Culture en vrac·Divers

Livres en tête

          Du 16 (ce soir donc) au 19 novembre, se tiendra à Paris « Livres en tête ». Cette troisième édition est présidée par Daniel Pennac, sur une programmation signée Pierre Jourde. Chaque soir, une lecture de texte par un auteur est proposée. Venez par exemple écouter Eric Chevillard le 17. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des auteurs contemporains. Pour plus d’informations, le blog de l’édition 2001.

Culture en vrac

Goncourt 2011, première sélection

          La première sélection pour le Prix Goncourt 2011 est (déjà) tombée, les heureux élus au prix suprême sont :

Stéphane Audeguy Rom@ Gallimard
Emmanuel Carrère Limonov POL
Sorj Chalandon Retour à Killybegs Grasset
Charles Dantzig Dans un avion pour Caracas Grasset
David Foenkinos Les Souvenirs Gallimard
Alexis Jenni L’Art français de la guerre Gallimard
Simon Libérati Jayne Mansfield 1967 Grasset
Ali Magoudi Un sujet français Albin Michel
Carole Martinez Du Domaine des Murmures Gallimard
Véronique Ovaldé Des vies d’oiseaux L’Olivier
Eric Reinhardt Le Système Victoria Stock
Romain Slocombe Monsieur le Commandant Nil
Morgan Sportès Tout, tout de suite Fayard
Lyonel Trouillot La belle amour humaine Actes Sud
Delphine de Vigan Rien ne s’oppose à la nuit JC Lattès

          Quelques grands noms de la littérature contemporaine, un nouveau roman (au moins, je ne les connais pas tous), la part belle faite aux auteurs Gallimard et Grasset, comme le veut la tradition (le Seuil se cache sous ses filiales cette année)… Bref, une sélection assez classique. Quelques titres me tentent bien. J’espère avoir l’occasion d’en ouvrir 2 ou 3 pour me faire une idée. La suite très prochainement !

Cinéma·Musique

Killing Bono, de Nick HAMM

           Comédie britannique de Nick Hamm avec Ben Barnes, Robert Sheehan, Pete Postlethwaite.

          Neil a l’étoffe d’une rock star, il le sait. Il ne doute pas de rencontrer le succès avec Shook Up, le groupe qu’il a monté avec son frère, Ivan. Ce n’est qu’une question de temps. D’ailleurs, quand Paul, leur copain de lycée, veut prendre Ivan dans le groupe qu’il a lui-même créé, Neil n’hésite pas à refuser pour lui, certain de leur voler la vedette. Qui pourrait bien prendre au sérieux un groupe nommé U2 et dont le chanteur se fait appeler Bono ?

          Au cas où quelqu’un ici aurait raté l’intégralité des 30 dernières années, U2 est un groupe de rock irlandais, formé à la fin des années 70 par des lycéens absolument pas musiciens – selon la coutume de l’époque – et qui a dès le début des années 80 connu un succès planétaire. Depuis 30 ans, ils vendent des millions d’albums (170 000 en 2009) et réunissent des milliers de fans hystériques à chacune de leurs sorties. Leur chanteur, Bono, est connu (outre ses lunettes) pour son engagement politique et humanitaire. Le groupe est considéré (par le magazine Rolling Stone, véritable parole d’évangile en la matière) comme l’un des plus marquants de tous les temps. Oui oui, rien que ça.

          Juste pour le plaisir, une vidéo d’un de leurs premier gros tubes, Sunday Bloody Sunday, version d’époque (parce que les coiffures des années 80 sont irremplaçables…). Comme vous pourrez le constater, 7 ans après la naissance du groupe, U2 connaît alors un succès retentissant.

         Ce film me tentait énormément, en partie en raison de son sujet, assez loufoque, en partie pour la présence de l’excellent Robert Sheehan découvert dans la non moins génialissime série Misfits. Et puis j’avais encore en tête le fabuleux Good Morning England, film jouissif sur le rock anglais à la fin des années 60. Très vite, les critiques m’ont fait déchanter. Je n’en ai entendu dire que du mal, que ce soit dans la presse ou par des amis : plat, surjoué, manque d’énergie, et dans le meilleur des cas, « bof ». Après une hésitation, j’ai quand même pris mon courage à deux mains et suis allée évaluer l’ampleur des dégâts.

