Archives de Tag: action

Avengers Infinity War

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          Film d’action américain d’Anthony et Joe Russo avec Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Mark Ruffalo
Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.

affiches d'Avengers infinity war

          Allez, un sujet qui fâche aujourd’hui parce que ça faisait longtemps ! D’une manière générale je suis assez bon public pour les films Marvel même s’ils en sortent tellement que je n’arrive plus à suivre. Et de l’avis général, celui-ci était de loin le meilleur de cette loooongue série. Forcément, je ne pouvais pas rater ça (bon, en même temps, ce n’est pas comme si j’avais raté beaucoup de Marvel avant non plus). J’étais donc chaude bouillante et m’apprêtais à passer un grand moment de détente, le cerveau mis sur off à regarder des combats palpitants pour la survie de l’humanité.

Image d'Avengers infinity war

          J’ai bien vite déchanté. Ne jamais trop attendre d’un film, je devrais le savoir pourtant, c’est le meilleur moyen d’être déçue ! Franchement, dès le début, je me suis ennuyée ferme. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnages dans ce film. A vrai dire ils ont tenté d’y caser tous les personnages Marvel. Ce qui fait que pour certains j’ai trouvé leur rôle anecdotique ou leur histoire bâclée. J’ai trouvé que voir un nouveau mec (voire plusieurs) débarquer toutes les 2 minutes donnait un côté brouillon au film. A moins d’être vraiment un énorme fan de Marvel, je ne vois absolument pas l’intérêt.

Image d'Avengers infinity war

          Trop de personnages donc mais aussi trop d’effets spéciaux, trop de musique pompeuse qui malmène les tympans, trop de blagues qui tombent à côté de la plaque à moitié du temps, trop de batailles qui à la longue finissent par lasser. Oui oui, il y a tellement d’action non stop que j’ai fini par trouver ça monotone et m’ennuyer. Je crois bien que c’est la première fois que je m’ennuie par trop plein d’action… Bref, trop de tout quoi, c’est un immense fourre-tout absolument épuisant. En même temps, rien qu’à voir l’affiche j’aurais dû me méfier, tout est dit.

Image d'Avengers infinity war

Marvel Studios’ AVENGERS: INFINITY WAR..L to R: Star-Lord/Peter Quill (Chris Pratt), Rocket (voiced by Bradley Cooper), Mantis (Pom Klementieff), Gamora (Zoe Saldana), Groot (voiced by Vin Diesel) and Drax (Dave Bautista)..Photo: Film Frame..©Marvel Studios 2018

          Pour le reste, j’ai trouvé ça assez creux. Il y a une tentative de rendre les personnages plus attachants avec des moments « émotion » mais ils tombent souvent à plat. En effet, ils sont casés à l’arrache entre deux bastons et il me faut un peu plus qu’un mec la larme à l’oeil sur fond de violons pour passer de l’action à des choses plus profondes. Et puis bon, dans le genre clichés, ça n’y va pas franchement de main morte ! Sans compter que ce n’est pas toujours hyper bien joué. Il y a également quelques longueurs qu’on aurait pu nous épargner. Finalement, ce qu’il y a de plus intéressant dans ce film, c’est son grand méchant avec des valeurs (discutables, certes, mais tout de même) et sa fin inhabituelle (même si elle sent la suite à plein nez). Bref, un grand moment d’ennui et à mes yeux clairement pas le meilleur Marvel, seuls les inconditionnels de la franchise s’y retrouveront.

Deux déceptions ciné

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          Avec des lustres de retard (plusieurs mois donc…) je vous parle rapidement de deux déceptions ciné. Ces films n’ont absolument aucun rapport et donc pas grand chose à faire dans le même article sinon que dans des styles que tout oppose, ils m’ont fait atteindre sensiblement le même niveau d’ennui. Exploit notable.

Eté 93

          Suite à la mort de ses parents, Frida, 6 ans, quitte Barcelone et part vivre à la campagne chez son oncle et sa tante et leur petite fille de 3 ans. Le temps d’un été, l’été 93, Frida apprendra à accepter son chagrin, et ses parents adoptifs apprendront à l’aimer comme leur propre fille.

