Archives de Tag: littérature américaine

Valet de pique

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          Quel auteur n’envierait-il pas le sort de Andrew J. Rush ? Écrivain à succès de romans policiers, père de famille heureux, il vit dans une petite ville du New Jersey. Mais Andrew a un secret que même ses plus proches ignorent : sous le pseudonyme de Valet de pique, il écrit des romans noirs, violents, pervers, qui scandalisent autant qu’ils intriguent le monde littéraire.

Couverture de Valet de pique de Joyce Carol Oates

          J’ai découvert les romans de Joyce Carol Oates il n’y a pas si longtemps et j’ai de suite adoré sa prose. Un univers très sombre et une sacrée plume ! Je me suis donc jetée sur son dernier livre (à retardement toutefois, trop de lectures m’attendaient). J’avais super hâte de le lire ! Bon, je dois admettre qu’au premier abord ce n’est pas exactement mon Oates préféré. Le sujet m’a moins accrochée que d’habitude. Pourtant, ça parlait d’un écrivain, ça aurait dû me plaire mais bon, en comparaison avec les précédents, c’était bien gentillet. Ca ne m’a pas emballée plus que ça.

          Le personnage principal m’a vite été assez antipathique. Un écrivain riche à qui tout réussit et qui se regarde le nombril, pas franchement mon truc. Maaaiiis, même si le personnage m’a agacée et que l’univers était trop lisse à mon goût, j’ai pourtant dévoré ce roman. Etrange non ? Je l’ai lu en à peine 24h. Certes, il n’est pas très long, mais tout de même. Donc je n’ai pas aimé plus que ça mais j’ai été suffisamment prise par l’histoire pour ne plus pouvoir lâcher ce roman. Très étrange. Comme quoi, même quand Oates s’attaque à des histoires moins tordues (quoi que…), elle continue à nous fasciner.

Portrait de Joyce Carol Oates

Être un « personnage public » revient à porter une cible dans le dos. C’est le revers de la célébrité, on attire l’attention des déséquilibrés.

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Celui qui va vers elle ne revient pas

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          Marié dès l’âge de dix-huit ans à une femme que sa communauté lui a choisie, Shulem Deen a longtemps mené une vie austère encadrée par les règles strictes des skver. Considérés comme trop extrêmes même par les plus fanatiques – les satmar, les belz, les loubavitch –, les skver font revivre les coutumes et les pratiques des premiers Juifs hassidiques et se tiennent à l’écart du monde extérieur. Seulement, un jour, Shulem s’est mis à douter.

Couverture de Celui qui va vers elle ne revient pas de Shulem Deen

          J’avais lu la quatrième de couverture de ce livre avant de le commencer pourtant, allez savoir pourquoi, je ne m’attendais pas du tout à ça. J’avais dû lire en diagonale, ou mal, en oublier la moitié ou comprendre de travers, en tout cas j’avais visiblement raté quelque chose. Je ne sais pas pourquoi je l’associais à l’histoire d’un homme qui fuit la guerre et s’installe aux Etats-Unis. Au-cun rap-port. Le livre fait dans les 400 pages et quand j’ai vu comme c’était écrit petit, j’ai eu un léger moment de découragement. Et puis bon, ça avait l’air intéressant mais les juifs ultra-orthodoxes ça ne me vendait pas trop du rêve non plus. Bref, je traînais un peu des pieds et je regrettais presque mon choix.

          Pourtant, dès les premières pages, j’ai eu un gros coup de cœur pour le style. C’est extrêmement bien écrit. J’ai trouvé qu’il y avait un petit côté journalistique dans la plume (ce qui s’est avéré juste). Sans doute parce que l’auteur prend un certain recul avec sa propre histoire. Il décrit sa vie passée en essayant d’être juste, sans acrimonie, voire même avec une certaine tendresse. Et surtout avec une bonne dose d’auto-dérision. Cet homme a un talent fou. Dès le début, on sait qu’il va se faire exclure de sa communauté pour hérésie, il revient ensuite sur ce qui là mené là. Comment il a grandi dans la religion et s’est investi dans une frange ultra-orthodoxe et hyper rigoriste pour perdre ensuite peu à peu ses convictions.

