Club lecture

Club lecture parisien

Bonsoir tout le monde !

La nuit des forains et moi-même avons décidé de créer un club lecture sur Paris. Ca fait un moment que nous en parlons, ça y est, c’est lancé ! Nous nous retrouverons entre lectrices une fois par mois autour d’une lecture commune que nous choisirons chacune notre tour. Les seules conditions : que l’ouvrage soit de taille modeste (nous sommes malheureusement peu nombreuses à avoir le temps d’avaler A la recherche du temps perdu en un mois, ayant des obligations diverses et variées qui nous éloignent sans cesse de nos bibliothèques, un peu mesure dans le choix est donc demandée) et qu’il soit paru en poche (le budget livre n’étant pas toujours extensible). En revanche, si j’ai un penchant pour les romans, tous les genres sont autorisés, on est là pour découvrir !

Je vous tiendrai informés très vite pour le choix du premier livre, les modalités de fonctionnement plus précises, la date de la première rencontre, etc…

Vous pourrez bien sûr suivre cette aventure via mon blog.

Si vous souhaitez participer au club lecture (dans la limite des places disponibles), merci de me laisser un commentaire.

A bientôt donc, pour partager nos lectures.

Culture en vrac

Prix littéraires

Demain sera décerné le dernier grand prix littéraire de cette année : le prix Interallié ; suite à quoi, je ferai un point sur les lauréats 2010. A demain donc pour la découverte des récompenses littéraires de cette rentrée !

Cinéma

Vénus Noire, d’Abdellatif Kechiche

          Drame historique d’Adbellatif Kechiche, avec Yahima Torres, André Jacobs, Olivier Gourmet, Elina Löwensohn.

          A la fin de XVIII° siècle et au début du suivant, Saartjie Baartman participait à un « spectacle », en Angleterre puis en France, dans lequel elle était présentée au public comme une bête de foire. Elle rencontrera un grand succès mais se lassera peu à peu de cette humiliation quotidienne. L’anatomiste Georges Cuvier entend parler d’elle et de son physique particulier et va l’observer, avant de récupérer son corps à sa mort et de l’exposer au public.

          Un film dans lequel le spectateur est en permanence posé dans la position du voyeur. On n’a pas accès à l’intériorité de Saartjie Baartman à laquelle n’est conférée aucune humanité. Le film est de plus en plus malsain au fur et à mesure que l’humiliation du personnage augmente, de spectacle en spectacle. On reste là sans pouvoir compatir. Si le film nous montre une partie de l’histoire méconnue (de moi du moins) et ne nous prend pas par la main pour nous dire que penser, il ne procède non plus à aucune analyse ce qui est à déplorer. Certains disent qu’il met le « blanc » dans une position de coupable. Je ne l’ai pas ressenti comme cela. Tout le monde est coupable dans ce film, y compris la victime. Un film perturbant, pas dénué d’intérêt dans le traitement du sujet mais extrêmement dérangeant, voyeur, malsain.

Divers

Grand prix des blogueuses Elle

          N’oubliez pas, le vote pour Grim-livres, c’est comme les cures de vitamines : 1 fois par jour pendant un mois ! Cliquez sur l’image, vous allez être redirigés vers le site du concours : vous n’avez plus qu’à cliquer sur le petit coeur qui apparaît en dessous du visuel de notre page et hop, c’est fait !

          Merci à tous pour votre soutien.

Mes lectures

François BUOT, Hervé Guibert : Le jeune homme et la mort

          Paru en 1998, ce livre est la première biographie d’Hervé Guibert. On y retrouve tous les grands moments de sa vie dans des chapitres courts présentés de manière chronologique : ses livres, ses amours, ses amis, sa carrière…

          L’ouvrage est clair et plutôt bien écrit. Rien ne manque et les informations semblent venir de sources sures, l’auteur ayant rencontré beaucoup de gens que fréquentait Guibert. Je lui reprocherais toutefois un certain manque de profondeur. Il n’y a pas de réflexion sur l’oeuvre, ce que je trouve un peu dommage. Pour ceux que la vie de Guibert intéresserait, c’est un ouvrage très accessible et vite lu.

Guibert peut-il être, à défaut d’une consolation, un dénominateur commun pour tous les autres malades, ceux qui ne connaissent pas, eux, le charme et la puissance des mots pour en faire leur tombeau ?

 Pierre Combescot