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Rentrée littéraire 2018 : j’ai pas aimé mais…

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          Je vous ai assez bassinés avec ça, mais cette rentrée littéraire est pour moi une /torture qui semble ne jamais devoir connaître de fin. C’est la première fois en 15 ans delectures d’automne acharnées que RIEN ne me plaît. Je vous jure j’en peux plus. Oui, on est en mars, j’ai traîné mes lectures jusqu’en janvier (alors que d’habitude je lâche l’affaire dès le mois de novembre) et il me reste encore quelques articles en attente. 2018 est officiellement le pire cru de l’histoire de la littérature contemporaine. La déprime la plus totale. J’ai abandonné beaucoup de titres en route. Je suis venue à bout de quelques-uns aussi, cela sont tellement rares que même si je ne les ai pas toujours appréciés, j’ai trouvé qu’ils méritaient bien un article chacun. Pour les autres, ceux qui me sont tombés des mains, j’ai décidé de faire 2 grandes catégories. En gros, il y a ceux que je n’ai pas aimés du tout, qui m’ont assommée et que j’ai refermé sans le moindre regret (je vous en parle ici). Et il y a les « j’ai pas aimé mais… ».

          Mais le style était beau. Mais l’histoire avait l’air bien. Mais c’est original. Mais ce n’était simplement pas le bon moment. Des livres que bien souvent j’ai appréciés sur quelques pages, voire beaucoup appréciés pour certains mais dont je ne me sentais pas capable de venir à bout, parce que pas mon style, ou pas ce que j’avais envie de lire à ce moment là. Des livres que j’ai refermé un peu à regrets en laissant bien soigneusement le marque-page à sa place en me disant que peut-être un jour j’aurai envie de les rouvrir (ce qui au fond n’a à peu près aucune chance d’arriver pour ce qu’à ce jour je n’ai pas souvenir d’avoir jamais repris une lecture interrompue…). Dire que je ne les ai pas aimés est d’ailleurs un peu faux. C’est un peu plus compliqué que ça. Des rencontres ratées, des romans fabuleux mais pas pour moi… Venez, je fais les présentations.

 

Le Sillon, Valérie Manteau

 

          Une jeune femme rejoint son amant à Istanbul. Alors que la ville se défait au rythme de ses contradictions et de la violence d’État, d’aucuns luttent encore pour leur liberté. Elle-même découvre, au fil de ses errances, l’histoire de Hrant Dink, journaliste arménien de Turquie assassiné pour avoir défendu un idéal de paix.

Couverture du Sillon de Valérie MarteauSans doute le texte de cette rentrée dont je vais avoir le plus de mal à parler. A noter au passage, il a obtenu le prix Renaudot. J’ai beaucoup aimé le début. J’ai bien aimé le style assez direct, l’histoire sur fond de politique, ça avait vraiment tout pour me plaire et ç’a été le cas durant quelques pages. Et puis sans que je sache bien pourquoi ça a arrêté de m’intéresser. Le style me plaisait toujours, l’histoire suivait son cours, c’est très exactement le genre de littérature que j’apprécie habituellement mais là, je lisais 2 lignes et je finissais par passer 1h les yeux dans le vague. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien. Impossible de me concentrer sur ce texte. Je ne sais pas, peut-être que je m’intéresse plus aux textes politiques quand je suis à Paris que dans la torpeur des vacances (dit la fille qui ne lit de la philo que sur la plage). Ou alors ça manquait un peu de rythme à un moment où j’avais besoin d’une lecture prenante. En tout cas, passé les premières pages mon intérêt s’est émoussé et j’ai fini par abandonner. Le style me plaisait, l’histoire était exactement mon genre mais visiblement, ce n’était simplement pas le bon moment.

