Théâtre

Le jeu de l’amour et du hasard

          Dorante et Sylvia sont promis l’un à l’autre mais ne se connaissent pas. Pour découvrir l’autre sans se découvrir, chacun imagine le même stratagème : échanger sa place avec son valet ou sa femme de chambre. Malgré ce jeu de dupes, l’amour triomphera-t-il ? 

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          Cette pièce légère écrite par Marivaux en 1730 est un vrai régal. Inscrite au répertoire de la Comédie Française depuis 1778, elle reste près de 3 siècles après sa naissance, un excellent divertissement. Cette nouvelle mise en scène ressuscite-t-elle la légèreté et l’énergie de ce classique ? A vrai dire, pas tellement. Le décor m’a un peu gênée. A mi-chemin entre tapisserie baroque (rose à fleurs, beuuuuuurk) et structure moderne, j’ai trouvé le mélange à la fois froid et écoeurant ; en plus d’être d’une utilité douteuse (des espèces de blocs qui se déplacent sans jamais définir de nouveaux espaces : mais pourquoi ???). Bref, sans être réellement gênant à moins d’une grave allergie au vieux rose (ce qui est mon cas), un décor sans le moindre intérêt. En revanche, les costumes, qui respectent peu ou prou les codes vestimentaires du XVIII° s., sont très réussis.

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          Le jeu d’acteur à présent. Très trèèèèès mitigé ! Nos deux héros, Dorante et Sylvia, sont absolument parfaits ! Une belle énergie, de la conviction, leur jeu est impeccable, tout comme celui M. Orgon et Mario par ailleurs. En revanche, je n’en dirais pas tant de Lisette et Arlequin. Ce dernier est bien trop cloownesque à mon goût. Certes, le personnage le veut mais là on sombre dans la farce la plus grossière et on se vautre dans une vulgarité qui sied mal au raffinement de Marivaux. Quant à Lisette, sa diction est tout bonnement insupportable, ampoulée au possible, avec un parfait manque de naturel. Au final, un résultat mitigé. L’ensemble est loin d’être mauvais, mais ça ne prend pas vraiment, on s’ennuie un peu, ça traîne en longueur, il y manque ce côté enlevé propre aux marivaudages. Un résultat en demi-teinte qui, s’il ne m’a pas déplu, n’a pas non plus réussi à me convaincre.

Le Jeu de l'amour et du hasard

Le jeu de l’amour et du hasard

Mise en scène de Galin Stoev

Avec : Gérard Giroudon : Monsieur Orgon, Alexandre Pavloff : Dorante, Léonie Simaga : Silvia, Pierre Louis-Calixte : Arlequin, Suliane Brahim : Lisette, Pierre Hancisse : Mario

Théâtre Ephémère (Comédie Française)

Place Colette, 75001 Paris

Jusqu’au 3 janvier

27 à 39 €

Actualité

L’actualité de la semaine (08/12)

Une fois encore la violence secoue la Corse où les attentats se sont multipliés ces derniers jours. Dans la nuit de vendredi à samedi, une vingtaine d’habitations secondaires en construction ont été plastiquées et ce matin. Un homme avait été arrêté peu avant avec des explosifs dans sa voiture. Vendredi soir également, un homme a été abattu à Calvi. C’est le 20° assassinat depuis le début de l’année.

Les manifestations anti-Morsi se multiplient en Egypte. Le président égyptien s’est accordé les pleins pouvoirs jusqu’à l’adoption d’une nouvelle Constitution. Difficile bien sûr de croire à l’aspect temporaire de cette dérive dictatoriale. Pro et anti Morsi s’affrontent violemment depuis cette déclaration, faisant plusieurs morts et de nombreux blessés.

On peut à présent aller passer un week-end sur la Lune. C’est la compagnie Golden Spike qui lance le projet, dirigé par des anciens de la Nasa. Pour vous payer ce petit voyage romantique et décrocher la Lune à votre moitié, rien de plus simple ! Il vous suffira de débourser la modique somme d’un milliard d’euros (1,4 milliard de $).

Nelson Mandela a été hospitalisé pour subir des examens médicaux. Son cabinet affirme qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter sur l’état de santé de l’ancien président d’Afrique du Sud, âgé de 94 ans. Il n’est pas apparu en public depuis 2010, lors de la finale de la Coupe du Monde de football.

