Cinéma

Sils Maria, un film prometteur mais décevant

Drame franco-américain d’Olivier Assayas avec Juliette Binoche, Kristen Stewart, Chloë Grace Moretz

          Maria a connu le succès à 18 ans en jouant pour la première fois au théâtre le rôle de Sigrid, une jeune femme qui séduit puis conduit au suicide sa patronne, bien plus âgée, Helena. 20 ans plus tard, un metteur en scène lui propose à nouveau cette pièce, mais dans l’autre rôle cette fois. Un changement qui pourrait s’avérer des plus perturbants…

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          Le sujet de ce film me tentait bien et la bande-annonce m’avait donné vraiment envie de le voir, d’autant plus que j’apprécie généralement Juliette Binoche. Les critiques étaient certes mitigées mais dans l’ensemble plutôt bonne, j’avais donc hâte de voir ce que ça donnait. Je dois admettre que la déception a été à la hauteur de mes espérances ! Disons-le bien, je n’ai pas apprécié grand chose dans ce film. Pas que j’aie de reproches majeurs à lui faire non plus d’ailleurs, je l’ai simplement trouvé insignifiant. Je m’attendais, au vu de la bande-annonce, à des rapports troubles entre Maria et son assistante, faisant écho à celle qui unit Sigrid et Helena dans une sorte de mise en abîme qui aurait pu s’avérer intéressante. Finalement, si cette relation n’est pas totalement inexistante, elle est à peine esquissée.

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          Quant à la peur de vieillir qui assaille Maria en préparant ce rôle, je ne l’ai pas trouvée non plus particulièrement bien exploitée. Elle m’a plus semblé être le prétexte à des crises de nerfs à répétition qu’à une réelle remise en question. Tout m’a semblé vu et revu dans ce film qui manque cruellement d’originalité. J’aurais aimé une réflexion un peu plus poussée sur la peur de vieillir. J’ai plutôt eu l’impression de quelque chose d’assez convenu. Je dois avouer que j’ai également eu un peu de mal avec le fait que le film soit en anglais. L’alternance avec quelques rares passages en français m’a un peu agacée pour une raison que je m’explique mal. Même le jeu de Juliette Binoche ne m’a pas emballée. En revanche, j’ai trouvé que Kristen Stewart y était excellente.

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          Je me suis ennuyée devant ce film qui ne décolle jamais vraiment. Les paysages sont splendides mais souvent cadrés d’une manière… surprenante. Il y a notamment une scène en haut d’un col où tous les sommets sont coupés. Frustrant. En revanche les scènes avec les nuages qui envahissent la vallée sont de toute beauté. La beauté des paysages et la complexité de l’histoire auraient pu faire un très bon film mais s’il n’est pas mauvais, son potentiel est loin d’être suffisamment exploité. Les personnages auraient mérité d’être un peu plus complexes, plus nuancés. Malgré de bonnes idées, Sils Maria reste en demi-teinte et ne convainc jamais vraiment. Un film ambitieux et un brin trop intello qui s’avère un peu fade.

Cinéma

Detective Dee 2 : La légende du Dragon des Mers

Film d’action, aventure, arts martiaux hongkongais de Tsui Hark avec Mark Chao, William Feng, Carina Lau, Angelababy

          Après que la flotte royale ait été attaquée par un dragon des mers, Dee se retrouve à enquêter avec un jeune magistrat. Mais il devra également empêcher l’enlèvement de la courtisane Yin dont la beauté éblouit la ville entière. Deux enquêtes entremêlées qui vont lui donner bien du fil à retordre.

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          J’avais vu lors de sa sortie le premier opus de Detective Dee. Je dois avouer que j’avais été déroutée par ce film aux nombreuses références dont j’ignorais tout, au point de ne savoir qu’en dire. Voilà que le même problème se pose de nouveau avec le second volet. Je suis très bon public pour ce type de films, pourtant, si j’ai regardé celui-ci avec plaisir, j’ai parfois eu l’impression de manquer de références pour bien le comprendre (un peu moins que dans le premier tout de même, je dois bien l’admettre). J’ai souvent eu le sentiment de rater quelque chose ou de ne sans doute pas apprécier au mieux certains aspects. Je vais donc faire au mieux pour essayer de démêler un peu tout ça…

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          La première chose qui m’a sauté aux yeux, c’est l’omniprésence de la 3D. Je ne suis absolument pas une adepte de cette technologie que je juge dans l’ensemble totalement inutile. Ici, j’ai trouvé qu’elle avait sa place, donnant du relief tant au décors qu’aux scènes de combat. Ces dernières semble gagner une dimension supplémentaire (ce qui est effectivement le cas vous me direz) et le réalisateur use et abuse d’effets spéciaux pour les rendre plus impressionnantes et surprenantes à la fois. En revanche, si pour une fois j’ai trouvé la 3D employée à bon escient, j’ai également eu l’impression par moments qu’elle donnait un côté un peu « carton-pâte » au décor qui est…surprenant. Je n’arrive pas vraiment à déterminer si c’est parce que quelque chose cloche dans la manière de l’utiliser, si elle est parfois d’une qualité douteuse, ou si c’est parce que c’est moi qui ne suis définitivement pas assez habituée.

