Mes lectures

Edward ABBEY, Le feu sur la montagne

        Billy passe ses vacances d’été chez son grand-père, comme chaque année, dans un ranch du Nouveau-Mexique entouré par le désert. L’immensité des étendues arides, le marquage des animaux, les longues discussions à l’ombre de la véranda et les promenades à cheval semblent immuables. C’était sans compter sur l’arrivée de l’US Air Force qui décide d’y installer un champ de tir de missiles. Le vieil est prêt à se battre pour défendre sa terre, jusqu’à la mort s’il le faut.

        J’avais déjà lu de cet auteur les excellents Le gang de la clef à molette et sa suite, Le retour du gang de la clef à molette, tous deux publiés aux excellentes éditions Gallmeister (parce qu’on ne répétera jamais assez à quel point cette maison gagne à être connue). Deux livres dont l’action se déroulait dans le Grand Canyon et où l’écologie tenait une place centrale. On retrouve dans cet ouvrage l’attachement la terre d’Edward Abbey, l’amour des grands espaces et le respect de la nature. Et toujours aussi sa critique acerbe des dérives de la société capitaliste et des méfaits de la connerie humaine. Un combat désespéré pour préserver une nature éblouissante.

          J’ai beaucoup aimé les personnages, forts en caractère et très attachants. Le style est également très agréable, sans circonvolutions inutiles et laissant une grande place aux dialogues, rendant le tout très vivant. Une large place est accordée à l’immensité des paysages et à la nature : on peut presque sentir le vent brûlant sur sa peau à la seule lecture de ce livre. Du côté du fond, l’auteur prône des valeurs simples et pointe du doigt les incohérences d’un système à la dérive. Comme souvent dans la littérature américaine (celle que j’aime et que j’admire du moins) une vive critique de la société qui s’accompagne d’une admiration sans borne pour la terre qui l’a vu naître. Un livre qui donne envie de sauter dans le premier avion pour aller découvrir une autre Amérique. Magistral.

– Mais à qui appartient cette lumière ? Cette montagne ? Cette terre ? Qui possède cette terre ? Répond à ça vieux cheval. L’homme qui en a le titre de propriété ? L’homme qui la travaille ? L’homme qui l’a volée en dernier ?

Le soleil brillait dans notre dos tandis que nous chevauchions vers la montagne, la montagne de Grand-père, et devant nous nos ombres s’étiraient de manière grotesque […].

– je suis la terre, dit Grand-père. Ca fait soixante-dix ans que je bouffe cette poussière. Qui possède qui ? Il faudra qu’ils me labourent.

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– Prends ton chapeau, dit-il.

– Je viens aussi dit tant Marian.

– Non, dit Lee, tu restes ici. C’est un boulot d’hommes. Prends ton chapeau, Billy.

Et nous partîmes en la laissant à sa vaisselle.

Bars, restaurants

L’imprévu

          L’imprévu est un petit (pas tant que ça) bar-salon de thé situé rue Quincampoix, dans le 4° arrondissement de Paris. Quelque part dans une ruelle entre les stations Rambuteau, Hôtel de ville et Châtelet. 

          Un endroit à la décoration pour le moins originale. Plusieurs petites salles vous accueillent, chacune dans un style différent. Les chaises et fauteuils sont dépareillés : on trouve tous les styles du fauteuil de barbier à la simple chaise de bistrot en passant par le canapé moelleux. Un style unique qui fait tout le charme du lieu.

          Du côté de la carte, le choix des boissons est assez varié. Beaucoup de thés, un très bon chocolat chaud, mais aussi quelques cocktails en plus des boissons habituelles (sodas, bières, etc…). De quoi satisfaire à peu près tout le monde. On peut aussi grignoter quelques tartes salées ou sucrées. La tarte Tatin n’est pas mal du tout… Le tout accompagné d’un service agréable. Un endroit dans lequel il fait bon passer des heures les jours de pluie ou de frimas pour les beaux jours, une petite terrasse qui n’a malheureusement pas le charme de l’intérieur est aussi disponible).

