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Rentrée littéraire : sorties attendues

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          La rentrée littéraire est de retour avec ses 560 romans dont une soixantaine de nouveaux écrivains (66 précisément) et sa course aux prix littéraires. Cette année, beaucoup d’auteurs que j’aime sont au rendez-vous. J’avais trouvé la rentrée dernière un peu tristounette, m’y intéressant très peu (vous pouvez toutefois la retrouver ici), mais j’avoue faire preuve cette fois d’une certaine excitation à l’idée de retrouver mes chouchous. La rentrée littéraire pour moi c’est un peu un an sur deux… Je suis loin d’avoir parcouru la liste de toutes les sorties mais voici ce que j’ai retenu des sorties des prochaines semaines.

Les auteurs que j’attends :

          Serge Joncour, un auteur que j’affectionne particulièrement pour son humour noir et qui publie avec une régularité de métronome au rythme d’un roman tous les deux ans. Les retours sont très positifs (j’ai la vague impression que toute la bloguosphère l’a reçu sauf moi, snif) et j’ai hâte de le lire. Andréï Makine, un de mes auteurs préférés depuis La musique d’une vie et La vie d’un homme inconnu. Même si son œuvre oscille entre des demies réussites et des romans bouleversants, on n’est jamais réellement déçu. Laurent Gaudé, j’ai lu peu de choses de lui mais j’ai chaque fois été très convaincue. Sa plume poétique sort du lot, je ne sais pas encore si j’aurai l’occasion de l’acheter mais il fait partie des sorties que j’attends. Jean-Claude Lalumière, j’avais adoré son premier roman, détesté le deuxième et moyennement le troisième, qu’en sera-t-il du dernier ? Sophie Daull, il y a un an, elle était la révélation de la rentrée littéraire avec un roman bouleversant sur la mort de sa fille. Elle revient avec un texte sur sa mère qui je l’espère aura la même force. Jim Fergus, l’auteur de La fille sauvage. Fervent défenseur de la culture amérindienne, il signe une œuvre de qualité et ses romans sont bien trop rares à mon goût, la parution d’un nouvel opus, la suite de l’excellent Mille femmes blanches est un petit événement littéraire. J’ai découvert Joyce Maynard, il y a deux ans et j’aime beaucoup ce qu’elle fait. Des polars psychologiques assez sombres et diablement efficaces, je suis impatiente de découvrir le dernier. Jim Harrison, un maître de la littérature des grands espaces américaine. Il est mort il y a quelques mois et ceci est un roman posthume. Je préfère les œuvres achevées mais je serais quand même curieuse d’y jeter un œil.

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Les livres lus ou à lire :

          Déjà dans ma bibliothèque, des livres reçus en service de presse. J’en ai lus certains, d’autres pas encore. Pour la plupart, je n’en connaissais pas les auteurs. J’y ai déjà trouvé beaucoup de bonnes surprises dont je vous parlerai bientôt (d’ici la fin du mois, histoire qu’on ait un peu plus avancé dans les sorties).
Yaak Valley Montana, Voici venir les rêveurs, La légende, Vie prolongée d’Arthur Rimbaud, Un travail comme un autre, Une nuit Markovitch, M pour Mabel, Muse, The girls, La suture, L’indolente, La tentation d’être heureux, Ainsi fleurit le mal, Watership down, Vintage. Et qui sait, peut-être que d’autres viendront.

Mais aussi :

          Laurent Mauvignier, Philippe Forest, Véronique Ovaldé, Amélie Nothomb, Yasmina Khadra, Yasmina Reza, Jonathan Coe, Sophie Adriansen, Jean-Paul Dubois, Karine Tuil, Eric-Emmanuel Schmitt, Audur Ava Olafsdottir, Antonio Muñoz Molina, Jean-Michel Guenassia, Amos Oz, Tonino Benacquista, Eric Faye, Laurence Tardieu, Philippe Delerm, Chloé Delaume, Philippe Sollers, Marie Ndiaye, Fannie Flagg, Pascal Quignard, Salman Rushdie, Nathacha Appanah, Jean d’Ormesson, Catherine Cusset, Jean Teulé. Liste non-exhaustive, cela va sans dire.