A Doha, un accord sur le changement climatique a été signé contre toute attente. Alors que les négociations traînaient (histoire de changer), le vice-président qatari a fait adopter en rafale une série de textes en discussion, prenant de court toute velléité de rébellion.  Malheureusement, les mesures prises sont avant tout symboliques, une fois encore…

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Le mot de la semaine sera Fatuité : « Caractère du fat ; satisfaction excessive et ridicule de soi-même. » Pas bien original, mais il faut aussi réviser les bases de temps en temps. Et surtout, le vocabulaire marin me poursuit en ce moment, je peine à trouver des mots possiblement ré-employables…

Les sorties cinéma de la semaine : Cogan : Killing Them Softly, un polar à l’américaine au coeur de la Mafia, avec Brad Pitt dns le rôle phare, si le film n’a pas l’air exceptionnel, il paraît quand même tentant. Hors les murs, quand Paulo rencontre Ilir, il en tombe fou amoureux et quitte toute pour lui mais celui-ci va disparaître sans laisser de traces, un premier film qui paraît à la fois maladroit et prometteur. Tabou, à Lisbonne, à la mort de leur voisine, deux femmes découvrent le lourd passé de celles qu’elles ont côtoyé tant d’années, un film qui semble passionnant. Au programme également, Anna Karénine et Les Hauts de Hurlevent.

Bonne semaine à tous !

Expositions

Le Japon à l’honneur à la Pinacothèque : Hiroshige – Van Gogh – Rouvre

          La Pinacothèque consacre en cette fin d’année ses espaces d’exposition au Pays du soleil levant. On peut y découvrir d’une part Hiroshige, l’artiste nippon le plus connu dans son pays dont les oeuvres sont exposées pour la première fois en France. D’autre part, une seconde exposition est consacré à Van Gogh et ses toiles japonisantes. A la suite de cet accrochage, on peu admirer des photographies de Denis Rouvre, artiste français qui a immortalisé le pays et ses habitants après la catastrophe de Fukushima. Trois univers totalement différents et absolument passionnants. 

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          Il faut commencer par les estampes du maître d’Edo, Utagawa Hiroshige, pour bien envisager la suite des réjouissances. Inutile de préciser que je n’en avais même jamais entendu parler, mais comme je suis curieuse et que j’aime les estampes, je ne pouvais rater cette occasion de découvrir l’oeuvre de celui qui serait l’artiste japonais le plus célèbre de son temps. Cet artiste du début du XIX° siècle était un maître d’Edo (le Tokyo d’avant 1868) spécialisé dans l’art de l’ukiyo-e, les « images du monde flottant ». Il s’agit d’un style d’estampes coloré qui représente la nature au fil des saisons, les excès de la vie dans la cité et le passage du temps. L’oeuvre de l’artiste est une invitation au voyage, que ce soit celui sur la route d’Edo à Kyoto ou le voyage intérieur par le biais de la méditation.

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          L’exposition dédiée à l’artiste est extrêmement complète. On y découvre aussi bien des oeuvres de jeunesse qu’une vaste réalisation de plusieurs dizaines d’estampes dédiées au voyage sur la route commerciale entre Edo et Kyoto, qui l’a rendu célèbre au Japon. Quelques statuettes et maquettes sont également exposées, ainsi que des articles de voyage (sandales, service à thé, oreiller, palanquin…). Le tout nous plonge au coeur du Japon de l’ère d’Edo, et nous fait voyager à la fois dans l’espace et dans le temps. Les panneaux explicatifs sont clairs et complets, sans pour autant être trop présents. Ils nous permettent de comprendre les tenants et les aboutissants de l’oeuvre et de nous plonger dans l’univers de l’artiste. La musique japonaise traditionnelle nous plonge également dans l’ambiance. Les estampes sont d’une grande finesse et celles représentant la pluie et la neige m’ont particulièrement impressionnée. Une exposition très intéressante qui m’a plongée dans un autre univers et une très belle découverte.

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          Une fois les bases en estampes acquises, on est parés pour aller voir comment Vincent Van Gogh a pu s’en inspirer dans ces toiles. Il est bien sûr indispensable de voir les expositions dans cet ordre-là pour pouvoir bien comprendre comment l’un des peintre s’est inspiré de l’oeuvre de l’autre. Il peut sembler farfelu que Van Gogh, qui n’a jamais quitté l’Europe, se soit inspiré du Japon où il n’a jamais mis les pieds et plus particulièrement d’un artiste dont il n’a jamais vu les oeuvres… Et pourtant ! Le célèbre peintre hollandais est allé s’installer en Provence non pas seulement pour ses paysages, mais parce qu’il pensait y retrouver un air de Japon ! Quant au travail d’Hiroshige, il l’a tout simplement découvert par le biais des catalogues et reproductions qui circulaient à Paris et que son frère Théo avait eu l’occasion d’admirer. Le lien est-il clair pour autant ? Pas toujours mais c’est là que réside tout le génie de cette exposition : à côté de chaque toile, un grand panneau explicatif la confronte aux estampes dont elle est inspirée, montre comment elles ont été intégrées au style de l’artiste et une lettre ou plusieurs citations extraites des correspondances du peintre viennent confirmer ces rapprochements que les plus sceptiques (moi ? non ? jamais !) pourraient juger de vaseux. Une analyse de l’influence du japonisme sur les impressionnistes imparable et fascinante.