Portrait de Shulem Deen

          L’histoire est passionnante. En quelques pages à peine, j’étais plongée jusqu’au cou dans cet univers et j’avais le plus grand mal à lâcher ce roman. Je dois avouer que je n’y connais rien en juifs ultra-orthodoxes et ceux-là sont particulièrement sectaires. J’ai le plus grand mal à croire qu’il y a de nos jours des gens qui vivent encore selon l’observance aussi stricte des traditions ancestrales à deux pas de New-York (enfin, ça me fait la même chose avec les mormons). J’avoue que cette découverte m’a fascinée. Et si l’auteur est sorti de ce milieu très fermé, il en parle toutefois avec un certain respect. Il met en avant les aberrations tout en expliquant comment il y a adhéré. J’ai aimé qu’il nous permette de comprendre le fonctionnement de cette communauté.

          Si c’est intéressant de découvrir un mode de vie aussi extrême et ses motivations, j’ai été plus intriguée encore par la suite. Comment fait-on pour s’adapter à une vie « normale ». Ca semble tellement impossible quand on vient d’aussi loin, honnêtement j’étais curieuse de voir comment notre héros allait s’en sortir. Inutile de dire que ce n’est pas rose tous les jours. J’aime beaucoup le recul avec lequel il raconte ça. Il porte un regard sur sa vie assez implacable mais non dénué de tendresse et d’humour. J’aurais aimé savoir ce qu’il advenait de cet homme et de ses relations avec ses anciens proches, mais peut-être lui-même n’a-t-il toujours pas la réponse. Ce témoigne est absolument passionnant. Intéressant, drôle, original et bien écrit : un grand livre.

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Les annales de la compagnie noire

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          Depuis des siècles, les souvenirs de la Compagnie noire sont consignés dans les présentes annales. Depuis des siècles, la troupe se loue au plus offrant et les batailles qu’elle a livrées ont déjà rempli maints volumes. Jamais pourtant elle n’aura traversé de période aussi trouble. Entrée au service de la Dame et de ses sorciers, la Compagnie participe à l’une des plus sanglantes campagnes de son histoire. Les combats incessants, la magie noire qui empuantit l’air… bientôt les hommes tombent comme des mouches, et ceux qui restent debout se demandent s’ils ont choisi le bon camp. Ce sont des mercenaires dépravés, violents et ignares, sans foi ni loi, mais même eux peuvent avoir peur, très peur…

glen cook

          J’ai lu un peu de fantasy dans mon adolescence mais il y a fort longtemps que j’ai délaissé le genre. Et puis, il y a quelques années, je me suis procuré les 3 premiers tomes de la Compagnie Noire. A vrai dire, je croyais que c’étaient les seuls que comprenait la série et c’est ce qui m’a motivée à me lancer, ce n’était pas trop long, ça fait toujours moins peur. Bon, après avoir commencé le 1° tome, je me suis renseignée et c’est n’est pas 3 mais 13 tomes que compte cette série ! Ils sont tous plus ou moins 400 pages. Pour la lecture rapide, c’est raté ! Qu’à cela ne tienne, une fois cette lecture entamée, impossible de s’arrêter. Toutefois, je ne pouvais pas me permettre de les lire d’une traite (je n’avais pas encore fini mon master à ce moment et les lectures, ce n’était pas ce qui me manquait). Mais la bonne nouvelle, c’est que les tomes fonctionnent par 2 ou 3, avec souvent pas mal de temps écoulé de l’un à l’autre et parfois des changements de narrateur. Il n’est donc pas trop difficile de couper sa lecture, d’autant plus que l’auteur rappelle le passé de manière régulière par petites touches subtiles. J’avais arrêté de vous parler de chaque tome un à un (trop répétitif), voici donc mon avis complet sur la série.