         Et vous, vous avez fait vos repérages pour la rentrée ? Lesquels prévoyez-vous de lire pour bien finir l’été ?

L’amour entre les rayonnages

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La bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarine Bivald

 

          Sara est une jeune femme timide qui vient de perdre son travail de libraire en Suède. Amy est une vieille dame cultivée qui vit au fin fond de l’Iowa. Elles correspondent toutes deux depuis longtemps autour des livres et Sara décide d’aller lui rendre visite pour l’été mais les choses vont prendre une bien drôle de tournure.

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          C’est LE livre dont toute la blogosphère a parlé en début d’année. Genre « un chef-d’oeuvre », « tellement émouvant » et j’en passe. Je me suis alors retrouvée face à un terrible dilemme : que faire d’un livre contenant à la fois un de mes mots préférés et un de ceux qui me rebutent le plus – je vous laisse deviner lequel est quoi. Sans compter que généralement les grands succès et moi ne sommes pas très copains (il en faut toujours une qui n’aime pas, le fameux esprit de contradiction). Je me suis quand même lancée, histoire de mourir moins bête (ou pas).
Sans grande surprise, je suis ressortie de cette lecture assez mitigée. Il faut bien l’admettre, ça aurait pu être pire, je n’ai pas franchement détesté – loin s’en faut, j’ai même pris plaisir à cette lecture – mais il y avait clairement une erreur de casting. On est face à une histoire d’amour pour midinettes alors que je ne les aime (presque) que tragiques. L’histoire est rafraîchissante et plutôt sympa sur une grosse première partie, ensuite ça devient beaucoup plus prévisible et les bons sentiments deviennent plus pesants. J’ai eu l’impression qu’après un début plutôt réussi, la fin avait été un peu bâclée. Les personnages manquent un peu de caractère et de profondeur à mon goût, ils auraient mérité d’être plus contrastés. Certains éléments de l’histoire peuvent sembler quelque peu improbables mais je me suis laissée porter par le déroulé des événements. L’écriture quant à elle est assez « neutre » : pas exceptionnelle mais plutôt agréable. Une lecture un peu légère à mon goût mais qui ravira sans doute les plus romantiques d’entre vous.

Quelle terrible prise de conscience : savoir qu’il y avait tant de livres qu’elle ne toucherait jamais, tant d’histoires qui se poursuivraient sans elle, tant d’auteurs anciens qu’elle n’aurait pas le temps de découvrir !

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Tu sens? L’odeur des livres neufs. Des aventures pas encore lues. Des amis dont on n’a pas encore fait la connaissance, des heures d’escapade hors de la réalité qui attendent.

Le cœur entre les pages, de Shelly King

 

          Maggie a 34 ans et vient d’être licenciée d’une start up de la Silicon Valley. Depuis, elle passe ses journées à traîner au Dragonfly, une petite librairie de livres d’occasion. En cherchant un livre pour un club de lecture, elle va tomber sur une étrange correspondance amoureuse dans L’amant de Lady Chatterley qui va devenir une véritable obsession.

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          Je n’avais visiblement pas ma dose de romance puisque j’ai enchaîné avec ce roman que m’a envoyé l’éditeur. Je m’attendais à y trouver à peu près la même chose que dans le précédent et ç’a été plus ou moins le cas. On y trouve en tout cas des livres et une histoire d’amour. Mais j’ai peut-être trouvé ce roman un peu plus abouti. L’histoire est relativement originale tout en restant plausible. J’ai bien aimé les personnages atypique, tous plus ou moins asociaux et décalés, ce qui crée une drôle d’ambiance que j’ai bien aimée. En dehors du décor, rien de très original mais j’ai bien aimé cette histoire. J’ai trouvé que ça traînait un peu en longueur sur la fin avec quelques passages un peu mièvre (c’est un roman d’amour, je saiiis) mais heureusement ça n’a pas trop duré. Si c’est un roman d’amour, c’est d’ailleurs plutôt une déclaration d’amour aux livres – avec quelques maladresses, il faut bien l’admettre – qu’une romance à proprement parler. Le style manque sans doute un peu de finesse, restant très simple. Finalement, même si ce n’est pas franchement mon style de littérature, j’ai bien aimé cette lecture légère et agréable.

