Une BD sur les relations amoureuses plutôt réussie. Il y avait longtemps que je la voyais un peu partout sans l’avoir jamais feuilletée. C’est finalement une bonne lecture. Des scènes cocasses qui font sourire, des dessins agréables et un humour qui fait mouche : un bon moment de détente.
Étiquette : Livre
Joseph KESSEL, Vent de sable
Ce témoignage a été écrit en 1929 par Joseph Kessel suite à un voyage qu’il fit aux côtés du pilote Emile l’Ecrivain sur la ligne Toulouse-Casablanca. Les vols en avions, alors réservés au transport du courrier dans ces contrées, étaient extrêmement dangereux et se soldaient souvent par des prises en otage sur le parcours, ou parfois la mort…
Je ne connaissais absolument pas cet auteur, pourtant académicien. A vrai dire, je ne regrette pas tellement de ne pas l’avoir découvert avant. L’histoire qu’il a à raconter est passionnante. Servir dans l’aéropostale était alors une aventure quotidienne. On ne savait jamais à quoi s’attendre. Kessel a rencontré des grand noms du métier ou entendu le récit de leurs multiples péripéties : Mermoz, Guillaumet, Saint-Exupéry… tous sont passés sur cette ligne mythique ! Une époque où voler 150 kmh était un exploit ! Des destins exceptionnels et tant de choses à raconter !
Seulement ce livre est mal écrit. Tout y est mis au même niveau. L’auteur passe plus de temps à nous raconter un repas à Casablanca que le meurtre de 3 hommes ! Aucun relief, aucune vie, un style d’une platitude sans nom (oui, je suis bien en train de dire qu’il y a des académiciens qui auraient mieux fait de se passer de prendre un jour la plume). Moi qui me sentais déjà vibrer au récit de ces pionniers de l’aviation, trembler avec eux à chaque avarie de matériel, m’émerveiller devant la beauté du désert… Eh bien, j’ai vite déchanté, je n’ai trouvé qu’un récit sans âme. Un témoignage bien fade qui parlera peut-être aux passionnés de l’aviation mais dont les autres se passeront très bien.
Gourp avait repris de la valeur. On lui donnait à boire et on le soignait… avec du crottin de chameau. Qu’on se figure ce trajet affreux d’un homme percé de balles et de coups de poignard, ballotté au gré de la marche d’un dromadaire, terriblement fatigante même pour un voyageur valide, sous le soleil du Sahara espagnol et avec la gangrène qui commence à ronger ses plaies !
Mini cakes, apéritifs et gourmandises, d’Ilona CHOVANCOVA
Depuis quelques temps, les coffrets cuisine ont le vent en poupe. On en trouve pour tous les goûts à petits prix. Ils proposent généralement un livre de recettes accompagné d’accessoires ou de vaisselle pour les accompagner : verrines, cocottes, tajines… Des recettes souvent simples qui permettent même aux cuisiniers les moins aguéris de confectionner des plats originaux avec de belles présentations.
J’ai acheté il y a quelques temps le coffret Mini cakes de Marabout (je précise parce qu’il y en a plusieurs). Un livre de recettes, sucrées et salées, accompagné de 6 mini-moules en silicone (empilables, très très pratiques quand on a comme moi un appartement miniature). J’ai testé plusieurs recettes, les cakes sont bons, légers et moelleux, et certains sont assez originaux. Pas de quoi hurler au génie mais c’est simple et bon, ce qui n’est déjà pas si mal. Les cakes salés sont parfaits pour des apéritifs dinatoires.
Mini cakes à l’orientale, au poivron et au cumin
Les ingrédients de base :
120g de farine
2 oeufs
80 g de gruyère râpé
7 cl de lait
7 cl d’huile d’olive
1/2 sachet de levure chimique
sel, poivre
La garniture :
1/2 poivron rouge
1/2 poivron jaune
1/2 cuillerée à café de cumin moulu
1 – Préchauffez le four à 180 °C (th 6)
2 – Lavez et coupez les poivrons en petits morceaux
3 – Dans un bol, battez légèrement les oeufs avec l’huile et le lait. Ajoutez la farine, le gruyère les 3/4 de poivrons (gardez le reste pour décorer) et le cumin moulu. Salez et poivrez. Mélangez. incorporez délicatement la levure.
4 – Versez la pâte dans les moules et décorez avec le reste de poivrons avant de mettre au four.
5 – Faites cuire au four 30 min.
Si vous utilisez des moules traditionnels plutôt qu’en silicone, pensez à les beurrer avant de les remplir. Bon appétit !
Hervé GUIBERT, Mon valet et moi
Un valet tyran qui congédie le personnel, impose à son employeur un « uniforme », le fait dormir sur le canapé et lui interdit les émissions de variété. Après la lecture de ce court journal, saurez-vous encore dire qui est le valet et qui est le maître ?
La 4° de couverture pose cette question : « méchant mensonge ou vrai journal ? ». Je me suis demandé si l’éditeur avait songé à lire le livre avant d’en parler… Des ouvrages de Guibert que j’ai lus, c’est celui qui semble le moins inspiré par son expérience. A première vue du moins. Pourtant, c’est sans doute bien son corps malade que l’auteur décrit à travers celui du vieil homme. Un livre qui va encore demander un certain temps de réflexion, un « temps de pause » avant de se dévoiler réellement. Un roman extrêmement troublant et brutal. Très surprenant.
On raconte que les homosexuels sont attirés par les uniformes, ceux des marins, de spompiers, des légionnaires. Moi qui n’en suis pas, j’ai toujours été fasciné, presque érotiquement, par l’habit des larbins de tous poils.
Hervé GUIBERT, L’homme au chapeau rouge
L’homme au chapeau rouge continue le récit de la maladie d’Hervé Guibert, entamé dans A l’ami que ne m’a pas sauvé la vie et Le protocole compassionnel. Ici, ce n’est plus la maladie qui est au centre de l’histoire mais un trafic de fausses oeuvres d’art.
Une lecture à laquelle j’ai pris un plaisir mitigé. Moins fort qu’A l’ami, moins novateur. Il est toutefois très intéressant de lire ce roman en complément des précédents pour voir l’évolution du rapport à la maladie. Quelques beaux passages à retenir.
J’ai l’impression que c’est comme si… comme si vous aimiez ce virus qui est en vous… – Certainement, j’ai bien été forcé de l’aimer, sinon ma vie serait devenue invivable, il a été inévitablement une expérience fondamentale, cruciale, mais maintenant j’en ai fait le tour, et je n’en peux plus, après ce chemin vers la sagesse pour la première fois c’est la révolte qui pointe. Je ne peux plus entendre parler de sida. Je hais le sida. je ne veux plus l’avoir, il a fait son temps en moi.
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