Cinéma

Django Unchained

Wester américain de Quentin Tarantino avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio

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          Django était esclave dans une plantation de coton. Quand son maître décide de le vendre, il est acheté par un chasseur de prime qui lui rend sa liberté en échange d’un coup de main. Ils vont devenir associés et quand au printemps Django décide d’aller chercher sa femme vendue au terrible Mr. Candy, son nouveau ami va l’y aider malgré le danger.

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          Django Unchained était sans nul doute le film le plus attendu de ce début d’année. Il faut dire que le programme est alléchant. Depuis des années déjà, chaque nouveau film de Quentin Tarantino est un évènement. On se demande toujours ce qu’il a bien pu inventer de nouveau pour nous distraire. Cette fois, il s’attaque à un western spaghetti, genre hautement jouissif s’il en est ! Ajoutez Leonardo DiCaprio dans le rôle du grand méchant et vous comprendrez la curiosité et l’attente suscitées par ce film ! Etant moi-même une grande fan du réalisateur (oui, je sais, je sais, ça manque d’originalité…), je ne pouvais que me jeter dans les salles pour le voir dès sa sortie !

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          Vous l’aurez deviné, j’étais très enthousiaste à l’idée de voir ce film, d’autant que les critiques étaient unanimes, chose extrêmement rare pour ce type de film grand public. Ma seule crainte résidait un certain amour de Tarentino pour la violence : l’hémoglobine qui gicle comme dans un cartoon, ça va, mais dès que les choses sont montrées de manière frontale, j’ai plus de mal… Dès les premiers plans, j’ai été happées dans l’univers de ce western. Rien que le générique parvient à nous mettre dans l’ambiance ! Le début du film est bien plus drôle que ce à quoi je m’attendais, c’est frais et plein d’humour, on sent qu’on va passer un grand moment !

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          Que dire sans tomber dans une grande banalité ? C’est drôle, l’histoire est prenante et bien construite, on retrouve tous les ingrédients d’un bon western spaghetti, les acteurs sont impeccables, il y a de l’action, les images sont magnifiques et la musique est géniale. Certes, c’est un peu violent par moments mais c’est souvent filmé avec suffisamment de recul et d’humour pour ne pas choquer et les rares scènes psychologiquement difficiles sont quant à elles plutôt dans la suggestion. Un film grand spectacle auquel je trouve rien à redire tant le divertissement est de qualité. Quentin Tarantino nous livre ici un de ses meilleurs films et on passe un excellent moment. LE film à voir en ce début d’année !!!

Mes lectures

Le Loup des mers – Jack London

          Un homme est repêché en mer par des chasseurs de phoques près des côtes américaines ; au lieu de le ramener à terre comme le veut la coutume, le capitaine Loup Larsen choisit de le garder à son bord. Le jeune homme qui menait jusqu’ici une vie dorée de rentier va être confronté à la brutalité et à la violence des marins de l’équipage. Les idées et le réel vont s’affronter et transformer et cette enfermement forcé va donner à notre héros une liberté de pensée nouvelle. 

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          Ce roman est considéré comme l’un des chefs-d’oeuvres de Jack London. Il l’a conçu comme un « roman total », inspiré par Moby Dick. Ainsi, loin d’être un simple récit d’aventure, ce roman reprend des théories de Nietzsche, qu’il expose largement, notamment sur la vie et la religion, en les confrontant aux arguments de ses détracteurs. Ainsi, de longs dialogues philosophiques viennent ponctuer les descriptions de chasse au phoque ou de vie sur un voilier. Le projet est ambitieux ! Malheureusement, je dois avouer être bien plus sensible aux grandes aventures qu’aux questions métaphysiques. Même si j’en ai vaguement honte, j’aurais préféré que ce texte philosophe un peu moins et bouge un peu plus.