Alors, quelles sont les nouvelles du pays des droits de l’homme ? Je me demande si c’est ironique, mais non. J’essaie de continuer à lire un peu la presse française, qui paraît outrageusement futile et autocentrée quand on ne vit pas dans Paris intra-muros, quand on est par exemple sur un balcon surplombant Istanbul.

La Massaia : naissance et mort de la fée du foyer, Paola Masino

 

          Avec La Massaia, écrite sous l’Italie patriarcale de Mussolini, Paola Masino brosse un tableau tragi-comique du mariage et de la condition de la femme, dont le rôle ultime (et unique) serait celui de mère au foyer.

Couverture de La Massaia de Paola MasinoSans hésiter l’ovni de cette rentrée. Publié en épisodes en Italie en 1941-1942, il est inédit en France. Disons le bien, ce texte est splendide. Quelle plume ! Le seul roman de la rentrée dont le style m’a subjuguée. Sans parler de son originalité et de la profondeur du propos. Un grand texte, sans nul doute. Seulement voilà, la Massaia c’est une fable caustique et absurde sur la vacuité de la vie de femme au foyer. Et tout dans le style, dans l’absence totale d’action, dans le délitement de la pensée, va dans ce sens. Sauf que plus l’auteur va loin dans le propos, plus elle pousse le trait (avec une grande cohérence avec son sujet) et moins je suis à même d’apprécier toute la saveur de ce texte. Parce que voilà, l’absurde et moi ça n’a jamais été le grand amour, ça me met fort mal à l’aise dans le meilleur des cas (dans le cas où je comprends donc, la plupart du temps je passe totalement à côté), c’est un mode de communication auquel je suis plus ou moins hermétique et s’il a tout son sens pour illustrer le propos de l’auteur, impossible pour moi de lire un roman entier dans cette veine, à mon grand regret dans ce cas précis. J’ai donc refermé ce livre quand je n’ai plus réussi à simplement apprécier la beauté de la plume, me disant que je le finirais peut-être plus tard, doucement, chapitre par chapitre, juste pour retrouver cette langue si belle et cet humour mordant qui m’ont fait chavirer dès les premières pages. Un texte magnifique, superbement écrit, drôle, intelligent et engagé, un très grand texte mais malheureusement pas un texte pour moi.

Au cours du même mois, la Massaia réorganisa toute sa vie autour des tâches ménagères et sociales : emplettes absurdes, admonestations, conversations ineptes, lectures sans intérêt et idées fixes, idées fixes, idées fixes.

L’été des quatre rois, Camille Pascal

 

          Juillet-août 1830, la France a connu deux mois uniques dans son histoire avec la succession sur le trône de Charles X, Louis XIX, Henri V et Louis-Philippe. Des « Trois Glorieuses » à l’avènement de la monarchie de Juillet, Camille Pascal nous plonge dans le roman vrai de la révolution de 1830.

Couverture de l'été des quatre rois de Camille PascalFranchement, dès les premières lignes, ça commençait mal avec ce roman. Ca se noie tellement dans les détails que je n’étais même pas sure de finir par comprendre de quoi ça pouvait bien parler. Je lis peu d’essais, je ne suis pas hyper calée en histoire, je me suis vite demandé ce qui avait bien pu me prendre de me lancer dans cette galère. J’ai pourtant insisté et finalement, j’ai fini par remettre les informations à peu près dans le bon ordre (enfin je crois) et même par trouver ça intéressant. Il se passe beaucoup de choses et les intrigues politiques sont prenantes. Ca m’a vraiment donné envie d’en apprendre plus sur cette période. Je me suis même plus ou moins habituée au style. Parce que bon, c’est quand même bien écrit, travaillé sans être pédant, c’est bien tourné. C’est joli (il a d’ailleurs eu le grand prix du roman de l’académie française). Et puis d’un coup, quand tu ne t’y attends plus, c’est reparti pour des passages interminables bourrés de détails insignifiants comme le brillant d’une boucle de chaussure, quand je lis ça j’entends presque « voyez comme je suis bien renseignée sur le sujet, je ne vous épargnerai pas la moindre miette de mon immense culture ». Bref, ça souffre de quelques longueurs. C’est bien dommage, ça a fini par me décourager, pourtant c’est intéressant et certains passages sont très agréables à lire, écrits dans une jolie langue travaillée. Pas assez concis et rythmé à mon goût, dommage.

