Divers·Librairies

L’arbre à lettres

          Après plus de 2 ans et demi passés dans le 14° arrondissement et bon nombre de passages par la fameuse rue Daguerre, je me demande encore comment, mais comment, j’ai pu ne jamais voir cette librairie. Voilà un mystère qui me taraude. Toujours est-il que cette fois mes yeux se sont posés dessus et je suis donc entrée.

          La librairie est assez grande et l’intérieur agencé de manière à laisser beaucoup de place à la lumière. Il y a de la place pour circuler entre les tables, ce qui permet de flâner sans trop de craintes de renverser quelque chose. Les livres mis en valeur sont variés, il y en a pour tous les goûts. Poches et grands formats, romans et essais… Un joyeux mélange dont ressortent tout de même des partis pris intéressants. Quelques auteurs méconnus côtoient ainsi l’air de rien les grands noms du moment. J’ai d’ailleurs craqué pour un des coups de coeur du libraire qui m’a semblé pour le moins atypique. Je ne l’ai pas encore lu, je ne peux donc pas vous en dire plus.

          Le tenant du lieu est sympathique. Je n’ai pas vraiment demandé de conseils ayant trouvé mon bonheur sans cela mais il semble tout à fait disposé à en donner (je sais, ça semble évident et pourtant ce n’est pas si fréquent). La sélection proposée est éclectique et la librairie propose aussi bien romans, jeunesse ou essais. Une librairie généraliste qui semble de bonne qualité. J’ai bien aimé le côté un peu fourre-tout de la sélection mise en avant sur les tables. Peut-être un peu plus impersonnel que Le livre écarlate (dont le libraire donne envie de parler littérature) mais un endroit qui permet de flâner agréablement  à son rythme. Une librairie de quartier intéressante, joliment agencée et bien garnie.

L’arbre à Lettres

14, rue Boulard

75014 Paris

Trois  autres Arbres à lettres ont poussé à Paris, à Bastille et République et rue Mouffetard

http://www.arbrealettres.com/

Divers

Petites perturbations

          Suite à la désertion de ma connexion internet, les publications sur ce blog risquent d’être quelque peu perturbées dans les prochains jours avec probablement moins d’articles et des articles tronqués (sans photos ou citations par exemple). Espérons que tout rentrera vite dans l’ordre et que je pourrai rapidement palier ce petit désagrément.

          En attendant, je vais essayer de profiter de ce retour du soleil et de la douceur pour sortir un peu et récolter de la matière pour un retour en beauté. Au programme de ces prochains jours : les expositions Degas à Orsay, Doisneau à l’Hôtel de Ville et Cartier-Bresson à la fondation du même nom. Et s’il me reste un peu d’énergie, Diane Arbus et Ai Weiwei au Jeu de Paume. Sans oublier Burton à la cinémathèque et Dylan à la Cité de la musique. Autant dire qu’une fois de plus je ne les verrai pas toutes !

          Côté théâtre, je suis bien tentée par Les liaisons dangereuses mises en scène par John Malkovitch lui-même. Peut-être aussi Inconnu à cette adresse au Théâtre Antoine. Je suis toujours en retard sur les sorties cinéma mais je compte arranger ça cette semaine avec 2 films que je choisirai probablement en fonction des horaires qui m’arrangent. Suspens donc.

          Ajoutons à ça quelques lectures (étant donné que je n’ai plus ni télé ni internet j’ai du temps pour lire) et vous aurez le programme qui vous attend sur ce blog dans les prochaines semaines. Et vous, quels sont vos projets ? Bonne semaine à tous.

Divers

Les origines de la Saint Valentin

          14 février, la Saint-Valentin, la fête des amoureux… On est en apparence bien loin de mes préoccupations mais pourtant j’aime particulièrement l’histoire de cette fête. Je ne résiste donc pas à sortir de mes archives pour quelques jours l’article que j’avais consacré l’année dernière à ce sujet.

          Vous le savez sans doute, le 14 février, nous fêtons les Valentin et célébrons les amoureux. Mais savez-vous que cette fête existait bien avant de devenir une aubaine pour les fleuristes et les chocolatiers ? En connaissez-vous l’origine ? Avec deux jours de retard, je ne résiste pas à l’envie de vous raconter cette histoire.