          Cette série a été immédiatement un énorme coup de cœur. Déjà, parce que c’est très bien écrit. Et qui plus est exceptionnellement bien traduit. La richesse de la langue est incroyable (avec quelques expressions typiques du sud dont certaines que je ne connaissais qu’en occitan !) et il n’est pas rare que je doive sortir le dictionnaire pour vérifier tel ou tel vocable. J’ai rarement vu tant de niveaux de langue se côtoyer, c’est un vrai bonheur ! La richesse du vocabulaire est juste exceptionnelle. Ces romans sont d’ailleurs sans doute le meilleur rempart à l’argument – parfois vrai – selon lequel la fantasy serait de la littérature de bas étage mal écrite. Glen Cook jongle avec les mots avec un talent fou. Côté style donc, un énorme coup de foudre. Je rêverais d’être capable d’écrire aussi bien.

glen cook

          Et l’histoire alors ? Ben déjà, avec un style pareil, le mec pourrait me parler de verrues plantaires que je serais au comble de l’admiration donc bon, il pourrait se payer le luxe d’une histoire bateau sans problème. Sauf que non, ça aussi c’est hyper réussi ! Je trouve souvent que les univers « magiques » ne sont pas assez construits et qu’il y a toujours un truc pas assez pensé qui me fait sortir du monde de l’auteur. Rares sont ceux qui trouvent grâce à mes yeux. Là l’univers est assez proche du notre (version plutôt médiévale : on est pied et à cheval et on guerroie avec des épées), la magie vient par petites touches où le mythe côtoie souvent la réalité. Elle prend la forme de déesses maléfiques, de démons invisibles ou de sorciers farceurs. Avec un petit tapis volant d’ici-delà. Et en fonction des régions traversées par nos héros, les croyances varient, laissant toujours traîner une part de mystère. Mais il arrive aussi qu’elle se fasse oublier, ou qu’en tout cas elle soit laissée plus en marge du récit, comme une sourde menace parfois un peu lente à ressurgir.

          La Compagnie noire, c’est grosso modo une troupe de mercenaires à l’éthique discutable mais à laquelle le sens de l’honneur et un certain sens de l’humour ne sont pas étrangers. Sa taille varie d’une poignée d’hommes à une véritable armée en fonction des coups du sort. L’histoire s’étend sur une vaste période (quelque chose que 40 ans je pense) avec donc pour la compagnie des membres et des employeurs changeants. On la voit évoluer, et ses membres avec elle. Sans oublier bien sûr un certain lot de trahisons et d’échecs qui viennent pimenter l’affaire. Parce que l’autre grande réussite de cette série, c’est que tout n’est pas rose pour nos héros. Loin s’en faut ! Il y a quelques sacrés cas sociaux dans ses rangs, certains personnages sont parfaitement antipathiques, ils ne sont pas toujours aussi fins stratèges qu’ils le voudraient (même si à vrai dire, c’est quand même ce qui est sensé leur sauver la mise à peu près tout le temps) et ils jouent parfois de malchance. En bref, ça ressemble assez la vraie vie. Les héros ne s’en sortant pas particulièrement mieux que les autres (enfin juste assez pour que l’histoire continue quand même).

glen cook

          Les livres que nous lisons sont sensés être les annales de la compagnie, où tous ses faits et gestes sont archivés avec plus ou moins de minutie. Celui qui les consigne change donc parfois d’un livre à l’autre avec un changement de style conséquent. Mon favori est indéniablement resté Toubib, celui qui ouvre le récit. Ca tombe bien, c’est au final lui qui a le plus souvent la parole. J’ai bien aimé l’idée qui est de plus assez bien exploitée et crée de la variété dans cette série fleuve. J’avais peur de ne jamais venir à bout de ses 13 tomes mais si j’ai pris tout mon temps, c’est avant tout pour faire durer le plaisir parce que franchement, c’est tellement prenant qu’il faut se faire violence pour ne pas enchaîner les tomes jusqu’au dernier.