L’imprévu café

7, rue Quincampoix

75004 Paris

http://www.imprevu-cafe.com/

Cinéma

Et maintenant on va où ?, de Nadine LABAKI

          Comédie dramatique française de Nadine Labaki avec Nadine Labaki, Claude Msawbaa, Leyla Fouad.

     Dans un petit village tranquille, la guerre entre chrétiens et musulmans qui ravage le pays va gagner les habitants et menacer l’équilibre fragile qui s’était établi. Les femmes du village vont prendre les choses en main afin d’éviter que le pire n’arrive.

          J’avais entendu dire le plus grand bien de ce film, la bande-annonce était prometteuse et j’avais bien aimé le précédent film de la réalisatrice, Caramel. Je partais donc enthousiaste. J’ai vite été déçue (oui oui, encore, ce n’est pas l’année ciné pour moi…). Le film commence sur une belle image de femmes se rendant au cimetière. Ensuite c’est lent, très lent, très très lent à démarrer.

           Les deux premiers tiers du film sont interminables. Pas désagréables mais sans grand intérêt. Quelques scènes qui pourraient prêter à sourire mais qui m’ont laissée assez indifférente. Heureusement, à la fin, l’histoire connaît un sursaut. Elle gagne en profondeur et quelques scènes intéressantes font leur apparition, certaines drôles, d’autres émouvantes.

           Quelques bonnes choses donc. De bons acteurs, une idée de départ assez intéressante, et quelques scènes réussies. Malheureusement, l’ensemble ne m’a pas convaincue. Ca manque d’énergie et de et construction. Dommage.

Mes lectures

Rupa BAJWA, Le vendeur de saris

           Ramchand est vendeur de saris. Il sert chaque jour des clientes cultivées face à qui sa propre ignorance lui fait honte. Il décide un jour d’acheter deux grammaires anglaises afin  de parfaire son éducation. Peu à peu, il va par la lecture s’ouvrir au monde extérieur et réfléchir à la société qui l’entoure.

          Ne connaissant que très peu la culture indienne, j’ai trouvé la lecture de ce livre très instructive. Je suis vite entrée dans cet univers très coloré et ai trouvé les personnages intéressants. Une lecture qui m’a emballée. L’écriture est plutôt simple mais efficace, la société y est décrite par petites touches, les personnages sont bien dépeints : une belle réussite pour ce premier roman. L’idée de départ me plaisait et l’auteur évite les écueils d’un trop grand pathos. Toutefois, la fin m’a un peu gênée. Si j’ai apprécié les 3/4 du livres, la chute m’a laissée sur ma faim. J’aurais aimé quelque chose de plus tranché, dans un sens ou dans l’autre (je ne vous en dis pas plus pour ne pas vous dévoiler la fin) et de plus engagé. L’auteur ne se positionne pas de manière claire ce qui m’a un peu désarçonnée. Un bon roman tout de même pour l’ensemble et une jeune auteur prometteuse.

Une femme doit savoir se tenir à sa place. Celle-là apeut-être eu des ennuis ou des problèmes, mais il reste que le devoir d’une femme, c’est d’abord de s’occuper de son mari et de sa maison, ensuite d’elle-même, si elle en a le temps.

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« L’aptitude n’est rien si elle n’a pas l’occasion de s’exercer. » Napoléon

Comme c’était vrai, pense tristement Ramchand, tout en se demandant qui pouvait bien être ce Napoléon. Un poète étranger peut-être. L’occasion, tout était là !

Club lecture

Club lecture, la reprise

          C’est la rentrée, et avec elle le club lecture reprend ses activités. Nous nous retrouverons jeudi à 20h au Café-Livres (dans le 4° arrondissement) autour de Kyoko de Ryu Murakami. Un livre que nous avions lu en juillet mais autour duquel nous n’avions pas eu le temps de nous réunir. Deux nouvelles recrues se joindront à nous, n’hésitez pas à suivre leur exemple et à venir grossir nos troupes.

A très bientôt pour le compte rendu et bonne lecture à tous !