          Valentin vivait à Rome sous Claude II (qui régna seulement 2 ans, de 268 à 270) et prônait la foi catholique à une époque où les chrétiens étaient tour à tour vaguement tolérés ou carrément persécutés. Il s’est fait arrêter pour avoir prêché la bonne parole. De sa geôle, Valentin a rendu la vue à la fille du magistrat qui avait sa charge et en a profité pour convertir toute la famille. Il aurait également marié des couples en douce alors qu’on était en temps de guerre et qu’il aurait dû aller se faire trucider sur les champs de bataille. D’autant plus que le mariage était alors interdit pour qu’il y ait plus d’hommes disponibles pour aller au front. Il a été condamné et décapité sur la voie Flaminia le 14 février 268 après avoir été battu et brisé avec des « bâtons noueux ». C’est là la légende la plus communément admise sur l’origine de la fête des amoureux.

          Cependant, à cette même date, dans la Rome antique toujours, étaient célébrées des fêtes païennes, les Lupercales, en l’honneur de Lupercus dieu des troupeaux et des bergers et Junon, déesse protectrice des femmes et du mariage. Les fêtes commençaient par le sacrifice d’une vierge et de boucs, ensuite, les prêtres badigeonnés de sang couraient dans les rues à moitié nus fouettant au passage les femmes avec des lanières taillées dans la peau des boucs sacrifiés. Les coups reçus devaient assurer à celles qui les recevaient fécondité et grossesse heureuse, elles s’offraient donc à eux de bon coeur. La journée se terminait par un banquet suivi d’une loterie : chaque jeune fille inscrivait son nom sur un parchemin qu’elle déposait ensuite dans une jarre où les garçons tiraient au sort le nom de celle qui devait les accompagner pendant la soirée. Quand l’Eglise a commencé à s’imposer dans l’Empire romain, elle a souhaité mettre un terme à ces fêtes pour le moins indécentes et a lancé le culte de Saint Valentin pour contrecarrer ces pratiques jugées douteuses.

          Voilà vous savez tout ! J’ignore comment Cupidon est venu s’incruster dans cette affaire avec ses petits coeurs partout mais je suppose qu’avec le temps on a juste oublié l’origine de cette fête et qu’on s’est mis à tout mélanger. Une histoire que je trouve en tout cas passionnante. C’est incroyable cette propension des catholiques à tout se réapproprier, fascinant. 

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Le grand changement

          Comme je le disais il y a quelque temps, j’en avais un peu assez de la tête de ce blog. Je profite donc de ce début d’année pour me lancer dans des travaux de réflexion. Vous l’aurez remarqué, ça change du tout au tout. J’ai opté pour plus de sobriété mais regrette un peu la couleur. Ah que les choix sont difficiles ! Je viens donc une fois de plus solliciter votre avis. Vous en pensez quoi de cette nouvelle déco ? Ca vous plaît ? Vous avez des idées pour l’améliorer ?

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Des projets pour 2012

          Je comptais vous faire un beau résumé de mon année 2011 mais je dois admettre avoir un peu de mal à trouver la motivation pour m’y mettre. J’ai lu exactement 100 livres cette année, dont beaucoup de très bonne qualité. Côté films, un début d’année bien fade et du mieux par la suite, un résultat mitigé donc. J’essaierai de vous présenter tout ça d’ici quelques jours.

          En attendant, parlons de 2012. Je vais bientôt revoir la déco du blog. Voilà un petit moment qu’il n’a pas changé et une nouvelle tête lui fera le plus grand bien. Maintenant que j’ai un peu plus de temps, je voudrais aussi me lancer dans des regroupement d’articles par thèmes. Une fois par mois sans doute (ou 2 peut-être ?), je choisirai un thème autour duquel j’axerai une partie de mes lectures et sorties culturelles. Je regrouperai ensuite ces nouveaux articles et ceux éventuellement parus précédemment. J’espère que cela permettra d’avoir une approche plus large de certains sujets, à travers des médias différents. Si vous avez des idées de thèmes, je vous écoute !

          Côté lectures, je vais reprendre mes voeux de 2011 je pense, puisque je ne les ai que partiellement tenus : continuer à lire les auteurs que j’aime, m’ouvrir aux littératures du monde, revenir un peu plus vers les classiques. Le plaisir est aussi dans la diversité. Si j’ai lu des styles relativement variés, je voudrais aussi revenir vers des genres non-romanesques : j’ai délaissé le théâtre et la poésie, je voudrais y revenir un peu plus. Et faire l’effort de lire également plus d’essais, parce que le choix de la facilité engourdit les neurones à la longue alors les études finies, ne perdons pas l’habitude de réfléchir.

          Je voudrais également sortir plus en 2012. Plus de théâtre notamment, je n’y vais vraiment pas assez souvent. Je compte bien essayer de me forcer à aller voir du spectacle vivant, même seule et même si c’est cher. Une fois par mois me semblerait déjà pas si mal. De même pour les expositions, que j’ai tendance à délaisser. Côté cinéma, l’objectif reste le même : un film par semaine. En 2012, cultivons-nous !