Cinéma

Logan

Film d’action, aventure, science-fiction de James Mangold avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen
Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui.

Affiche du film Logan

           Je l’avoue sans trop de honte, je suis une assez grande fan de films de super-héros. Les X-Men font partie de mes chouchous, et parmi eux, Wolverine (Logan de son petit nom) est un de mes préférés. Pas très original mais bon, c’est comme ça. J’étais donc plutôt contente de le retrouver au centre d’un film – même si le précédent n’était pas hyper réussi. J’avais entendu dire le plus grand bien de ce nouvel opus et j’étais donc très curieuse de voir ce qu’il en était. J’avais en effet entendu dire que ce n’était pas juste un bon film de super-héros mais un bon film tout court. Vendeur. J’ai mis du temps à me décider (question de fatigue et horaires pourris) mais j’ai fini par réussir à aller le voir.

Image du film Logan

           Alors bon film ou pas ? Franchement, j’ai adoré. Logan a pris un sérieux coup de vieux – Hugh Jackman est méconnaissable, il est totalement désabusé et encore plus ronchon que d’habitude. On ne peut pas dire qu’il inspire une sympathie farouche en vieil alcoolique aigri… Mais rarement on aura vu super-héros aussi profondément humain. C’est bien là ce qui fait tout son charme. Franchement j’y été assez convaincue par ce personnage pourtant assez antipathique. La petite fille est hyper bien choisie, je l’ai trouvée absolument géniale. On en oublierait presque le côté super-héros, surtout dans la première partie du film. En revanche, l’aventure n’est pas en reste. Et la violence non plus. C’est très très violent (mais pas trop gore dans l’ensemble). Âmes sensibles s’abstenir.

Image du film Logan

           J’ai trouvé que contre toute attente il y avait pas mal d’émotion dans ce film avec quelques passages d’une étonnante sensibilité (pour ce type de réalisation s’entend). Les sujets de la solitude, de la vieillesse et de la filiation sont je trouve très bien traités et lui donnent une dimension assez inattendue. Si certains passages sont prévisibles et qu’on y retrouve certains éléments incontournables du côté des rebondissements – le gros méchant, quelques combats épiques et un final explosif – j’ai trouvé qu’il se démarquait quand même largement par le parti-pris de mettre l’accent sur les faiblesses du personnage, mais aussi par sa fin relativement surprenante. Dommage que la seconde partie soir un peu plus convenue. Un film qui m’a fait passer un excellent moment, dans un style bien particulier, sans doute le meilleur de la série.

Enregistrer

Cinéma

L’homme aux mille visages

Biopic policier espagnol d’Alberto Rodriguez avec Eduard Fernández, José Coronado, Marta Etura
Francisco Paesa, ex agent secret espagnol, est engagé pour résoudre une affaire de détournement d’argent risquant d’entrainer un scandale d’Etat. L’homme y voit l’opportunité de s’enrichir tout en se vengeant du gouvernement qui l’a trahi par le passé. Débute alors l’une des plus incroyables intrigues politiques et financières de ces dernières années : l’histoire vraie d’un homme qui a trompé tout un pays et fait tomber un gouvernement.

Affiche du fim L'homme aux mille visages

          Après avoir délaissé les salles obscures pendant des mois, voilà que d’un coup je ne les quitte plus (quitte à y faire la sieste). Je n’ai donc pas fini de vous parler de cinéma, d’autant plus qu’en ce moment je lis plutôt lentement et n’ai donc pas grand chose à vous présenter comme nouveautés de ce côté-là. Et puis comme je ne sors plus… reste donc le cinéma. Une belle série d’articles rien que pour vous. Comme à mon habitude, je suis allée voir ce film sans avoir la moindre idée de quoi il pouvait bien s’agir, juste parce que l’horaire me convenait et que j’ai bien les polars. L’histoire avait finalement tout pour plaire. Espèce de film d’espionnage peuplé de crapules en tous genres qui jouent à cache cache avec la police et ourdissent des complots.

Image du film L'homme aux mille visages

          Dans les faits, ç’a été un peu plus compliqué… Il y a des choses intéressantes dans ce thriller plutôt efficace mais j’ai eu du mal à m’installer dedans. C’est très sombre et assez tortueux. Je ne connaissais rien à cette histoire et pas grand chose non plus à la période et j’avoue avoir parfois dû me concentrer sérieusement pour arriver à suivre (sans être toujours bien sûre d’y être arrivée d’ailleurs). Difficile du coup de se laisser porter par cette intrigue folle qui est un vrai labyrinthe et a tendance à perdre le spectateur en route. L’ambiance est plutôt pesante, les personnages peu sympathiques et la mise en scène quelque peu vieillotte, même si au final ça colle assez bien avec la période concernée. Bien qu’il se passe pas mal de choses, j’ai parfois trouvé le temps un peu long devant ses manigances sans fin. L’histoire a un gros potentiel mais le tout est un peu pesant même si le résultat n’est pas mauvais. Impression mitigée donc sur ce film dense, complexe et sombre : pas toujours simple à suivre.

