Cinéma

Artemisia, d’Agnès MERLET

          Biopic, drame français d’Agnès Merlet. Avec Michel Serrault, Valentina Cervi, Miki Manojlovic. Première sortie en 1997.

          Artemisia est une jeune fille qui a grandi dans un couvent. Son père est un peintre célèbre et elle compte bien suivre sa voie. Elle va devenir son élève et va ainsi rencontrer celui qui deviendra son maître et lui apprendra les lois de la perspectives et les techniques de la peinture en extérieur. Il deviendra aussi son amant, risquant ainsi de causer sa perte.

          Ce film est un petit bijou d’esthétisme. On se croirait dans un tableau de la Renaissance italienne tant les couleurs et la lumière sont belles. L’histoire en elle-même est palpitante. C’est un plaisir de suivre les aventures de cette jeune fille passionnée. Les acteurs sont particulièrement bons, ce qui ne gâche rien à l’affaire.

          Si je devais faire un reproche à ce film, ce serait sa musique. Elle semble en permanence en total décalage avec l’histoire, semblant vouloir créer un suspens ou un sentimentaliste mal venu. C’est dommage, le film n’en avait nul besoin. Ca met même en avant des longueurs qui seraient sans ça passées inaperçues. Malgré ce petit reproche, ce film reste d’un très bon niveau. Sans doute le meilleur que j’aie vu en ce début d’année. Il m’a donné envie de m’intéresser à l’oeuvre de cette peintre. Une très belle surprise.

          Les oeuvres d’Artemisia sont exposées au Musée Maillol, dans 7° arrondissement de Paris, jusqu’au 15 juillet.

Pour en savoir plus sur cette exposition, rendez-vous chez Paris pèle-mêle.

Cinéma

L’étrange histoire de Benjamin Buton

          Drame fantastique américain de David Fincher avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Julia Ormond.

          Benjamin est atteint d’une étrange maladie : il est né vieux. On a d’abord pensé qu’il allait mourir bientôt mais non, Benjamin est unique, alors que chacun vieillit, lui va rajeunissant. Il va peu à peu voir son corps retrouver sa jeunesse avant de rétrécir à nouveau et de voir son esprit s’étioler, redevant impotent. Une belle fable sur les âges de la vie.

          La nouvelle dont est extraite ce film est courte, trop courte. Bien que passionnante par les idées qu’elle met en avant (le parallèle entre l’enfance et la vieillesse notamment), j’aurais aimé qu’elle prenne plus le temps de les développer pour que tout l’arôme puisse s’en dégager. Dans le film, c’est un peu l’inverse. On eut apprécié plus de concision. C’est long long long. Et malheureusement, les ajouts n’ont pas été faits avec un grand discernement.

          Il y a de plus quelques incohérences dans le déroulement de l’histoire (le personnage principal semble rajeunir plus rapidement que les autres ne vieillissent). Le jeu d’acteur est inégal. Plutôt satisfaisant pour Brad Pitt qu’on a tout de même connu plus en forme, Cate Blanchett insupportable. Un film interminable auquel j’ai pris un plaisir très mitigé. 

Cinéma

Young adult, de Jason REITMAN

          Comédie dramatique américaine de Jason Reitman avec Charlize Theron, Patton Oswalt, Patrick Wilson.

          Le titre, l’affiche et même la bande-annonce laissaient présager le pire : le genre grosse farce américaine lourde pour adolescents. J’y suis allée parce que les critiques étaient plutôt bonnes et que ça m’intriguait et puis aussi un peu parce qu’on nage en pleine misère cinématographique en ce moment. Autant dire que je n’attendais pas grand chose de ce film. Grande fut ma surprise.