Ete93, afficheOn m’avait dit le plus grand bien de ce film et sur le papier c’était plutôt prometteur. Bon, franchement, je n’ai pas grand chose à en dire sinon que c’est mon pire moment d’ennui au cinéma depuis fort longtemps. Du début à la fin, un vrai supplice. J’ai trouvé ça par moment moyennement crédible en prime. Les personnages sont tous plus agaçants les uns que les autres. Y compris la petite orpheline, j’étais au niveau zéro de l’empathie sur ce coup. La seule qui est trop choupinette c’est la plus petite des gamines mais la pauvre elle est totalement en retrait dans l’histoire. Bref, bref. J’ai trouvé que ce film n’avait à peu près aucun intérêt, ni pour le scénario, ni pour la mise en scène, ni pour le jeu d’acteurs. Rien à sauver. Je ne sais même pas si c’est mauvais, je m’ennuyais trop pour pouvoir juger.

Kingsman le cercle d’or

          Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents de Kingsman font la découverte d’une puissante organisation alliée fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis. Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.

Kingsman, afficheVous vous souvenez peut-être de mon enthousiasme débordant après avoir vu le premier Kingsman (pour les autres, ma critique est par là). J’avais adoré, tellement jouissif. J’étais donc surexcitée à l’idée de découvrir la suite, d’autant plus que j’en avais entendu dire le plus grand bien. Déception totale. J’ai trouvé ça très mauvais, tiré par les cheveux, lourd et absolument pas drôle. Prévisible et de mauvais goût aussi. Pourquoi ce qui fonctionnait si bien dans le premier (tout aussi délirant par moments) m’a ici laissée de marbre ? Mystère. Mais j’ai trouvé que la magie n’opérait pas, mais alors Pas. Du. Tout. Foirage total. Je me suis demandé si je ne penserais pas la même chose du premier si je le revoyais, avant de me rappeler que je l’avais justement revu un mois avant et trouvé toujours aussi dingue (dans le bon sens cette fois). Donc non, c’est juste ce second volet le problème. Trop de trop tout le temps, la surenchère permanente tue totalement le film qui perd à peu près toute cohérence. Totalement raté.

Comancheria et infiltrator : action et suspens au rendez-vous

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  • Comancheria

Western, thriller, drame américain de David Mackenzie avec Jeff Bridges, Chris Pine, Ben Foster
Après la mort de leur mère, deux frères organisent une série de braquages, visant uniquement les agences d’une même banque. Ils n’ont que quelques jours pour éviter la saisie de leur propriété familiale, et comptent rembourser la banque avec son propre argent. À leurs trousses, un ranger bientôt à la retraite et son adjoint, bien décidés à les arrêter.

Comancheria, afficheSi j’avais vu les affiches de ce film ainsi que quelques articles (que je n’avais pas lus), je n’avais pas la moindre idée de quoi il pouvait bien retourner. J’y suis donc allée parfaitement a pif. Une bonne vieille méthode qui a encore une fois fait ses preuves. Ce film a été une vraie bonne surprise. L’histoire déjà avait tout pour me plaire. Voler la banque à laquelle on doit des sous pour la rembourser, c’est tout de même plutôt osé. Le récit ne manque pas de piquant donc. Le décor est assez désolé, il y a pourtant quelques très belles images, avec notamment une lumière très travaillée. C’est sobre et soigné. J’ai beaucoup aimé cette esthétique qui n’en fait pas trop. Le film est plus construit qu’il n’y paraît et pose des vrais problèmes de société. L’histoire est très prenante et l’action ne manque pas – la violence non plus d’ailleurs. Ce n’est pas franchement joyeux mais pas dénué d’un certain humour noir qui n’était pas pour me déplaire. On se laisse prendre à ce jeu du chat et de la souris et bien que les personnages principaux soient moyennement sympathiques, on tremble tout de même un peu pour eux et on ne peut s’empêcher de se mettre à leur place. Il me paraissait difficile de bien finir ce film sans être ni défaitiste ni moralisateur. C’est finalement un pari plutôt réussi. Ce film aura été une bonne surprise jusqu’au bout. Un film sombre et intelligent où la beauté et la violence se mêlent au désespoir. Un coup de cœur aussi total qu’inattendu.

 

  • Infiltrator

Thriller américain de Brad Furman avec  Bryan Cranston, Diane Kruger, John Leguizamo
L’agent fédéral Bob Mazur a pour mission d’infiltrer le cartel de drogue de Pablo Escobar. Son but : faire tomber 85 barons et une banque internationale. Son plan : s’inventer un passé, une identité, une fiancée. Son risque : le moindre faux pas lui serait fatal.

