Mes lectures

Soeurs, Daisy Johnson

Juillet a une sœur de dix mois son aînée, Septembre. Elles sont inséparables. Mais Septembre peut se montrer terrifiante. Elle pousse Juillet à faire des choses qu’elle ne veut pas. Et, comme hypnotisée par le regard noir de sa sœur, Juillet obéit.
Depuis « l’incident » , tout a changé. Elles ont dû déménager loin d’Oxford avec leur mère dans une vieille maison au bord de la mer. L’atmosphère devient brumeuse et étouffante pour Juillet. Tandis que les deux adolescentes font leurs premiers pas dans le monde du désir et de la sexualité, un vent de violence se lève.

Une maison. Un aperçu à travers la haie, à l’autre bout des champs. Blanc sale, fenêtres qui s’affaissent dans la brique.

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Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle

Comment l’horrible mendiant à la lèvre retroussée s’est-il débarrassé du cadavre de Neville Saint-Clair ? Quelle est la redoutable bande mouchetée qui tue sans bruit ? Que cache le stupéfiant rituel de la vieille famille des Musgrave ? Et qui a coupé le pouce de l’ingénieur ? Pour résoudre ces énigmes, le détective Sherlock Holmes et le docteur Watson ont besoin de toute leur intelligence, de leur sang-froid… et de leur courage !

Couverture des aventures de Sherlock Holmes

J’ai fini l’année avec un autre très grand classique du roman à énigmes : Sherlock Holmes. Si j’avais vu moultes adaptations en séries comme en films, je n’avais jamais lu ses aventures. Il fallait réparer cette erreur. J’avais hésité à le tenter en anglais mais ça avait l’air compliqué, je suis donc restée sur la version française. J’ai bien fait, c’est assez difficile comme langue, délicieusement désuet.

Ce n’est pas vraiment un roman mais plutôt une succession de nouvelles qui pourraient tout à fait se lire de manière indépendante, même s’il est parfois allusion à des éléments d’une ancienne enquête, ça reste anecdotique. J’ai bien aimé ce format où en 1/2h on peut découvrir une nouvelle histoire. Pas étonnant que ç’ait été largement adaptée en série, le format s’y prête tout à fait.

Les intrigues sont tordues à souhait et semblent inextricables sans l’incomparable génie de Sherlock Holmes qui par ailleurs est terriblement arrogant et en tous points antipathique. Watson est toujours très en retrait et semble lui servir uniquement de faire valoir. Je n’aurais pas été contre des personnages plus nuancés. Toutefois les enquêtes sont un vrai régal et j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce grand classique de la littérature anglaise.

Portrait d'Arthur Conan Doyle

Et l’auteur de la lettre est un allemand. Avez-vous remarqué la construction particulière de la phrase: « Les renseignements sur vous nous sont de différentes sources venus » ? Ni un français, ni un russe ne l’aurait écrite ainsi. Il n’y a qu’un allemand pour être aussi discourtois avec les verbes.

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Notre visiteur présentait tous les signes extérieurs d’un commerçant britannique moyen : il était obèse, il pontifiait, il avait l’esprit lent.

Mes lectures

Orgueil et préjugés, Jane Austen

Mr et Mrs Bennett ont cinq filles à marier. À l’arrivée d’un nouveau et riche voisin, la famille espère que l’une d’entre elles pourra lui plaire… Au-delà des aventures sentimentales des cinq filles Bennett, Jane Austen dépeint les rigidités de la société anglaise au tournant du XIXe siècle. Le comportement et les réflexions d’Elizabeth Bennett, son personnage principal, révèlent les problèmes auxquels sont confrontées les femmes de la gentry campagnarde pour s’assurer sécurité financière et statut social : la solution passe en effet par le mariage.

Couerture du roman Orgueil et préjugés de Jane Austen

J’avais vu il y a bien longtemps (lors de sa sortie en salles) le film inspiré du roman. Ou plutôt devrais-dire l’un des films. Je n’en gardais à peu près aucun souvenir. J’avais trouvé ça frivole, pour ne pas dire insipide. C’est sans doute la raison pour laquelle je n’avais pas lu le roman plus tôt, craignant de ne pas franchement l’apprécier. C’aurait été dommage de passer à côté parce que j’ai beaucoup aimé cette lecture.

Certes, il y a quelques passages que j’ai trouvés un peu longs et les histoires de cœur de ces sœurs m’ont parfois un peu ennuyée. Toutefois, j’ai beaucoup apprécié la façon dont se construit la relation entre les personnages et dont leurs caractères se dévoilent peu à peu. J’ai trouvé que c’était une analyse assez fine et souvent très juste de la nature humaine. C’est sans nul doute là que réside toute la force de ce roman.

On finit par se prendre au jeu et à se demander qui va se marier avec qui et quand l’un ou l’autre va finir par se déclarer. On n’est jamais bien sûrs de savoir si les personnages sont ce qu’il paraît et on se délecte de ce jeu de cache-cache qu’est la séduction. Le roman est au final bien moins léger qu’il n’y paraît et j’ai apprécié qu’il ne soit ni trop mièvre, ni trop moralisateur. Une jolie peinture d’un milieu et d’une époque, qui sur certains aspects est toujours autant d’actualité.

