Mes lectures

Jack LONDON, Construire un feu

       Un recueil de nouvelles comme Jack London en a le secret : le Grand Nord dans toute sa splendeur, le froid, l’immensité des paysages, la mort qui n’est jamais très loin et des hommes hors du commun forgés par cette nature inhospitalière. 

          Je vais me répéter, j’en ai bien peur. Je vais donc faire bref. Jack London dépeint les grands espaces comme personne. Ses récits nous propulsent tout droit dans une nature aussi impitoyable que terriblement belle. J’ai retrouvé dans ces nouvelles le vent de liberté qui soufflait dans L’amour de la vie.

         La rudesse de l’écriture et sa force me fascinent toujours autant. J’ai avec surprise retrouvé dans la cruauté de certaines de ces nouvelles un petit quelque chose de Maupassant. Une écriture intransigeante et des aventures à couper le souffle. Pour moi Jack London reste l’un des plus grands auteurs du début du XX° siècle. Éblouissant.

Rien que de la barbarie. Chaque année, lui dont le coeur ne vivait que pour les studios,  les théâtres et les cours, il avait été cerné par elle. Il avait acheté sa vie avec du sang.

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Mais, à cette température, lorsque les pieds sont mouillés et en train de geler, il ne sert à rien de courir pour réactiver la circulation. On a beau foncer comme un dératé, les pieds mouillés n’en gèleront que plus fort.

Mes lectures

Casanova, Madame F.

         Un petit livre qui regroupe deux extraits des mémoires du célèbre séducteur.

        J’avais de Casanova l’image d’un libertin à la vie trépidante et pensais retrouver dans ses écrits, le style si enlevé que j’aime tant de le XVIII° siècle. Malheureusement, c’est un peu laborieux. J’ai peiné à m’intéresser à la manière dont le jeune homme a séduit Madame F. Ca manque d’entrain et n’est même pas si croustillant. Une terrible désillusion donc.

        Cependant, peut-être la lecture de son autobiographie au complet serait-elle plus judicieuse, les choses y étant replacées dans leur contexte, cela doit permettre de prendre mieux la mesure du personnage. Une lecture qui ne m’a donc pas totalement découragée de découvrir la vie du célèbre auteur.

Cinéma

Colombiana, d’Olivier MEGATON

          Film d’action franco-américain d’Olivier Megaton avec Zoe Saldana, Amandla Stenberg, Michael Vartan.

          En 1992 en Colombie, la petite Cataleya voit ses parents se faire massacrer sous ses yeux par de puissants trafiquants. Elle parvient à s’échapper et se réfugie chez son oncle (un gangster) au États-Unis. Elle décide alors de devenir tueuse à gage, afin de pouvoir venger la mort de ses parents. On la retrouve 15 ans plus tard en train de mettre en oeuvre sa vengeance.

          On est face à un film d’action pur jus, parfait pour occuper une soirée d’été dans un Paris déserté de ses habitants et plongé dans le froid et l’humidité. L’histoire est classique : une gentille petite fille, des parents morts, une vengeance. Elle est bien sûr jolie et porte bien les combinaisons moulantes. Elle sait faire tout un tas de trucs incroyables et elle semble à l’aise essentiellement au milieu des fusillades. Un genre de Lara Croft sans les gros seins et les reliques.

          Les petits moins : les personnages auraient mérité un brin plus de profondeur, un petit accroc de temps en temps pour nous faire stresser n’aurait pas été de trop (c’est un peu fatiguant quand le héros a à peine une égratignure après 2h de combats, pas qu’on lui veuille du mal, mais on aimerait aussi lui trouver un côté humain, avec quelques faiblesses, même si on sait qu’à la fin c’est lui qui gagne) et le tout reste peut-être un peu trop classique. Beaucoup d’action mais assez de suspens donc, tout va toujours comme l’héroïne l’a prévu, point. Ah, autre point génant, les violons, beaucoup trop de violons…

          Les bons côtés : ce n’est peut-être pas le film qui va révolutionner le cinéma d’action américain mais bon, on est quand même bien dans son fauteuil à regarder la belle héroïne s’agiter. La mise en scène fonctionne bien, les effets spéciaux sont réussis, les acteurs très bons. La petite fille en particulier. On ne voit pas le temps passer et on s’amuse de l’ingéniosité des plans, si peu crédibles soient-ils. Étant très bon public pour les films d’action à l’ancienne, j’ai passé un bon moment avec celui-là.

Mes lectures

Long John Silver, 2 : Neptune, de Xavier DORISON et Mathieu LAUFFRAY

          Le 2° tome des aventures de Lng John Silver et Lady Hasting. On est cette fois sur le bateau qui les mène aux Amériques : des pitares et une femme aux meours légères enfermés dans un même bateau, une histoire de gros sous à la clef, tout un programme !

          J’avais adoré la 1° tome. Là je ne sais pas si c’est mon état de fatigue avancé qui a fait ça, mais j’ai été un peu déçue… J’ai trouvé cet épisode en dessous du précédent. L’histoire est plutôt attendue, pas grosses surprises, peu d’action et de rebondissements. il faut dire que le lieu ne s’y prête pas trop… Une bonne BD tout de même et des illustrations toujours aussi convaincantes. Verdict donc au tome 3.

Mes lectures

Long John Silver, 1 : Lady Vivian Hastings, de Xavier DORISON et Mathieu LAUFFRAY

« Il est l’enfant de l’encre et de la plume, la figure de proue de L’île aux trésors de R. L. Stevenson.

Il a vécu de crimes et de rêves, connu les galions de Madère, le sac de Maracaibo et les révoltes des boucaniers.

Il va mêler l’or et le sang pour sceller son destin aux confins des royaumes perdus d’Amazonie.

Il est le dernier pirate.

Il est la légende.

Long John Silver. »

          Une histoire de pirates comme on les aime. Une femme quelque peu dépravée, un mari qui la martyrise à distance tout en cherchant de l’or aux Amériques, un pirate sans foi ni loi prêt à l’aider à se venger en échange d’un bon paquet d’or. Il y a de l’action, du suspens, tout y est. Les dessins sont très beaux, le texte travaillé. On se laisse totalement prendre par le récit et on n’a qu’une envie en refermant l’album : aller acheter la suite !