Archives de Tag: New-York

Gun machine, un polar efficace signé Warren Ellis

Par défaut

          John est un flic désabusé. Lors de la mort de son coéquipier, il découvre par hasard un appartement couverts d’armes du sol au plafond. Quand les analyses lui apprennent qui chacune à servi à commettre un meurtre, il va devoir commencer à plancher sur cette affaire qui semble inextricable.

9782702439258-G

          Longtemps, j’ai lu beaucoup de polars avant de passer à d’autres lectures et de délaisser franchement le genre même si je l’apprécie toujours beaucoup. J’ai un peu tardé à lire ce roman que des amis m’avaient offert pourtant je leur fais entièrement confiance pour choisir quelque chose qui me plaît. Je n’ai absolument pas été déçue par leur choix. Dès les premières pages, j’ai beaucoup accroché aussi bien avec le style qu’avec l’histoire. J’ai trouvé que cette dernière ne manquait pas d’originalité. Sur le fond, rien de nouveau : un flic un peu paumé court après un tueur en série à Manhattan. Mais le fait que le dit tueur en série soit un dingue qui connaît toutes les huiles de la ville et semble s’inspirer de la culture amérindienne dans ses crimes donne un certain charme à l’ensemble. J’ai beaucoup aimé le fait qu’on alterne les chapitres du point de vue du policier et de celui du meurtrier, ça crée un effet assez déroutant et accentue l’effet d’une course poursuite où on ne sait plus toujours très bien qui est le chasseur et le chassé.

          Le rythme particulier de ce roman m’a vraiment embarquée et plus l’histoire avançait, plus j’avais hâte d’en connaître la suite. Nombreux sont les romans avec alternance de point de vue où un personnage est plus faible que l’autre. Là les deux m’ont bien plu, même si c’est de manière très différente. Le « héros » est un mec complètement largué, avec deux acolytes un peu barrés et on se demande comment il pourrait bien se sortir de ce guêpier. Quant aux meurtrier, il est franchement siphonné et suivre ses pensées est assez fascinant. Le mélange de modernité avec les barres d’immeubles et le joujoux high-tech et de traditions millénaires avec les délires d’un meurtrier qui se prend pour un indien est franchement réussi et donne à ce roman une teinte particulière. L’auteur parvient à créer un univers très fort et attachant. Un livre original qui se lit d’une traite : un vrai régal !

18e1a9rgjiaytjpg

Parfois, la pluie tombe si dru qu’on lève la tête pour regarder les gouttes alors qu’on devrait s’intéresser à la forme de la flaque qu’elles produisent.

_______________

Forcené à poil se campa au bord du palier, pointa son fusil et tira. Le coup arracha la partie supérieure gauche du crâne de Jim Rosato. Il y eut un ploc quand un bout de sa cervelle s’écrasa contre le mur.

La cuisine du diable – Plongez au coeur de la mafia avec Damien Marie et Karl Tollet

Par défaut

9782749304915-L

          Le jeune Anthony grandit à Little Italy, à New-York, dans les années 30. En pleine prohibition, la mafia gangrène tout et il voit ses parents mourir sous ses yeux, fauchés par une rafale de mitraillette. Pour sauver sa peau et celle de ses frères, ce gamin va déclencher une véritable guerre des gangs.

9782749304915_4

          Je dois avouer que le titre ne m’inspirait guère… Mais cette BD m’avait été très chaudement recommandée, j’ai donc fini par me lancer. Grand bien m’en prit ! Quel régal ! J’ai beaucoup aimé le dessin, fin et précis, à l’aquarelle, un style que j’apprécie et qui m’aide à entrer plus rapidement dans l’histoire. Et celle-ci est passionnante. On plonge dans les bas-fonds de New-York pour découvrir les dessous de la mafia : la cuisine du diable.

cuisinedudiable02planche_51162

          Anthony est un personnage très attachant, tout comme Candice, sa jeune amie pour qui il serait prêt à tout. L’univers qui est le leur est très sombre : drogue, alcool, prostitution, meurtre et violence sont leur quotidien. L’incroyable détermination de cet adolescent donne envie de suivre jusqu’au bout ses aventures aux nombreux rebondissements. Un dessin accrocheur et un scénario passionnant font de cette BD un grand moment de lecture sur fond historique : une fois qu’on l’a ouverte, impossible de la lâcher !

chicago-1930-1

Casse-tête chinois

Par défaut

Comédie française de Cédric Klapisch avec Romain Duris, Cécile de France, Audrey Tautou, Kelly Reilly

21018207_2013102210303588.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

          On retrouve Xavier à New-York fraîchement divorcé et père de deux enfants. Wendy, Isabelle et Martine, ne sont jamais bien loin. Alors qu’il essaie d’y voir plus clair dans sa vie, elle semble au contraire se compliquer. A défaut de savoir comment résoudre ce casse-tête chinois, il en fait un roman.

