Noël est toujours la meilleure période de l’année pour les couchers de soleil en montagne. Cette année encore nous en fournit la preuve avec deux beaux couchers de soleil ces derniers jours dont voici quelques images.
Étiquette : photographie
Le Japon à l’honneur à la Pinacothèque : Hiroshige – Van Gogh – Rouvre
La Pinacothèque consacre en cette fin d’année ses espaces d’exposition au Pays du soleil levant. On peut y découvrir d’une part Hiroshige, l’artiste nippon le plus connu dans son pays dont les oeuvres sont exposées pour la première fois en France. D’autre part, une seconde exposition est consacré à Van Gogh et ses toiles japonisantes. A la suite de cet accrochage, on peu admirer des photographies de Denis Rouvre, artiste français qui a immortalisé le pays et ses habitants après la catastrophe de Fukushima. Trois univers totalement différents et absolument passionnants.
Il faut commencer par les estampes du maître d’Edo, Utagawa Hiroshige, pour bien envisager la suite des réjouissances. Inutile de préciser que je n’en avais même jamais entendu parler, mais comme je suis curieuse et que j’aime les estampes, je ne pouvais rater cette occasion de découvrir l’oeuvre de celui qui serait l’artiste japonais le plus célèbre de son temps. Cet artiste du début du XIX° siècle était un maître d’Edo (le Tokyo d’avant 1868) spécialisé dans l’art de l’ukiyo-e, les « images du monde flottant ». Il s’agit d’un style d’estampes coloré qui représente la nature au fil des saisons, les excès de la vie dans la cité et le passage du temps. L’oeuvre de l’artiste est une invitation au voyage, que ce soit celui sur la route d’Edo à Kyoto ou le voyage intérieur par le biais de la méditation.
L’exposition dédiée à l’artiste est extrêmement complète. On y découvre aussi bien des oeuvres de jeunesse qu’une vaste réalisation de plusieurs dizaines d’estampes dédiées au voyage sur la route commerciale entre Edo et Kyoto, qui l’a rendu célèbre au Japon. Quelques statuettes et maquettes sont également exposées, ainsi que des articles de voyage (sandales, service à thé, oreiller, palanquin…). Le tout nous plonge au coeur du Japon de l’ère d’Edo, et nous fait voyager à la fois dans l’espace et dans le temps. Les panneaux explicatifs sont clairs et complets, sans pour autant être trop présents. Ils nous permettent de comprendre les tenants et les aboutissants de l’oeuvre et de nous plonger dans l’univers de l’artiste. La musique japonaise traditionnelle nous plonge également dans l’ambiance. Les estampes sont d’une grande finesse et celles représentant la pluie et la neige m’ont particulièrement impressionnée. Une exposition très intéressante qui m’a plongée dans un autre univers et une très belle découverte.
Une fois les bases en estampes acquises, on est parés pour aller voir comment Vincent Van Gogh a pu s’en inspirer dans ces toiles. Il est bien sûr indispensable de voir les expositions dans cet ordre-là pour pouvoir bien comprendre comment l’un des peintre s’est inspiré de l’oeuvre de l’autre. Il peut sembler farfelu que Van Gogh, qui n’a jamais quitté l’Europe, se soit inspiré du Japon où il n’a jamais mis les pieds et plus particulièrement d’un artiste dont il n’a jamais vu les oeuvres… Et pourtant ! Le célèbre peintre hollandais est allé s’installer en Provence non pas seulement pour ses paysages, mais parce qu’il pensait y retrouver un air de Japon ! Quant au travail d’Hiroshige, il l’a tout simplement découvert par le biais des catalogues et reproductions qui circulaient à Paris et que son frère Théo avait eu l’occasion d’admirer. Le lien est-il clair pour autant ? Pas toujours mais c’est là que réside tout le génie de cette exposition : à côté de chaque toile, un grand panneau explicatif la confronte aux estampes dont elle est inspirée, montre comment elles ont été intégrées au style de l’artiste et une lettre ou plusieurs citations extraites des correspondances du peintre viennent confirmer ces rapprochements que les plus sceptiques (moi ? non ? jamais !) pourraient juger de vaseux. Une analyse de l’influence du japonisme sur les impressionnistes imparable et fascinante.
Bon, sans originalité aucune, je voue un véritable culte à Van Gogh. J’aurais pleuré de joie quand j’ai découvert ses toiles dans le musée qui lui ai consacré à Amsterdam et ne perdrait pour rien au monde une occasion d’aller admirer son travail sur la matière et la couleur. Cette exposition, assez vaste, présente une incroyable diversité de toile de par les styles représentés. 40 toiles méconnues (quoique le style de certaines soit tout à fait reconnaissable) et pour la plupart surprenantes. Si on y retrouve les huiles de paysages provençaux qui ont fait son succès, on peut également y admirer des vues de Paris et ses alentours mais aussi des choses plus surprenantes comme des paysages à l’encre ou des aquarelles. J’ai été absolument époustouflée notamment par une magnifique aquarelle représentant une femme sous la pluie, d’une terrible mélancolie ; et une magnifique toile représentant deux paysannes qui ne sont pas sans rappeler Les glaneuses de Millet, une touche de modernité en plus. J’ai beaucoup aimé la diversité des toiles exposées (dont mes favorites sont évidemment à contre courant de ce que l’on considère comme le « style Van Gogh », que j’adore pourtant) et l’intelligence du rapprochement avec Hiroshige. A ne manquer sous aucun prétexte, de préférence après être allé admirer les estampes du maître d’Edo.
Enfin, à la suite de cet enchantement pour les yeux, on aperçoit des portraits qui attirent l’oeil dans une salle tout au fond, le travail magnifique de Denis Rouvre. La curiosité nous pousse donc à aller voir de plus près. Et là, le choc. Des portrait en gros plan de japonais après Fukushima, une lumière très travaillée et des visages sur lequel se lit la désolation. Quelques paysages aussi, saisissants, qui viennent mettre en relief ce mines défaites, en en montrant la cause. Un travail magnifique et d’une grande intensité. On est parcourus de frissons entourés de ces visages splendides empreints de désespoir. Dommage que cet accrochage ne soit pas plus mis en valeur, on peut en effet tout à fait passer devant sans le voir et se serait bien dommage !
Trois expositions magnifiques et touchantes qui méritent le détour.
Hiroshige, L’art du Voyage – Van Gogh, Rêves de Japon – Denis Rouvre, Low Tide – Le Japon du Chaos
28, place de la Madeleine
75008 Paris
Jusqu’au 17 mars 2013
Tous les jours de 10h30 à 18h30 (21h les mercredi et vendredi)
Billet simple pour l’une des deux expositions 10€ (8€ en tarif réduit), billet couplé Van Gogh/Hiroshige 17€ (14€ en tarif réduit)
Montmartre sous la pluie
En ce mois de novembre, Paris est bien gris et pluvieux. Ce temps n’est pas idéal pour aller flâner dans les rues et encore moins pour prendre des photos mais voici tout de même quelques vues de Montmartre prises la semaine dernière.
Un petit bout de Paris
Quelques images des derniers rayons de soleils parisiens de cette fin d’été.
Un Paris-carte postale que j’aime bien retrouver de temps en temps.
Les Sables-d’Olonne
Histoire de faire un peu vacances, quelques photos de mon week-end aux Sables d’Olonne. Je n’ai pas beaucoup sorti mon appareil mais voici quand même un petit bout d’océan.








































