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La cuisine du diable – Plongez au coeur de la mafia avec Damien Marie et Karl Tollet

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          Le jeune Anthony grandit à Little Italy, à New-York, dans les années 30. En pleine prohibition, la mafia gangrène tout et il voit ses parents mourir sous ses yeux, fauchés par une rafale de mitraillette. Pour sauver sa peau et celle de ses frères, ce gamin va déclencher une véritable guerre des gangs.

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          Je dois avouer que le titre ne m’inspirait guère… Mais cette BD m’avait été très chaudement recommandée, j’ai donc fini par me lancer. Grand bien m’en prit ! Quel régal ! J’ai beaucoup aimé le dessin, fin et précis, à l’aquarelle, un style que j’apprécie et qui m’aide à entrer plus rapidement dans l’histoire. Et celle-ci est passionnante. On plonge dans les bas-fonds de New-York pour découvrir les dessous de la mafia : la cuisine du diable.

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          Anthony est un personnage très attachant, tout comme Candice, sa jeune amie pour qui il serait prêt à tout. L’univers qui est le leur est très sombre : drogue, alcool, prostitution, meurtre et violence sont leur quotidien. L’incroyable détermination de cet adolescent donne envie de suivre jusqu’au bout ses aventures aux nombreux rebondissements. Un dessin accrocheur et un scénario passionnant font de cette BD un grand moment de lecture sur fond historique : une fois qu’on l’a ouverte, impossible de la lâcher !

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Des hommes sans loi

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          Drame, action, western américain de John Hillcoat avec Shia LaBeouf, Tom Hardy, Jason Clarke, Jessica Chastain.

          1931, Franklin, Virginie. On est en pleine Prohibition et les frères Bondurant sont bouilleurs de cru. Le plus jeune, Jack, est le plus faible des trois, ce qu’il compense par une grande ambition. Il veut donner à leur trafic une autre envergure. Mais un policier corrompu et brutal va tenter de leur barrer la route par tous les moyens. Entre ces frères que rien n’arrête et l’homme de loi, la guerre est déclarée et tous les coups sont permis.

          Le sujet a été vu revu et re-revu par le cinéma américain mais j’aime beaucoup cette période et ne m’en lasse pas. Les films de gangsters, c’est bien simple, j’aime ça ! Celui-là est traité de manière un peu différente, on n’est pas en ville au milieu des trafiquants, mais à la campagne, du côté des fabriquants ce qui se rapproche par moments plus du western. Malheureusement, l’originalité s’arrête à peu près là… Malgré un point de vue qui paraissait assez inhabituel, on n’échappe pas aux clichés piochés aussi bien dans les films de gangsters que dans les westerns puisqu’on est a mi-chemin entre les deux. J’ai trouvé que le film manquait un peu de rythme. Malgré des bagarres à répétition, la sauce ne prend jamais vraiment et on frôle l’ennui. On eut aimé sortir un peu de ce classicisme outrancier.

          J’ai également été surprise par l’extrême violence de ce film qui m’a franchement dérangée. Rien ne nous est épargné et toutes les formes de bagarres et de blessures assimilées sont filmées de près : à l’arme à feu, à l’arme blanche, à mains nues… Rien ne nous est épargné. L’histoire se tient mais manque cruellement de piquant. Le scénario, très convenu, ne réserve aucune surprise. Certes, la recette est plutôt efficace mais un brin de suspense n’aurait pas fait de mal. Pourtant ce film n’est pas foncièrement mauvais, simplement un peu trop sage pour convaincre. Les acteurs sont bons et donnent chair à ces personnages qui mal incarnés auraient pu être terriblement lisses. Mais le point fort de ce film tient aux images qu’il nous offre. C’est très bien filmé et certaines prises de vue sont magnifique. Les très belles teintes des images donnent à ce film une patine qui lui confère un certain charme. Des qualités techniques indéniables qui ne suffisent pourtant pas à convaincre. Si on ne s’ennuie pas franchement, on reste sur sa faim.