Mes lectures

Abbé DINOUART, L’art de se taire

          Comme son nom l’indique, ce petit traité nous enseigne l’art de nous taire. Comment garder la maîtrise de soi en société, mais aussi et surtout comment avoir la bonne contenance et user de l’art de dissimuler afin de garder sa réputation intacte quelques soient les circonstances. 

          Le titre m’avait de suite attirée. Malheureusement, j’ai bien vite déchanté. Si j’avais jeté un oeil au nom de l’auteur, ça m’eût sans doute mis la puce à l’oreille… Ici l’art de se taire est avant tout l’art de rester en accord avec la religion catholique dans un monde où les médisances sont de mise (on est en 1771). Si on retrouve la plume alerte qui rend les écrits du XVIII° s. si piquants, le contenu à quant à lui pris un sacré coup de vieux.

Les anciens sages ont dit que : « Pour apprendre à parler, il faut s’adresser aux hommes ; mais qu’il n’appartient qu’aux dieux d’enseigner parfaitement comment on doit se taire. »

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Il n’y a pas plus de mérite à expliquer ce que l’on sait qu’à bien se taire sur ce qu’on ignore.

Expositions

Fra Angelico et les maîtres de la lumière

          Le célèbre peintre de la Renaissance et ceux de ses contemporains qui se sont inspirés de son travail s’exposent au musée Jacquemart-André, à Paris. Fra Angelico est un artiste italien né vers 1387 et mort en 1455. Il est attaché aux courants gothique et nouvelle renaissance. Il est avant tout un religieux appartenant à l’ordre des dominicains. Il apprend la peinture à Florence et est l’un des premiers à appliquer les règles de perspective. Ses tableaux, illustrent des sujets religieux et sont réputés pour leur lumière. De nombreux artistes travaillent avec lui et il atteint bientôt une renommée internationale.

          En 1436, il s’installe au couvent de San Marco, à Florence, qu’il décorera sous le mécénat des Médicis de nombreuses fresques murales invitant à la méditation. Elles sont considérées comme le sommet de son oeuvre. Il a également peint à Rome la chapelle du Saint-Sacrement de la basilique Saint-Pierre. Ayant fait voeu de pauvreté, il a toujours refusé les honneurs. Le peintre a été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1984 et proclamé saint patron des artistes.

        L’exposition présente 25 oeuvres majeures de l’artiste et autant des de panneaux réalisés par des peintres qui l’ont côtoyé. Divers supports sont représentés, du parchemin au panneau de bois. Les explications permettent de découvrir l’artiste et de juger de son évolution au fil du temps et des rencontres. Un petit film présente également les fresques du monastère San Marco. malheureusement, la foule et l’étroitesse des lieux ne permettent pas de profiter pleinement des oeuvres. Malgré tout, la visite, bien que trop brève, demeure intéressante. A découvrir jusqu’au 16 janvier, 158 boulevard Hausmann, dans la 8° arrondissement.

Cinéma

Et maintenant on va où ?, de Nadine LABAKI

          Comédie dramatique française de Nadine Labaki avec Nadine Labaki, Claude Msawbaa, Leyla Fouad.

     Dans un petit village tranquille, la guerre entre chrétiens et musulmans qui ravage le pays va gagner les habitants et menacer l’équilibre fragile qui s’était établi. Les femmes du village vont prendre les choses en main afin d’éviter que le pire n’arrive.

          J’avais entendu dire le plus grand bien de ce film, la bande-annonce était prometteuse et j’avais bien aimé le précédent film de la réalisatrice, Caramel. Je partais donc enthousiaste. J’ai vite été déçue (oui oui, encore, ce n’est pas l’année ciné pour moi…). Le film commence sur une belle image de femmes se rendant au cimetière. Ensuite c’est lent, très lent, très très lent à démarrer.

           Les deux premiers tiers du film sont interminables. Pas désagréables mais sans grand intérêt. Quelques scènes qui pourraient prêter à sourire mais qui m’ont laissée assez indifférente. Heureusement, à la fin, l’histoire connaît un sursaut. Elle gagne en profondeur et quelques scènes intéressantes font leur apparition, certaines drôles, d’autres émouvantes.

           Quelques bonnes choses donc. De bons acteurs, une idée de départ assez intéressante, et quelques scènes réussies. Malheureusement, l’ensemble ne m’a pas convaincue. Ca manque d’énergie et de et construction. Dommage.