    81149594_o    Van Gogh - Vue des saintes maries de la mer (1888)    Van Gogh - Troncs d’arbre dans l’herbe (1890)

          Bon, sans originalité aucune, je voue un véritable culte à Van Gogh. J’aurais pleuré de joie quand j’ai découvert ses toiles dans le musée qui lui ai consacré à Amsterdam et ne perdrait pour rien au monde une occasion d’aller admirer son travail sur la matière et la couleur. Cette exposition, assez vaste, présente une incroyable diversité de toile de par les styles représentés. 40 toiles méconnues (quoique le style de certaines soit tout à fait reconnaissable) et pour la plupart surprenantes. Si on y retrouve les huiles de paysages provençaux qui ont fait son succès, on peut également y admirer des vues de Paris et ses alentours mais aussi des choses plus surprenantes comme des paysages à l’encre ou des aquarelles. J’ai été absolument époustouflée notamment par une magnifique aquarelle représentant une femme sous la pluie, d’une terrible mélancolie ; et une magnifique toile représentant deux paysannes qui ne sont pas sans rappeler Les glaneuses de Millet, une touche de modernité en plus. J’ai beaucoup aimé la diversité des toiles exposées (dont mes favorites sont évidemment à contre courant de ce que l’on considère comme le « style Van Gogh », que j’adore pourtant) et l’intelligence du rapprochement avec Hiroshige. A ne manquer sous aucun prétexte, de préférence après être allé admirer les estampes du maître d’Edo.

 Van Gogh - Deux paysannes bêchant des pommes de terre  07  VAN-GOGH---Reves-de-Japon---HIROSHIGE---L-art-du-voyage-

          Enfin, à la suite de cet enchantement pour les yeux, on aperçoit des portraits qui attirent l’oeil dans une salle tout au fond, le travail magnifique de Denis Rouvre. La curiosité nous pousse donc à aller voir de plus près. Et là, le choc. Des portrait en gros plan de japonais après Fukushima, une lumière très travaillée et des visages sur lequel se lit la désolation. Quelques paysages aussi, saisissants, qui viennent mettre en relief ce mines défaites, en en montrant la cause. Un travail magnifique et d’une grande intensité. On est parcourus de frissons entourés de ces visages splendides empreints de désespoir. Dommage que cet accrochage ne soit pas plus mis en valeur, on peut en effet tout à fait passer devant sans le voir et se serait bien dommage !

      Sachiko Adachi    Low Tide 5    Takashi Momose

Trois expositions magnifiques et touchantes qui méritent le détour.

Hiroshige, L’art du Voyage – Van Gogh, Rêves de Japon – Denis Rouvre, Low Tide – Le Japon du Chaos

Pinacothèque de Paris

28, place de la Madeleine

75008 Paris

Jusqu’au 17 mars 2013

Tous les jours de 10h30 à 18h30 (21h les mercredi et vendredi)

Billet simple pour l’une des deux expositions 10€ (8€ en tarif réduit), billet couplé Van Gogh/Hiroshige 17€ (14€ en tarif réduit)

Cinéma

Au-delà des collines

Drame roumain de Cristian Mungiu avec Cosmina Stratan, Cristina Flutur, Valeriu Andriuta

          Alina a grandi dans un orphelinat en Roumanie et vit en Allemagne où elle fait de petits boulots. Mais elle a le mal du pays, et surtout celui de Voichita, son amie de toujours. Elle décide alors de rentrer au pays pour venir la chercher et l’amener avec elle. Si elle savait que celle-ci avait entre temps intégré un monastère, jamais elle n’aurait cru que Dieu puisse être plus fort que leur amour. Une réalité qui va la faire sombrer dans la folie…

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Au-dela-des-Collines_portrait_w858          On rarement l’occasion de voir du cinéma roumain et c’est bien dommage. Des films souvent sombres et profonds, qui loin des clichés du cinéma occidental dont ils semblent déjouer tous les codes, paraissent nous montrer des tranches de vies brutes, dans tout ce qu’elles peuvent avoir de cruel, sans sombrer dans le pathos ou le misérabilisme. Une justesse et une sobriété qui me surprennent toujours et laissent le spectateur désarmé par tant de vérité. Ici encore, ce film nous scotche littéralement au fauteuil. Je suis allé le voir sans savoir que c’était là la nouvelle merveille du réalisateur à la Palme d’Or. Une découverte qui à la sortie de la salle ne m’a en rien surprise, d’autant que ce film-ci s’est vu attribuer un double prix d’interprétation féminine et le prix du scénario à Cannes. En plus des qualités certaines de la création roumaine, cette langue me fascine littéralement et l’entendre est une source de joie inépuisable quoique trop rare.

