Expositions

Yutaka Takanashi

          La fondation Henry Cartier-Bresson consacre une exposition au photographe japonais Yutaka Takanashi, pour la première fois en France. Cette figure emblématique de la photographie japonaise du XX° siècle s’intéresse à la ville, sous tous ses aspects, entre réalisme et poésie.

          Je n’y connais pas grand chose en photographie, je vais donc avoir du mal à juger du travail de cet artiste. Une première salle regroupe un travail sur la ville en noir et blanc. Il la montre plutôt hostile, dans sa modernité. La plupart de ces clichés, assez déstructurés, m’ont laissée perplexe. Seuls 3 ou 4 (une femme allaitant dans une voiture et un enfant regardant l’intérieur d’une maison de poupée notamment) m’ont interpellée. La 2° salle regroupe de prises de vue dans des tons chauds sur un Japon plus traditionnel. Ce sont là les vestiges d’un passé rassurant qui sont mis en avant. Etrangement, si la série m’a parue plus attirante, représentant un tout assez uniforme et qui m’a semblé intéressant, les clichés en eux-mêmes, dans leur ressemblance, paraissent avoir un peu de mal à être envisagés comme des entités isolées. Certains m’ont plus mais plus par leur sujet que par leur composition il me semble.

          En revanche, s’il y a une chose dont je suis sure malgré mes faibles compétences en la matière, c’est que l’éclairage est incroyablement mauvais (et les salles déprimantes). La lumière des néons tombe directement sur les oeuvres, créant un reflet auquel Narcisse lui-même n’aurait rien trouvé à redire : on peut se recoiffer dans quasiment toutes les photos et  il faut se contorsionner pour échapper à son propre reflet dans le cadre. Une exposition qui m’a moyennement convaincue mais m’a donné envie de voir ce que ce photographe avait bien pu faire d’autre pour atteindre une telle célébrité.


Yutaka Takanashi

Fondation Henri Cartier-Bresson

2, impasse Lebuis

75014 Paris

Expositions

Doisneau, Paris Les Halles

          Le célèbre photographe a longtemps photographié le coeur de Paris. Les Halles, un lieu plein de charme où la vie gronde. Le photographe y passé de longues heures, des années durant, pour prendre sur le vif ces instants de vie au petit matin. Son objectif a immortalisé aussi bien le travailleur que la bourgeoise venant faire son marché ou les glaneurs venant ramasser les restes une fois les marchands retirés. Un véritable voyage dans l’histoire parisienne.

          J’ai beaucoup aimé cette exposition. Elle est assez riche, avec 205 clichés originaux. Ils sont rangés par ordre chronologique, ce qui semble adapté au sujet, et les photographies prises à la même époques sont ensuite regroupées par grandes thématiques (bouchers, fleuristes, passants…). De 1933 jusqu’à l’inauguration du hideux forum des Halles en 1979, plus de 40 ans de photographies. Cette évolution est intéressante et très bien expliquée par les panneaux à l’entrée, concis mais efficaces. On découvre avec émotion la destruction de ce lieu qui était jusqu’alors au centre de la vie parisienne. On constate une fois de plus la folie architecturale des années 70 qui ont détruit des lieux historiques pour les remplacer par des horreurs bétonnées. Une très belle exposition. Courrez-y, c’est gratuit !

Doisneau, Paris Les Halles

Hôtel de Ville

Salon d’accueil – 29, rue de Rivoli – 75004 Paris

Jusqu’au 28 avril

Tous les jours de 10h à 19h. Dernier accès à 18h30. Fermé dimanche et jours fériés.

Voir aussi le très beau catalogue d’exposition disponible chez Flammarion.

Photo

Images d’automne, Septembre

      

          Voici un petit moment que je n’ai pas mis de photos sur ce blog, j’ai un sérieux retard. Je vais commencer à le rattraper avec deux séries d’images d’automnes, pour bien attaquer l’hiver. On part une fois de plus du côté de la montagne (mais promis, vous aurez aussi droit à la mer bientôt).

        

 

Photo

Les étangs de Bassiès

          Aujourd’hui est un grand jour. Je vais vous présenter un endroit que je ne partage que rarement, un lieu qui est pour moi magique, mon paradis sur Terre. Pour y arriver, comptez 2h30 à 3h de marche qui seront largement récompensées !

                          

          Les étangs de Bassiès se trouvent dans l’Ariège, on peut les atteindre par Auzat (commune sur laquelle ils sont situés) ou « Coumebière », au-dessus d’Aulus, sur la route du Col d’Agnes (qui rejoint Massat, mon chez moi). C’est cette 2° option que je vais vous présenter. On commence par monter environ une heure par des lacets en pente douce au bord desquels on peut observer de nombreuses fleurs de montagnes, croiser des vaches et humer l’odeur des oeillets. On atteint ensuite le Port de Saleix, d’où la vue dégagée est très belle. Ensuite, une montée un peu raide vous attend, courage, elle n’est pas très longue et c’est la seule difficulté du parcours. La première bonne surprise vient de l’étang d’Alate, au bord du chemin, idéal pour une petite pause et une baignade pour les courageux. Encore un peu de marche en traversée et…

         

 

          … en contrebas, au fond d’un cirque surmonté par un sommet majestueux (La Pique Rouge), les étangs apparaissent. Sept étangs de tailles diverses dans un écrin de verdure. Une longue descente y mène. Les berges offrent de très beaux paysages, ainsi que le ruisseau à l’eau cristalline dans lequel se jettent de larges pierres. Si vous êtes sportifs et ne craignez pas de vous lever tôt, le sommet qui domine les lieux offre un point de vue incomparable. Le refuge vous accueillera pour quelques heures ou quelques jours. Si vous le pouvez, passez-y la nuit. L’accueil est chaleureux et on y fait toujours de bonnes rencontres. L’apéritif maison est succulent, les repas pantagruélique et l’expérience d’une nuit en refuge est unique ; le tout à des tarifs abordables. Si vous avez moins de temps (ou un tout petit budget), une crêpe peut aussi récompenser votre ascension. Un endroit magique qu’on voudrait ne jamais quitter et où il fait bon retourner encore et encore.

 

 

Pour tout renseignement, le site internet du refuge.

Photo

Fleurs

Peu de lectures et sorties à partager en ce moment, alors en attendant un réveil de mes activités culturelles, quelques photos. Aujourd’hui, des fleurs de montagne et une intruse. En connaissez-vous quelques-unes (si personne ne trouve et que ça intéresse quelqu’un je donne même les noms) ? Au prochain épisode, le paysage qui va avec. Veuillez excuser la mise en page, je n’arrive toujours pas à faire mieux sous WordPress.