Infiltrator, afficheVoilà un film qui me tentait beaucoup, à la fois pour son sujet et pour son acteur principal. J’aime beaucoup les films d’espionnage et je trouve l’infiltration assez fascinante. Et Bryan Cranston : quel acteur ! J’ai plus souvent l’occasion de le voir dans des séries que dans des films et j’avais hâte de le découvrir dans ce rôle. Je n’ai pas été déçue. Il livre une prestation extrêmement convaincante. Pourtant je reste un peu mitigée sur ce film. J’ai beaucoup aimé le côté infiltration et changement d’identité et les questions que ça pose avec la difficulté à jouer entre plusieurs vies, plusieurs personnages, sans oublier qui on est et à qui accorder sa confiance et son amour. J’ai trouvé cette partie-là intéressante et réussie. En revanche, l’intrigue est assez complexe et il m’a fallu un peu de temps pour rentrer dedans. il faut dire aussi que je n’étais pas très concentrée (la faute à mon voisin très dissipé qui se connaîtra s’il me lit). Pas facile de suivre les subtilités de l’histoire : à un moment j’ai bien cru que je n’allais jamais arriver à comprendre ce film. Les choses ont fini par se mettre en place peu à peu. La tension monte et même si la fin est assez prévisible on prend un certain plaisir à suivre cette intrigue. Dommage que l’ensemble manque un peu de rythme. Le film fonctionne plutôt bien mais j’ai trouvé que ça manquait de fluidité. Malgré pas mal de qualités, une demie-réussite.

De l’action au rendez-vous

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          Avec une fois de plus beaucoup de retard, voici un petit tour d’horizon des films d’action vus ces derniers temps. Un joli mélange de sérieux, de films de voitures, d’espionnage ou de parodie. Il y en a pour tous les goûts !

Hacker, de Michael Mann

Ce film me tentait moyennement mais je me suis laissée traîner par un ami. J’en avais entendu dire le plus grand mal et finalement, je n’ai pas trouvé ça si horrible que ça. Certes, ce n’est pas un chef-d’oeuvre, mais ça se laisse regarder. Comme vous vous en doutez, je l’ai vu il y a un certain temps (ou je sais, je dois avoir pas loin de 6 mois de retard dans mes chroniques, je n’écris plus assez vite) et je dois bien admettre que je n’en ai pas gardé grand souvenir. Que dire ? la salle était confortable et il pleuvait à la sortie ? Non, plus sérieusement, ce dont je me souviens c’est d’un film d’action assez bien mené, plutôt bien joué aussi (oui bon les acteurs sont canons quoi, ça suffit amplement en l’occurrence) mais qui a aucun moment ne m’a vraiment emballée. Côté photo, c’est assez convaincant, avec un univers sombre et une lumière léchée. Les scènes d’actions sont nombreuses et relativement variées, pourtant je n’ai pas été subjuguée, ça manque peut-être un peu de nerf, surtout au début où ça traînaille un peu, après ça s’améliore. Le scénario tient à peu près la route mais aurait mérité d’être plus fouillé. Pas mal mais pas exceptionnel quoi, on attendait un peu plus de Michael Mann sur ce sujet pourtant porteur. Rien de franchement mauvais donc mais malgré d’indéniables qualités, un film a qui il manque clairement un petit quelque chose.

 

Good kill, d’Andrew Niccol

Je voulais voir ce film dont la thématique me rappelait un peu celle de Snipper. Si j’ai bien aimé dans l’ensemble, j’ai toutefois trouvé qu’il manquait d’envergure. Je m’attendais à quelque chose de plus percutant. Le sujet me semble très porteur et intéressant mais il est largement sous exploité. La bande-annonce (ou le synopsis, ou les commentaires lus dessus, je ne sais plus) m’avaient laissé penser que le film parlait des joueurs de jeux vidéos recrutés par l’armée américaine pour piloter des drones (et lancer des missiles au passage tant qu’à faire) et un peu trop coupés de la réalité et je trouvais ça franchement intéressant. Bon, finalement, ça n’a qu’un vague rapport, ce côté-là des choses n’étant carrément pas évoqué. Le film est plutôt axé sur les problèmes de conscience – et de bougeotte – d’un pilote qui vit très mal de ne pas être sur le terrain et de faire la guerre de loin. Bof quoi. Pas mal, sans plus, on s’ennuie un peu. Ca m’a un peu rappelé American Sniper plus ou moins sur le même sujet. Si je n’ai pas grand chose à reprocher à ce film à part de rester trop tiède, j’ai trouvé le résultat mitigé pour un potentiel pourtant intéressant.