          Le personnage principal (Hump, si ma mémoire est bonne), est un aristo qui vit de ses rentes. La narration, qu’il assure, est un peu ampoulée. Moi qui aime la brutalité de London, on ne la trouve ici que dans les dialogues, et dans le formidable personnage de Loup Larsen. Le texte manque ainsi de vie, surtout au début. J’ai également trouvé par moments que les conversations soutenues entre le Capitaine et son mousse de fortune manquaient un peu de naturel. Etant pourtant une inconditionnelle de London, j’ai peiné à accrocher avec ce livre. Toutefois, après une première partie un peu plate, l’histoire prend son envol dans la seconde moitié. L’esprit un peu étriqué de Hump s’élargit et l’aventure commence réellement avec le début de la chasse aux phoques. Et là, on trouve un peu cet équilibre recherché par London entre aventure et philosophie. Au final, un livre intéressant bien qu’il peine un peu à démarrer. De l’action et de la réflexion, pour un mélange assez réussi. 

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Il n’y a qu’un droit, je le répète, celui de la force. Le faible a tort, uniquement parce qu’il est faible. Ce qui est une façon un peu rapide de dire ceci : que le bien réside dans la force, et le mal dans la faiblesse. Ou encore, tenez : la force est source de plaisir ; la faiblesse n’engendre que des désagréments.

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Que me reste-t-il ? Puisque je suis un faible, mon rôle est de me taire et de tout supporter. Pour vous, ça sera la même chose. Et c’est bien, c’est le mieux que nous puissions faire si nous voulons rester en vie.

Série tv

Games of Throne (Le Trône de fer)

          Depuis fort longtemps, dans le Royaume des Sept Couronnes, l’équilibre des saisons est modifié : étés et hivers peuvent durer des années. Il est des hommes qui de leur vie n’auront connu qu’une saison. Aux portes du royaume, derrière un haut mur protégé par la Garde de Nuit, se tiennent des créatures maléfiques qui attendent leur heure. Après un été qui a duré 10 ans, un long hiver s’annonce et chacun s’y prépare. Mais le roi meurt et une lutte sans merci va s’engager pour s’emparer du Trône de Fer. 

          Si le livre me tentait, je dois admettre avoir traîné des pieds pour regarder cette série télé, n’étant grande amatrice de science-fiction à l’écran. Grave erreur ! Le début du premier épisode m’a laissé de glace, j’ai pourtant continué à regarder, parce que quand on est en société, on fait un effort. Eh bien, incroyable mais vrai, malgré une mauvaise volonté certaine, le 1° épisode n’était pas encore achevé que j’étais déjà accro ! C’est excessivement prenant ! Déjà, certains personnages sont terriblement attachant. D’ailleurs la galerie de personnages est très vaste et chacun est d’une grande complexité, ce qui augmente encore le plaisir du visionnage, nous offrant un large panel d’émotions. Ensuite, les épisodes sont très bien construits et finissent presque tous en plein suspens (pas un petit suspens hein, le genre suspens insoutenable, vite, il me faut la suite !).

          Le gros gros point fort de cette série, c’est qu’elle ne fonctionne pas sur une trame « classique ». Ici, rien ne marche comme d’habitude : les gentils ne gagnent pas toujours, les méchants prennent le pouvoir, les héros peuvent mourir. Bref, c’est dégueulasse, comme dans la vraie vie, et vous n’avez pas fini de vous insurger contre des péripéties particulièrement retorses. Autre belle surprise, l’aspect fantasy est finalement très secondaire, le véritable enjeu de l’histoire étant la guerre pour le trône. Cette lutte acharnée est l’occasion d’une intéressante réflexion sur le pouvoir et ses enjeux. Une série qui s’avère donc intelligente et très surprenante avec en prime un très bel univers visuel. Attention, une fois que vous aurez commencé, vous ne compterez plus les nuits blanches pour connaître le dénouement au plus vite ! A voir absolument !

Cinéma·Jeunesse

Rebelle

          Film d’animation, aventure, humour américain, de Mark Andrews et Brenda Chapman (pour les studios Disney).

