Cinéma

Black Swan, de Darren ARONOFSKY

          Drame américain de Darren Aronofsky avec Nathalie Portman, Mila Kunis, Vincent Cassel.

          Nina est danseuse, quand sa compagnie décide de monter Le lac des cygnes, elle va tout faire pour obtenir le rôle. Si la douce Nina est un parfait cygne blanc, aura-t-elle la force d’incarner le cygne noir ?

         On a beaucoup, beaucoup parlé de ce film. Beaucoup de bonnes critiques, un enthousiasme débordant de toutes parts. Je suis pour ma part plus mitigée. Nathalie Portman (oscarisée) y est excellente. Le monde des ballets, présenté ici dans toute sa complexité, me fascine assez, la musique du Lac des cygnes, splendide, bien sûr. Et pour les points négatifs ?

          Eh bien, j’ai trouvé que la transformation du personnage était un peu rapide, le processus pas assez mis en avant, la lutte intérieure pas assez forte. Ca aurait mérité à être un peu plus développé je trouve. Ensuite, cette obsession du réalisateur pour la drogue. Si on y regarde de près, l’héroïne (sans mauvais jeux de mots bien sûr, ça ne me ressemble pas…) devient schizophrène après avoir consommé une seule et unique fois d’une drogue quelconque (ecstasy ? je n’arrive pas à me souvenir). Ce n’est pas sans rappeler le sujet d’un certain Requiem for a dream… Bon certes, se droguer ce n’est pas bien, mais bon, on a compris, il serait bon de changer de disque un peu.

          S’il y a plein de bonnes choses dans ce film, je lui reprocherais de sombrer parfois dans une certaine facilité et de ne pas assez exploiter la complexité du personnage. Je n’ai pas bien compris les nombreuses critiques que j’ai entendu dessus « ça fait peur, ma fille ne fera jamais de danse », c’est une fiction hein, le milieu des ballets est rude mais tout de même, la plupart des gens y survivent ! Le côté un peu fantastique m’a gênée, pas assez terre à terre pour moi. Si j’ai aimé ce film dans l’ensemble, je n’ai pas été transportée ni même totalement convaincue, il lui manque un petit quelque chose qui en ferait un grand film (oui, je vous entends hurler d’ici votre désaccord mais j’assume !).

Cinéma

Le discours d’un roi, de Tom HOOPER

          Drame historique britanico-américano-australien de Tom Hooper avec Colin Firth, Helena Bonham Carter, Derek Jacobi.

          Le prince Albert d’York n’était pas destiné à devenir roi, pourtant, quand son frère choisit d’abdiquer pour épouser une américaine 2 fois divorcée, il accepte de lui succéder sur le trône, sous le nom de Georges VI (père de l’actuelle reine d’Angleterre). Le jeune roi est bègue et devra pour faire face à sa fonction surmonter ce handicap. Avec l’aide de sa femme et d’un thérapeute du langage aux méthodes bien peu conventionnelles, il tentera de surmonter sa peur des mots pour unir le peuple face à la montée du nazisme.

          J’avais ouï dire le plus grand bien de ce film. Je m’étais renseigné sur l’histoire, avais vu la bande-annonce, je m’attendais à un chef-d’oeuvre. Eh bien c’en est bien un ! Et pourtant j’ai été pour le moins surprise, car si je m’attendais à une histoire poignante, des acteurs brillants et une mise en scène impeccable, je n’avais pas le moins du monde envisagé que ce film pusse être drôle ! Et pourtant il l’est sans conteste ! Drôle souvent, émouvant parfois, juste toujours.

          Je connaissais mal (ou pas d’ailleurs…) l’histoire de ce souverain qui a pourtant joué un rôle majeur dans l’histoire contemporaine en s’opposant fermement à la montée du nazisme. Un personnage complexe, brillant et torturé, non dépourvu d’une arrogance princière. Il est très intéressant de voir dans le film évoluer conjointement le personnage public et l’homme privé, souvent en opposition. Les 3 rôles principaux sont magnifiques et magistralement interprétés. Ce film tout en finesse, filmé avec élégance et sobriété est de toute beauté.