Partout, l’on montait des barricades, partout le peuple, partout les trois couleurs aux fenêtres, partout la haine des Bourbons. Paris était déjà entré en révolution et, si l’on n’y prenait garde, cette crue aussi soudaine que violente emporterait tout, le roi et ses ministres, mais l’État et la paix civile ensuite.

Il est déjà demain, Henri Lopes

 

          Huit ans après l’indépendance du Congo, le gouvernement demande à ses cadres de justifier leur filiation, de prouver qu’ils sont bien congolais. Henri Lopes a trente ans. C’est une déflagration. Il n’a jamais oublié cette blessure et l’indignation ressenties. Comment prouver ce que l’on est ?

Couverture d'Il est déjà demain d'Henri LopesUn joli texte ici aussi. C’est bien écrit, c’est tendre, c’est agréable à lire. Mais je l’ai trouvé terriblement long (alors que bon, c’est loin d’être le pavé du siècle)… Il y a de très jolis passages sur l’enfance mais beaucoup trop de digressions à mon goût. Et encore une fois, le truc qui m’agace : et là j’ai rencontré machin-chose qui plus tard est devenu ministre et bidule-truc qui est devenu président. Même si en l’occurrence c’est fait sans vantardise mais plutôt pour expliquer un milieu et une époque, j’ai toujours du mal si ce n’est pas accompagné d’une anecdote, si une relation plus profonde n’est pas évoquée (c’est parfois le cas ici, d’autres fois non selon les moments). J’ai adoré certains chapitres et d’autres m’ont vaguement ennuyée. Ca commençait si bien ! Mais mon intérêt s’est quelque peu étiolé au fil des pages. Il faut dire que je ne connaissais pas l’auteur et je pense qu’on apprécie mieux ce texte autobiographique si on connaît son œuvre et qu’on la retrouve un peu à travers son récit. Ca manque parfois de cohérence dans la construction et je n’ai pas réussi à aller au bout de ce texte dans lequel je n’avançais plus bien que l’écriture soit agréable. A défaut de me passionner pour ce texte-ci, ça m’a donné envie de découvrir les autres romans de cet auteur sensible qui a une si jolie plume.

Le métis est un être ballotté entre plusieurs familles, qui appartient à trois tribus : celle de sa mère, celle de son père, celle des métis.

Prix littéraires 2014 : les 2° sélections

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          La saison des prix littéraires continue avec les 2° sélections des grands prix (le Décembre et l’Interallié n’ont pas encore dévoilé leur 2° sélection) mais aussi la 1° liste pour le Prix des libraires 2015.

Prix Goncourt

Meursault, contre-enquête, de Kamel Daoud, Actes Sud
Ce sont des choses qui arrivent, de Pauline Dreyfus, Grasset
Le roi disait que j’étais diable, de Clara Dupont Monod, Grasset
L’ordinateur du paradis, de Benoît Duteurtre, Gallimard
Charlotte, de David Foenkinos, Gallimard
L’amour et les forêts, d’Eric Reinhardt, Gallimard
La ligne des glaces, d’Emmanuel Ruben, Rivages
Pas pleurer, de Lydie Salvayre, Seuil

Prix Renaudot

Romans

Meursault, contre-enquête, de Kamel Daoud, Actes Sud
Le Roi disait que j’étais le diable, de Clara Dupont-Monod, Grasset
Charlotte, de David Foenkinos, Gallimard
L’Ecrivain national, de Serge Joncour, Flammarion
Les Enquêtes de Monsieur Proust, de Pierre-Yves Leprince, Gallimard
La Femme qui dit non, de Gilles Martin-Chauffier, Grasset
La Musique des illusions, de Jean-Marc Moura, Albin  Michel
Pétronille, d’Amélie Nothomb, Albin Michel
Pas pleurer, de Lydie Salvayre, Seuil

