Théâtre

Mon programme théâtre de l’année

          Cette année, j’ai repris l’abonnement au théâtre. Enfin, plusieurs abonnements. Du coup me tout me tentait, j’ai pas mal de pièces qui m’attendent ! J’ai aussi décidé de me mettre à la danse. Pour le moment, 25 pièces au programme. Sans compter les spectacles que j’ai envie de voir comme Le Cirque Plume à la Villette ou les Etés de la Danse au Théâtre du Châtelet. Il risque donc de s’étoffer encore un peu. Inutile de dire que vous allez voir beaucoup de spectacles passer sur le blog ces prochains mois ! J’espère que je pourrai tout voir, voici le programme :

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10/10 : danse – Roméo et Juliette, à Chaillot
11/10 : lecture – Nicolas Bouvier, au Vieux Colombier
17/10 : théâtre – La colère du tigre, théâtre Montparnasse
18/10 : théâtre -Hamlet, à La Cartoucherie
02/11 : danse – Rain, à Garnier
06/11 : théâtre – Julia d’après Mademoiselle Julie, au 104
26/11 : danse – Casse-Noisette, à Bastille
28/11 : cirque – UNTITLED_I will be there when you die, au 104
30/11 : théâtre – la double inconstance, à la Comédie Française
05/12 : lecture – Feuillets d’Hypnos, à la Comédie Française
07/01 : danse – Ballet Royal de Suède, à Garnier
09/01 : danse – Le Belle au Bois Dormant, à Chaillot
08/02 : théâtre – Les estivants, à la Comédie Française
18/02 : théâtre – Le songe d’une nuit d’été, à la Comédie Française
11/03 : danse – Le chant de la Terre, à Garnier
14/03 : cirque – L’homme cirque, au 104
16/03 : danse – Le Lac des Cygnes, à Bastille
21/03 : danse – Ballet Flamenco de Andalucia, en la memoria del cante, à Chaillot
29/03 : chanson – Dancefloor Memories, au Studio Théâtre de la Comédie Française
13/04 : lecture – Ecole d’acteur, Loïc Corbery, au Studio Théâtre de la Comédie Française
16/05 : danse – Paquita, à Garnier
23/05 : théâtre – La maison de Bernarda Alba, à la Comédie Française
03/06 : danse – Les enfants du Paradis, à Garnier
05/06 : théâtre – Hamlet, à la Comédie Française
20/06 : théâtre – La princesse au Petit Pois, au Studio Théâtre de la Comédie Française

Théâtre

Notre-Dame de Paris, un ballet grandiose à l’Opéra Bastille

          Trois hommes aiment une même femme avec pour toile de fond Notre-Dame de Paris. Une histoire qui va tourner au tourner au drame. Le célèbre roman de Victor Hugo, maintes fois adapté, est ici porté à la scène par Rolland Petit pour le Ballet de l’Opéra de Paris. Une découverte surprenante.

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          Depuis peu, j’essaie de me mettre un peu aux spectacles de danse. Pour la première fois, je suis allée en voir un à l’opéra Bastille. Je dois avouer que si j’ai été enthousiaste au moment où j’ai acheté ma place, j’ai un peu douté de mon choix en sortant de chez moi pour voir le spectacle. J’ai eu un peu peur que Notre-Dame de Paris passe moyennement bien sur scène, sans paroles. Les histoires aussi célèbres s’avèrent parfois décevantes quand les versions modernes sont trop différentes de ce qu’on en attendait. Mais dès les premières minutes, mes craintes ont été dissipées et j’ai adoré chaque minute de ce ballet absolument magnifique et vraiment très impressionnant.

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          Les costumes du corps de ballet – les premiers qu’Yves Saint-Laurent réalisa pour la scène – sont extrêmement colorés et font ressembler certaines scènes à un immense kaléidoscope. Ils semblent reprendre les teintes des vitraux de Notre-Dame et donnent une vivacité incroyable à l’ensemble. Ceux des personnages principaux, dans des tons neutres, tranchent aux milieu de cette myriade de couleurs. Pour la plupart des tableaux, les danseurs sur scène sont extrêmement nombreux – 40 ou 50 à vue de nez – et les voir bouger à l’unisson avec une précision de métronome est tout à fait fascinant. J’ai rarement vu une telle perfection du point de vue de la synchronisation, c’était juste splendide. La mise en scène est impressionnante et magnifique avec cette foule bigarrée qui et nous en met plein la vue.

