Quand le père de la belle Xiaoying (Fleur de printemps) est cruellement assassiné, la laissant seule avec sa mère, elle promet d’épouser celui qui vengera sa mort. Mais elle n’avait pas prévu que ce serait un tigre qui relèverait le défi. Tiendra-t-elle sa promesse ? La belle peut-elle vraiment aimer la bête ?
Ce conte chinois est déroutant. L’histoire est très belle et magnifiquement illustrée. Des caractères chinois constellent le texte et sont traduits, le rattachant fortement à ses origines. Le texte est extrait d’un recueil d’histoires fantastiques publié par un auteur chinois en 1792. Les illustrations et enluminures mêlent tradition et modernité, à mi-chemin entre les estampes traditionnelles chinoises et l’Art Nouveau occidental. En quelques pages, on s’immerge dans la culture traditionnelle chinoise qu’agrémente la modernité des dessins. Une histoire qui sort de l’ordinaire et des illustrations splendides. Ce texte s’adresse plutôt à des enfants déjà grands (8 ans). Un très beau livre qui j’espère rejoindra bientôt votre bibliothèque.
Pour en savoir plus, c’est ici et pour d’autres titres de cette maison d’édition qui nous fait avec joie découvrir les traditions chinoises, allez faire un tour sur le site d’HongFei.
Song-Hwa est une petite fille de 11 ans qui vit seule avec sa grand-mère chamanesse. Elle n’a jamais connu ses parents mais espère en secret que son père un jour reviendra.Elle confie ses rêves à son amie Yeong-bun… et à la lune.
J’ai beaucoup aimé ce livre destiné aux 10-12 ans. Il est bien écrit (même si après Laurent Gaudé, forcément, ça paraît un peu fade) et l’histoire est prenante. Ca change de ce qu’on a l’habitude de voir pour cet âge-là. L’auteur aborde au fil de l’histoire de grands thèmes : la famille, l’amitié, le partage, les croyances ou encore la mort. Si des pistes de réflexion sont apportées, le ton ne de vient jamais moralisateur, ce que j’ai grandement apprécié. On apprend également beaucoup de choses sur l’histoire et les coutumes coréennes. Un texte plein de poésie, malheureusement bien loin des préoccupations de la plupart des enfants de cet âge. A confier plutôt à des enfants sages avides de découvrir de nouveaux horizons.
Tu n’imagines pas à quel point ça me manque de ne pas pouvoir prononcer les mots « papa » et « maman » à haute voix. Pour les autres, c’est aussi normal que de respirer, mais, moi, je n’y suis jamais arrivée… Toi, quand tu t’ennuies de ta maman, tu peux toujours te rappeler son visage. Moi, je n’ai jamais vu ma mère.
Song-Hwa sourit. A ses yeux, la plus grande valeur de cette épingle était celle du souvenir. Toujours, elle lui rappellerait sa grand-mère. Peu importait sa valeur marchande.
Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste nos 10 livres préférés en fonction d’un thème défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture. Je n’aime pas beaucoup les classements, étant incapable de m’en tenir à une liste, mais Gwen m’a demandé de répondre à celui de cette semaine sur
Les 10 livres qui ont bercé votre enfance
1 ) Hansel et Gretel : un classique que mon grand-père me lisait le soir au coin du feu et qui me terrifiait autant qu’il me fascinait. Sans doute l’une des histoires lues et relues le plus souvent.
2 ) Los bons amics : une belle histoire d’entre-aide, bien plus connue sous son titre français, Les bons amis, mais que ma maman m’a toujours lue dans sa version occitane, ce qui lui donnait tout son charme.
3 ) La vache orange : parce que j’aime les vaches, que mon premier mot a même été « meuh » et qu’en orange c’est encore plus beau.
4 ) Pierre et le loup : un magnifique livre pop-up qui s’ouvrait comme un petit théâtre. Et bien sûr, la découverte au passage de la très belle musique de Prokofiev.