Kingsman : services secrets, de Matthew Vaughn

Un de mes coups de coeur cinématographiques du début d’année. Ce film est un pur régal pour qui aime les films d’espionnage et l’humour anglais. Qu’est ce que j’ai ri ! J’ai eu l’impression d’un mix détonant entre Kill Bill et OSS 117, le tout avec la classe de James Bond. C’est drôle, vif et élégant. Certains lui ont reproché une trop grande violence. Elle est indéniable mais tellement exagérée et éloignée de toute réalité que ça ne m’a absolument pas dérangée. C’est une violence de comics où le sang ne gicle pas ou alors uniquement par torrents (oui, parce qu’on ne fait pas les choses à moitié). J’ai eu du mal à déterminer si on pouvait parler ou non de parodie. Certes, ça joue outrancièrement avec les codes du films d’espionnage avec un humour truculent mais en même temps, le résultat est un très bon film d’espionnage en soi, ce qui est assez inhabituel. J’ai d’ailleurs bien aimé ce doute quant aux intentions du réalisateur. J’ai trouvé ça extrêmement bien joué, avec un Colin Firth à son meilleur. Le moins qu’on puisse dire c’est que ce film ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer, avec force rebondissements et scènes d’action bien senties. Un petit bijou plein d’humour qui ravira les amateurs de films d’espionnage.

 

Spy, de Paul Feig

Avec ce film, j’espérais un peu retrouver l’esprit de Kingsman, qui me paraissait plus ou moins dans la même veine. Ici on est plus dans la parodie, ce qui n’était pas nécessairement pour me déplaire. Pourtant, bien que j’aie souvent ri, j’ai trouvé ce film moyen. Il ne parvient pas à dépasser le stade du divertissement un peu lourd. C’est dommage car il y avait un certain potentiel avec un personnage principal délicieusement caricatural, aussi enjôleur qu’imbuvable. Jude Law est parfait dans le rôle, jouant à merveille de son image de charmeur. On retrouve tous les personnages type habituels, du super espion à son assistante éperdument amoureuse de lui et la réalisatrice se joue des stéréotypes avec délice. Pourtant, si le rythme est enlevé et le ton franchement décalé, je n’ai qu’à moitié accroché. Dans l’ensemble, j’ai trouvé que l’humour fonctionnait bien (et je suis difficile en la matière) et j’ai très souvent ri de bon cœur mais si le côté parodique est parfaitement maîtrisé, il y manque a mon goût un scénario plus fouillé qui en ferait aussi un bon film d’espionnage. Un film plaisant dont l’humour fait souvent mouche mais qui manque un peu de profondeur pour convaincre totalement.

 

Fast and furious 7, de James Wan

Je sais que ça peut surprendre mais j’aime bien les films de voitures. Je trouve ça divertissant. Certes, le scénario est souvent bien maigre mais l’action est généralement au rendez-vous au chaque plan, permettant de débrancher son cerveau pendant 2h, ce qui est parfois assez appréciable. Le film détente par excellence. J’avais bien aimé le 6 et je n’ai à peu près aucun souvenir des précédents, que je n’ai d’ailleurs pas tous vus. Même s’il y a une vague continuité, il n’y a pas besoin d’avoir vu les autres pour suivre l’histoire qui est assez simple : de l’action, de l’amitié, de l’amouuur et plein de voitures qui roulent vite, une recette qui marche à tous les coups non ? Bon évidemment, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un grand film mais ça se laisse regarder avec un certain plaisir (un peu coupable, avouons-le). Les poursuites sont spectaculaires : on en prend plein la vue. De ce point de vue le film est très réussi, il tient ses promesses de jolies filles, belles voitures et effets spéciaux. Un film plus que moyen mais un divertissement assez efficace.

 

Mad Max : Fury Road, de George Miller

Je n’avais jamais vu les Mad Max, films pourtant devenus culte. J’ai donc rattrapé mon retard et regardé la trilogie avant d’aller voir ce nouveau volet au cinéma. Je vous en parle d’ailleurs bientôt si je trouve le courage de me lancer là-dedans. Les trois premiers sont inégaux et je me demandais ce qu’allait donner cette suite arrivée 30 ans plus tard (par le même réalisateur mais avec un autre acteur dans le rôle principal). Tout le monde m’en avait dit le plus grand bien, à tel point que c’en devenait suspect. Pourtant, je ne peux que me ranger à l’avis général : ce film est un pur régal ! Il y a de l’action, de l’action, des véhicules incroyables et encore de l’action. Il m’a rappelé le deux par bien des aspects, notamment l’univers et les personnages mais en encore mieux. Visuellement, ce film est très très beau, avec des paysages arides et une lumière magnifique. L’histoire ne change pas trop : un univers post-apocalyptique, des méchants, et Max qui ne peut pas s’empêcher de jouer les justiciers, le tout parsemé de courses poursuites dans des engins improbables. On ne s’ennuie pas une seconde dans ce nouvel opus qui met la barre très haut. Le meilleur de la série, un vrai régal.