Les librairies sont des créatures romantiques. Leurs marchandises vous séduisent et leurs problèmes vous brisent le coeur. Tous les grands lecteurs rêvent d’en avoir une. Ils pensent que passer la journée au milieu de tous ces livres sera le grand accomplissement de leur passion.

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Ce sont nos imperfections qui nous rendent plus dignes d’amour.

Rentrée littéraire 2014 : les sorties à surveiller

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          Ca y est, la rentrée littéraire est arrivée. Dès la semaine prochaine, les premiers romans seront exposés sur les tables des libraires. Cette année, ce sont 607 romans qui vont paraître d’août à octobre, 404 romans français, 203 étrangers et 75 premiers romans. Une fois encore il y a de quoi faire ! Voici une « petite » sélection des sorties que j’ai repérées, soit tout de même 35 livres dont 8 étrangers. Pas de premiers romans dans cette liste, ils sont toujours particulièrement difficiles à débusquer avant les premiers avis des critiques et libraires. Peut-être aurai-je l’occasion de vous parler de quelques-uns d’entre eux les prochaines semaines. Retrouvez la fiche Babelio de chaque roman – avec la description, la couverture et les premières critiques – en cliquant sur le titre.

Littérature française

Ceux que j’attends avec impatience :

L’écrivain national, Serge Joncour, Flammarion. Le jour où Serge arrive en résidence d’écriture dans une petite ville du Centre, un vieux et riche maraîcher disparaît. L’écrivain décide de mener l’enquête. Sortie le 27/08.

La dévoration, Nicolas d’Estienne d’Orves, Albin Michel. L’éditrice de Nicolas voudrait qu’il se renouvelle, il choisit alors d’écrire sur le cannibale japonais Morimoto et de se confronter à ses propres démons. Sortie le 20/08.

Terminus radieux, Antoine Volodine, Le Seuil. La Taïga est désertée après l’irradiation de la Sibérie suite à plusieurs accidents nucléaires. Pourtant, des êtres étranges tentent de continuer à faire vivre l’Union Soviétique. Sortie le 21/08.

Pas pleurer, Lydie Salvayre, Le Seuil. Récits croisés d’une mère et sa fille sur la guerre civile espagnole. Deux femmes, deux visions des événements et du monde. 21/08.

Mécanismes de survie en milieu hostile, Olivia Rosenthal, Verticales. Récit d’apprentissage, thriller métaphysique ou manuel d’exorcisme, ce livre raconte comment esquiver les coups et si possible comment les rendre. Sortie le 21/08.

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Les incontournables de la rentrée littéraire :

Oona & Salinger, Frédéric Beigbeder, Grasset. Le jeune écrivain Jerry Salinger rencontre Oona O’Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain, en 1940. « Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant ». Sortie le 20/08.

Charlotte, David Foenkinos, Gallimard. Charlotte Salomon, artiste peintre, est morte à l’âge de 26 ans. Portrait d’une femme exceptionnelle au destin tragique. Sortie le 21/08.

Pétronille, Amélie Nothomb, Albin Michel. « Au premier regard je la trouvai si jeune que je la pris pour un garçon de quinze ans. » Sortie le 20/08.

On ne voyait que le bonheurGrégoire Delacourt, JC Lattès. « Une vie, et j’étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros. » Un assureur habitué à estimer la vie des autres commence soudain à s’intéresser à la valeur de la sienne. Sortie le 20/08.

