Cuisine·Musique

Le piano cocktail

          C’est l’été, la très bonne émission sur la musique classique de Jean-François Zygel, « La boîte à musique », a repris. J’en entends déjà raler « mouais la musique classique, j’aime pas, c’est chiant, ça m’endors ». Que nenni, ce que l’on classe sous « musique classique » est très varié, il y a forcemment un compositeur qui vous inspirera. Cet émission propose de dépoussiérer l’image un peu terne que se trimballe la musique classique, en invitant des célébrités qui ne s’y connaissent pas forcemment (même si sur les trois il y a toujours au moins 1 ou 2 musiciens), en présentant des instruments rares mais surtout en y mettant un enthousiasme et une passion communicatifs, Jean-Fronçois Zygel arrive à nous captiver. Même le solphège en devient intéressant (sisi !). Enfin une émission dont on ressort moins bête (en tout cas si on a une culture classique peu développée, les puristes doivent être beaucoup moins enthousiastes…).

          La semaine dernière, l’émission se penchait sur le lien entre cuisine et musique et invitait Pierre Gagnaire (chef étoilé qui a sorti un livre chez Flammarion avec Chili Gonzalez où ils proposaient d’associer recettes et musique). Une émission plutôt intéressante, notamment la partie sur la musique de table sous Louis XIV. Mais ce que je voulais vous présenter avant tout, c’est l’instrument rare de la semaine : le piano cocktail. Pure invention littéraire, le piano cocktail a fait son apparition chez Huysmans (À rebours, que je regrettes pour la peine de ne pas avoir fini) puis s’est retrouvé de manière plus développée chez Boris Vian dans L’écume des jours. Il s’agit comme son nom l’indique d’un piano qui permet de faire des cocktails : chaque note est reliée à une fiole qui déverse du liquide quand on joue. À la fin du morceau, un cocktail nous attend et on peut boire notre musique. Et une bande de géniaux musiciens-bricoleurs a réussi à le construire, pour notre plus grand bonheur, la preuve en images.

          Bravo donc à la compagnie La Rumeur. Une réalisation que je leur piquerais bien afin de l’installer dans mon salon (si j’en avais un, évidemment)…

Musique

La Défense Jazz Festival

          Du 18 au 26 juin s’est tenue l’édition 2011 de La Défense Jazz Festival qui propose chaque année des concerts gratuits. Le midi en semaine et en soirée pour la fête de la musique et le week-end de clôture. Cette année, le festival s’est fermé sur Clinton Fearon et Emir Kusturica avec le No Smocking Orchestra le samedi et Keziah Jones suive de Georges Clinton le dimanche. J’y étais.

 

          Nous avons commencé les festivités avec Clinton Fearon, un chanteur de reggae né en 1951 en Jamaïque. Il est connu pour sa participation au groupe The Gladiators. Il nous proposait ici un concert en solo, seulement muni d’une guitare accoustique. Un concert tranquille mais agréable devant un public assez clairsemé.

          Ensuite, Emir Kusturica et son orchestre ont fait leur apparition. Je suis une inconditionnelle du groupe (qui signe les BO de ses films). Leur musique a le don de me mettre de bonne humeur le matin quand rien ne va, impossible d’y résister. Je voulais les voir depuis longtemps et ils tournent peu, j’attendais donc beaucoup de ce concert. J’ai A-DO-RÉ !!! Je regretterais juste le réveil un peu tardif du public (dur à décoincer les costard-cravate) et un concert un peu court. Mais bon, c’était gratuit alors on ne va pas trop raler. Cela mis à part, on en redemande !!! On a fait le plein de bonne humeur pour un moment. Mention spéciale pour la guitare qui tourne et clignote…

          Dimanche, c’est Keziah Jones qui a commencé la soirée. Il est né au Nigéria en 1968. Il s’est inventé un style propre, entre blues, soul et funk. C’est dans le métro parisien qu’il a débuté sa carrière et qu’il a été repéré avant de devenir une star internationale. Le concert était décevant. La musique était certes agréable mais pas un brin d’ambiance, on aurait dit un copain qui jouait de la guitare sur la pelouse sur l’apéro (bon, certes, on était justement en train de boire l’apéro sur la pelouse mais est-ce une raison ?). C’était sympathique mais ça ne cassait pas des briques. Mettons ça sur le compte de la chaleur qui avait endormi le public et espérons revoir l’artiste dans de meileurs conditions. Et soyons futiles 2 minutes : un corps pareil vaut quand même le déplacement.