          J’avais peu peur d’être déçue par la fin. Ca finit bien ? on se dit que c’est prévisible. Ca finit mal ? on est déçus pour les héros qu’on a suivi si longtemps. Jusqu’à la moitié du dernier tome, je n’ai pas été très sure de savoir comment ça allait finir. Après j’ai cru voir où ça allait et j’ai eu peur qu’en prenant un chemin assez attendu, la fin manque de panache. Alors certes, il y a une partie du dénouement qu’on peut anticiper maaaiiis, il y a des rebondissements jusqu’à la dernière ligne, et pas des moindres. J’ai trouvé que l’auteur ne s’en sortait pas mal du tout avec cette fin à la fois logique et surprenante. J’ai refermé ce livre en me sentant un peu orpheline et avec une grosse envie de jeter un œil à ce que Glen Cook a écrit d’autre (ainsi qu’aux traductions de Frank Reichert). Vous l’aurez compris, cette série aura été un énorme coup de cœur. Bien sûr, il y a des passages qu’on aime plus que d’autres, des moments un peu moins palpitants et des personnages qui ne nous inspirent pas toujours mais l’ensemble est d’excellente qualité et se tient très bien. Les rebondissements ne manquent jamais et le suspens est bien souvent au rendez-vous. Du grand art.

auteur

Le Mal est relatif, annaliste. On ne peut pas lui mettre d’étiquette. On ne peut ni le toucher, ni le goûter, ni l’entailler avec une épée. Le Mal dépend de quel côté on se trouve, de quel côté on pointe son doigt accusateur.

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Tu me connais, gamin. Je suis aussi insaisissable que fiente de chouette vaselinée.

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Avec les rois, on ne peut jamais savoir. Il ne réfléchissent pas comme les gens normaux. Comme s’ils étais plus ou moins hermétiques à la réalité.

La fabrique des illusions

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          Molly Howe est une jeune fille admirée et gâtée par la vie jusqu’au jour où le secret qu’elle dissimulait est exposé au grand jour. Elle s’enfuit alors à Berkeley où elle trouve réconfort dans les bras d’un jeune étudiant en art, John Wheelwright, qui tombe éperdument amoureux d’elle. Jusqu’à ce qu’elle disparaisse de nouveau.

          Lu il y a longtemps, voici un roman dont je n’ai toujours pas pris le temps de vous parler. Rassurez-vous, si mes souvenirs sont vagues, j’avais pris des notes, me doutant bien que cet article tarderait à paraître. Il vaut bien avouer aussi que je ne sais trop que dire de ce texte qui m’a laissée un peu dubitative. On me l’avait offert il y a quelque chose comme deux ans et – en ayant entendu dire le plus grand bien – j’avais hâte de le lire. Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais mais bizarrement pas du tout à ça (je crois que je faisais un amalgame avec le film « L’illusionniste », qui n’a pas le moindre rapport, d’où un certain temps de flottement lorsque j’ai compris mon erreur).

La fabrique des illusions

          Le style est classique mais agréable, quoique peut-être un peu indigeste par moments. Le début s’avère assez prenant, avec deux personnages opposés dont j’ai aimé suivre l’évolution. L’un m’a été plutôt sympathique, l’autre moins, mais j’ai apprécié la découverte de leurs histoires respectives, avec deux univers bien distincts et très riches. La mise en place du récit est très longue et pourtant – fait rare – c’est la partie que j’ai préférée dans ce texte, et de très loin ! J’ai en revanche été plus mitigée sur le dernier tiers. D’une part il y a quelques sérieuses longueurs et le propos manque un peu de clarté. Je n’ai pas bien compris où ça allait et quel était sensé être le message. Ca m’a quelque peu laissée sur ma faim… Il y a beaucoup de bonnes choses dans ce roman qui présente des facettes pas très glorieuses du rêve américain. Le propos se perd un peu en route mais l’ensemble reste plutôt bon.