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          Les solos, relativement peu nombreux, sont également très beaux, avec des chorégraphies aériennes qui contrastent avec la géométrie de celles du corps de ballet. Ils sont aussi l’occasion bien sûr de montrer des choses beaucoup plus techniques. Quasimodo, constamment voûté, m’a particulièrement impressionnée par sa performance sur scène. Par ailleurs, j’ai été subjuguée par la précision et la grâce de la chorégraphie. Les décors sont extrêmement imposants et changent au fil de l’histoire. Ils sont dans des teintes assez neutres qui font plus encore ressortir les costumes des danseurs. Quant à l’histoire, elle est bien sûr très condensée mais l’essentiel est là et on ne peine jamais à la suivre. J’ai passé toute la première partie totalement accaparée par ce qui se passait sur scène de peur d’en perdre la moindre miette. La seconde, beaucoup plus sombre, aussi bien du point de vue de l’histoire que de sa représentation, m’a un peu moins emballée.

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          Notre-Dame de Paris est la première chorégraphie que Roland Petit a créée pour le ballet de l’Opéra en 1965. Très théâtrale, elle recentre l’histoire sur ses 4 personnages principaux – Quasimodo, Frollo, Phoebus et Esmeralda – et en fait ressortir aussi bien la beauté que l’aspect dramatique. La musique de Maurice Jarre accompagne admirablement cette imposante fresque moyenâgeuse. J’ai été très heureuse de découvrir ce classique du ballet qui n’a pas prix une ride. Un spectacle haut en couleurs où tout impressionne, des décors imposants aux costumes chatoyants en passant par la légèreté des solos et la précision millimétrique de la chorégraphie. Tout simplement splendide. 

Théâtre

Gala d’ouverture des étés de la danse : une soirée magique

          Chaque été, le théâtre du Châtelet propose un festival dans lequel se succèdent les plus grandes compagnies du monde : les étés de la danse. J’avais déjà eu l’occasion de m’y rendre mais cette année, j’ai vu les choses en grand et me suis payé une place pour le gala d’ouverture.

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          J’ai totalement surexcitée à l’idée d’assister à la première soirée du festival. Durant deux semaines, plusieurs programmes sont proposés mais pour le gale d’ouverture, c’est à un aperçu de chaque spectacle auquel nous avons eu droit : un véritable feu d’artifice ! Bien qu’ayant fait un peu de danse dans mon jeune âge, mes compétences en la matière sont fort limitées et il m’est assez difficile de fournir une critique construite. La seule chose que j’ai envie de dire c’est que c’était teeeeeellement beau !!! Je vais tout de même essayer de développer un peu…

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(c) Erik Tomasson

          Pour cette 10° édition, c’est le San Francisco Ballet, dirigé par Helgi Tomasson, qui était à l’honneur. La célèbre compagnie américaine avait été la première à accepter de participer au festival naissant en 2005 et il était donc tout naturel qu’elle soit de nouveau invitée pour cet anniversaire. Il y a 2 ans, j’avais assisté à une représentation de la compagnie d’Alvin Ailey qui proposait des chorégraphies très modernes, j’ai donc été surprise de constater que cette année on était plus proche du ballet traditionnel, ce qui n’est pas du tout pour me déplaire.

(c) Erik Tomasson

          Les chorégraphies s’enchaînent avec des univers variés. Je les ai toutes trouvées plus belles les unes que les autres, avec souvent des costumes intéressants. On commence très fort avec des deux danseurs seuls sur scène. J’ai été frappée de constater que malgré l’incroyable amplitude des sauts, ils retombaient sans faire plus de bruit qu’une feuille qui aurait touché terre. Ca m’a subjuguée. Retomber avec grâce est de loin la chose la plus difficile en danse et atteindre une telle perfection demande une maîtrise que j’ai rarement rencontrée.

(c) Erik Tomasson

          J’ai particulièrement apprécié une chorégraphie autour d’un trio amoureux, pleine d’humour et de grâce. Il y a eu aussi celle avec des danseuses en tutus jaunes de toute beauté ou en encore le final, où toute la troupe se retrouve sur scène dans une mise en scène des plus impressionnantes. Je regrette de ne vous en parler que maintenant alors que le festival s’est achevé hier mais je vous encourage à réserver vos places pour l’année prochaine. C’était un véritable plaisir des yeux. J’ai regretté de ne pas avoir pris de places pour d’autres soirée afin de voir tous les spectacles proposés. Une soirée vraiment magnifique, d’une grâce folle : tout simplement magique.

Actualité·Culture en vrac

Que faire à Paris ce week-end ? – 19/20 juillet

          Paris se vide en été, le rythme ralentit et la capitale prend un air de fête. Avec un peu de retard, voici de quoi s’occuper à Paris ces jours-ci :

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Loisirs de plein air : Paris plages revient sur les berges cet été encore, découvrez les nombreuses animations prévues tout au long de l’été sur la page dédiéeL’été du canal, festival de l’Ourcq du 5 juillet au 24 août, des bals, de l’art de rue, des parcours sonores ou des croisières découverte, autant de manières de découvrir le canal autrement. Pour la programmation, c’est ici.