Photo : Ribambinelles
5 ) La Princesse fine-mouche : LE livre de mon enfance qu’aujourd’hui encore je lis et relis avec plaisir. Une princesse indépendante qui ne se laisse pas compter fleurette par le 1° venu !
6 ) Ernest et Célestine : parce que les personnages sont mignons et que j’aimais beaucoup la douceur des aquarelles.
7 ) La totalité des albums Caroline : ses aventures avec sa bande de chiens sont poilantes, je ne m’en lassais pas ! Mon préféré reste sans doute Caroline aux sports d’hiver, sorte de Bronzés revisités pour enfants. Bien plus drôle que sa célèbre cousine Martine.
8 ) Arc-en-Ciel : parce qu’il brille, que les dessins sont magnifiques et que l’histoire est mignonne (eh oui, j’ai eu un coeur un jour !)
9 ) Les lettres de mon moulin : j’ai toujours eu une peur bleue de La chèvre de Monsieur Seguin mais Le secret de maître Cornille est resté très longtemps une de mes histoires préférées.
10 ) Les contes de la rue Brocard : je les aimais tous ! Tellement que je les connaissais presque par coeur. Rien que d’y penser, j’ai envie de les relire sur le champ !
Bien sûr, la liste est non-exhaustive et fournie dans un joyeux désordre. Je me suis contentée des livres de ma petite enfance, ceux qu’on m’a lus plus que je ne les ai lus de moi-même. Bien d’autres livres m’ont marquée : Monsieur chien, entres autres (un livre ayant appartenu à ma maman quand elle était petite), et beaucoup beaucoup de contes. Et je ne vous parle que de ceux que j’ai découverts avant mes 7 ans !
J’ai un énorme regret, c’est de les avoir presque tous donnés lors de mon déménagement. Faute de place, je me suis défait de ces livres dont je ne pensais plus avoir l’usage. Rares sont les survivants. Aujourd’hui, bon nombre sont désormais introuvables. Et je regrette de ne pas avoir gardé quelques uns de ces trésors pour les transmettre à mon tour à mes hypothétiques enfants. En espérant qu’au moins ils auront fait beaucoup d’autres petits heureux et auront déclenchés de nouvelles vocations pour la lecture.
Sur l’île Turbin, on fabrique des livres mais personne n’a le temps de les lire. Le roi Dontontairalenom exige qu’on travaille toujours plus. Mais un jour le révolte gronde, un rêve est né : « travailler moins pour lire plus ».
Un petit livre dont le titre a de suite piqué au vif ma curiosité. Bon, honnêtement, je n’ai pas grand chose à en dire. Tout est dans le titre. J’avoue avoir été un peu déçue. J’ai beaucoup aimé l’idée mais le contenu reste finalement assez classique. Il y manque un sans doute un brin de finesse ou d’érudition pour me plaire. Ca reste léger et sans surprises. Une bonne idée tout de même et un livre qui a le mérite de défendre la lecture auprès des petits. Et pour les grands, affiches et badges se chargent de faire passer le message.
Sur le troisième mont, le mont Pin-Pon, on fabrique de la bonne santé : des médicaments calmants, des sirops anti-rots, des vaccins anti-piqûres… et surtout les redoutables suppositoires-aux-orties qui permettent à tous les habitants de courir comme des lapins quand ils vont au travail le matin !
Le 27° salon du livre et de la presse jeunesse se tiendra 30 novembre au 5 décembre à Montreuil. L’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans. Cette année, le Mexique est mis à l’honneur. Il y aura également des rencontres avec les auteurs d’Outre-mer et une exposition consacrée au cirque.
Ce salon permet de découvrir l’offre proposée aux enfants. Le secteur jeunesse est très créatif et ce genre d’évènements est là pour le prouver. L’occasion peut-être de donner à vos enfants l’envie de lire, mais également de commencer vos achats de Noël.