Portrait de Jane Austen

Je lui aurais volontiers pardonné son orgueil s’il n’avait tant mortifié le mien.

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À ceux qui ne changent jamais d’opinion, il incombe particulièrement de bien juger du premier coup.

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Céder à un ami sans être pour autant convaincu qu’il a raison ne fait honneur à l’intelligence ni de l’un ni de l’autre.

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Jane Eyre, Charlotte Brontë

Orpheline, Jane Eyre est recueillie à contrecœur par une tante qui la traite durement et dont les enfants rudoient leur cousine. Placée ensuite en pension, elle y reste jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Elle devient alors gouvernante pour le noble M. Rochester, dont elle tombe bientôt amoureuse, mais les obstacles seront nombreux.

J’ai récemment décidé de me lancer dans la lecture de quelques classiques de la littérature anglaise, que je connais bien trop peu. Parmi eux, j’ai choisi Jane Eyre. Je dois avouer que malgré la célébrité de ce roman, je n’en connaissais pas grand-chose hormis le nom de son héroïne. C’a donc été pour moi une découverte totale. Et je dois dire que j’ai été au premier abord assez surprise. Il m’a fallu du temps pour rentrer dans cette histoire que j’ai trouvée austère. Sans raison particulière, je ne me suis pas vraiment attachée au personnage de Jane et j’ai eu un peu de mal à compatir à ses tourments. Toutefois, j’ai fini par me laisser porter par l’histoire au fil des pages.

Je n’ai pas été spécialement emballée par ce roman et j’ai eu du mal à m’attacher au personnage et à compatir à ses malheurs (je suis sans cœur, je sais). L’aspect romantique et tourmenté ne m’a pas particulièrement convaincue. Mais il faut dire que je suis peu sensible au genre, ce qui est loin de s’arranger avec l’âge. L’histoire est pleine de rebondissements qui m’ont parfois parus improbables. Toutefois, je pense que c’est tout à fait un texte que j’aurais pu apprécier plus jeune. Je regrette de l’avoir découvert sur le tard, je pense que je l’aurais sans doute adoré à 18 ans. Bien que ce ne soit pas trop mon genre, j’ai pris un certain plaisir à cette lecture et je suis contente d’avoir enfin pris le temps de lire ce grand classique de la littérature anglaise.

Portrait de Charlotte Brontë par George Richmond
George Richmond, 1850

Comme il est vrai que la beauté réside dans le regard de qui la contemple.

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Il n’y a pas de bonheur comme celui d’être aimé de ses semblables et de sentir que votre présence ajoute à leur bien-être.

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Oliver Twist

          Dans un orphelinat de l’Angleterre victorienne, Oliver Twist survit au milieu de ses compagnons d’infortune. Mal nourri, exploité, il est placé dans une entreprise de pompes funèbres où, là encore, il ne connaît que privations et mauvais traitements. Oliver endure tout, jusqu’au jour où une provocation de trop le pousse à s’enfuir vers Londres. Epuisé, affamé, il est recueilli par une bande de jeunes voleurs.
Couverture d'Oliver Twist de Charles Dickens

          Je continue mon exploration de la littérature classique avec cette fois une histoire réputée sordide. Les premières pages d’Oliver Twist sont un vrai régal. Charles Dickens y fait preuve d’un humour noir qui m’a ravie au plus au point. C’est du grand art. Je ne m’attendais pas à trouver autant de dérision et de mauvais esprit dans ce livre. Cet homme est un génie. Malheureusement, plus l’histoire avance et plus le style prend un tour sérieux. Le second degré pointe bien encore parfois le bout de son nez mais de plus en plus timidement jusqu’à disparaître tout à fait. Cruelle désillusion… J’ai toutefois continué ma lecture, non sans plaisir.

          L’histoire est donc celle d’un petit orphelin, comme chacun sait, placé chez une horrible femme et qui après s’être enfui doit trouver le moyen de survivre seul à Londres. Pas très joyeux, vous en conviendrez. Les rebondissements se succèdent à un rythme effréné avec une crédibilité de plus en plus douteuse. Et surtout, plus ça avance et plus ça vire mièvre… J’ai également trouvé que les personnages étaient bien souvent trop stéréotypés (même si à vrai dire ça leur confère un certain charme). Malgré tout, on se lasse prendre par l’histoire de ce petit garçon si touchant. Si dans l’ensemble j’ai apprécié cette lecture, ce sont toutefois les premières pages qui m’ont le plus convaincue par leur ton grinçant.

Charles Dickens

Le fait est qu’on eut beaucoup de peine à décider Olivier à remplir ses fonctions respiratoires, exercice fatigant, mais que l’habitude a rendu nécessaire au bien-être de notre existence.

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Ton lit est sous le comptoir. Tu n’as pas peur de coucher au milieu des cercueils, je suppose ? D’ailleurs qu’importe que cela te convienne ou non ? Tu ne coucheras pas ailleurs.