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          L’histoire m’a semblé moins construite que dans le premier mais peut-être n’est-ce qu’une impression. La débauche de péripétie rend la trame un peu brouillonne et tend à faire oublier l’idée de départ. Etrangement, ça ne m’a guère dérangée tant j’étais prise par l’histoire. Elle ne m’en a d’ailleurs pas paru particulièrement moins efficace même s’il y a un moment au milieu où j’ai décroché. Il faut bien admettre que le surnaturel et moi ne sommes pas très amis et les histoires de dragons m’ont un peu perdue. Mais finalement, cet égarement fut passager et je suis vite intéressée à la suite de l’histoire, toujours aussi riche en rebondissements. C’est dans ce genre de passages qui me déroutent un peu que je me demande chaque fois si ça ne fait pas référence à une légende chinoise dont j’ignorerais tout et qu’un public asiatique comprendrait immédiatement. Inutile de vous dire que je n’ai toujours pas trouvé la réponse. Vous remarquerez que ça fait quand même beaucoup de points sur lesquels je me sens incertaine pour un seul et même film.

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          Toutefois – et là je n’ai aucun doute – j’ai trouvé qu’il y avait des scènes magnifiques. Comme souvent dans le cinéma asiatique, il y a beaucoup de jeux de ralentis que j’ai trouvé dans l’ensemble très maîtrisés. Les combats sont aussi assez impressionnants avec quelques petites originalités qui n’étaient pas pour me déplaire. Il y a également une forme d’humour très appréciable chez le personnage de Dee qui semble à la fois invincible et en décalage avec total avec ses collègues. On frôle parfois le ridicule tant certaines scènes sont improbables mais une seule m’a semblé totalement absurde, les autres demeurant toujours étrangement belles et fascinantes. Les costumes comme les décors sont impressionnants et les références historiques nombreuses. Le personnage de Dee est d’ailleurs inspiré d’un magistrat qui a réellement existé durant l’époque Tang. Tout semble démesuré et tend au grandiose dans ce film, y parvenant assez bien sans rien perdre de sa légèreté. Un bon divertissement qui bouscule nos habitudes de spectateur occidental et m’a fait passer un très agréable moment.

Cinéma

Boyhood, un joli film sur le temps qui passe

Drame américain de Richard Linklater avec Ellar Coltrane, Patricia Arquette, Ethan Hawke

          De l’âge de 6 ans à son entrée à l’université, on suit le jeune Mason et on le voit grandir. Il vit avec sa sœur et sa mère, son père fait des apparitions irrégulières dans leurs vie. Déménagements, rencontres, premiers amours, autant d’étapes qui le mèneront vers la vie d’adulte.

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          Ce film m’intriguait beaucoup, non pas pour son sujet, somme toute assez banal, mais pour sa réalisation. En effet, le réalisateur, Richard Linklater, a tourné ce film sur 12 ans : chaque année, il réunissait les mêmes comédiens pour filmer cette histoire sur le temps qui passe. Une idée originale qui ne donne pas l’assurance de voir un grand film – d’autant que le sujet, assez intime, n’est pas trop dans mes préférences – mais qui mérite tout de même qu’on s’y arrête. Je suis toujours attirée par les films atypiques, ils ne sont pas toujours exceptionnels mais ils ont le mérite de tenter de renouveler le cinéma, ce qui a tendance à me rendre un peu plus indulgente à leur égard.

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          J’avais entendu un peu tout et n’importe quoi sur ce film mais je dois avouer que dans l’ensemble, ce qui en ressortait, c’est que beaucoup s’étaient ennuyés ferme. Ca m’a d’ailleurs fait hésiter un moment à aller le voir et je ne me suis décidée que (très) tardivement. Grand bien m’a pris, car finalement, j’ai trouvé ce film non seulement intéressant mais aussi agréable à regarder. Il n’est pas rare dans un film de voir des personnages grandir ou vieillir, mais cela suppose soit des acteurs différents, soit un maquillage imposant. Il est assez étrange ici de les voir évoluer au fil des années d’une manière qu’on aurait sans doute pas imaginée. En effet, habituellement, on essaie de faire en sorte que l’adulte ressemble à l’enfant qu’il a été. Ici, bizarrement, le changement entre l’enfance et l’âge adulte est impressionnant, surtout chez la sœur de Mason, assez ronde étant enfant et qui change du tout au tout en grandissant. Il est déroutant de voir les personnages évoluer d’une scène à l’autre, de voir leur apparence se transformer à chaque étape de leur vie de manière parfois saisissante. C’est aspect du film que j’ai trouvé à la fois troublant et vraiment intéressant.

