Mes lectures

Cher Monsieur Queneau

          Cet ouvrage rassemble des lettres reçues par Raymond Queneau, éditeur chez Gallimard, en accompagnement de manuscrits. Certaines sont droles, d’autres touchantes. Tous les genres s’y cotoient dans une galerie d’auteurs méconnus qui n’ont pas eu la chance de voir leurs écrits publiés.

          J’ai trouvé l’idée de ce livre très bonne et en ai fait mon livre de chevet dès qu’il a rejoint ma bibliothèque. Petite frustration toutefois car si nous avons les lettres de ceux qui espèrent devenir de célèbres auteurs, nous n’avons ni les réponses qui leurs sont adressées, ni les textes qui les accompagnaient. Ainsi sorties de leur contexte, si certaines restent amusantes, on regrette de ne pouvoir en savoir plus. Un livre intéressant donc mais auquel il manque toutefois un petit quelque chose pour nous tenir vraiment en halène. En revanche, l’objet en lui-même est très réussi, avec une belle couverture et des reproductions de lettres qui viennent agréablement ponctuer la lecture.

Cher Monsieur,

Il y a belle lurette que je meurs d’envie de vous écrire, seulement deux raisons m’en ont toujours empêché ! Une raison mineure : ma timidité, une raison majeure : je n’arrivais pas à trouver votre adresse…

Mes lectures

Top ten tuesday (19/06)

          Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.

Cette semaine, le thème est :

Les 10 livres que vous aimeriez lire cet été

          Je choisis toujours les livres que je vais lire au dernier moment, selon mon état d’esprit au moment de piocher dans ma bibliothèque. Il est donc a peu près impossible pour moi de dire ce que je voudrais lire cet été (ou l’hiver prochain, peu importe la saison). Mes envies de lecture étant dans l’absolu quasi-illimitées, une liste de 10 s’annonce d’autant plus difficile. N’ayant pas de vacances, le choix ne varie pas vraiment du reste de l’année, mais je vais tenter une liste plutot légère, à la fois par le contenu et par le poids de papier à transporter dans mon sac. Des auteurs que j’aime, d’autres qui sommeillent dans ma bibliothèque et surtout pas mal de découvertes. Un ou deux gros morceaux aussi, pour le plaisir de prendre le temps de s’immerger dans une looongue histoire.

1) La guerre et la paix, de Leon Tolstoï. Peut-être vais-je enfin finir par trouver le courage d’ouvrir ce grand classique de la littérature russe avant l’arrivée de l’automne. Qui sait ? L’espoir fait vivre…

2) L’assassin royal, de Robin Hobb. Ou n’importe quel autre tome 1 de série st-fantasy qui hante ma bibliothèque.

3) Rêves  de mon père, de Barack Obama. Il patiente depuis bien longtemps sur son étagère, il serait peut-être temps de l’en déloger.

4) Un polar. Je ne sais pas encore quoi. Un petit Mankell peut-être. Je délaisse le genre depuis un certain temps déjà et ça commence à sérieusement me manquer, il va falloir y remédier. Quant à savoir sur qui je vais jeter mon dévolu, nous verrons bien.

5) Ce que je sais de Vera Candida, de Véronique Ovaldé. Je n’ai jamais rien lu de cet auteur et je voudrais m’y essayer.

6) Les larmes de Tarzan, de Katarina Mazetti. J’avais trouvé Le mec de la tombe d’à côté divertissant, pourquoi pas lire un autre ouvrage du même auteur ?

7) La promesse de l’aube, de Romain Gary. Depuis le temps que je veux le lire, peut-être que je vais finir par le faire tout de même.

8) La clé de l’abîme, de José Carlos Somoza. J’aime énormément Somoza, dont je ne peux que recommander encore Clara et la pénombre, je compte donc bientôt me faire le plaisir d’en lire un autre.

9) Le loup de mers, de Jack London. Je suis une inconditionnelle de London, j’en lis un tous les 6 mois à peu près, le prochain sera donc pour bientôt.

10) Même les cow-grils ont du vague à l’âme, de Tom Robbins. Je ne sais pour quelle étrange raison je n’ai toujours pas lu ce livre qui me tente tant. Un jour c’est sûr, je le lirai !

          Pas sure qu’un seul des romans cité ci-dessus soit finalement ouvert avant la fin de l’été. Il y en a tellement d’autres qui m’appellent ! Le système Victoria, la biographie de Marie-Antoinette, le dernier Manuela Drager (alias Antoine Volodine), le tome 2 du Pacte de Minuit… et tant d’autres ! Verdict dans quelques semaines. Et vous, qu’allez-vous lire cet été ?

Mes lectures

Pourquoi moi ?

          En cambriolant une petite bijouterie, Dortmunter empoche par hasard le Brasier de Byzance, le plus gros rubis du monde, que les États-Unis devaient remettre à la Turquie. Aussitôt police, FBI, services secrets, truands et mafias de tous les pays se lancent à sa recherche. Il n’a plus alors qu’une seule obsession : rendre la bague et retrouver la tranquillité en faisant oublier le plus gros casse de sa vie. La tache s’annonce difficile.