Enregistrer

Enregistrer

Cinéma

Gold

Aventure, drame américain de Stephen Gaghan avec Matthew McConaughey, Bryce Dallas Howard, Édgar Ramírez
Kenny Wells a grandi dans le milieu des chercheurs d’or. Mais on ne peut pas dire que la chance lui ait souri. Il vend le peu qu’il lui reste et part à l’autre bout de la planète : en Indonésie. Il a la conviction qu’il y trouvera de l’or. Il s’associe avec le légendaire géologue Mike Acosta, ils vont devoir affronter ensemble la nature, les institutions financières de Wall Street et les pires complots…

Affiche de Gold de Stephen Gaghan

           Certains ici le savent sans doute, je suis une grande fan de Matthew McConaughey. Je trouve cet acteur juste exceptionnel (opinion fort répandue, vous noterez). Quand je l’ai vu à l’affiche de ce film, je ne savais pas de quoi ça parlait, l’accroche n’était pas terrible mais ça m’a donné envie quand même. Dimanche donc, après être allée voter, j’ai décidé d’aller le voir histoire de me changer les idées en attendant l’annonce des résultats (méthode fort efficace au demeurant). Je cherchais un film léger et même si je n’en avais vu que l’affiche, ça me semblait être adapté. Je ne me suis pas trop trompée. Bon choix vues les circonstances !

Kenny Wells (Matthew McConaughey)

           Sans être un grand film, c’est un bon divertissement. Le personnage principal est un prospecteur minier fauché à la recherche du bon filon pour se refaire. Il y a des hauts et des bas, des très hauts et des très bas même et franchement, je me suis plutôt laissée prendre au jeu. Le personnage principal n’est pas hyper sympathique : tocard alcoolique, un peu barge et assez arrogant, il est passablement agaçant. Son acolyte est quant à lui arrogant tout court. Beau duo ! Mais d’un autre côté, ce n’est pas plus mal qu’il soit un minimum humain. Le reste des personnages est très en retrait, voire quasi-inexistants.

Michael Acosta (Edgar Ramírez)

           L’histoire est riche en rebondissements, plus ou moins intéressants et plus ou moins bien traités, mais on n’a pas le temps de s’ennuyer et ça reste assez divertissant, malgré quelques moments peut-être un peu lents. Matthew McConaughey n’est vraiment pas à son avantage dans ce film : dégarni et bedonnant, on l’a connu sous un jour meilleur. On l’a connu plus inspiré dans l’interprétation aussi d’ailleurs. Son charisme et son énergie sauvent toutefois la mise même si son interprétation exubérante tranche avec une mise en scène trop sage. C’est d’ailleurs le principal défaut de ce film : c’est d’un classique ! Aucune originalité en vue.

Kenny Wells (Matthew McConaughey) und Michael Acosta (Edgar Ramírez)

           Or et self-made man, c’est déjà vu mais en général ça ne fonctionne pas trop mal. Tout le monde aime les histoires de réussite non. Ce n’est pas le type de sujet qui me touche le plus mais pour décompresser pendant 2h, ça a plutôt tendance à fonctionner. L’histoire ne manque pas de rebondissements et aurait mérité un traitement un peu plus nerveux ou décalé pour convaincre vraiment. C’est plan-plan et pas franchement très inspiré. Toujours est-il que malgré les défauts de ce film et un côté bien trop sage, j’ai passé un bon moment devant cette histoire à rebondissements.

Enregistrer

Enregistrer

Cinéma

Les figures de l’ombre

Drame, biopic de Theodore Melfi avec Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monáe
Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.
Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

affiche

          Je n’avais pas entendu dire grand bien de ce film dont la bande-annonce m’avait donné envie. J’ai pourtant fini par me décider à aller le voir, après tout, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise ! Eh bien, ce fut plutôt le cas. J’aime généralement ce type de films, avec des personnages forts, basés sur des faits réels, je suis assez bon public. Même si je crois que je peux comprendre d’où sont venues les critiques. Je m’attendais à un film fort et engagé et c’est au final plutôt du genre coloré et léger. Par chance, c’est exactement ce qu’il me fallait ! Un sujet pas trop con et un peu de bonne humeur, je n’en demandais pas plus. La mise en scène est plutôt classique mais la photo assez soignée, ce qui n’est pas pour me déplaire. Dans l’ensemble j’ai également aimé la musique, qui donne pas mal de rythme à l’ensemble. Rien à redire non plus sur l’interprétation.