Essais

De chez nous, de Christian Authier, Stock
Dictionnaire amoureux de la Résistance, de Gilles Perrault, Plon
Comme des barbares en Inde, de Jean-Claude Perrier, Fayard
Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas, de Paul Veyne, Albin Michel

Prix Femina

Romans français

L’homme qui marche, d’Yves Bichet, Mercure de France
Photos volées, de Dominique Fabre, L’Olivier
Joseph, de Marie-Hélène Lafon, Buchet-Chastel
Bain de lune, de Yanick Lahens, Sabine Wespieser
L’autoroute, de Luc Lang, Stock
Autour du monde, de Laurent Mauvignier, Minuit
Les grands, de Sylvain Prudhomme, Gallimard
Terminus radieux, d’Antoine Volodine, Seuil
Tristesse de la terre, d’Eric Vuillard, Actes Sud

Romans étrangers

La lumière des étoiles mortes, de John Banville, Robert Laffont (Irlande)
L’homme provisoire, de Sebastian Barry, Joëlle Losfeld (Irlande)
Prière pour celles qui furent volées, de Jennifer Clement, Flammarion (États-Unis)
Cette nuit je l’ai vue, de Drago Jancar, Phébus (Slovénie)
Amour de pierre, de Grazyna Jagielska, Les Equateurs, (Pologne)
La couleur du lait, de Nell Leyshon, Phébus (Grande-Bretagne)
Et rien d’autre, de James Salter, L’Olivier (États-Unis)
Ce qui reste de nos vies, de Zeruya Shalev, Gallimard (Israël)
Les réputations, de Juan Gabriel Vasquez, Seuil (Colombie)

Essais

A la lecture, de Véronique Aubouy et Mathieu Riboulet, Grasset
Une ethnologie de soi, de Marc Augé, Seuil
Les déshérités, de François-Xavier Bellamy, Plon
Août 14, de Bruno Cabanes, Gallimard
San Michele, de Thierry Clermont, Seuil
Les barrages de sable, de Jean-Yves Jouannais, Grasset
Sigmund Freud, d’Elisabeth Roudinesco, Seuil
Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas, de Paul Veyne, Albin Michel
Le sentiment de soi, de Georges Vigarello, Seuil
Des milliers de places vides, d’Alain Wagneur , Actes Sud
Fouché, d’Emmanuel de Waresquiel, Tallandier/Fayard

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Prix Médicis

Romans français

Ame qui vive, de Véronique Bizot, Actes Sud
La langue des oiseaux, de Claudie Hunzinger, Grasset
Blanès, d’Hedwige Jeanmart, Gallimard
Visible la nuit, de Frank Maubert, Fayard
Autour du monde, de Laurent Mauvignier, Minuit
L’amour et les forêts, d’Eric Reinhardt, Gallimard
Terminus radieux, d’Antoine Volodine, Seuil
Jacob Jacob, de Valérie Zenatti, L’Olivier

Romans étrangers

MaddAddam, de Margaret Atwood, Robert Laffont (Canada)
Lola Bensky, de Lily Brett, La grande ourse (Australie)
Une constellation de phénomènes vitaux, d’Anthony Marra, J.C. Lattès (Etats-Unis)
La petite lumière, d’Antonio Moresco, Verdier (Italie)
Et rien d’autre, de James Salter, L’Olivier (Etats-Unis)
Le ravissement des innocents, de Taiye Selasi, Gallimard (Royaume Uni)
Tous les oiseaux du ciel, d’Evie Wyld, Actes Sud (Australie)

