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21 rue de la Boétie au musée Maillol

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          L’exposition « 21 rue La Boétie » retrace le parcours singulier de Paul Rosenberg (1881-1959), qui fut l’un des plus grands marchands d’art de la première moitié du XXe siècle. Elle rassemble une soixantaine de chefs-d’œuvre de l’art moderne (Pablo Picasso, Fernand Léger, Georges Braque, Henri Matisse, Marie Laurencin…), pour certains inédits en France.

Affiche de l'exposition 21 rue de la Boétie

          Le musée Maillol rouvre après des travaux de rénovation. C’est petit musée (pas tant que ça d’ailleurs) que j’aime beaucoup. J’y ai découvert quelques belles expositions, notamment Artemisia, qui était passionnante et m’avait donné envie de me pencher de plus près sur la vie et l’œuvre de cette artiste avec un film et un livre. J’avais donc hâte de redécouvrir les lieux. Bon, à vrai dire, au premier coup d’œil le changement n’est pas flagrant. La configuration du musée demeure la même, c’est clair, c’est propre, pas de quoi s’extasier non plus. En même temps, c’était déjà très bien avant.

Exposition 21 rue de la Boétie

          Je suis très classique en matière de peinture, l’art moderne et moi ne sommes pas très copains. Toutefois, même si les artistes exposés n’ont pas ma préférence, j’étais quand même curieuse de découvrir cette exposition. Je trouve qu’il est toujours intéressant d’en apprendre plus sur les galeristes et marchands d’art dont le travail exerce sur moi une certaine fascination. Si on connaît parfois leurs noms, lus lors d’expositions ou lorsqu’on se penche d’un peu plus près sur la vie de tel ou tel artiste, ils restent bien souvent dans l’ombre et c’est toujours passionnant d’avoir l’occasion de découvrir un peu mieux leur travail.

Exposition 21 rue de la Boétie

          J’ai été un peu longue à vous parler de cette exposition parce que je ne savais pas trop quoi en dire. Je ne suis pas une grande fana de la plupart des artistes accrochés donc bon, très difficile d’avoir un avis objectif. Il y a toutefois quelques grands noms dans cette exposition : Picasso, Laurencin, Braque, Léger, Matisse… Sacré palmarès ! Il y a quelques jolies toiles et l’exposition les met bien en valeur. J’ai notamment beaucoup aimé deux Laurencin de toute beauté. Il y a aussi une (petite) pièce dédiée à des artistes plus classiques dont des impressionnistes comme Monet, Manet ou encore Cézanne. Sans surprise, ce que j’ai préféré. Je sais, je suis prévisible.

Les deux espagnoles, marie Laurencin

          Ce qui est plus étonnant, c’est que j’ai adoré la salle du rez-de-chaussée sur l’art et la propagande. Bon certes, « l’art nazi » ce n’est pas franchement ma tasse de thé (nooon ?! pas possible !) mais c’est intéressant de savoir quels artistes ont été censurés, pourquoi, et comment l’art a été utilisé à des fins idéologiques. Absolument passionnant ! Je dois admettre que c’est un aspect qui ne m’avait jusque-là jamais effleurée. J’aurais bien aimé approfondir le sujet d’ailleurs tellement ça m’a intéressée. J’espère que l’occasion se présentera. Finalement, bien que les œuvres exposées ne soient dans l’ensemble pas trop mon genre, j’ai bien aimé cette exposition qui est très intéressantes par bien des aspects. A voir.

Exposition 21 rue de la Boétie

21 rue de La Boétie

Musée Maillol
59-61 rue de Grenelle
75007 Paris

Du 2 mars au 23 juillet 2017

Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h30

Plein tarif 13€

Fragile – Murano : toute la délicatesse du verre au Musée Maillol

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          Le Musée Maillol propose une exposition sur les chefs-d’oeuvres du verre de la Renaissance à nos jours. La technique du verre telle qu’on la connaît aujourd’hui, qui rend la matière fine et transparente, est née à Venise en 1453. Plus de 5 siècles de techniques revisités en 200 oeuvres.

