Bars, restaurants

Tarim Ouighour

          La cuisine ouighour (province chinoise) est un drôle de mélange entre saveurs chinoises et turques avec une petite touche de tibétain. Je sais, c’est dur à imaginer, étant donné qu’il n’y a aucun rapport entre les deux. Pourtant, au Ouighour, vous pouvez manger aussi bien une soupe au raviolis aux saveurs de coriandre qui rappellent les soupes traditionnelles chinoises, que des brochettes marinées dignes des meilleurs restaurants turcs. Le tout à des prix raisonnables et en quantités généreuses. 

          L’histoire du peuple ouighour est pour le moins mouvementée. Je n’ai pas étudié la question de près et espère donc ne pas vous dire trop de bêtises en tentant de la résumer. Les ouighours étaient un peuple nomade d’origine turque installé en Mongolie. Dès le 4° siècle, on constate des migrations vers le Turkestan, mais c’est en 840 qu’aura lieu un exode massif, après que les ouighours aient été chassés de Mongolie (avec laquelle les relations seront toutefois nombreuses par la suite). La région du Turkestan a connu une influence chinoise dès le II° siècle avant JC, des colonies militaires s’installent dans la région mais malgré de nombreuses tentatives, l’autorité chinoise a du mal à s’affirmer. Le pouvoir est repris par les tibétains à la fin du VIII° siècle avant de passer aux mains des ouighours 50 ans plus tard. Parallèlement, la région connaît une turquisation progressive de sa population. On considère qu’elle est totalement effective au XIII° siècle avec l’usage de la langue turque dans la région. La région fut de nouveau soumise par la Chine en 1759. Au début de XX° siècle, le Turkestan oriental connût quelques années d’indépendance, quelque peu régentée toutefois pas l’URSS. Depuis 1950, le Ouighour est redevenu chinois, c’est l’actuelle province de Xinjiang.

          Ainsi donc s’explique ce curieux mélange de saveurs. La cuisine ouighour est fine et savoureuse. Elle joue beaucoup sur les condiments, sans être très piquante (en comparaison aux autres cuisines asiatiques tout du moins), tout comme la cuisine chinoise. De la Turquie, elle hérite d’un amour inconditionnel pour l’ail qui viendra relever les plats de pâtes traditionnels. Une cuisine surprenante mais dans laquelle on retrouve finalement des saveurs familières et qui semble mêler des traditions universelles. Je ne saurais que trop vous recommander la soupe de raviolis et les excellentes pâtes maison (en photo ci-dessous, ça ne paye pas de mine mais qu’est-ce que c’est bon !). Leur fabuleuse odeur me revient à cette simple évocation et me donne envie de me jeter dans le premier métro pour aller les déguster. Dépaysement assuré.

Restaurant Tarim

74 rue Jean-Pierre Timbaud

75011 Paris

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Le Procope

           En ce dimanche, c’est une véritable institution parisienne que je vous présente. Le Procope est le plus ancien café de Paris. A son ouverture en 1686, c’était un débit de café situé face à la Comédie Française, position qui attira vite tout ce que Paris comptait de beaux esprits. Il est ainsi devenu le premier café littéraire au monde. Quant au plus vieux restaurant parisien, il s’agit d’A la Petite Chaise, ouvert en 1680, dans le 6° également. Le Procope a donc vu défiler des générations d’intellectuels parisiens et de personnalités du monde entier. L’ont fréquenté Voltaire et Diderot, Bonaparte et Benjamin Franklin, Danton et Marat. Et bien d’autres évidemment ! Aujourd’hui encore, il est le repère de bien des auteurs.

          La décoration nous renvoie dès la porte passée à un autre temps. Les salons sont à la mode du XVIII° siècle et les pièces sont ornées de livres et d’objets d’époque, dont un bicorne de Napoléon ayant servi à payer ses dettes. La cuisine est à la fois traditionnelle et raffinée (si si, c’est possible) et on trouve à la carte des plats qu’on ne voit plus ailleurs : pâté en croûte maison, coq au vin, tête de veau… Sans oublier les incontournables tartares de saumon ou de boeuf, la truite meunière et les célèbres profiteroles. Une cuisine pour le moins généreuse qui ne vous laissera pas ressortir avec la faim au ventre…

          Les prix sont plutôt abordables étant donné le quartier et la réputation de la maison. Il y a un menu à un peu plus de 20€ entrée+plat ou plat+dessert ou à 35€ entrée, plat, dessert. La maison fait aussi salon de thé l’après-midi. L’arrière du restaurant donne sur un vieux passage pavé au charme fou qui nous renvoie directement au temps des voitures à cheval. Le petit plus ? Le restaurant est ouvert jusqu’à minuit. Une très bonne adresse.