Cinéma : Paris l’été, c’est l’occasion de profiter du cinéma en plein air, avec la chaleur de ces derniers-jours, le temps est idéal ! Cette semaine, Ciné quartier 13 propose Sita chante le blues le 19 juillet à la tombée de la nuit au square Paul Grimault. Courez-y, c’est gratuit !

Musique : le Festival Fnac live a commencé sur le parvis de l’hôtel de ville et c’est jusqu’à dimanche. Des concerts gratuits d’artistes comme Jeanne Cheral, Mademoiselle K ou Bernard Lavilliers – et de nombreux autres ! Retrouvez la programmation ici. Découvrez aussi le Black summer festival au Cabaret sauvage, de nombreux concerts funk, soul, reggae jusqu’au 02 août. Pour la programmation et les tarifs, c’est par-là.

Arts de la scène : théâtre, danse, musique, le festival Paris quartiers d’été revient pour une nouvelle saison. De nombreux spectacles à travers la ville pendant tout l’été, dont certains sont en accès libre. Découvrez la programmation ici.

Jeunesse : Pestacles 2014, un festival pour les petits qui propose tous les mercredi des concerts à petits prix au jardin botanique du bois de Vincennes. Une programmation riche pour leur faire découvrir les musiques du monde. La liste des concerts par-là. Au jardin d’acclimatation du Bois de Boulogne, c’est Jardin-Plage qui s’installe pour l’été, avec de nombreuses animations. Les jardins d’été du Quai Branly reviennent également pour l’été avec des animations pour petits et grands.

Retrouvez également les bons plans de la semaine dernière pour compléter ce programme.

Théâtre

L’oubliée, un joli spectacle à La Villette

          Premier spectacle de Raphaëlle Boitel, venue du cirque, « L’oubliée » est conçue comme  » un conte onirique qui explore les errances de l’inconscient à travers trois destins de femmes ».

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© Frank Berglund

          Je vois assez peu de danse même si j’ai fait pas mal d’efforts cette année – et je vous préviens, vous allez en bouffer toute la saison prochaine parce que j’ai pris un abonnement des plus costauds ! Quand j’ai été invitée à la première de ce spectacle j’étais donc très contente de d’avoir l’occasion de découvrir quelque chose d’un peu plus contemporain que ce que je vais voir habituellement. En plus l’affiche était splendide, je ne pouvais qu’être ravie ! Pourtant, dans les faits, mon enthousiasme a été plus mitigé. Si je sais ce que j’ai réellement aimé dans ce spectacle, ce qui fait que ça n’a pas complètement fonctionné sur moi est un peu plus confus et mettre tout ça en ordre est un peu délicat. Je vais quand même essayer.

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© Vincent Beaume

          Commençons donc par le plus facile, les aspects positifs. Visuellement, ce spectacle est de toute beauté, avec un éclairage très travaillé et particulièrement réussi. La mise en scène joue beaucoup sur le clair/obscur et il y a des tableaux très artistiques que j’ai beaucoup appréciés. Ce qui m’a manqué, c’est un lien entre ces moments disparates. Au début du spectacle, la mise en scène et une voix off nous laissent supposer qu’on va suivre une histoire et si ça semble en effet être le cas au début, on en perd très vite le fil, ce qui assez déstabilisant. Je crois que j’aurais finalement préféré que les différents univers visuels soient clairement séparés plutôt que de chercher vainement un lien qui n’existe pas. D’ailleurs, il aura fallu que j’écrive cet article et aille chercher des infos sur le spectacle pour comprendre qu’il s’agissait de l’histoire de 3 femmes. J’ai vraiment eu le sentiment de passer totalement à côté de la trame de cette mise en scène.

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© Frank Berglund

          Ce qui dans la mise en scène fait office de lien entre les tableaux, ce sont les personnages qui courent constamment d’un bout à l’autre de la scène sans que j’aie jamais vraiment compris pourquoi. Je suppose que ça doit avoir une signification (la fuite ? la recherche effrénée de quelque chose ?) mais ça m’est assez vite sorti par les yeux. J’ai trouvé que ça avait un intérêt artistique pour le moins limité et que ça avait en plus tendance à détourner l’attention des choses autrement plus belles ou spectaculaires qui pouvaient se dérouler sur scène au même moment. Enfin, moi et mes lubies, vous savez : pas d’engueulades au cinéma, pas de gens qui courent dans tous les sens, je suis un peu obtuse parfois, je l’admets ! Le choix de la musique ne m’a toujours convaincue non plus, je l’ai souvent trouvée un peu répétitive et entêtante. Heureusement, il n’y a rien à redire sur les parties dansées, souvent très aériennes, et c’est tellement beau visuellement que ça compense tout de même certains défauts. Malgré certaines faiblesses et un manque d’unité, un spectacle visuellement irréprochable qui offre quelques très beaux moments.

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L’oubliée

Grande Halle de La Villette

Paris 19°

Jusqu’au 12 juillet

20€