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au_dela_des_collines          Ce film au sujet difficile est extrêmement sombre. Dépouillé dans sa forme, il ne met que mieux en valeur le tragique de l’histoire. Je me suis d’ailleurs rendue compte à cette occasion de combien l’absence de musique pouvait être autrement plus efficace que l’habituel abus de violons. L’amour entre ces deux femmes est traité avec une grande pudeur qui lui donne une force incroyable. D’ailleurs, s’il s’agit ici de deux femmes, la question de l’homosexualité est tout à fait anecdotique, c’est avant tout d’amour impossible et d’espoirs brisés qu’il retourne. Pourtant, peu ou pas de grands discours romantiques, c’est le désespoir le plus profond que filme le réalisateur. N’étant pas adepte de fanatisme religieux, certains passages m’ont un peu gênée par leur longueur, fort heureusement compensée par la justesse des deux actrices principales. Toutefois, malgré cette petite touche négative et une fin un peu abrupte, un film qui m’a étonnée par son réalisme cru et m’a transmis des émotions assez rares au cinéma, du doute au désespoir. Un film très sombre mais d’une beauté certaine qui prend des chemins de traverses pour traiter d’un sujet rebattu (l’amour l’amour toujours) et surprendre de bout en bout. Un cinéma abrupt mais vrai, comme on aimerait en voir plus souvent.

          En regardant la bande-annonce pour la première fois, dans laquelle on retrouve en même pas deux minutes l’intensité de l’ambiance si particulière de ce film, je constate qu’il est inspiré d’une histoire vraie. Voilà qui fait froid dans le dos et donne envie d’en apprendre plus sur ce drame sordide.

Mes lectures

L’amour dure trois ans – Frédéric Beigbeder

          Après 3 ans d’amour, Marc et sa femme divorcent. Ils ne s’aiment plus et il en aime une autre. L’amour dure trois an, un d’émerveillement, un de tendresse et un d’éloignement. Et puis c’est sûr, c’est la fin, c’est imparable, on ne peut pas y échapper. Alors quand Marc rencontre Alice, il n’en mène pas large, pas question de se laisser avoir encore une fois. Mais même avec tout le cynisme du monde, peut-on vraiment lutter contre l’amour ?

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          Je n’ai pas lu grand chose de Beigbeder, dont les romans sont un peu légers à mon goût, mais j’aime assez sa plume acérée, même si j’ai tendance à trouver qu’il gâche son talent en bâclant ses livres. Cela dit, ce trublion m’est dans l’ensemble plutôt sympathique. J’avais vu le film, que j’avais contre toute attente plutôt aimé (et pour la critique complète, c’est ici). Je l’avais trouvé plein de fraîcheur et agréable à regarder, même si je n’avais pas lu le livre dans la foulée car il ne faut pas non plus abuser des bonnes choses. J’ai ouvert ce livre dans le cadre du club lecture avec un enthousiasme modéré donc. Finalement, pas de grande surprise. L’histoire du roman est moins riche que celle du scénario et a donc largement gagné à la réécriture. Pour le reste, la trame tient dans le résumé et ne réserve pas de réelle surprise. L’écriture est quand à elle fluide et l’humour grinçant de l’auteur rend la lecture agréable. Toutefois, malgré des qualités stylistiques certaines quoique mal exploitées, ce livre reste, comme on pouvait s’y attendre, un simple divertissement.

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Je préfère un vieux beau rassurant à un jeune moche névrosé, m’a-t-elle répondu.

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Car l’amour ce n’est pas seulement : souffrir ou faire souffrir. Cela peut aussi être les deux.

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Le voilà, le grand drame de notre société : même les riches ne font plus envie. Ils sont gros, moches et vulgaires, leurs femmes sont liftées, ils vont en prison, leurs enfants se droguent, ils ont des goûts de ploucs, ils posent pour Gala. Les riches d’aujourd’hui ont oublié que l’argent est un moyen, non une fin. Ils ne savent plus quoi en faire. Au moins, quand on est pauvre, on peut se dire qu’avec du fric tout s’arrangerait. Mais quand on est riche, on ne peut pas se dire qu’avec une nouvelle baraque dans le Midi, une autre voiture de sport, une paire de pompes à douze mille balles ou un mannequin supplémentaire, tout s’arrangerait. Quand on est riche, on n’a plus d’excuses. C’est pour ça que tous les milliardaires sont sous Prozac : parce qu’ils ne font plus rêver personne, pas même eux.