 

Bonnie and Clyde, d’Arthur Penn

Je connaissais un peu l’histoire de ce couple mythique à travers la chanson de Gainsbourg et leur évocation dans de nombreux films de gangsters (dont je suis assez friande même si j’en vois trop peu). Mais tout ça restait un peu vague et mis à part qu’ils avaient volé des banques et étaient morts jeunes, je ne savais pas grand chose d’eux. Je n’avais jamais vu ce film devenu un classique du cinéma et quand j’ai vu qu’il passait dans une séance de plein air, je me suis ruée sur l’occasion. Sans grande surprise, j’ai a-do-ré ! Ce film n’a pas pris une ride. Il faut dire aussi que le voir sur écran géant en extérieur a bien aidé à l’apprécier à sa juste valeur. Les acteurs sont impeccables, plus vrais que nature ! Cette « aventure » ne manque pas de piquant et apparaît du début à la fin comme un jeu un peu improbable. Bonnie s’ennuyait dans sa vie tranquille et un peu terne, jusqu’à ce qu’elle rencontre Clyde, un petit malfrat qui tente de voler sa voiture. Il va commettre un braquage pour tenter de l’impressionner et elle va immédiatement se prendre au jeu. Elle semble s’amuser comme une folle quand lui paraît vouloir tout faire pour satisfaire les envie d’action de sa belle. Bien sûr, tout cela tourne mal. On les suit avec délices, les rebondissements ne manquent pas et on s’attache à ces personnages hauts en couleurs. On a beau connaître la fin, on la redoute autant qu’on l’attend. Un film de gangsters comme on les aime, avec de l’action, de l’action et de l’action. Intemporel.

 

French Connection, de William Friedkin

Quand j’ai vu la bande-annonce de ce film de 1971 au cinéma à l’occasion de la sortie de la version restaurée, j’ai eu très envie d’aller le voir. J’avais vu La French l’année dernière – que j’avais bien aimé – et j’étais curieuse de voir la version américaine. Je m’attendais à un polar très musclée plein de courses poursuites et de fusillades. Je dois avouer que j’ai été un peu déçue. Le film se concentre sur les ramifications américaines de la French Connection. Ce réseau français inondait les Etats-Unis d’héroïne dans les années 60 et était traquée des deux côtés de l’Atlantique. Contre toute attente le film traîne vite en longueur et s’avère assez soporifique. Seule la dernière demie-heure détone un peu, avec une course poursuite mémorable entre une voiture et un train puis une arrestation musclée. Avant ça ? une interminable filature, aussi éprouvante pour le spectateur que pour le policier. Malgré tout, ce film n’est pas dénué d’intérêt. Bien construit, bien joué, il est sans doute plus réaliste que les films d’actions auxquels on est habitués. Un film qui a un peu vieilli et déçoit par un manque d’action mais rend bien compte d’une époque.

 

Voilà pour le moment, vous n’avez plus qu’à faire votre choix !

Trois chroniques ciné (très) en retard

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          Je n’ai pas l’habitude des articles groupés. J’aime consacrer un article à chaque livre et film que je lis/vois. J’aime développer mes avis et que chacun soit mis en avant de la même manière. Mais dernièrement, j’ai pris énormément de retard dans mes chroniques. Des films vus début février n’ont toujours été critiqués et vu l’accumulation des articles à écrire il fallait réagir. J’écris beaucoup moins en ce moment, une petite baisse de régime qui dure depuis un certain temps et me contraint à revoir un peu ma manière d’envisager les choses pour alléger un peu la longue liste de tout ce dont j’ai envie de vous parler. Comme je ne me sens pas encore prête à faire l’impasse sur certains livres, films ou sorties (on est monomaniaque ou on ne l’est pas), je me lance la mort dans l’âme dans un article regroupant 3 films vus en février. A priori, pas vraiment de rapport entre eux si ce n’est que ce sont des films américains, sérieux, d’assez bonne qualité et qui tournent plus ou moins autour de la violence ou de la guerre. 3 films qui ont marqué ce début d’année. Voici donc un court avis pour chacun d’entre eux.

