Archives de Tag: littérature japonaise

Contes des sages du Japon

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          Depuis quelques années déjà, Le Seuil collecte des contes venus du monde entier dans une très jolie collection de livres illustrés au format original. Ici, ce sont les contes du Japon qui sont mis à l’honneur, essentiellement centrés sur la sagesse de la philosophie zen. Deux cent pages de bon sens qui appellent à la réflexion. 

          J’ai toujours été friande de contes zen, cette philosophie qui fait l’apologie du vide, parfait opposé de nos aspirations occidentales. Je n’en avais toutefois pas lu depuis fort longtemps. Suite aux expositions autour du Japon à la Pinacothèque (voir l’article ici), j’ai profité de ce petit air nippon pour me replonger quelques heures dans les traditions du Pays du Soleil Levant. L’occasion aussi de me plonger dans cette très belle collection qui me faisait de l’oeil depuis si longtemps. Ce livre est très joliment illustré et la mise en page est extrêmement soignée, ce qui en rend la lecture très agréable. J’ai pris grand plaisir à feuilleter ce très bel objet (pour un prix somme toute raisonnable). Quant aux contes, la sélection est très bien fait – autour de plusieurs axes tels que la famille, la vie quotidienne ou la religion – et me semble nous offrir un bel aperçu de la société traditionnelle japonaise. Une lecture fort agréable. 

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Le dieu était fâché de ne plus avoir ses musiques et ses danses. Il s’ennuyait. Pour lui rendre sa bonne humeur et garder sa protection, le supérieur décida à contrecoeur qu’on lui servit à nouveau son divertissement quotidien.

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Le voleur n’a pu

Emporter une chose :

La lune qui brille à ma fenêtre.

Salon du livre 2012

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          Le salon du livre 2012 se tiendra porte de Versailles du 16 au 19 mars Porte de Versailles. Cette année, il se construit autour de 5 grands axes.

Le Japon est à l’honneur avec une vingtaine d’auteurs nippons présents sur le salon, notamment pour des séances de dédicaces. L’occasion de venir écouter le prix Nobel de littérature, Kenzaburo Oé

– Le concept de la ville invitée a également été reconduit, avec cette année Moscou en première ligne.

– Vous pourrez également retrouver des conférences « Du livre au film » sur l’adaptation de livres au cinéma.

« Le livre dans la cité » nous questionnera sur la place du livre dans la société et nos habitudes de lecteurs.

– En complément de la présentation de la littérature japonaise, « Culture manga » met en valeur ce genre hérité des estampes traditionnelles.


          Parmi les autres moments forts de cette année, un espace dédié aux livres de collection, anciens ou modernes, « Trésors de livres ». Bien sûr vous pourrez aussi retrouver de nombreux exposants, des expositions, des espaces jeunesse et un grand nombre de conférences et dédicaces. Le programme complet est disponible sur le site du salon. L’entrée est gratuite pour les étudiants du moins de 26 ans sur demande préalable ainsi que pour les moins de 18 ans. Bonne visite à tous ! 

Et voici le résultat du concours d’illustration dont je vous avais parlé ici.

Club-lecture 8°, septembre : Ryû MURAKAMI, Kyoko

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         Après quelques mois d’interruptions en saison estivale (parce que tout le monde le sait, les parisiens refusent la moindre activité l’été), nous nous sommes retrouvés il y a quelques jours autour du livre que nous avions lu pour le mois de juillet mais dont nous n’avions toujours pas parlé.

          Kyoko est une jeune japonaise. Elle part à New-York retrouver José, le G.I. qui lui a appris a danser le mambo quand elle était petite. Arrivée là-bas, c’est un homme en phase terminale du sida qu’elle va trouver. Elle décide alors de l’aider à réaliser sa dernière volonté et de traverser le pays avec pour qu’il puisse faire ses adieux à sa mère.

          J’avais lu ce livre il y a quelques années et j’avais A-DO-RÉ. La deuxième lecture m’a beaucoup moins convaincue. Certains diront (à tort ou à raison) que ça devait être du temps où j’avais encore un coeur (pour les non avertis, j’ai un peu de mal avec le sentimentalisme, ce qui laisse penser à certains que je suis dépourvue de la moindre compassion, ce que je démens tout à fait). Cette deuxième lecture a laissé apparaître les faiblesses du style et l’aspect parfois un peu caricatural des personnages. Le livre m’avait essentiellement séduite par son histoire forte, mais forcément, quand on la connaît déjà, ça perd de son intérêt. Une relecture en demi-teinte donc.

          Pour les autres, un peu pareil je crois. Tout le monde a trouvé ce livre facile à lire et plutôt agréable. Par contre, les personnages sont un peu trop stéréotypés et malgré le changement de point de vue, le style diffère peu de l’un à l’autre, ce qui est dommage. Ils mériteraient à être plus marqués. Le personnage principal est trop lisse, trop parfait, il en devient presque irréel. Il semble être essentiellement un symbole, même si le sens nous a quelque peu échappé (à cause de notre méconnaissance de la culture japonaise ?). Kyoko semble représenter l’espoir face à un entourage qui est passé à côté de sa vie, mais cela ne nous est pas apparu de manière très claire.

          Dans l’ensemble, une lecture appréciable. Un style facile, une histoire plutôt accrocheuse mais des personnages auxquels on ne s’identifie pas. C’est sans doute là le roman le plus accessible et le plus optimiste de Ryû Murakami. Une assez bonne lecture qui n’aura peut-être pas marqué tous les esprits. 

Les pressentiments, quand ils sont mauvais ils sont toujours justes.

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Le futur, c’est perdre ce qu’on possède maintenant, et voir naître quelque chose qu’on ne possède pas encore.

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Il n’y a rien de plus lamentable au monde que quelqu’un que tout le monde déteste mais qui ne s’en rend même pas compte.

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Pour vivre, les illusions et les mensonges sont nécessaires, soit, mais pour mourir ?

Personne n’a la solution à cette question. Tous ceux qui connaissent la réponse sont mort.

En juillet on lit…

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         Kyoko de Ryo Murakami. L’histoire d’une jeune japonaise qui part aux États-Unis pour retrouver l’homme qui lui a appris à danser quand elle était enfant. Là-bas, c’est un malade en phase terminale du sida qu’elle va retrouver et elle va l’aider à réaliser on dernier souhait.

          Nous changeons de lieu ce mois-ci et nous retrouverons à « La belle Hortense ». Une cave-librairie qui se situe au 31 rue Vieille du Temple, dans le 4° arrondissement. Le rendez-vous est donné à 20h, ce jeudi 28 juillet. N’hésitez pas à vous joindre à nous.