Film d’action américain de Michel Gondry avec Seth Rogen, Cameron Diaz, Jay Chou.
A la mort de son père, le fils du directeur du célèbre journal Daily Sentinel, essaie tant bien que mal de reprendre le flambeau. Il fera la rencontre de Kato, un expert en arts martiaux et en mécanique. Ensemble, ils deviendront des super héros pas comme les autres. Il choisira comme nom, The green hornet.
J’avais entendu dire beaucoup de bien de ce film et étant une inconditionnelle des films d’action américains et des adaptations de comics, je pensais trouver là mon bonheur. Eh bien pas du tout ! Dieu que c’est creux et plat (oui, je sais, question vaisselle c’est contradictoire, mais là, c’est possible !)… Les effets spéciaux sont bien souvent inutiles et inesthétiques au possible, la 3D n’apporte quant à elle rien d’autre qu’un flot de dépenses superflues. Le scénario est extrêmement convenu. Bref, je me suis ennuyée. Il m’a semblé que le film hésitait sans cesse entre hommage et parodie sans jamais arriver à choisir, ce qui est particulièrement agaçant. Quelques moments relativement drôles qui n’arrivent toutefois pas à faire décoller le film. Ma culture très limitée en comics m’a sans doute fait rater bon nombre de références (à en croire les critiques élogieuses), toujours est il que je me suis prodigieusement ennuyée.
Comédie franco-belge de Jean-Pierre Amaris avec Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde.
Angélique est chocolatière, c’est une grande émotive. Quand elle postule par erreur à un poste de commerciale et est retenue, elle n’ose signaler l’erreur… Son patron, Jean-René, souffre du même mal. Mais comment communiquer entre grands timides ?
Le sujet n’est pas sans intérêt. J’avoue me retrouver un peu dans ces émotifs pour qui la vie quotidienne est un vrai parcours du combattant : la peur de parler à des inconnus, la peur de se mettre en avant, la peur de répondre au téléphone sans savoir de qui il s’agit… Tant de petites choses de la vie courante qui deviennent un supplice quand on est timide, sans qu’on comprenne bien pourquoi (heureusement, dans mon cas, ça s’arrange sérieusement avec l’âge !).
Le résultat n’est pas très convaincant. De bons acteurs, un humour qui fonctionne relativement bien mais le charme ne prend pas vraiment. Si j’ai passé un bon moment, que je ne me suis pas ennuyée et que j’ai même plutôt apprécié dans l’ensemble, j’ai oublié ce film sitôt sortie de la salle. Un film gentillet, agréable à regarder mais pas sensationnel.
Film d’action américain de Robert Schwentke avec Bruce Willis, Morgan Freeman, Helen Mirren, John Malkovich, Mary-Louise Parker.
Je vous résume l’intrigue en très très gros : Franck est à la retraite depuis peu. Ex agent de la CIA, il supporte mal l’inactivité. Pour passer le temps, il drague au téléphone l’employée chargée de lui verser sa pension. Mais la vie tranquille ne va pas durer. La CIA veut sa peau, et il va devoir reprendre du service pour s’en sortir.
L’histoire est un peu tirée par les cheveux. Qu’importe ? On est plongé dans un vrai bon film d’action à l’américaine. Une bonne touche d’humour en plus. Des acteurs géniaux, un rythme d’enfer, un brin d’ironie : un très bon film. J’y suis allée dans un état de décomposition avancé à cause d’une grosse grippe, pas très bien disposée donc. Et bien je ne me suis pas ennuyée une seconde ! Et j’ai vraiment beaucoup ri, ce qui m’arrive assez rarement au cinéma. La belle brochette d’acteur qu’on nous sert ici y est bien sûr pour beaucoup. Si vous aimez les films d’action, courrez-y !
Comédie dramatique de Guillaume Canet avec François Cluzet, Marion Cotillard, Benoît Magimel, Gilles Lellouche, Jean Dujardin…
Après le grave accident de moto d’un des membres du groupe, une bande de copains décide de partir quand même en vacances au bord de la mer comme chaque année. Mais les choses commencent à changer entre eux et ils seront amenés à réfléchir sur leur amitié.
Ce film est toujours à la limite : à la limite de l’humour lourd, à la limite du mièvre, à la limite du cliché ; mais par je ne sais trop quel miracle il arrive à rester du bon côté de cette ligne imaginaire et ne sombre jamais dans le mauvais goût. On rit (un rire un peu forcé parfois, il faut bien le dire) aux blagues des personnages, on ne s’ennuie pas malgré ses 2 heures et on est (presque) ému à la fin. Bref, plutôt une réussite donc. On prend plaisir à retrouver Benoît Magimel. Les histoires de trentenaires adolescents attardés, de bandes de copains, tout ça, ça ne m’emballe pas trop et il y en a marre de voir Marion Cotillard partout, elle me sort par les yeux. Malgré un a priori assez négatif, j’ai passé un bon moment. Un film ni indispensable, ni inoubliable mais agréable.
Hier soir, en sortant de mon stage, j’ai décidé d’aller au ciné. Je suis sortie du métro pile à temps pour aller voir La vie au Ranch. Vous remarquerez, qu’une fois n’est pas coutume, je n’ai pas mis le nom du réalisateur en capitales ; ce n’est pas une erreur mais un acte purement charitable. Je n’ai pas non plus rempli la case « genre » ne sachant quoi mettre à vrai dire. Enfin, je n’ai pas cité les actrices, et ce pour 3 raisons : pour commencer, elles ne sont pas réellement actrices ; ensuite, elles « jouent » dans le film le même rôle que dans la vie (d’ailleurs il est tourné dans leur appart) ; enfin, c’est leur rendre un grand service de ne pas les immortaliser, avec un peu de chance on les oubliera un jour.
Ce film est navrant. Il montre la vie de tout ce que je déteste et ne côtoie que trop bien malgré moi : les étudiantes parisiennes bourgeoises, vulgaires, et fières de l’être. Elles sont « in » (« in » comme, dans le coup, dans le vent, à la mode, même si elles s’en défendent). A leurs yeux, « in » comme « in-téressantes » et « in-domptables », je serais plus tentée de dire « in-cultes » et « in-stables ». De petites écervelées plus bourgeoises que bohème (car au risque d’en décevoir plus d’un(e), boire du pinard au goulot à s’en faire vomir, parler comme une charretière, gueuler comme une truie qu’on égorge ; ce n’est pas bohème, simplement stupide) mais bien bo-bo pourtant : bonnes-à-rien bourrées. Bref, que dire de plus ? Elles sont plus vraies que nature. Je n’ai tenu face à l’écran qu’une demie heure (je tiens à signaler que 4 personnes sont sorties avant moi) et je l’ai passée à tenter de me retenir de hurler « Mais vos gueules à la fin, on s’en fout de vos pseudo discussions de saoulardes » (oui, moi aussi je parle comme une charretière, veuillez m’en excuser). Puis, je me suis rappelée que rien ne m’obligeait à m’infliger ça, même pas le prix de la place étant donné que j’ai une carte illimitée. Je suis donc partie avant de savoir où tout ça allait ou n’allait pas mener.
Le plus sidérant, ce sont les bonnes critiques qu’a reçu ce « film ». Une seule explication possible. La critique est faite par les mêmes petites gourdes qui ont simplement grandi (passant par la même occasion du rouge à la vodka et de la clope à la coke). Ca se passe de commentaires…
Et pour plus d’infos sur le film, son site internet, bien fait et intéressant (la seule chose à sauver) ; dommage qu’il serve une si mauvaise cause : http://www.lavieauranch-lefilm.com/