A most violent year

AMVY_120_WEB.inddEn ce début, le film dont tous les blogueurs vantaient les mérites, c’est The most violent year. J’ai un peu tardé à le voir (et encore plus à vous en parler…) mais ça valait franchement le coup ! Je ne m’attendais pas trop à ça bizarrement. Etant donné le titre – et le sujet, la guerre entre les géants du pétrole à New-York en 1981 – je m’attendais à un film hyper violent. J’ai trouvé qu’il ne l’était pas tant que ça. Certes, il y a quelques scènes de violence mais ce n’est pas aussi sanguinolent qu’on pourrait s’y attendre. La violence présente dans ce film est avant tout psychologique. Il y a un suspens certain et la tension monte de minute en minute. L’histoire est simple et efficace, une guerre de pouvoir dans un milieu proche de la mafia. Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est le traitement du personnage principal, qui se veut un modèle de droiture et de réussite et qui va se rendre compte peu à peu qu’il n’est peut-être pas si simple de nager au milieu des requins sans se salir les mains. Magistralement interprété, un film qui nous tient en haleine de bout en bout, l’excellente surprise de ce début d’année.

American sniper

american-sniper-posterEvidemment, je ne pouvais pas rater le dernier Clint Eastwood même si le sujet m’inspirait moyennement. Il y a eu une grosse polémique autour de ce film, certains l’ont accusé de faire l’apologie de la guerre. Honnêtement, on n’a pas tous dû voir le même film ! Certes, c’est l’histoire d’un petit con qui part faire la guerre parce qu’on a attaqué son pays et qui devient un héros parce que c’est celui qui a tué le plus de femmes et d’enfants. Mais bon, l’idée de se battre pour la patrie n’est pas particulièrement rare aux Etats-Unis et les héros de guerre sont rarement ceux qui sont planqués. Mais surtout, on voit cet homme se transformer et se renfermer sur lui-même peu à peu pour devenir une espèce de zombie qui pète les plombs au moindre bruit. Personnellement je ne trouve pas que ce soit très vendeur. Ce que j’ai aimé dans ce film c’est justement l’évolution de son personnage. On suit l’action de son point de vue, ce qui peut parfois mettre franchement mal à l’aise mais s’avère intéressant. Le réalisateur ne semble pas porter de jugement, ce qui laisse une assez large place à l’appréciation de spectateur quant au bien-fondé ou non des actions de son héros. Un parti-pris payant puisqu’il donne au film une certaine profondeur et incite à la réflexion. Un film dérangeant qui manque peut-être un peu de rythme mais certainement pas d’intérêt.

Imitation game

573252Je ne connaissais pas du tout l’histoire d’Alan Turing mais je dois dire que la bande-annonce a grandement piqué ma curiosité. Il faut dire que malgré mon parcours je suis fascinée depuis toujours par les inventeurs et plus généralement les grands esprits. Je ne pouvais donc pas rater ce film sur celui qui peut être considéré comme un des pères de l’ordinateur même s’il n’a pas eu l’occasion de le construire. Cet homme asocial et brillant est assez fascinant. Malheureusement, le film n’est pas tout à fait à la hauteur de l’enjeu. Sans être vraiment mauvais, il reste extrêmement classique dans sa réalisation et l’histoire mise bien trop sur la romance, manquant ainsi un peu de consistance. Ca m’a un peu rappelé Une merveilleuse histoire du temps, qui avait sensiblement les mêmes défauts. La réalisation n’est pas dénuée de maladresse. La trame principale est intéressante bien que j’aurais préféré que l’accent soit un peu plus porté sur le côté technique que sur l’aspect sentimental qui franchement m’intéresse assez peu. On ressent assez peu le fait que le pays est en guerre, à part dans des scènes de bombardement d’une mocheté absolue. Pour le reste, c’est un peu plan plan mais pas si mal. Dommage que la fin ait été un peu bâclée, je trouvais pourtant qu’il y avait là matière à faire quelque chose d’intéressant. L’ensemble se laisse quand même regarder avec un certain plaisir, d’autant que Benedict Cumberbatch vaut quand même le détour. Un film assez moyen qui a tout de même le mérite de mettre en lumière cette histoire incroyable et trop largement méconnue.