          Merida est la fille du roi Fergus et de la reine Elinor, qui règnent sur les Highlands d’Ecosse. Mais il y a un problème : elle refuse d’être une princesse ! Elle préfère chevaucher le long des falaises et tirer à l’arc du soir au matin, au plus grand désespoir de sa mère. Cependant, il va falloir la marier… refusant tous les prétendants, elle s’oppose fermement à sa mère qui veut voir la tradition se perpétuer. Elle va alors lancer une malédiction qui pourrait détruire sa famille, et le royaume.

          J’ai bien aimé l’idée de départ de ce dessin animé. Une fille rebelle qui préfère la vie sauvage aux chichis de la Cour, voilà qui me parle ! En plus elle est rousse, il y a des ours, et de beaux paysages. Un très bon début. D’ailleurs dans l’ensemble j’ai bien aimé ce dessin animé plutôt réussi. J’ai aimé l’histoire, bien qu’elle aurait parfois mérité un peu plus de nuance, les personnages attachants, le dynamisme du tout et la petite touche d’humour assez appréciable. L’animation est soignée, notamment concernant les animaux (joli jeu d’oreilles sur le cheval notamment). J’ai trouvé que certains passages auraient demandé à être plus développés comme la lutte entre les prétendants, et d’autre écourtés, dont certaines bagarres. En me mettant dans le peau d’un enfant de 8ans, j’ai aussi trouvé ça relativement violent, à cet âge là j’aurais été morte de trouille (je n’ai jamais été bien téméraire, il faut l’admettre). L’ensemble est toutefois bien fait, avec quelques passages franchement sympathiques. On ne s’ennuie pas une seconde et si un rien plus de subtilité eut sans doute été possible, l’histoire fonctionne assez bien.  Je m’attendais à un peu plus d’originalité étant donné le synopsis mais mis à part cette petite déception, un dessin animé efficace et assez réussi.

Cinéma

Expendables 2 : unité spéciale

          Film d’action, aventure, de Simon West avec Sylverster Stalone, Jet Li, Bruce Willis, Chuck Norris, Jean-Claude Van Damme, Arnold Schwarzenegger (et j’en passe !)

          La bande de gros bras doit récupérer un coffre contenant des informations top secrètes. Sur le chemin, le gros méchant, non seulement leur vole le précieux butin mais tue un des leurs (le plus jeune et le plus mignon). Les gros bras n’auront plus alors qu’une seule idée en tête : venger la mort de leur ami.

          Vous l’aurez compris, inutile d’aller voir ce film pour la profondeur de son scénario. En revanche, le casting réunit tout ce qu’on fait de mieux en vétérans du film d’action à gros budget. Honnêtement, je ne comptais absolument pas aller voir ce film. Nous étions partis pour « Total recall » qui, s’il ne faisait pas partie de mes priorités, mettait à peu près tout le monde d’accord. Mais la séance étant complète, nous avons jetés notre dévolu sur le seul autre film qui passait à cette heure-là. Au moins nous étions tous du même avis : c’était vraiment histoire d’aller voir un film… Quel enthousiasme !

          Bon, que dire de ce film ? Rien qu’on ne sache déjà je suppose. Le scénario, quasi-inexistant, est absolument navrant. Certaines scènes d’action, pourtant spectaculaires et bien menées, sont absolument interminables. Le film n’hésite pas à reprendre quasi-intégralement des scènes de jeux vidéos célèbres (changements d’armes compris), ce qui donne un effet assez étrange. Il n’y a pas le moindre suspens dans ce film. Tout y est convenu, vu, revu et re-revu. Aucune surprise donc. On regrette un peu que certains grands noms de l’affiche brillent autant par leur absence à l’écran, notamment Jet Lee et Chuck Norris. Pour le reste, ce n’est pas l’humour qui va nous étouffer dans ce film et si certaines répliques font sourire prises au second degré, on se demande si c’était bien le but recherché. Bref, un film d’action tout ce qu’on fait de plus creux mais ça bouge et un ne s’ennuie pas une seconde, c’est déjà ça.