Photo

Fleurs des villes…

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Paris aussi sent bon le printemps, les arbres fleurissent dans les parcs et l’air embaume.

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Il est encore temps d’aller admirer l’exubérant cerisier du Jardin des Plantes.

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Théâtre

Le chant de la terre à la Garnier

          Suite de mon abonnement à l’opéra de Paris, exclusivement composé de ballet. Cette fois, je suis allée voir Le chant de la terre à l’opéra Garnier. Un ballet contemporain de John Neumeier. Je dois admettre que je ne savais absolument pas à quoi m’attendre avant d’y aller et que j’ai particulièrement fatiguée ce soir-là et donc assez peu réceptive. Rien à voir avec le spectacle (mais en fait si quand même un peu) mais chaque fois que je rentre à Garnier, c’est la même émotion. Cet endroit est tellement beau et chargé d’histoire, je me sens chaque fois aussi privilégiée de pouvoir y entrer. Cette parenthèse étant refermée, je dois dire qu’assez vite, ce ballet m’a laissée un peu perplexe. Pas ou peu de décor, même combat pour les costumes absolument pas tape à l’œil. Disons que c’est… épuré. Assez banal pour du contemporain mais c’est vrai que je suis toujours plus à l’aise avec les choses plus classiques. J’ai toutefois beaucoup apprécié le jeu de lumières qui semble reproduire la course du soleil ainsi que certains costumes, très sobres mais élégants.

©Ann Ray/OnP
©Ann Ray/OnP

          Si par moments j’ai trouvé ce ballet très beau, avec de grands moments de danse et une esthétique pleine de sensibilité, à d’autres j’ai eu plus de mal à en saisir le sens et j’ai parfois un peu décroché. Dans l’ensemble, j’ai trouvé que c’était plein de poésie, avec une belle musique et un équilibre intéressant entre performance et moments qui semblent plus se rapprocher de l’improvisation. Pourtant, si cette chorégraphie a tout pour séduire, j’ai eu du mal à accrocher vraiment et il m’a manqué le petit quelque chose en plus qui fait toute la différence. Il faut dire aussi qu’étant novice en la matière, j’ai souvent l’impression de manquer de références. Il y a des passages magnifiques et une belle diversité mais il manque parfois peut-être un peu de cohésion à l’ensemble, ce qui empêche sans doute de l’apprécier pleinement. En écoutant les commentaires à la sortie, visiblement je n’étais pas la seule à ne pas trop savoir que reprocher à ce spectacle sans pour autant avoir été emballée outre mesure. C’est vraiment dommage étant donné les beaux moments qu’il recèle qu’il s’en dégage parfois comme un léger parfum de confusion. Beau mais parfois décousu, un ballet poétique qui m’a un peu laissée sur ma faim.

©Ann Ray/OnP
©Ann Ray/OnP
Bars, restaurants

Chez Léon, une adresse à retenir rue Legendre

          Ce week-end, mon papa était à Paris et je cherchais un resto sympa où l’amener dans mon quartier (à savoir les Batignolles grosso modo). Plusieurs me tentaient mais étaient complets. Je me suis alors décidée à sortir mon Guide Michelin de Paris (2008 parce que je suis vachement à jour…). Et là, je suis tombée sur cette adresse. Pas trop loin de chez moi – même si je ne traverse à peu près jamais la voie ferrée, je veux bien faire un effort – dans mon budget et visiblement du genre bistrot avec une pointe d’originalité. Ca semblait parfait. Et pour tout vous dire : ça l’était !

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          La première impression fut excellente avec un accueil chaleureux, assez surprenant pour Paris. La salle est plutôt agréable, avec son immense comptoir en zinc et ses belles chaises. Du côté de la carte, la plupart des plats semblent classique mais avec de-ci de-là une petite touche de fantaisie. Nous avons opté pour un carpaccio de poulpe et un cabillaud en croûte d’amande d’un côté (enfin il me semble) et un crumble de cabécou suivi d’un cochon de lait en deux textures de l’autre.

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          La carpaccio était juste magnifique et la mousse de piment doux qui l’accompagnait était magique. De mon côté, pas de surprises avec le crumble (très bon au demeurant) mais la sauce salade était carrément une tuerie. Il y avait un beau monceau de verdure et je n’en ai pas laissé une miette. Je soupçonne une note de combawa dans la vinaigrette mais je ne suis pas certaine. En tout cas c’était à tomber. Le poisson avait l’air très bon et mon cochon était absolument parfait. Croustillant dessus et tellement fondant à l’intérieur qu’il se coupait tout seul. Magique. En accompagnement, des légumes de saison. En dessert, nous avons pris une tarte au citron pas mal revisitée, un peu comme un cheesecake très aérien. Vraiment bonne.

