Bars, restaurants

Buzhashi, un bout d’Afghanistan au coeur de Paris

          Quand on m’a parlé d’un restaurant afghan a côté de chez moi, j’avoue que j’étais un peu mitigée. D’un côté, je suis toujours partante pour découvrir de nouvelles choses, en même temps il faut bien admettre que par les temps qui courent l’Afghanistan n’est pas franchement le pays qui nous vend le plus de rêve. Mais comme l’endroit m’était chaudement recommandé par une amie qui tenait elle-même l’adresse d’Atiq Rahimi, le célèbre auteur franco-afghan, je me suis laissée convaincre d’essayer à mon tour.

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          De l’extérieur, les lieux ne paient vraiment pas de mine. Une toute petite devanture qu’on remarque à peine au milieu de l’animation de la rue des Dames et qui fait plus penser à un kebab qu’à un restaurant traditionnel. L’intérieur est un joli mélange de modernité et de tradition afghane avec des murs blancs, un mobilier noir très moderne, des banquettes rouges et une décoration beaucoup plus typique avec des tapis très colorés et des photographies et tableaux aux murs représentant les paysages et traditions du pays. Un endroit clair et agréable dans lequel on se sent de suite bien.

          La lecture de la carte est un voyage à elle seule. Rien de connu au menu même si certains plats comme les brochettes d’agneau sont assez universels. Tout fait envie. C’est rare que j’aie à ce point envie de tout goûter. Beaucoup de viande d’agneau ou de bœuf, des épices, du riz, des poivrons, des tomates… Tout ce que j’aime ! Les modes de cuissons privilégiés semblent être à la vapeur, en grillades ou en sauce (type ragoût) pour une cuisine qui paraît assez saine. Comme on ne connaissait aucun des plats proposés et que tout faisait terriblement envie, on a essayé de goûter des choses assez différentes : en entrée des raviolis à la vapeur et des boulettes de viande, en plat des brochettes d’agneau et un genre de ragoût de bœuf.

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          Dès la première bouchée, j’ai été très surprise par le goût. C’est très relevé sans être trop épicé. Du côté des saveur, je dois avouer que c’est assez inédit. On retrouve des notes orientales mais aussi dans certains plats des touches proche de la cuisine chinoise ou indienne. Un mélange pour le moins surprenant et très goûteux. Ca m’a un peu rappelé la cuisine ouïgour par le mélange d’influences même si le résultat est assez différent. C’est une cuisine assez simple mais qui a beaucoup de goût et que j’ai réellement appréciée par les saveurs inédites qu’elle propose. Les viandes sont accompagnées d’une sorte de pesto de coriandre qui a été une vraie révélation.

          Le service est assuré par le patron, un jeune afghan extrêmement sympathique qui se fera un plaisir de vous renseigner sur la provenance et la composition de chaque plat. N’hésitez pas à lui demander conseil, son enthousiasme est communicatif et il vous apprendra plein de choses aussi bien sur la cuisine afghane que sur la culture et les traditions du pays. Du côté des tarifs, c’est très raisonnable pour la capitale, d’autant plus que les portions sont généreuses. En revanche, le lieu semble rencontrer un certain succès (amplement mérité d’ailleurs), il est donc conseillé d’arriver tôt ou de réserver. Je reviendrai sans hésiter et avec un grand plaisir. Une cuisine pleine de saveurs qui fait voyager et un service très sympathique en font un endroit à découvrir et à faire découvrir.

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Buzhashi

7 rue des Dames

75017 Paris

09 53 41 92 30

Cuisine·Divers

Divins chocolats de Patrick Roger

          Il y a peu, en me promenant dans le quartier Saint Germain, je suis tombée sur l’une des boutiques de Patrick Roger, le chocolatier célèbre pour ses sculptures en chocolat. Je me suis donc arrêtée pour en déguster quelques uns. 

PATRICK ROGER

          La devanture est splendide, avec des présentations assez impressionnantes. C’était début mai, il y avait des brins de muguet, des grenouilles, des poules aussi je crois. Un travail très fin et spectaculaire qui fait la réputation de l’artiste, meilleur ouvrier de France. Une fois à l’intérieur, on change un peu de décor. La boutique est très dépouillée. Un grand comptoir, une longue table d’exposition avec quelques mini sculptures et des boîtes de chocolat, et c’est tout. On est presque déçu de ne pas avoir plus de choix. En même temps on se dit que cela doit également être un signe de qualité. Si le chocolatier propose si peu de choix, chaque chocolat doit être particulièrement travaillé.