Peine perdue, Olivier Adam, Flammarion. Après que les touristes aient déserté les lieux, les drames se succèdent dans une station balnéaire de la Côte d’Azur. 22 personnages se succèdent, en prise avec leur propre histoire. Sortie le 20/08.

Un secret du docteur Freud, Eliette Abécassis, Flammarion. En mars 1938, Freud convoque la Société psychanalytique pour une cession extraordinaire. Mais pourquoi ne quitte-t-il pas l’Autriche malgré l’invasion nazie ? Cacherait-il un secret ? Sortie le 27/08.

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Les grands noms :

Viva, Patrick Deville, Le Seuil. Au milieu de la révolution mexicaine, dans les années 20 et 30, se rencontrent Malcolm Lowry, écrivain, et son idole, Trotsky dans une période pour le moins agitée. Sortie le 21/08.

Le Royaume, Emmanuel Carrère, POL. « A un moment de ma vie, j’ai été chrétien […]. Ces chemins du Nouveau Testament que j’ai autrefois parcourus en croyant, je les parcours aujourd’hui – en romancier? en historien? Disons en enquêteur. » Sortie le 11/09.

Le monstre, Serge Doubrovsky, Grasset. Au début des années 70, l’auteur se lance dans la rédaction d’un ouvrage monumental qui devrait poser les bases de l’autofiction. Il est publié en intégralité pour la première fois. Sortie le 10/09.

Mourir de penser, Pascal Quignard, Grasset. Le 9° tome du Dernier Royaume est consacré à la pensée. Ce livre aborde la mort, la mélancolie et le traumatisme, arrivant au cœur de sa quête. Sortie le 10/09.

Autour du monde, Laurent Mauvignier, Minuit. Mars 2011, au Japon, le pays est traumatisé par le tsunami. Les destins se croisent, face au feuilleton médiatique. Sortie le 04/09.

L’Île du Point Némo, Jean-Marie Blas de Roblès, Zulma. Un roman d’aventure tourbillonnant où s’entremêlent par une mise en abîme le destin d’un riche opiomane et son majordome et les aléas d’une fabrique de cigares dans le Périgord. Sortie le 21/08.

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Mais aussi :

J’existe à peine, Michel Quint, Héloïse d’Ormesson. Sortie le 25/09.
Oeuvres vives, Linda Lê, Christian Bourgois. Sortie le 21/08.
Le Règne du vivant, Alice Ferney, Actes sud. Sortie le 20/08.
Un tango en bord de merPhilippe Besson, Julliard. Sortie le 04/09.
Le Triangle d’hiver, Julia Deck, Minuit. Sortie le 04/09.
Blond cendré, Eric Paradisi, JC Lattès. Sortie le 01/09.
Selon Vincent, Christian Garcin, Stock. Sortie le 20/08.
L’amour et les forêts, Eric Reinhardt, Gallimard. Sortie le 21/08.
Une éducation catholiqueCatherine Cusset, Gallimard. Sortie le 21/08.
Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive, Christophe Donner, Grasset. Sortie le 20/08.

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Littérature étrangère

J’ai hâte de lire :

L’Île du serment, Peter May, Editions du Rouergue. Tout le monde croit que Kirsty Cowell a poignardé son mari. Pourtant, l’enquêteur chargé de l’interroger ne peut se résoudre à l’accuser. Parviendra-t-il à découvrir la vérité ? Sortie le 07/09.

Etranger dans le mariageEmir Kusturica, JC Lattès. Six nouvelles où la fantaisie côtoie la noirceur. Des personnages haut en couleurs inspirés des souvenirs de l’auteur, comme autant d’hommages à son pays. Sortie le 03/09.

Les célébrités :

L’Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, Haruki Murakami, Belfond. L’histoire de Tsukuru, à 16 ans d’intervalle, entre Nagoya et Tokyo. Rejeté il y a longtemps par ses amis d’enfance, il part à leur recherche afin de trouver une explication. Sortie le 04/09.