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          J’ai beaucoup aimé cette adresse. Ce n’est pas une grande table mais c’est quand même bien mieux que la première brasserie venue. Il y a dans les plats de petites touches d’originalité très appréciables et tout est impeccablement réalisé. Dans des quantités fort raisonnables qui plus est. Le service est vraiment top, très avenant et agréable. Côté prix, ce n’est pas donné en l’absence de menu mais les plats sont presque raisonnables pour la capitale, un jour il faudra que je m’habitue aux prix parisiens quand même… Franchement, je ne trouve rien à redire sur ce restaurant. J’ai même envie de tester leur brunch un dimanche matin ! Une bonne table qui offre une cuisine généreuse et impeccablement réalisée avec un service tout sourire.

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Chez Léon

32 rue Legendre

75017 Paris

01 42 27 06 82

Comptez 35€ entrée – plat -dessert

Bars, restaurants

Le lèche-vin – le bistrot atypique de Bastille

           Si vous êtes à la recherche d’un bar accueillant à la déco originale près de Bastille, vous êtes au bon endroit. Bastille c’est un peu le repère des bars bondés, chers et souvent sans âme. Rien de tout cela ici. Derrière la devanture des plus discrètes que vous risquez de ne pas repérer au premier coup d’œil se cache un vieux café parisien dans son jus. Sols et murs donnent l’impression de ne pas avoir été refaits depuis 50 ans au bas mot. Les tables sont serrées et ne sont pas de la première propreté mais c’est tout le charme du lieu de ne pas être aseptisé.

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          A la carte, ti punch maison, cocktails, vin, bière. Les classique quoi. En revanche, les prix sont franchement attractifs pour Paris en général et le quartier en particulier. 2,50€ le cidre, 7,50€ le cocktail (hors happy hour). Le mojito s’avère d’ailleurs franchement bon. Le temps pour obtenir votre mixture peut s’avérer très variable : qu’importe, ça vous laissera le temps de discuter avec de parfaits inconnus, tranquillement accoudé au bar. D’ailleurs d’une manière générale, tout le monde se parle et les gens n’hésitent pas à poser une fesse sur votre table en attendant leur verre ou leurs amis.

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          La déco est disons… unique ! Vous serez accueillis par une Vierge Marie grandeur nature et des images religieuses constellent les murs. Pourtant, pas besoin d’être très catholique pour entrer en ces lieux, le patron est juste amoureux du kitch. Je vous recommande les toilettes (à la turque, pas très accueillantes en fin de soirées), elles sont du meilleur goût. Je vous recommande d’aller y jeter un oeil ! Un bar d’habitués pas trop cher et hyper sympa avec une déco hors norme, un lieu qui ne laisse pas indifférent.

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Le lèche-vin

13 Rue Duval

75011 Paris

Tous les jours de 18h à 2h

Mes lectures

Dernier voyage à Buenos Aires – un moment de nostalgie

          Quand le narrateur arrive à Paris depuis son Amérique natale, il est jeune et naïf. Il rêve de devenir un grand écrivain. Des années plus tard, on le retrouve désabusé, dans les mêmes rues. Quand un médecin lui apprend qu’il va perdre la vue, le souvenir de Magdalena, son premier amour, resurgit.

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          Je dois avouer que je n’ai pas accroché de suite avec ce roman. J’ai trouvé le début un peu laborieux et sans grand intérêt bien que le style soit agréable. En revanche, dès qu’on retourne dans le passé du personnage et ses jeunes années, même s’il faut un peu de temps pour se plonger dans l’histoire, ça devient autrement plus intéressant. Dommage que le procédé qui l’introduit manque de finesse. On assiste à la fois la première du premier amour du narrateur et sa découverte de Paris. Je dois avouer que j’ai été assez déçue de voir que Buenos Aires n’avait rien à voir là-dedans. Rien de révolutionnaire mais on se laisse prendre au jeu de cette de cette double histoire d’amour naissante pour une femme et pour une ville. On le suit dans ses déambulations, on partage ses états-d’âme. Il est d’une naïveté touchante. Je ne dirais pas que le personnage est particulièrement attachant mais sa jeunesse le rend attendrissant.

          L’histoire d’amour n’en fait pas des masses dans le romantisme, ce qui m’arrange bien et tend à la rendre crédible je trouve. On a malgré nous envie de savoir comment elle va bien pouvoir finir et c’est sans nul doute le fil conducteur de ce récit. Ce qui est intéressant et donne une note mélancolique à ce texte, c’est la confrontation entre le Paris réel et le Paris rêvé. La ville lumière véhicule beaucoup de fantasmes notamment autour de la figure du l’écrivain. Aux yeux du jeune homme, Paris semble se résumer à son arrivée à une chambre de bonne, des soirées à boire du vin et quelques cours à la Sorbonne. Même si la chute n’est pas aussi brutale qu’on pourrait s’y attendre, c’est intéressant de le voir peu à peu changer de regard sur la ville et sur lui-même. Il ne s’agit sans doute pas d’un grand roman mais j’ai aimé l’atmosphère qui s’en dégage et j’ai passé un agréable moment de lecture.