Expositions

Fra Angelico et les maîtres de la lumière

          Le célèbre peintre de la Renaissance et ceux de ses contemporains qui se sont inspirés de son travail s’exposent au musée Jacquemart-André, à Paris. Fra Angelico est un artiste italien né vers 1387 et mort en 1455. Il est attaché aux courants gothique et nouvelle renaissance. Il est avant tout un religieux appartenant à l’ordre des dominicains. Il apprend la peinture à Florence et est l’un des premiers à appliquer les règles de perspective. Ses tableaux, illustrent des sujets religieux et sont réputés pour leur lumière. De nombreux artistes travaillent avec lui et il atteint bientôt une renommée internationale.

          En 1436, il s’installe au couvent de San Marco, à Florence, qu’il décorera sous le mécénat des Médicis de nombreuses fresques murales invitant à la méditation. Elles sont considérées comme le sommet de son oeuvre. Il a également peint à Rome la chapelle du Saint-Sacrement de la basilique Saint-Pierre. Ayant fait voeu de pauvreté, il a toujours refusé les honneurs. Le peintre a été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1984 et proclamé saint patron des artistes.

        L’exposition présente 25 oeuvres majeures de l’artiste et autant des de panneaux réalisés par des peintres qui l’ont côtoyé. Divers supports sont représentés, du parchemin au panneau de bois. Les explications permettent de découvrir l’artiste et de juger de son évolution au fil du temps et des rencontres. Un petit film présente également les fresques du monastère San Marco. malheureusement, la foule et l’étroitesse des lieux ne permettent pas de profiter pleinement des oeuvres. Malgré tout, la visite, bien que trop brève, demeure intéressante. A découvrir jusqu’au 16 janvier, 158 boulevard Hausmann, dans la 8° arrondissement.

Musique·Théâtre

Cabaret

          Spectacle musical de Joe Masteroff, John Kander et Fred Ebb, adapté du roman de Christopher Isherwood. Mise en scène de Sam Mendes, adapté du roman de Rob Marshall. Artistes principaux : Emmanuel Moire (Emcee), Claire Pérot (Sally Bowles), Geoffroy Guerrier (Cliff Bradshaw), Patrick Mazet (Ernst Ludwig), Catherine Arditi (Fraulein Schneider), Pierre Reggiani (Herr Schultz) et Delphine Grandsart (Fraulein Kost).

           « L’action de Cabaret se déroule au début des années 1930 à Berlin en pleine crise économique. En voyage dans la capitale allemande, le jeune écrivain américain Cliff Bradshaw découvre le Kit Kat Klub, une boîte de nuit sulfureuse et décadente où se produit la chanteuse Sally Bowles dont il tombe amoureux. Fraulein Schneider, leur logeuse, projette de se marier avec l’épicier juif Herr Schultz mais tout se complique dans cette ville où les nazis s’apprêtent à prendre le pouvoir. Dans le même temps, au Kit Kat Klub, Cliff Bradshaw découvre les idées libertaires et les moeurs truculentes de la nuit berlinoise. Sally Bowles et le Maître des Cérémonies y offrent un divertissement extravagant et provocant aux spectateurs venus oublier les tensions du monde réel. »

          L’entrée en matière déroute : des filles aux bas troués fument sur scène dans des postures pour le moins inélégantes. La première partie est un peu mollassonne. L’histoire est longue à démarrer (forcément, le nazisme naît à peine et prendra de l’ampleur peu à peu), la mise en scène – pas toujours de très bon goût – déroute et les acteurs eux-mêmes ne semblent pas vraiment y être. Les chorégraphies sont décousues et sans s’ennuyer vraiment, on n’est pas non plus transportés.

          Dès le début de la seconde partie, tout change. C’est beaucoup plus dynamique et plus carré. On entre dans le vif du sujet et le tout devient passionnant. Si je n’ai pas exactement compris pourquoi il n’en était pas ainsi dès le début, je n’ai pu que me réjouir de cet heureux changement. L’actrice principale a une voix impressionnante. Même Emmanuel Moire finit par convaincre dans son rôle de meneur de revue. Parmi quelques autres trouvailles, l’idée de l’orchestre visible à travers un cadre est particulièrement bonne. La fin est particulièrement réussie, ce qui dans l’ensemble donne un spectacle très réussi.

           A voir au Théâtre Marigny jusqu’à début janvier. http://www.theatremarigny.fr/fr/programmation/bdd/id/98-cabaret

Expositions

La Cité Interdite au Louvre

          Aujourd’hui, petite visite dans le plus grand musée du monde. J’en ai profité pour aller voir l’exposition qui me tentait tant : « La Cité Interdite au Louvre ». J’ai toujours été fascinée par l’histoire de la Cité Interdite, bien qu’en sachant très peu son sujet, j’étais donc impatiente d’en apprendre un peu plus.

          L’exposition se tient dans le Louvre Médiéval, un lieu exigu où les oeuvres sont assez mal mises en valeur. En contre partie, les expositions y sont reléguées sont gratuites. J’ai été assez déçue par celle-ci. Il n’y a vraiment pas grand chose à voir. J’ai découvert que le Louvre était sensiblement de mêmes dimensions que l’illustre cité, ce qui m’a sidérée. Peu d’objets sont exposés, toutefois les panneaux explicatifs sont assez bien faits et constituent une bonne initiation. Une exposition qui reste toutefois bien décevante.

Culture en vrac

La revue littéraire, numéro consacré à Hervé Guibert

          Comme vous le savez, j’ai travaillé cette année sur Hervé Guibert, auteur connu essentiellement pour ses écrits sur le sida, son goût pour la provocation et son travail sur l’autofiction. Nous célébrons en ce mois de décembre le 20° anniversaire de sa mort. À cette occasion, La revue littéraire (revue que je vous conseille par ailleurs pour sa très bonne tenue) consacre un numéro à l’auteur.

          Sous la direction d’Arnaud Genon, la revue revient sur cette oeuvre singulière à travers des textes de  René de Ceccatty, Christophe Donner, Bénédicte Heim, Claire Legendre, Catherine Mavrikakis, Philippe Mezescaze, Mathieu Simonet, Abdellah Taïa… Des photographies inédites d’Hervé Guibert par Bernard Faucon sont également publiées pour l’occasion. La revue est disponible en librairie ou en commande sur internet. Un bon moyen de découvrir ou redécouvrir l’oeuvre d’Hervé Guibert à travers l’oeil de passionnés.

Culture en vrac

Concours d’illustrations pour le Salon du Livre de Paris

          Comme vous le savez sans doute, le Salon du Livre de Paris se tient chaque année au milieu du mois de mars. C’est un évènement majeur dans le petit monde des livres et sa portée est internationale. D’illustres noms de la mode ou de la BD ont signé les cartons d’invitation les années précédentes : Lacroix, Rykiel, Geluck… Et si cette année c’était votre tour ?

          Pour la première fois, un grand concours est ouvert à tous. Il est doté de 3000 € et le gagnant verra son oeuvre trôner sur les cartons d’invitation pour la soirée d’inauguration si convoitée. Vous avez jusqu’au 31 décembre pour donner votre vision de cet évènement ou de la lecture de manière plus générale. Professionnels ou amateurs, le concours est ouvert  tous ! A vos crayons !!!

          Pour les détails du concours, www.salondulivreparis.com ou pour plus d’informations concoursillustration@salondulivreparis.com