          Je partais donc un peu inquiète. Finalement j’ai plutôt aimé ce film. Après tant de remarques négatives, je m’attendais à un véritable désastre. Certes il y a des faiblesses dans la construction, la musique aurait pu être plus présente, ça manque un brin d’entrain – sauf du côté des acteurs où il y en a trop. Pour résumer, la maturité lui fait quelque peu défaut. Cependant, l’histoire est en or, trop belle pour être vraie ; sauf que justement elle l’est. Un tel personnage de looser, qui pendant 10 ans a raté chaque occasion de connaître son heure de gloire, qui a su à ce point être de tous les mauvais coups et louper tous les coches, ça me laisse admirative. Il y a ceux qui ont du nez, et ceux qui n’en ont pas, ceux à qui la chance sourit et les autres…

          Un personnage comique malgré lui donc, comme je les aime. Un peu de musique en fond sonore quand même. Une histoire de galères pleine de rebondissements. Des acteurs pas parfaits mais enthousiastes. Le tout donne un film assez frais et agréable à regarder. Pas le meilleur du genre, mais on passe un bon moment tout de même.

Cuisine·Musique

Le piano cocktail

          C’est l’été, la très bonne émission sur la musique classique de Jean-François Zygel, « La boîte à musique », a repris. J’en entends déjà raler « mouais la musique classique, j’aime pas, c’est chiant, ça m’endors ». Que nenni, ce que l’on classe sous « musique classique » est très varié, il y a forcemment un compositeur qui vous inspirera. Cet émission propose de dépoussiérer l’image un peu terne que se trimballe la musique classique, en invitant des célébrités qui ne s’y connaissent pas forcemment (même si sur les trois il y a toujours au moins 1 ou 2 musiciens), en présentant des instruments rares mais surtout en y mettant un enthousiasme et une passion communicatifs, Jean-Fronçois Zygel arrive à nous captiver. Même le solphège en devient intéressant (sisi !). Enfin une émission dont on ressort moins bête (en tout cas si on a une culture classique peu développée, les puristes doivent être beaucoup moins enthousiastes…).

          La semaine dernière, l’émission se penchait sur le lien entre cuisine et musique et invitait Pierre Gagnaire (chef étoilé qui a sorti un livre chez Flammarion avec Chili Gonzalez où ils proposaient d’associer recettes et musique). Une émission plutôt intéressante, notamment la partie sur la musique de table sous Louis XIV. Mais ce que je voulais vous présenter avant tout, c’est l’instrument rare de la semaine : le piano cocktail. Pure invention littéraire, le piano cocktail a fait son apparition chez Huysmans (À rebours, que je regrettes pour la peine de ne pas avoir fini) puis s’est retrouvé de manière plus développée chez Boris Vian dans L’écume des jours. Il s’agit comme son nom l’indique d’un piano qui permet de faire des cocktails : chaque note est reliée à une fiole qui déverse du liquide quand on joue. À la fin du morceau, un cocktail nous attend et on peut boire notre musique. Et une bande de géniaux musiciens-bricoleurs a réussi à le construire, pour notre plus grand bonheur, la preuve en images.

          Bravo donc à la compagnie La Rumeur. Une réalisation que je leur piquerais bien afin de l’installer dans mon salon (si j’en avais un, évidemment)…

Culture en vrac

La boîte à énigme littéraires

          L’été arrive, les vacances, le camping, les longues soirées d’orage… Que faire pour s’occuper en famille ou entre amis une fois la nuit tombée. Vous en avez assez du Monopoli et Le trivial poursuit vous donne mal à la tête, voici la boîte à énigmes littéraires. Des questions sur l’histoire de la littérature pour vous instruire tout en vous amusant et briller dans les soirées à votre retour de vacances.

           Les questions sont réparties en 6 catégories : rébus, que suis-je, énigmes, charades, jeux de lettres et abracadabra. Un jeu pour tous les amoureux des lettres.