          Et enfin, le festival s’est achevé sur George Clinton et sa bande (Parliament funkedelic). Né en 1941 en Caroline du Nord, il est considéré comme l’un des pères fondateurs de la funk. Je ne vais pas m’attarder sur sa longue carrière et n’ai qu’une chose à dire : mais comment ai-je pu passer à côté de ça aussi longtemps ?!? Le meilleur concert qu’il m’ait été donné de voir, de loin, de très loin, de très très loin !!! Une musique inclassable, très funk, bien sûr, mais influencée par bien d’autres styles. Et une énergie sur scène incroyable. Une foule déchaînée qui a vécu là un grand moment. Le concert a été long, très long, tellement long que les organisateurs ont coupé le groupe en plein morceau pour notre plus grand désespoir… Les artistes comme le public refusaient de partir. Inoubliable.

           Je n’ai pas trouvé de vidéo récente de sa chanson la plus connue qui soit d’une qualité à peu près potable. Elle a été largement remise au goût du jour depuis mais la voici dans sa version originale.

            Rendez-vous l’année prochaine pour la prochaine édition.

Musique

Kustuuuuu !!!

          Que faire ce week-end ? Aller enfin voir l’expo Manet ? Aller courir dans le bois de Boulogne ? Aller voir Une séparation au cinéma ? Profiter du soleil pour pique-niquer entre amis ? Peut-être… Surement aussi aller faire un tour à la Gaypride samedi, qui part de Montparnasse à 14h. Et surtout, surtout, aller écouter Emir Kusturica et le No smoking orchestra, à 20h samedi sous la grande arche de la Défense dans un concert gratuit offert dans le cadre de La défense festival jazz.

          A défaut de place pour les Solidays, j’espère enfin pouvoir voir le fameux groupe balte ! Le groupe a compose les musiques des films du grand réalisateur depuis 25 ans, un mélange de musique balte traditionnelle et de rock garage, absolument irrésistible, rien de tel contre la morosité matinale. Ils font ensemble des tournées dans toute l’Europe dès que leur bassiste (Kusturica donc) a un peu de temps entre deux tournages. Autant dire qu’ils ne sont pas faciles à attraper ! Les voir en concert gratuit, c’est Noël avant l’heure !!! Et dimanche, ce sera Kesiah Jones qui sera au programme. Profitez-en ! Au passage, pour ceux qui auraient autre chose de prévu samedi, je vous conseille grandement le cinéma totalement fou et très poétique d’Emir Kusturica, notamment Le temps des gitans ou La vie est un miracle. Un documentaire existe aussi sur son aventure avec le groupe, Super 8 stories.

2) Quelle est la voie de Paris la plus étroite ?

La voie de Paris la moins longue est le passage de la Duée (20°), long de 85 mètres et large seulement de 90 centimètres.

Bars, restaurants·Musique

Les amis de Georges

          Au coeur de Sète, un restaurant sympathique à l’ambiance chaleureuse, un lieu incontournable si vous êtes de passage en ville. Côté cuisine, des plats simples et un peu chers mais ce n’est pas pour bien manger qu’on vient ici. On vient avant tout pour Georges Brassens, bien sûr ! Pendant le repas, la musique de Brel, Ferré, Aznavour ou Bobby Lapointe nous accompagne. Ensuite, le patron monte sur scène pour nous chanter du Brassens, et quelques autres classiques de la chanson française. La salle est particulièrement adaptée à l’accueil des groupes, idéal pour chanter entre copains toute la soirée.

38, rue Maurice Clavel

34 200 SETE

http://www.resto-brassens.com/

Bars, restaurants·Musique

Soirée forro au Bizz’art

          Tous les mercredis, le Bizz’art (à Paris, dans le 10° arrondissement) propose des soirées forro (danse brésilienne proche de la salsa ou de la samba). L’entrée est à 6€ seule, 10€ avec un plat brésilien. Un cours débutant est proposé à 21h et un orchestre assure l’animation de la soirée.

          

          Ambiance festive assurée, un bon moyen de faire de nouvelles rencontres.

http://www.bizzartclub.com/