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          J’ai donc acheté quelques uns de ses chocolats pour les goûter. Mon choix s’est porté sur thym citron, rhum raisin et citron basilic pour les chocolats « classiques ». Mais aussi des demi-sphères à la prunelle pour les unes et caramel-citron vert pour les autres. Vous remarquerez que c’était quand même très citronné comme sélection ! Le thym citron était un brin décevant mais le citron basilic en revanche fonctionne particulièrement bien. Le rhum-raisin aussi est une belle réussite. Quant aux demi-sphères, leur goût est tout simplement incroyable, un vrai régal !

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          C’est donc sans la moindre surprise que je peux vous confirmer que les chocolats de Patrick Roger méritent leur réputation. En revanche, côté prix, c’est loin d’être donné ! Les chocolats à l’unité sont déjà très chers mais les demi-sphères, aussi belles que bonnes, sont à des tarifs carrément prohibitifs ! Par contre, les emballages sont très soignés et franchement luxueux avec de véritables écrins-bijoux pour les créations les plus fragiles. Pour goûter une fois dans sa vie, c’est bien mais je ne suis pas sure de renouveler l’expérience (on ne sait jamais, au cas où je ne puisse plus m’en passer après, mieux vaut rester prudent). Les boîtes sont d’un rapport quantité/prix un peu meilleur et pour faire un cadeau à un amateur de chocolat, je n’hésiterais pas à me servir ici. Des chocolats succulents mais hors de prix, à goûter au moins une fois. La vitrine quand à elle, se dévore avec les yeux, pour rien du tout !

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Patrick Roger

2/4 place Saint-Sulpice

75006 Paris

Retrouvez la liste des boutiques ici

… et pour celle des créations, c’est par-là.

Cuisine

Gâteau moelleux abricot, orange et miel

Pour 6 à 8 personnes

Pour les abricots

6 abricots pas trop mûrs

1 noix de beurre

1 c. à soupe de miel

1 sachet de sucre vanillé

2 ou 3 c. à soupe d’eau

1 c. à soupe de Cointreau

Le jus d’1/2 orange

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Pour la pâte 

4 œufs

60 g de sucre

150 g de beurre

200 g de farine

1 c. à soupe de Cointreau

1 sachet de levure

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Pour le jus

Le zeste d’une orange

Le jus de 2 oranges 1/2

1 c. à soupe de miel

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Préchauffez le four à 160° C (th. 5-6).

Préparez les abricots. Coupez-les en deux et retirez le noyau. Faites-les ensuite revenir dans une poêle à feu moyen avec une noix de beurre, le miel, le sucre vanillé et le Cointreau. Retournez-les régulièrement et nappez-les avec le jus. Quand il n’y a plus de jus dans la poêle, ajoutez une cuillerée d’eau. Les abricots doivent cuire environ 5 minutes de chaque côté, jusqu’à être bien moelleux. Lorsqu’ils sont cuits, mettez-les de côté et déglacez la poêle avec le jus d’orange. Réservez.

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Pendant la cuisson des abricots, réalisez la pâte. Faites fondre le beurre dans une petite casserole. Dans un saladier, battez les œufs avec le sucre. Versez ensuite le beurre fondu dans la pâte en en réservant un peu pour le moule. Puis ajoutez la farine en pluie. Battez énergiquement afin d’éviter les grumeaux et d’alléger la pâte. Diluez la levure dans un fond d’eau et versez la dans la pâte avec le Cointreau.

Beurrez un moule et saupoudrez le fond de sucre. J’ai choisi un moule à savarin mais vous pouvez aussi utiliser un moule à manqué ou un moule à cake en ne le remplissant que jusqu’à mi-hauteur. Disposez les abricots au fond du moule puis versez la pâte dessus.

Faites cuire 35 à 40 min à 160° C.

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Préparez le jus d’orange : mélangez le jus d’orange, le miel et le zeste au jus réservé après la cuisson des abricots. Faites bouillir le tout quelques minutes afin de le faire réduire légèrement.

Lorsque le gâteau est cuit, versez le jus d’orange encore chaud dessus. Attendez quelques minutes avant de démouler afin qu’il imprègne bien le gâteau et que celui-ci ait le temps de tiédir.

Dégustez tiède ou froid.

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          Je n’avais jamais essayé le mélange orange/abricot et j’ai trouvé qu’il fonctionnait très bien. Une recette testée pour la fête des mères que je pense bien reproduire dès que l’occasion se présentera.

Bon appétit. 

Cuisine

Escalopes de veau, pâtes et petits légumes, sauce sauge et citron

Pour deux personnes

2 escalopes de veau

1/2 citron jaune

1 filet d’huile d’olive

50 g de haricots plats

2 carottes

1/2 cube de bouillon

100 g de pâtes

10 cl de crème épaisse

1 c. à café de sauge séchée

Sel, poivre

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Dans une assiette plate, posez les escalopes de veau. Salez, poivrez et mettez à mariner quelques minutes dans un filet d’huile d’olive et le jus d’un demi citron.