Notre culture ne propage aucune valeur hormis cet étrange autodénigrement suggéré par ce perpétuel sourire d’ironie : nous nous abstrayons de nous-mêmes pour mieux nous protéger du terrible vide de l’existence que nous menons aujourd’hui.

Genius, à la rencontre de Thomas Wolfe

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Biopic, drame britannico-américain de Michael Grandage avec Colin Firth, Jude Law, Nicole Kidman
Écrivain à la personnalité hors du commun, Thomas Wolfe est révélé par le grand éditeur Maxwell Perkins, qui a découvert F. Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway. Wolfe ne tarde pas à connaître la célébrité, séduisant les critiques grâce à son talent littéraire fulgurant.
Malgré leurs différences, l’auteur et son éditeur nouent une amitié profonde, complexe et tendre, qui marquera leur vie à jamais.

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Vous l’aurez remarqué, je vais très peu au cinéma depuis le début de l’année. Trop peu. Bien trop peu. Je comptais y remédier mais ça n’en prend pour le moment pas du tout le chemin. Bref, je manque à tous mes devoirs. J’ai quand même réussi à trouver la motivation pour aller voir Genius, qui n’était pourtant pas spécialement prioritaire sur ma liste de films à voir (loin s’en faut). Mais bon, vous savez ce que c’est, j’ai fait des études d’édition, dès que le sujet vient sur le tapis, la curiosité l’emporte ! Je ne savais pas grand chose de ce film avant d’aller le voir, si ce n’est qu’il concernait Thomas Wolfe et son éditeur, écrivain de je n’ai par ailleurs rien lu et qui me semblait assez obscur (sur ce point, je n’avais peut-être pas tort). Autant dire que c’était bien maigre comme informations.

Genius, Jude Law

J’ai été assez surprise de constater que le casting était aux petits oignons : Colin Firth, Jude Law, Nicole Kidman… Quitte à paraître ridicule, je me suis même dit que c’était un peu trop impeccable comme casting, ça sentait presque l’embrouille cette histoire. Kidman est un peu jeune pour le rôle (l’amante de Wolfe est censée être bien plus âgée que lui, ce qui en l’occurrence ne saute pas du tout aux yeux), pour le reste je dois admettre avoir été agréablement surprise. J’avais peur que Jude Law soit un peu fade pour incarner un tel personnage mais j’ai été étonnée de constater qu’il faisait un génie au bord de la folie diablement convaincant ! Quant à Colin Firth, le rôle de cet éditeur paternaliste lui va à merveille. Beau casting donc. C’est d’ailleurs un des points forts de ce film dont je n’attendais pas grand chose.

Genius, Colin Firth

Pour le reste, ça demeure classique. Un biopic assez sage et sans grande surprise. La photo est très soignée avec quelque plans magnifiques, pour qui aime les ambiances très marquées tout du moins (le côté sépia virerait presque ridicule tant il est forcé). L’esthétique, même si elle reste convenue, n’en est pas moins le deuxième gros point fort du film. Malheureusement, ce que certains plans apportent en esthétique, ils l’ôtent en fluidité, la mise en scène aurait mérité d’être un peu plus inspirée, à la hauteur de la folie de son personnage. La musique est quant à elle un peu pesante par moments mais s’avère assez variée pour éviter de trop long moments de malaise. Malgré tout, l’histoire est intéressante – quand on s’intéresse à l’édition du moins – et j’ai trouvé les textes de Wolfe admirablement mis en valeur. Ca m’a donné envie de les lire en version bilingue, moi qui suis nulle en anglais ! La question de la place de l’éditeur dans le processus créatif est évoquée mais aurait sans doute mérité d’être plus centrale. Finalement, malgré un joli casting et quelques très beaux plans, un film un trop convenu pour convaincre vraiment.