          L’histoire repose sur un énorme malentendu, dont le personnage (qu’on a déjà pu croiser dans d’autres romans de cet auteur) est un habitué. Ce voleur raté a un don pour se mettre dans des situations improbables qui amusent le lecteur à tous les coups. On retrouve l’humour grinçant de Donald Westlake qui manie avec une grande habileté les situations les plus cocasses. Le style est alerte, enlevé, on ne s’ennuie pas une seconde, allant de péripétie en péripétie, se délectant des malheurs de notre héros. La galerie de personnages est savoureuse et on se demande jusqu’à la fin comment ce sac de noeuds va bien pouvoir finir par se démêler. Un roman noir des plus réussis, on en redemande.

Malcholm Zachary, ça lui plaisait d’être un agent du FBI. Cela conférait à tous ses actes un élément de tension tout à fait fascinant. Quand il descendait de voiture et qu’il claquait la porte, il ne le faisait pas comme n’importe qui, il le faisait comme un agent du FBI : un pas, un quart de tour, une poussée sur la portière, et bing, tous les gestes enchaînés, les muscles souples, solide et déterminé, gracieux tout en restant viril. Malcolm Zachary buvait son café comme un agent du FBI, il écoutait en silence comme un agent du FBI.

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Une fois une gonzesse a été raconter des trucs sur moi, dit Tiny. Je l’ai pendue à une corniche d’immeuble avec son collant. (Il secoua la tête.) Elle n’aurait pas dû acheter des collants de mauvaise qualité.

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Quand la vie devient dure, les durs reprennent vie.

Mes lectures

Chevalier de l’ordre du mérite, Sylvie TESTUD

          Sybille travaille dans une compagnie d’assurance pour animaux. Carriériste, elle fait passer son emploi avant son couple. Mais à la maison aussi elle veut tout contrôler, ne supportant pas de voir traîner la moindre miette. Adrien, son compagnon, n’en peut plus de tant de stress face à lui, une solution s’impose pour calmer le jeu : employer une femme de ménage. Une mission qui s’annonce plus ardue qu’il n’y paraît.

          Le style de cet ouvrage m’a étrangement rappelé Amélie Nothomb, avec un vague côté Stupeur et tremblements (ce qui en l’occurrence est plutôt un compliment tout de même) : le même fraîcheur, la même légèreté. Un talent un peu moindre sans doute mais une écriture agréable tout de même, première bonne surprise de ce livre. L’histoire est plutôt efficace également, le côté un peu névrosé du personnage apporte une petite touche d’humour, et on se reconnaît forcément un peu dans l’un ou l’autre des protagonistes.Je n’ai ps grand chose à ajouter sur ce livre. Ce n’est pas exceptionnel, ça ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais j’ai assez apprécié cette lecture qui est somme toute agréable et m’a permis de découvrir une nouvelle facette de Sylvie Testud.


Dès que je passe la porte de notre appartement, je me transforme. Sans plus aucune coquetterie, je retire mes escarpins, je jette mes vêtements dans la panière à linge sale. Je m’attache les cheveux sur le sommet du crâne, remonte mes manches, et c’est parti pour le rodéo de l’ordre et de la propreté. Une chorégraphie d’un genre peu sexy, à laquelle je ne renonce que tombante de sommeil.
Pauvre Adrien : il vit avec une mégère.

Mes lectures

Méfiez-vous des femmes, Catherine EUVRARD

          Les femmes ont longtemps été considéré comme des choses fragiles et discrètes, pas bien méchantes et encore moins dangereuses. Mais les rapports de force ont changé, les femmes prennent le pouvoir. Elles aussi réclament l’indépendance, des responsabilités, les hommes se sentent menacés. Petit mode d’emploi des femmes d’aujourd’hui. 

          J’ai bien aimé ce petit livre plein de légèreté. Il dresse le portrait de 12 types de femmes qu’on a tous croisés et qui s’éloigne bien de l’image de la femme effacée. Des femmes qui nous font sans doute un peu peur et dont il est parfois bon de se méfier. Les portraits sont assez justes et point trop moralisateurs, ce qui est appréciable. En revanche, il y a un point sur lequel je suis en total désaccord avec l’auteur : le couple. L’homme semble être considéré comme une propriété privée, manquant de volonté face à une femme aux atouts généreux, et qu’il faut protéger à tout prix. La jalousie semble être de mise. Pour ma part je ne comprends absolument cette possessivité exacerbée. Un peu confiance que diable, en soi et dans son partenaire tant qu’à faire. Du coup, certains passages m’ont profondément agacée… Cela mis à part, un livre agréable tout de même. Le petit plus : une couverture rétro absolument charmante !

Les femmes ont changé, disais-je. Aux atouts qu’on leur reconnaissait traditionnellement dans leurs relations à l’autre sexe – l’art de la séduction et de la dissimulation, l’intuition, la persévérance… – elles ont ajouté de nouvelles armes, considérées jusqu’ici comme « masculines » : la confiance en soi, l’esprit de décision, la volonté de réussir à tout prix, le réseau de copains, l’égoïsme décomplexé, l’emploi immodéré de la goujaterie, de la brutalité et même de la force.

Méfiez-vous des femmes, Catherine Euvrard

Eyrolles, 120 pages, 12€90