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           Bien que le dispositif de tournage soit hors-normes, ce film reste par bien des aspects assez classique. Il s’en dégage une simplicité qui surprend là où on se serait peut-être plus attendu à quelque chose d’esthétisant ou d’intello. J’ai trouvé que la durée du tournage n’était pas mise en avant mais se fondait au contraire dans l’histoire, ce que j’ai bien apprécié. S’il y a quelques jolies scènes et des images que j’ai parfois trouvé poétiques, le réalisateur fait peu d’effets de style. Quant à l’histoire, racontée de manière linéaire, elle est finalement assez banale : celle d’une famille comme tant d’autre au milieu de laquelle grandit un petit garçon comme les autres. D’ailleurs quelques passages agaceront peut-être par un certain conformisme, on ne peut pas douter être dans un film américain et il est presque étrange qu’un procédé si particulier soit mis au service d’une histoire aussi convenue. Etrangement, ça ne m’a pas réellement dérangée tant j’étais accaparée par l’évolution des personnages. Je m’ennuie souvent dans ce genre de films mais bien que celui-ci soit long (2h45 tout de même !), je n’ai pas vu le temps passer. Je me suis coulée dans le rythme assez lent mais régulier en y trouvant un certain plaisir.

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          Je n’irai pas non plus jusqu’à dire que j’ai passé un excellent moment et que j’ai trouvé ce film exceptionnel. J’ai d’ailleurs l’impression d’être une des rares qui sans s’être ennuyée, ne crie pas non plus au génie. J’ai trouvé l’histoire certes déjà vue mais bien traitée, la manière de filmer agréable sans rien avoir à mes yeux de particulièrement remarquable pour autant, les acteurs plutôt bons et il se dégage du tout un charme qui ne m’a pas laissée insensible. La vraie valeur ajoutée réside évidemment dans son concept qui donne de la force aux images qui défilent mais aussi un certain dynamisme. Ce film ne laisse pas indifférent et possède des qualités indéniables. Rarement on a vu le temps qui passe aussi bien représenté. Au fil du temps, les personnages gagnent en épaisseur, on s’y attache et bien qu’ils n’aient rien d’exceptionnel (ou justement pour ça ?) ils sont criants de vérité.

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          Si j’ai aimé les suivre, je n’ai pas non plus été embarquée, enthousiasmée, exaltée. Il n’est pas pour moi ce genre de films-là mais plutôt de ceux, discrets, qu’on apprécie avec plus de mesure sans pour autant avoir rien à leur reprocher, ils font simplement d’une autre catégorie, celle des petits films qui charment et non des chefs-d’œuvres qui bouleversent. Cela n’ôte rien à sa qualité et surtout pas à l’originalité de son concept qui fera sans doute date. Certains s’ennuieront peut-être, en raison d’une certaine lenteur et de la durée mais j’ai pourtant trouvé que ça valait la peine de faire un petit effort pour voir le résultat : voir ainsi la vie se dérouler a un côté fascinant. Une idée de départ un peu folle pour un film réussi sur le temps qui passe à la fois ordinaire et surprenant. J’ai aimé me laisser porter par son rythme particulier et j’ai trouvé agréable de voir ainsi le temps défiler.

Cinéma

Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu ?

          Claude et Marie Verneuil sont très « vieille France ». Issus de la bourgeoisie, ils espéraient voir leurs 4 filles prendre leur chemin et épouser de bons catholiques. Après que les 3 premières ont épousé un musulman, un juif et un chinois, tous les espoirs reposent sur la petite dernière. 

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          On a entendu parler de cette comédie partout avant le début de l’été. Impossible de passer à côté. Bien que ceux de mes amis qui l’avaient vue m’en ait dit du bien, je dois admettre que je n’avais aucunement l’intention d’aller la voir. Je ne suis pas très bon public pour les comédies et suis plutôt adepte d’un humour grinçant, j’avais donc peur de ne guère apprécier ce film-là. Toutefois, selon mon habitude, un jour où je passais devant le cinéma et qu’il n’y avait pas grand chose qui me tentait, dans une soudaine envie de légèreté, je me suis lancée. Après tout, si ce film avait fait rire la moitié de la France, pourquoi pas moi ?