          On pourrait disserter longtemps sur pareille perfection. Rien de clinquant, d’impressionnant ni même de tragique, simplement un merveilleux équilibre. On pourrait continuer à vanter le scénario, les acteurs, la mise en scène. On pourrait remplir des pages et des pages sur le rôle qu’a joué cet homme en Europe et son incroyable courage. On ne se lasserait pas de parler de ce film mais rien ne pourrait égaler le plaisir simple de son visionnage. Alors je n’ai qu’un conseil, filez vite le retrouver dans les salles obscures.

Pour en savoir plus, le site internet dédié au film.

Cinéma

The green hornet, de Michel GONDRY

          Film d’action américain de Michel Gondry avec Seth Rogen, Cameron Diaz, Jay Chou.

          A la mort de son père, le fils du directeur du célèbre journal Daily Sentinel, essaie tant bien que mal de reprendre le flambeau. Il fera la rencontre de Kato, un expert en arts martiaux et en mécanique. Ensemble, ils deviendront des super héros pas comme les autres. Il choisira comme nom, The green hornet.

 

          J’avais entendu dire beaucoup de bien de ce film et étant une inconditionnelle des films d’action américains et des adaptations de comics, je pensais trouver là mon bonheur. Eh bien pas du tout ! Dieu que c’est creux et plat (oui, je sais, question vaisselle c’est contradictoire, mais là, c’est possible !)… Les effets spéciaux sont bien souvent inutiles et inesthétiques au possible, la 3D n’apporte quant à elle rien d’autre qu’un flot de dépenses superflues. Le scénario est extrêmement convenu. Bref, je me suis ennuyée. Il m’a semblé que le film hésitait sans cesse entre hommage et parodie sans jamais arriver à choisir, ce qui est particulièrement agaçant. Quelques moments relativement drôles qui n’arrivent toutefois pas à faire décoller le film. Ma culture très limitée en comics m’a sans doute fait rater bon nombre de références (à en croire les critiques élogieuses), toujours est il que je me suis prodigieusement ennuyée.

Cinéma

Another year, de Mike LEIGH

          Drame de Mike Leigh, avec Jim Broadbent, Lesley Manville, Ruth Sheen.

          On suit dans ce film un vieux couple, elle psychologue, lui géologue. Un couple parfait qui nage dans le bonheur. Autour d’eux, des amis et une famille aux vies moins bien rangées, avec leurs défauts et surtout leur détresse.

          Pour le commentaire intelligent du film et son analyse, je vous renvoie à la critique qu’en a fait Carmadou. Elle est très juste, je ne vais donc pas paraphraser. Maintenant passons à ce que j’en ai passé d’un point de vue tout personnel. Je ne suis jamais vraiment rentrée dans ce film. Si j’en ai bien saisi les tenants et les aboutissants, je me suis ennuyée à périr. J’ai passé plus de temps à penser à l’entrecôte que j’allais m’enfiler en sortant qu’à m’intéresser à ce qui se passait sur l’écran. Le film étant relativement long, il n’y avait plus d’entrecôte quand nous sommes sortis, terrible déception… Passons. Pour en revenir à nos moutons donc (et non pas à nos boeufs…), ce film m’a laissée perplexe. Je ne sais même pas quoi en dire tellement ça m’a ennuyée. Encore une rencontre cinématographique ratée en ce mois de janvier, décidément, l’année commence mal !

Cinéma

Somewhere, de Sopia COPPOLA

          Comédie dramatique américaine de Sophia Coppola avec Stephen Dorff et Elle Fanning.

          L’histoire d’un acteur célèbre et un peu paumé et totalement déconnecté de la réalité, qui va apprendre à découvrir sa fille de 11 ans.

          Parlons peu mais parlons bien, ce film n’a aucun intérêt majeur mis à part 2 très bons acteurs qui ne peuvent rien face à l’incroyable vide intersidéral du scénario. Un film sur l’ennui paraît-il et donc réussi dans la mesure où il assomme le spectateur. Je ne suis pas convaincue, je ne me suis pas tellement ennuyée, j’ai juste trouvé ça sans intérêt. La musique est pas mal mais les plans interminables sont inesthétiques au possible. Pas la peine d’en parler pendant 3 heures, il n’y a rien à en dire. Chiant comme du Coppola.