          Contrairement à ce qu’on pouvait attendre, cette comédie est loin d’être aussi futile qu’il y paraît. La pom-pom girl sur le retour est assez pathétique. Visiblement être jolie ne suffit pas à être heureuse. L’air de rien le film met en avant le poids de la société qui enferme chacun dans des rôles parfois difficile à assumer. Comédie n’est peut-être pas d’ailleurs la meilleure définition à donner. Certes, il y a nombre de scènes cocasses mais une grande tristesse qui se dégage de ce film mélancolique, voire par moment désespéré. Un film qu’on ne traitera pas d’exceptionnel mais qui est d’une finesse surprenante pour le genre. Une belle surprise.

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Ecrire pour exister, de Ichard LAGRAVANESE

          Comédie dramatique américaine de Richard LaGravenese avec  Hilary Swank, Patrick Dempsey, Ricardo Molina

          Une jeune femme inexpérimentée choisit de débuter sa carrière d’enseignante dans un collège malfamé. Bien vite, elle va perdre ses illusions et se rendre compte que la littérature est bien le dernier des soucis de ces jeunes qui nagent en pleine guerre des gangs. Professeurs et élèves vivent dans deux mondes totalement différents mais elle va tout faire pour tenter d’aller à leur rencontre.

          L’absence de télé m’a permis de regarder quelques uns des DVD que j’avais en stock, dont celui-ci. On a déjà vu ce genre de films très idéalistes de nombreuses fois. Rien de bien original. A la différence près peut-être que celui-ci est tiré d’une histoire vrai. Je n’ai toutefois pu m’empêcher de penser qu’on avait dû en rajouter une couche dans la guimauve en cours de route. Il me semble en effet pour le moins improbable qu’en deux ans ‘aucun de ces jeunes ne se soit rebellé en cours de route, n’ait abandonné, ne soit mort tué par balle… Je reste donc un peu septique sur tout cet amour. Et je suis quasiment certaine que sur le moment les élèves n’étaient pas suivis en permanence par des violons. Cette manie d’en rajouter dans le pathos avec de la mauvaise musique me tape décidément de plus en plus sur les nerfs.

          Mis à part un léger problème de crédibilité (tout se passe trop bien pour sembler réel) dû sans doute à des raccourcis un peu rapides et cette manie de tout noyer dans de la musique mièvre, le film est plutôt prenant. L’histoire est forte. Tout d’abord, les incursions dans le système scolaire américain sont toujours surprenantes. Ensuite, bien qu’un brin idéaliste, cette histoire marche assez bien. La guerre des gangs est abordée d’un point de vue extérieur, en mettant en avant les personnalités de ces adolescents. Malgré les évidents défauts de réalisation (bien trop hollywoodienne pour faire réellement un bon film), ce film demeure assez convainquant et m’a donné envie d’en savoir plus sur l’histoire de ces jeunes. Un film moyen mais une histoire qui fonctionne. Un peu trop mélo mais agréable à regarder.

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2 days in New-York, de Julie DELPY

          Comédie française de et avec Julie Delpy, avec Chris Rock et Albert Delpy.

          Marion est une photographe française qui vit à New-York. Jeune maman divorcée, elle vit à présent avec un jeune intello noir (oui, ça a son importance). Quand son père et sa soeur vont venir lui rendre visite pour quelques jours, les ennuis vont commencer.

          Que dire de ce film ? La critique était plutôt bonne, j’y suis donc allée pensant avoir affaire à une comédie gentillette. Et puis il y a Chris Rock dedans et j’aime bien Chrs Roch qu’on ne voit pas assez souvent. Quelle erreur n’ai-je pas faite ! Ce film est d’une nullité qui n’a d’égale que sa connerie.

          Julie Delpy se met en scène, nous montre à quel point elle parle bien anglais, à quel point elle connaît bien New-York et surtout à quel point elle est moins plouc que sa famille bretonne. Imbuvable. Jamais vu une tête à claques pareille. Un film nombriliste, insipide et inutile. Condescendant aussi. La réalisatrice se prend très au sérieux et il n’y a vraiment pas de quoi. Il y a un côté très provinciale parvenue reniant ses racine là-dedans. Sans doute la raison pour laquelle la cririque a apprécié, beaucoup doivent s’y retrouver. je dis NON, NON et NON et encore NON. LE film a éviter.