur.

        J’avais de Casanova l’image d’un libertin à la vie trépidante et pensais retrouver dans ses écrits, le style si enlevé que j’aime tant de le XVIII° siècle. Malheureusement, c’est un peu laborieux. J’ai peiné à m’intéresser à la manière dont le jeune homme a séduit Madame F. Ca manque d’entrain et n’est même pas si croustillant. Une terrible désillusion donc.

        Cependant, peut-être la lecture de son autobiographie au complet serait-elle plus judicieuse, les choses y étant replacées dans leur contexte, cela doit permettre de prendre mieux la mesure du personnage. Une lecture qui ne m’a donc pas totalement découragée de découvrir la vie du célèbre auteur.