21049333_20131014160154523.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

          J’avais vu les deux volets précédents, L’auberge espagnole et Les poupées russes et je les avez bien aimés alors même si je trouvais qu’un troisième volet ça faisait peut-être un peu beaucoup et que je pressentais qu’on n’allait pas avoir affaire au film de l’année, je ne me suis pas posé de questions, il fallait que je le voie. Je n’allais tout de même pas rater la suite de l’histoire. Malheureusement, cette fois-ci, je n’y ai pas retrouvé la même légèreté et je l’ai trouvée bien longue à démarrer. Nos héros ont vieilli, leur préoccupations ne sont plus les mêmes : à 25 ans, ils ne pensaient qu’à faire la fête, à 30 ans, qu’à l’amour et à 40, à leur vie qui n’a pas pris les chemins qu’ils auraient voulu. Divorce, garde des enfants, remise en question… ce n’est pas que ces questions-là ne m’intéressent pas (quoique déjà je me sente moyennement concernée) mais je trouve que c’est moyennement compatible avec le style enjoué de Céric Klapisch.

21049330_2013101416015396.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

          Il en résulte un film en demi-teintes. Bien sûr, il reste bien quelque chose de la joie des deux précédents films, dans l’énergie des acteurs et leur complicité, dans une certaine forme d’humour, dans un côté un peu brouillon aussi parfois même s’il est bien moins marqué que dans les deux autres. Mais malgré tout, j’ai trouvé ça un peu triste, fade. Le film est mieux construit que les précédents mais bizarrement, au lieux d’être une force, ça l’alourdit, il lui manque ce côté un peu déjanté qui faisait le charme du cinéma de Klapisch. Après une première partie sans relief, la seconde est plus accrocheuse mais si le film se regarde avec un certain plaisir, il reste dans l’ensemble moyen et peine à trouver son souffle. Après L’auberge espagnole, qui n’a pas rêvé d’aller faire ses études en Espagne pour vivre la même chose qu’eux ?  La force de ces films c’était de nous montrer des jeunes comme nous, un peu paumés sur les bords mais qui avaient l’air de bien se marrer quand même et nous vendaient l’air de rien un peu de rêve. Et moi, ce film-là, il ne me fait pas rêver du tout.

Frances Ha

Par défaut

Comédie dramatique américaine de Noah Baumbach avec Greta Gerwig, Mickey Sumner, Michael Esper

francès ha

          Frances vit à New-York avec sa meilleure amie et veut devenir chorégraphe. Elle travaille un peu dans une compagnie, sort pas mal et galère beaucoup mais toujours dans la bonne humeur. Mais le temps va venir perturber cet équilibre instable.

Frances-Ha_portrait_w858

          Ce film me tentait bien, il me semblait assez léger tout en pouvant être intéressant par les thèmes qu’il abordait. J’avais lu de très bonnes critiques et la danse est toujours un sujet porteur, ça s’annonçait très bien ! Rien que l’affiche était déjà un condensé de bonne humeur ! J’ai été surprise de constater qu’on avait affaire (encore) à un film en noir et blanc. Pas que cela me dérange plus que ça, je trouve même que ça a un certain charme, mais en l’occurrence, je n’ai pas trouvé que ça apportait grand chose. Etrangement, j’ai de suite pensé à Oh Boy, vu il y a peu. Sans doute le côté trentenaire paumé dont la vie s’enlise un peu ; et le noir et blanc, bien sûr.

Frances_Ha_4

          Je ne sais trop que dire de ce film avec lequel je n’ai pas franchement accroché. Je me suis un peu ennuyée. J’ai été assez déçue de ne retrouver l’univers de la danse qu’en toile de fond et de manière finalement assez anecdotique. Frances se disperse beaucoup et le film en fait autant. Une vie finalement assez banale, avec des soirées entre amis où on s’écoute parler qui m’ont parfois agacée. Si c’est loin d’être mauvais, j’ai trouvé l’histoire à peu près sans intérêt. Sans compter que je n’ai pas éprouvé la moindre sympathie pour ces personnages à l’univers si éloigné du mien. Heureusement, le premier rôle est bien campé et l’actrice vient insuffler un peu de vie dans ce qui aurait sinon été d’un ennui mortel. Un film qui ne m’a pas emballée et un type de cinéma qui me laisse assez indifférente.

2 days in New-York, de Julie DELPY

Par défaut

          Comédie française de et avec Julie Delpy, avec Chris Rock et Albert Delpy.

          Marion est une photographe française qui vit à New-York. Jeune maman divorcée, elle vit à présent avec un jeune intello noir (oui, ça a son importance). Quand son père et sa soeur vont venir lui rendre visite pour quelques jours, les ennuis vont commencer.

          Que dire de ce film ? La critique était plutôt bonne, j’y suis donc allée pensant avoir affaire à une comédie gentillette. Et puis il y a Chris Rock dedans et j’aime bien Chrs Roch qu’on ne voit pas assez souvent. Quelle erreur n’ai-je pas faite ! Ce film est d’une nullité qui n’a d’égale que sa connerie.

          Julie Delpy se met en scène, nous montre à quel point elle parle bien anglais, à quel point elle connaît bien New-York et surtout à quel point elle est moins plouc que sa famille bretonne. Imbuvable. Jamais vu une tête à claques pareille. Un film nombriliste, insipide et inutile. Condescendant aussi. La réalisatrice se prend très au sérieux et il n’y a vraiment pas de quoi. Il y a un côté très provinciale parvenue reniant ses racine là-dedans. Sans doute la raison pour laquelle la cririque a apprécié, beaucoup doivent s’y retrouver. je dis NON, NON et NON et encore NON. LE film a éviter.