Pour IsabelAntonio Tabucchi, Gallimard. Depuis qu’Isabel à disparue, Waclaw la recherche désespéramment. Chaque chapitre est une rencontre avec quelqu’un qui l’a connue. Sortie le 09/10.

Maudits, Joyce Carol Oates, Philippe Rey. En 1905, Annabel Slade est enlevée le jour de son mariage. D’autres événements étranges surviennent. Serait-ce l’oeuvre du diable ? Sortie le 16/10.

Mais aussi :

Price, Steve Tesich, Monsieur Toussaint Louverture. Sortie le 21/08.
L’homme de la montagne, Joyce Maynard, Philippe Rey. Sortie le 21/08.
La lumière des étoiles mortes, John Banville, Robert Laffont. Sortie le 21/08.

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          Evidemment, qui dit rentrée littéraires dit prix. J’en profite pour vous donner un petit aperçu du calendrier 2014. Cette année, la saison des grands prix littéraires s’ouvre le 2 septembre avec la première sélection du Prix Renaudot. Le 4 septembre, ce sera au tour du Goncourt puis des prix Femina – le 17 – du Décembre – le 24 – et de l’Académie Française – le 25. Je vous épargne les sélections intermédiaires.
Le Prix de l’Académie Française est toujours le premier décerné, il ouvrira le bal le 30 octobre. Une fois n’est pas coutume, le Femina sera cette année prioritaire sur le Goncourt (les deux prix ne peuvent être attribués au même lauréat) et sera remis le 3 novembre. Le Goncourt suivra de près, le 5 novembre, même date que pour le Renaudot. Le prix Décembre sera quant à lui remis le 6 novembre. Manquent encore les calendrier des prix Médicis et Interallié.

Et vous, de quels livres attendez-vous la sortie ?

Le salon de thé du thé des écrivains : un coin de quiétude au cœur du Marais

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          Il y a peu, j’ai entendu parler du salon de thé du thé des écrivains. J’aime beaucoup leurs carnets et leur thé Mille ans d’écriture, il fallait donc que j’aille voir de plus près cette librairie/salon de thé nichée au dans une rue calme du Marais et qui sur le papier avait décidément tout pour me plaire !

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          J’ai attendu une visite de ma maman sur Paris pour le tester. Nous aimons toutes les deux le thé, les bonnes pâtisseries et… les livres bien sûr ! Nous sommes donc toujours à la recherche de nouvelles adresses gourmandes et nous ne pouvions pas rater celle-ci, d’autant plus qu’elle est idéalement située dans le quartier du Marais, où il est toujours agréable de flâner le dimanche après-midi. Après une longue promenade le long des quais de Seine sous un soleil éclatant, nous sommes allées nous installer au bord devant une bonne tasse de thé.

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          Après l’animation des rues du Marais par un dimanche après-midi ensoleillé, le silence du salon de thé a fait un bien fou ! Situé tout près la place des Vosges, le calme de la ruelle dans laquelle il est installé contraste avec l’agitation des rues alentours. Le lieux est un véritable havre de paix décoré avec goût. On entre par le coin librairie avec une sélection de livres, des conseils du libraires qui m’ont eu l’air très inspiré et des carnets de toutes les tailles et toutes les couleurs. Dans le fond de la pièce, le coin salon de thé, très accueillant avec ses fleurs fraîches sur les tables, ses toiles aux murs et ses étagères chargées de livres et de bibelots : on s’y sent de suite comme chez soi !

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          J’ai beaucoup aimé la décoration, réalisée avec beaucoup de soin. Il n’y avait plus beaucoup de choix en pâtisseries quand nous sommes arrivées et elles sont assez quelconques : cake, moelleux et autres gâteaux de ce type. Nous avons toutes deux opté pour un gâteau ananas/noix de coco qui m’a un peu rappelé celui de ma grand-mère. Ce n’est pas de la grande pâtisserie mais c’est simple et de bon goût. Côté thé, tous ceux de la marque sont proposés à la carte sauf le 2000 ans d’écriture, mon préféré, ce que j’ai un peu regretté, mais je me suis rattrapée en achetant une boîte à la boutique ! Deux thés sont également disponibles en version glacée, ce qui est fort appréciable par une chaude journée.

