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Le braconnier du lac perdu, Peter May

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          Depuis qu’il a quitté la police, Fin sur son île natale. Engagé pour pourchasser les braconniers, il retrouve Whistler, son ami de jeunesse. Le plus brillant des enfants de Lewis. Le plus loyal aussi, et d’entre tous, il est le plus redoutable des braconniers. Quand Fin se voit contraint de le traquer, Whistler, l’arrache à la mort et le conduit jusqu’à un lac qui abrite depuis 17 années l’épave d’un avion.L’appareil que tous croyaient abimé en mer, recèle le corps d’un homme assassiné.

          Le Braconnier du lac perdu est le troisième (et dernier) tome de la trilogie de Peter May ayant pour décor l’île de Lewis. J’avais beaucoup aimé les deux premiers, lus il y a déjà plusieurs années. J’aime bien le personnage principal (qui sans grande originalité est un homme entre deux âges solitaire et un peu abîmé par la vie) et surtout l’auteur dépeint les paysages et la vie dans cette île avec beaucoup de force, donnant à ces romans une ambiance très particulière que j’apprécie beaucoup. Il me tardait donc de retrouver cet univers.

Couverture du Braconnier du lac perdu

          Pourtant je dois avouer avoir été déçue par ce dernier tome. J’ai trouvé qu’il fonctionnait moins bien que les deux enquêtes précédentes. L’ambiance notamment m’a moins transportée. Peut-être parce que cette fois on nous parle d’un temps plus clément (voire franchement sec) alors que les précédents n’étaient que pluie et brouillard, ce ajoutait au mystère ? En tout cas j’ai moins été transportée. L’histoire m’a également un peu déçue.

          On apprend des choses dans ce livre, ce qui est souvent le cas chez Peter May, mais j’ai trouvé que ça fonctionnait plutôt moins bien que d’habitude. L’histoire m’a semblé un peu bancale et poussive. J’ai mis du temps à rentrer dans ce texte où j’ai trouvé les personnages un peu caricaturaux et la trame assez compliquée, comme si l’auteur ne savait pas par quel bout la prendre. Le style quand à lui reste agréable, facile à lire sans être simpliste, ce qui fait que j’ai quand même pris plaisir à cette lecture.

          Finalement, au fil des pages, j’ai fini par rentrer un peu dans cette histoire et par m’y intéresser un peu plus. Mais ça n’a pas été sans peine ! Certains rebondissements m’ont paru quelque peu tirés par les cheveux. C’est à mes yeux le tome le moins réussi de la série et je suis déçue qu’elle se termine ainsi même si l’ensemble reste de très bonne qualité. Ca reste malgré tout une lecture assez agréable et pas dépourvue d’intérêt. Si vous ne connaissez pas Peter May, filez découvrir L’homme de Lewis.

Portrait de Peter May en Ecosse

Il n’y a rien de plus fort que de se retrouver responsable d’une autre vie. Tu commences à faire attention à la tienne.

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Je suis très exactement celui que j’ai envie d’être. Et ils ne sont pas nombreux ceux qui peuvent dire cela.

L’homme de Lewis – Peter May

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          Après la mort de son fils, Fin divorce et quitte la police. Il part démarrer une nouvelle vie sur son île natale, Lewis. A peine arrivé, il se trouve mêlé à une enquête pour meurtre. Un corps est retrouvé dans la tourbe et c’est Tormod Macdonald, le père de son amour de jeunesse qui est le principal suspect. Mais Tormod perd la mémoire et il est impossible de l’interroger.

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          Bien que j’en entende parler depuis bien longtemps, je n’avais jamais rien, lu de Peter May dont la série chinoise sommeille dans ma bibliothèque depuis des années. Finalement, ce n’est pas par elle que j’ai commencé mais par L’homme de Lewis, deuxième tome d’une trilogie. Certes, le premier tome aurait été plus approprié pour se lancer (d’autant qu’il traîne quelque part) mais j’avais besoin d’une lecture pour le train et j’ai pris le premier livre tentant qui me tombait sous la main. Finalement, même si on sent que les personnages étaient plutôt brossés dans le premier, cela ne gène pas la compréhension de l’histoire. Si les personnages évoluent sans doute d’un récit à l’autre, les enquêtes sont bien distinctes. Il est sans doute préférable de les lire dans l’ordre mais si comme moi vous vous y prenez mal, pas de panique, vous arriverez à suivre.

          Le style est assez classique mais efficace. L’originalité de ce roman tient plutôt à son intrigue, très bien ficelée. Elle est assez surprenant, le jeu e la mémoire ajoutant au suspens. Il y a surtout dans ce livre de nombreuses références culturelles au mode de vie sur l’île de Lewis qui j’ai trouvé absolument passionnantes ! Un contexte culturel qui est pour beaucoup à mon sens dans la qualité du roman. Les personnages sont également intéressants. Chacun possède une part d’ombre qui le rend terriblement humain. Il y a une ambiance très particulière dans ces pages que j’ai beaucoup aimée. Je crois qu’elle est due tant aux lieux décrits qu’à ceux qui les peuplent. On oscille constamment entre présent et passé dans cette histoire, ajoutant au mystère. Des personnages attachants, un contexte passionnant et une histoire qui tient très bien la route sont les ingrédients de cet excellent thriller.

PeterMayAyr

Quand on entre dans une maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. Le regard dans le vide, le sourire triste… Et pourtant, derrière chacun de ces regards, il y a une vie, une histoire qu’ils pourraient nous raconter. De douleur, d’amour, d’espoir et de détresse. Toutes ces choses que nous ressentons, nous aussi.Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu’un qui vaut moins que les autres, quelqu’un de moins réel. Et un jour ce sera notre tour. Assis là à regarder les jeunes nous mettre de côté parce que nous sommes vieux. Et à ton avis, tu crois que nous allons le vivre comment ?

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Les parents sont le roc sur lequel on construit sa vie. C’est vraiment un choc de se rendre compte que ce roc n’est qu’une illusion.

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Fin s’émerveilla de cette faculté humaine qui pouvait transformer les pires choses que la vie vous impose en événements teintés de légèreté. C’est une question de survie, pensa-t-il. Si vous laissez tomber, ne serait-ce qu’un moment, vous vous retrouvez happé par les ténèbres.