Mettez de l’eau à chauffer avec un peu de gros sel dans deux casseroles.

Pelez les carottes et équeutez les haricots. Coupez les haricots grossièrement (en carrés d’environ 2 cm) et les carottes assez finement (en cubes d’environ 1/2 cm de côté). Lorsque l’eau bout, mettez les à cuire dans une casserole avec le bouillon-cube. Laissez cuire 8 à 10 min, jusqu’à ce que les légumes commencent à être fondant (vous pouvez ajuster la cuisson selon votre goût).

Dans l’autre casserole, mettez les pâtes à cuire.

Mettez un filet d’huile à chauffer dans une poêle et faites revenir les escalopes de veau à feu vif environ 2 min de chaque côté. Réservez la marinade. Lorsque la viande est cuite, déglacez la poêle avec la marinade et ajoutez la crème et la sauge. Faites chauffer environ 1 min à feu vif.

Égouttez les pâtes et les légumes et servez immédiatement en accompagnement de la viande, nappée de sauce sauge/citron.

Bon appétit !

Bars, restaurants

Le Moonshiner, le bar à cocktails classe et secret de Bastille

          Un bar caché au cœur de Bastille pour siroter un cocktail ? Avec sa déco début de siècle et sa lumière tamisée, le Moonshiner m’a fait tomber sous son charme désuet. Présentations. 

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          Je sors rarement dans le quartier de la Bastille bien que ce soit clairement l’endroit où se retrouvent les étudiants et jeune actifs parisiens (avec Oberkamph, que je fréquente aussi peu, voire encore moins, je sais, je n’assure pas côté coins à la mode). Le nombre de bars atteint des sommets et si on ne connaît pas, difficile de s’y retrouver dans cette profusion d’endroit plus bondés les uns que les autres. Le gros avantage du quartier, c’est qu’il est idéalement situé au cœur de Paris et est très accessible, ce qui en fait un bon lieu de rencontre quand on est une bande de copines dispersées au quatre coins de la capitale. Un samedi, une envie de sortir et une amie m’a proposé de tester un bar qui propose des cocktails au rhum. Certains le savent déjà, j’adore le rhum !, il n’en fallait donc pas plus pour me convaincre. Malheureusement, l’endroit est minuscule et il était tout bonnement impossible d’approcher du bar. Nous avons donc cherché une solution de repli, et mon amie m’a proposé le Moonshiner, un bar pour le moins atypique. Oui, deux paragraphes sans intérêt de blablatage sur ma vie, je sais mais il en faut bien de temps en temps.

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          Nous nous déplaçons donc de quelques rues et là, ô surprise, elle me fait entrer dans une pizzeria (qui semble d’ailleurs très bonne).  Si le concept est courant de par le monde, il est un peu moins à Paris. Au fond, une grande porte qui ne donne pas comme un pourrait s’y attendre sur les cuisines mais sur un bar dissimulé derrière la chambre froide. Et quel bar mes amis ! Forcément, le bar caché, ça évoque la Prohibition aux Etats-Unis et on retrouve cet esprit dans la déco très années 20 (à la louche) et hyper soignée. Elle ne dépareille pas tellement avec d’autres bons bars à cocktails parisiens avec leurs fauteuils club et leur lumière tamisée mais ça fonctionne très bien (voir un article intéressant sur le sujet chez cocktailmolotov). Le fumoir est particulièrement classe, même si je ne l’ai vu que de loin, n’étant moi-même pas fumeuse. Côté bar, des barman efficaces et aimables, une longue liste de whisky – spécialité de la maison – mais aussi quelques bières et surtout une jolie carte de cocktails.

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          J’ai opté pour un Number 6 (rhum, gingembre, ananas, combawa), restant sur mon idée de boire du rhum. Le bar était bondé et nous avions renoncé à nous asseoir mais un jeune homme rencontré au bar nous a proposé de nous faire une place à la table qu’il partageait avec des amis. Dans l’ensemble j’ai trouvé que la clientèle était assez variée (bien qu’on y trouve pas mal de jeunes cadres dynamiques) et échangeait beaucoup, ce qui est très agréable. La musique jazzy est vraiment sympa et permet de pouvoir discuter sans avoir à hurler. J’ai goûté deux autres cocktails, tous les deux très réussis également. Côté prix, comptez 9 à 14 € pour un cocktail, ce qui reste relativement abordable pour la capitale.  J’y retournerai sans hésiter. A éviter toutefois le week-end si vous n’aimez pas les bains de foule. Un endroit agréable qui propose une ambiance chaleureuse et de délicieux cocktails, que demander de plus ?

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Le Moonshiner

5, rue Sedaine

75011 Paris

Tous les jours, de 18h à 02h