Murano

          Je ne suis pas franchement une adepte des objets d’arts, ce n’est généralement pas quelque chose qui me touche beaucoup. Je dois admettre être allée voir cette expo un peu par hasard : je ne me rappelais plus ce qu’il y avait à Maillol, j’étais dans le quartier, j’avais une heure à tuer, il tombait des cordes et je venais déjà d’aller boire un thé. En gros, je serais allée voir n’importe quoi pour être au sec et occuper mon après-midi. Me voilà donc partie pour une découverte des chef-d’oeuvres des maîtres verriers. Au rez-de-chaussée, des réalisations contemporaines. La plupart m’ont laissée de marbre mais il y a toutefois un  lustre rouge avec des corbeaux qui m’a laissée totalement sans voix (il sert d’ailleurs pour l’affiche). Vraiment magnifique ! J’ai également été contente de retrouver les pigeons en verre peints à l’encre de Jan Fabre, sans doute la seule oeuvre de l’artiste que je connaisse et que je trouve vraiment belle.

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          A l’étage, ce sont surtout des réalisations plus anciennes (mais pas seulement). S’il y a des choses très belles et d’une incroyable finesse, si on s’étonne de la maîtrise des techniques dès le 15° siècle, je n’ai pas été emballée outre mesure. C’est de ma faute aussi, c’était prévisible. C’est bien joli de vouloir s’ouvrir à de nouvelles choses mais bon, quand il y a des formes d’art auxquelles on est hermétiques (oui, je l’avoue presque sans honte), il n’y a parfois pas grand chose à y faire. J’ai donc fait cette exposition très très rapidement (je vous passe l’odieux calcul que j’ai fait sur le prix payé à la minute, ça fait froid dans le dos) et ne sais trop que donner comme avis. L’exposition regroupe de très belles pièces et surtout une variété qui permet de voir l’évolution des techniques mais aussi à quel point ce verre mythique peut encore inspirer et faire rêver aujourd’hui. Un aspect que j’ai trouvé très intéressant. Quant aux pièces, il y en a quelques unes de toute beauté. D’ailleurs, les personnes qui ont fait l’exposition en même temps que moi semblaient pour la plupart totalement sous le charme. Une exposition qui ne m’a pas franchement convaincue mais qui en émerveillera plus d’un.

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Fragile – Murano

Au Musée Maillol

59/61 rue de Grenelle

75007 Paris

Du 27 mars au 28 juillet

11 €

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Artemisia

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          J’avais vu il y a quelques temps un film consacré à la jeunesse de cette peintre italienne du 17° siècle. Elle fut la première femme à vivre de son art, à l’égal des hommes, en travaillant pour des princes et des cardinaux. Violée à 17 ans, déshonorée, marié de force, elle connut pourtant la gloire. Un destin exceptionnel qui m’intriguait. Je suis donc allée voir l’exposition qui lui est consacrée au Musée Maillol afin dans savoir plus.

          J’ai beaucoup aimé cette exposition. Je ne connaissais pas le Musée Maillol et j’ai apprécié cette découverte (je ne connaissais pas Maillol, autre bonne surprise de la visite). Les tableaux d’Artemisia sont pour la plupart grands, représentent des sujets historiques ou des allégories et sont une incroyable illustration du travail sur le clair-obscur. Elle sert de modèle à la plupart de ses figures féminines, souvent nue, ce qui dénote d’une incroyable liberté dans une société pudibonde.

          Que dire de cette oeuvre ? Elle égale celle des grands maîtres italiens de l’époque. La lumière et la couleur y tiennent la place dominante. L’exposition propose aussi un petit documentaire sur l’incroyable destin de cette femme. Si les tableaux nous rappellent les maîtres de l’époque, le contexte de leur création leur donne un pouvoir tout particulier. Une exposition qui mérite le détour, ne serait-ce que pour découvrir cette incroyable figure de la Renaissance.

Artemisia

Jusqu’au 15 juillet

Tous les jours jusqu’à 19h (21h30 le vendredi), 11€

Musée Maillol

61 rue de Grenelle

75007 Paris