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          Le service est particulièrement soigné et prévenant, ce qui m’a agréablement surprise. C’est tellement rare dans les quartiers touristiques ! Dès notre arrivée on nous a amené une carafe d’eau agrémentée d’une rondelle de citron et d’une feuille de menthe qui remplacent avantageusement le goût chloré de l’eau parisienne. Les gâteaux étaient quant à eux servis avec un petit pot de crème anglaise et une cerise fraîche : ainsi accompagnés, ils avaient de suite bien plus d’allure ! La grande table du fond, avec sa banquette confortable, donne sur une cour intérieure calme et ombragée à laquelle on rêverait d’avoir accès. La carte du brunch me faisait très envie et je pense que j’y reviendrait avec des amies pour le tester. Une adresse idéale pour un goûter tout en simplicité loin du tumulte de la ville. J’ai été séduite par la délicatesse de la décoration et la quiétude qui émane de ce lieu dans lequel je retournerai avec grand plaisir.

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Le Salon by Thé des Ecrivains

16, rue des Minimes

75003 Paris

Métro : Saint Paul ou Chemin Vert

Du mardi au dimanche de 11h30 à 19h30

Librairie Ombres Blanches

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          Ombres Blanches est LA librairie toulousaine. Je me suis rendue compte il y a peu que je ne vous en avais jamais parlé ici. Un fâcheux oubli qu’il me fallait absolument corriger. Petite présentation.

          Ombres Blanches est la plus grande librairie toulousaine, et l’une des plus grandes librairies indépendantes françaises. Elle a été créée en 1975 et n’a cessée depuis d’étendre son fonds et sa renommée. En 1980, les éditions de Minuit sont entrées au capital, permettant ainsi à la librairie de s’étendre. Elle compte aujourd’hui 100 000 titres en stock et 400 000 disponibles à la commande. Seuls les ouvrages scolaires et scientifiques ne sont pas représentés, pour le reste on y trouve entre autres : littérature, jeunesse, BD, essai, beaux-livres, cuisine, voyages… Difficile avec ça de ne pas y trouver son bonheur !

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          La librairie est divisée en deux magasins qui ne communiquent pas. Je vous parle d’abord du plus petit et du moins connu, situé quelques mètres après l’entrée principale de la librairie, rue Gambetta. Il regroupe les guides de voyage et les livres de cuisine. Même si je n’y vais pas très souvent, j’aime bien cet endroit qui me fait rêver par les thèmes qu’il propose. La librairie principale est quand à elle beaucoup plus vaste ! Elle est répartie en différents espaces un peu tarabiscotés (les agrandissements successifs ont laissé des traces !). La topographie très particulière des lieux permet de bien distinguer les différentes sections de la librairie et de ne pas trop ce se sentir perdu, dans un espace immense.

          J’ai passé des heures et des heures à errer dans ces rayonnages quand je vivais à Toulouse. Au lycée, dès que j’avais une heure de libre, j’allais m’y réfugier pour trouver ma prochaine lecture ! Et même après, j’ai continué à venir m’y servir à chacun de mes passages dans la ville rose. La grande qualité de cette librairie, c’est bien sûr, son fonds incroyable. Son point faible en revanche tient à l’accueil, souvent assez indifférent, même face à ses client les plus assidus. La librairie possède un patio dans lequel on peut feuilleter les ouvrages devant un thé ou un café, ce qui est fort agréable en été. Elle organise également presque chaque soir des rencontres avec des auteurs venus du monde entier. Un endroit qui mérite le détour pour la quantité et la qualité de son fonds et les très belles rencontres qu’il propose. 

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Librairie Ombres Blanches

50 rue Gambetta

31 000 Toulouse

Du lundi au vendredi 9h30-19h, 10h-19h30 le samedi