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          Pourtant, très vite j’ai senti que mes pires craintes étaient fondées et que je n’allais clairement pas rire de bon cœur. Contrairement à ce que j’avais entendu dire, le film ne nous épargne aucun cliché. Il est vrai cependant que tout le monde en prend pour son grade : les noirs, les chinois, les arabes, les juifs et les bourgeois. Le film manque malheureusement de finesse pour démonter les a priori et se contente de les aligner dans des situations qui prêtent (théoriquement du moins) à sourire. Rares sont les moments que j’ai trouvé drôles même si ça s’arrange un peu sur la fin, qui s’avère d’ailleurs sans surprise.

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          Du point de vue de la réalisation, rien de bien original à signaler, c’est banal, avec des images plutôt plates et un jeu d’acteurs inégal où les jeunes s’en sortent plutôt mieux que leurs aînés. L’histoire est téléphonée, et on voit venir les rebondissements longtemps, longtemps à l’avance. Même si je ne cours pas après, j’ai dû voir trop de comédies pour me laisser surprendre visiblement. Même si quelques scènes sont assez bien vues – moi qui déteste les engueulades au cinéma, j’ai été servie ! – j’ai rarement souri et me suis ennuyée ferme. Un film qui joue avec les clichés sans réussir totalement à s’en extirpé et s’avère au final tristement banal. Un succès qui m’a totalement échappé.

Cinéma

Jimmy’s Hall, un Ken Loach en demie-teinte

Drame historique britannique de Ken Loach avec Barry Ward, Simone Kirby, Andrew Scott

          Après 10 ans passés aux Etats-Unis, Jimmy revient en Irlande pour aider sa mère. Les jeunes le poussent à rouvrir le « Hall », un lieu où ils pourraient se retrouver pour étudier, discuter ou danser. Mais l’Eglise et les propriétaire terriens pourraient bien se montrer réfractaires aux idées progressistes du jeune homme.

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          Je n’aime pas toujours le cinéma souvent très austère de Ken Loach mais cette histoire-là me tentait beaucoup. Pourtant, je n’ai pas été aussi emballée que je l’aurais espéré. J’ai bien du mal à m’expliquer pourquoi. Pourtant j’ai bien aimé ce film, l’histoire est intéressante, c’est bien joué, bien filmé, il n’y a pas grand chose à y redire si ce n’est que j’aurais peut-être souhaité ressentir encore plus l’aspect politique qui m’a semblé un peu effacé par une certaine légèreté entre vie du dancing et romance naissante. Je sais, d’habitude je trouve Ken Loach trop sérieux et là je me plains que ça ne le soit pas assez, que voulez-vous, on est tous pleins de contradictions !

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          Je dois admettre que je ne sais trop que dire de ce film dont on a tellement parlé ! Esthétiquement et techniquement parlant, c’est impeccable. Il y a de très belles images, la musique est sympa, les acteurs sont très convaincants. Aucun reproche à lui faire ni sur la mise en scène, ni sur le rendu final. L’histoire quant à elle est bien menée et plutôt convaincante, avec en toile de fond les problèmes politiques irlandais. La romance est peut-être en trop de mon point de vue mais elle reste suffisamment discrète pour ne pas desservir le propos. De plus, il y a quelques très jolies scènes particulièrement plaisantes. Le tout en fait un film sympathique et agréable à regarder. Mais on en attend un peu plus d’un Ken Loach, un engagement un peu plus prononcé que ne doit pas masquer la légèreté du ton. Et j’ai trouvé que c’est par-là que le film pêchait un peu : il peine à trouver un équilibre entre le fond et la forme.

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           C’est vrai que j’ai toujours eu un gros faible pour le cinéma engagé, je suis donc sans doute assez exigeante en la matière. Je dois même avouer que je préfère sans doute les messages un peu appuyés quitte à ne pas toujours faire dans la subtilité. Ici on ne peut pas dire que l’aspect politique soit absent, loin de là, mais c’est vrai que j’aime les prises de positions un peu plus tranchées, les messages forts. Je crois que c’est tout simplement ce qui m’a manqué dans ce film auquel je n’ai pourtant rien à reprocher. Je l’ai trouvé très agréable, j’ai passé un bon moment mais je ne pense pas qu’il me marquera outre mesure. Malgré son sujet intéressant et instructif, il reste pour moi plutôt de l’ordre du divertissement. Un film agréable et très bien réalisé qui manque sans doute un peu de verve pour marquer les esprits.