film

          Bon, même si j’ai beaucoup aimé, je ne dirais pas pour autant que c’est un grand film. Les personnages sont sont très sympathiques mais un peu trop lisses, il n’aurait pas été inutile d’accéder un peu plus à leurs sentiments, de voir leurs faiblesses. Si leur énergie et leur détermination forcent le respect, j’aurais également aimé voir les moments de doute qui sont passés sous silence. Ca manque un peu de relief. On ne voit que la force et la bonne humeur de ces femmes, certes communicatives mais qui ne mettent pas en valeur leur humanité. J’ai trouvé ça un peu dommage, les personnages auraient gagné à être plus fouillés. Mais bon, après tout, elles étaient peut-être réellement trop occupées à trimer à la Nasa pour se lamenter sur leur sort.

film

          Pour le reste, cette histoire est quand même comme on les aime : des personnages forts, un peu de spectacle, une pointe de suspense (pas très réussie en l’occurrence) et une jolie fin. Un feel good movie à l’américaine. Mais bien sûr, même si les personnages font preuve d’une détermination sans faille, racisme et sexisme sont omniprésents. Avec quelques touches d’humanité tout de même, il semblerait qu’il n’y ait pas que des abrutis à la Nasa. Il y a quelques moments plutôt drôles, un peu d’émotion tout de même (léger) et on a envie de voir ses femmes écraser le reste du monde. Bon, le film ne va peut-être pas assez loin qu’il le devrait, on ne peut pas dire qu’il soit très véhément, mais il est sympathique et a l’avantage d’être grand public. Un film sympathique qui met en avant trois femmes extraordinaires.

Enregistrer

Cinéma

Pablo, t1 : Max Jacob

          Ce 1er opus de Pablo commence au Bateau-Lavoir, logement pour bohèmes situé au sommet de la Butte, où Picasso rencontra Fernande, le premier grand amour de sa vie. Il en fera des centaines de portraits. Au cœur de leur existence, il y aura entre autres Max Jacob.

bd

          Depuis le temps qu’il attend dans ma bibliothèque, ça y est, j’ai enfin lu le tome 1 de Pablo, la BD sur Picasso dont on a tant parlé. J’avais reçu le tome 2 à une occasion dont je ne me souviens plus et devant le chroniquer rapidement, je m’étais retrouvée à le lire en premier, bien que ce ne soit pas l’idéal de prendre les choses dans le désordre. Je n’avais pas du tout accroché avec le dessin, un peu « brouillon » à mon goût, ni avec la police utilisée, qui fait un peu écriture manuscrite version patte de mouche et est assez difficile à lire. Pourtant, même si mon avis était assez mitigé, j’avais été plutôt intéressée par l’histoire qui m’avait appris pas mal de choses. La série compte 4 tomes et je me disais que je verrais si ça valait le coup d’acheter les 2 dernier après avoir lu le premier.

bd

          Bon, si le deuxième tome m’avait presque convaincue, le premier n’a pas eu le même effet… Évidemment, les reproches sur le dessin et surtout la typo sont les mêmes, mais surtout, on ne peut pas dire que l’arrivée du jeune Pablo à Paris m’ait passionnée. Ca peine à démarrer et il est franchement tête à claque. Autant j’avais trouvé que le tome 2 éclairait bien la vie de l’artiste, autant là j’ai trouvé que ça peinait à trouver une ligne directrice claire : ça part un peu dans tous les sens et j’ai eu le plus grand mal à me passionner pour les frasques d’étudiant du futur maître du cubisme. J’ai trouvé les personnages presque plus insupportables les uns que les autres.

bd

          Je relis au passage mon article sur le premier tome qui commence à dater sérieusement et je me rends compte que sur le style, j’y disais la même chose quasiment mot pour mot. Mais non, je ne suis pas du tout du genre à avoir des idées arrêtées voyons… Bref, je pense que si j’avais commencé par le tome 1 comme les gens normaux, je n’aurais jamais lu la suite de cette série. Pourtant, l’histoire du 2 et son ambiance m’avaient vraiment séduite. Du coup je suis un peu perdue là. Alors on fait quoi ? Je ne pense pas acheter les deux derniers tomes mais j’espère avoir l’occasion de les emprunter pour les lire et me faire un avis plus tranché sur cette série qui a bien quelques défauts mais dont le sujet n’en reste pas moins prometteur.

Enregistrer