Essais

L’affaire des 14. Poésie, police et réseaux de communication à Paris au 18e siècle, de Robert Darnton, Gallimard
Will le magnifique, de Stephen Greenblatt, Flammarion
Les barrages de sable, de Jean-Yves Jouannais, Grasset
Berceau, d’Eric Laurrent, Minuit
Par ailleurs (exils), de Linda Lê, Christian Bourgois
Une enfance dans la gueule du loup, de Monique Levi-Strauss, Seuil
Manifeste incertain 3, de Frédéric Pajak, Noir sur blanc
Sigmund Freud en son temps et dans le nôtre, d’Elisabeth Roudinesco, Seuil
Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin, d’Eliane Viennot, Editions iXe

Grand prix du roman académie française

Constellation, d’Adrien Bosc, Stock
Karpathia, de Mathias Menegoz, P.O.L.
Voyageur malgré lui, de Minh Tran Huy, Flammarion

Prix des libraires

Peine perdue, d’Olivier AdamFlammarion
– Orphelins de Dieu, de Marcu Biancarelli, Actes Sud
– Constellation, d’Adrien Bosc, Stock
– L’aménagement du territoire, d’Aurélien Bellanger, Gallimard
– Toute ressemblance avec le pèrede Franck Courtès, Lattès
– Le triangle d’hiverde Julia Deck, Minuit
– Les brumes de l’apparencede Frédérique Deghelt, Actes Sud
– La condition pavillonnairede Sophie Divry, Noir sur Blanc
– Le roi disait que j’étais diablede Clara Dupont-Monod, Grasset
Charlottede  David Foenkinos, Gallimard
– Le règne du vivantd’Alice Ferney, Actes Sud
– Incident voyageursde Dalibor Frioux, Seuil
– Selon Vincentde Christian Garcin, Stock
– Aucun souvenir de Césaréede Marie-Ange Guillaume, Le Passage
– A l’origine notre père obscur, de Kaoutar Harchi, Actes Sud
– L’audienced’Oriane Jeancourt-Galignami, Albin-Michel
– L’écrivain nationalde Serge Joncour, Flammarion
– Josephde Marie-Hélène, Lafon, Buchet-Chastel
– Le denier gardien d’Ellis Islandde Gaëlle Josse, Noir sur Blanc
– Le manteau de Greta Garbode Nelly Kapriélian, Grasset
– L’amour et les forêtsd’Eric Reinhardt, Gallimard
– Le bonheur national brutde François Roux, Albin-Michel
– Pas pleurerde Lydie Salvayre, Seuil
– La peau de l’oursde Joy Sorman, Gallimard
– Voyageur malgré luide Minh Tran-Hui, Flammarion
– Tristesse de la terred’Eric Vuillard, Actes Sud
– Jacob, Jacob, de Valérie Zenatti, L’Olivier

Première sélection du Grand prix du Roman de l’Académie française

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          Ca y est, la première sélection du Grand prix du Roman de l’Académie française est tombée, avec quelques semaines de retard sur les autres grands prix littéraires de la rentrée. Si ce n’est pas le plus reconnu du grand public, il est généralement associé à une certaine qualité de style et de construction. Voici les heureux élus :

Moment d’un couple, de Nelly ALARD
Le Pavillon des écrivains, de Claude DURAND
Petites Scènes capitales, de Sylvie GERMAIN
Au revoir là-haut, de Pierre LEMAÎTRE
La Route du salut, d’Étienne DE MONTETY
Apollinaria, de Capucine MOTTE
Plonger, de Christophe ONO-DIT-BIOT
Les Évaporés, de Thomas B. REVERDY
Le Cas Eduard Einstein, de Laurent SEKSIK

          Une liste assez restreinte qui comporte certains noms déjà présents dans d’autres sélections comme Pierre Lemaître, Nelly Alard ou Sylvie Germain. L’heureux élu sera désigné le 24 octobre.