Le Procope

13, rue de l’Ancienne Comédie

75006 Paris

http://www.procope.com/

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C’est mon plaisir…

          C’est mon plaisir… ce sont trois restaurants. Un à Falguières, un à Montparnasse, un rue Didot (oui, tout ça reste dans le même coin) ; c’est ce dernier que nous avons testé. Le restaurant est un peu perdu, à l’angle de la rue Didot et de celle du Chemin vert, un coin calme auquel on ne penserait pas forcément à aller chercher un endroit où manger. De dehors, c’est une belle façade grise, qui donne assez envie d’aller voir ce qu’il se passe dedans. Il se trouve que le dimanche, rare sont les restaurants ouverts dans le coin et notre estomac criait famine, nous ne nous sommes donc pas fait prier pour entrer.

          La déco intérieure est très réussie. Un côté vieux bistrot parisien pour le mobilier, contrebalancé par une déco plus contemporaine (quelques murs rouge vif des plus réussis notamment) : le lieu est accueillant. La carte est bien garnie, le choix vaste. Des menus à des prix relativement raisonnables sont proposés. Les plats sont cuisinés à partir de produits frais. Les portions sont plutôt copieuses et ce qu’on a dans l’assiette est sacrément bon ! Si ça reste assez classique, c’est impeccablement réalisé et avec une pointe d’innovation bien placée. Bref, on se régale. En plus le service est agréable ! Une adresse qui ne se démarque pas par son originalité mais sur laquelle il n’y a rien à redire : c’est beau, c’est bon, on y retournera ! 

C’est mon plaisir… à Didot…

53, rue Didot

75014 Paris

http://www.restaurantcestmonplaisir.com/restaurant/bienvenue-didot.html

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Etoile du Kashmir

          L’étoile du Kashmir est un restaurant indien situé tout près de la tour Montparnasse (à vrai dire il y en a plusieurs à Paris, il peut donc aussi être ailleurs, mais c’est celui-ci que nous avons testé). Vu de dehors, rien d’exceptionnel, un indien comme un autre, un peu perdu sur ce grand boulevard. Nous sommes rentrée parce que 1) il faisait faim, 2) on avait envie de manger indien 3) les prix avaient l’air corrects. Nous nous sommes donc lancées à nos risques et périls dans cette grande aventure : tester un restaurant indien au hasard. Première impression : la déco est fabuleuse ! Des fleurs en plastiques jaune fluo, de belles boiseries agrémentées de néons, un plafond qui change de couleur et des pétales de roses sur les tables. On est propulsé en 3 secondes au coeur de Bolywood. Ce mélange de décoration traditionnelle indienne et de kitch est irrésistible. Il est 13h, le restaurant est bondé et tout le monde semble en bonne santé, nous pouvons nous installer (presque) sans crainte.

          La carte est alléchante. Le choix est varié et plusieurs menus sont proposés à des prix raisonnables pour le quartier. On a d’ailleurs opté pour l’un d’eux. Après un apéritif maison offert (je le signale parce que c’est quand même rare le midi), nous avons opté pour des somosas. Elles étaient bonnes et les sauces franchement réussies. Il y avait notamment une sauce à la banane des plus surprenantes. Les plats étaient assez copieux et très bons. Moi qui suis une inconditionnelle de nans fromage, ceux-là sont pas mal du tout. Seul point négatif, le dessert, vraiment trop sucré. Le service était très aimable et prévenant. Pour résumer : le service est aimable, on mange bien pour un prix raisonnable, le tout dans un décor… inimitable ! Dommage que je n’aie pas pensé à prendre de photos du lieu, impossible d’en trouver sur internet ! Une bonne adresse.

Etoile du Kashmir

56 boulevard Montparnasse

75015 Paris

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L’objectif lune

          L’objectif lune est un tout petit bar de la rue de la Roquette, dans le quartier de la Bastille, à Paris. Le lieu ne paye vraiment pas de mine. Au milieu des bars branchés, celui-ci passe totalement inaperçu. Difficile de rentrer, il y a toujours un monde fou. Une fois qu’on s’est faufilé à l’intérieur, une seconde mission commence : trouver une place. S’asseoir en ces lieux est un peu utopique mais avec un peu de chance et beaucoup de persévérance, vous trouverez peut-être un bout de bar auquel vous accouder.

          Pourquoi fréquenter un tel lieu, me direz-vous ? Ce ne sont en effet pas les bars qui manquent à Paris, surtout dans le quartier : mais parce que c’est pas cher ! Les prix sont très compétitifs pour la capitale et l’ambiance est très sympa. Ca discute, ça rie, ça joue au cartes sur un bout de tables (oui, ceux qui en ont une n’hésitent pas à vous narguer). C’est avant tout un bar d’habitués où le nouvel arrivant est toujours bien accueilli. La déco est sommaire : de vieilles tables et des tabourets, mais l’endroit, un peu vieillot, est accueillant. En plus, la sélection musicale, plutôt rock, est assez réussie. Par contre le lieu est très (trèèèès) bruyant, à éviter pour un tête à tête ou une soirée tranquille entre amis. Idéal pour les étudiants à petit budget. 

L’objectif lune

19, rue de la Roquette

75011 Paris

http://www.lobjectif-lune.com/