Mes lectures

Masse critique, les résultats

          Ca y est, les inscriptions à la dernière édition de Masse Critique, le partenariat blogueurs/éditeurs organisé par Babelio, sont clôturées. J’ai été sélectionnée pour recevoir Mon Papa Razzi de Lionel Chouchon, paru aux éditions du Rocher.

          Un livre très léger a priori. Nous verrons bien ce que ça donne. Je l’ai choisi bien sûr pour le mauvais jeu de mot du titre ! Vous retrouverez bientôt ma critique sur le blog.

          Voici le résumé de l’auteur :

          Camille, 20 ans, fils du célèbre photographe Lucas Razzi, se retrouve propulsé malgré lui dans le monde particulier de la Pub. Un univers qu’a priori il n’aime guère… au même titre qu’il abhorre son divorcé de père qui en fait partie. Mais lorsque celui-ci est roulé dans la boue par ses associés, leur hypocrisie et leur manque de scrupule lui reviennent en pleine figure. En mettant le doigt sur une incroyable « Ferme de People d’élevage », laquelle fabrique des célébrités à la demande impliquant les patrons de Lucas, Camille pourrait bien détenir le scoop qui vengera son père. Attention : ce livre est un médicament. Recommandé pour le traitement de la peopolophilie maniaco-expansive, de la festivalopathie chronique, de l’eczéma vedettarien et des blessures légères par starification…

          Lionel Chouchon est l’auteur de romans et pamphlets à succès dont les traits communs sont l’humour et la satire de notre époque. Il est aussi le fondateur d’un grand groupe de communication et le créateur de nombreux festivals de cinéma dont Avoriaz, Deauville, Gerardmer, Cognac, Manaus, Beaune.

 

Mes lectures

Julien GRACQ, Un balcon en forêt

          Au début de la 2° guerre mondiale, l’aspirant Grange se retrouve à attendre les Allemands près de la Meuse dans un blockhaus. Il y passera quelques mois hors du temps avant l’invasion, loin de l’agitation de la frontière. L’histoire d’une parenthèse enchantée avant la désolation.

         J’avais tenté il y quelque temps de lire Le rivage des Syrtes, sans succès. J’avais aimé le style au début puis m’étais lassée de cette histoire qui traînait en longueur. Je m’ennuyais et n’avais pas envie de savoir ce qu’il y avait après. Une première rencontre avec Gracq laborieuse donc. Cette fois, ce fut bien différent ! Dès les premières pages j’ai été immergée dans l’univers de l’aspirant Grange. J’ai eu l’impression de respirer avec lui l’air de la forêt et d’attendre moi aussi cette armée (bon, pas tout à fait pour l’armée, j’exagère un peu, mais il y a de ça, j’attendais impatiemment la suite). Le rythme est lent et puisqu’on attend, par principe, il ne se passe rien. Mais j’ai aimé attendre avec ces hommes (oui, parce que Grange n’est pas tout à fait seul), j’ai suivi leur histoire sans m’ennuyer une seconde.

          L’écriture de Gracq est très belle. Simple mais travaillée, extrêmement poétique. J’ai trouvé ce livre splendide. Tellement que j’ai passé la moitié de ma nuit dessus pour le finir. Un très très beau roman qui raconte la guerre en négatif. Je vous le recommande chaudement.

Dehors, la pluie lourde de l’Ardenne battait la forêt sur des lieues. c’était si inattendu, et pourtant si charmant. Le ton, extraordinairement enfantin, était celui de jeunes écolières blotties dans une cachette contre la grosse pluie, qui se racontent des histoires en attendant que passe l’orage.

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Il semblait à Grange que la terre même jaunissait d’un mauvais teint, que le temps la travaillait d’une fièvre lente : on marchait sur elle comme sur un cadavre qui commence à sentir.

          Juste un petit mot sur les éditions Corti au passage. Les livres non massicotés ont un petit air de nostalgie de l’ancien temps, un côté un peu artisanal, blablabla… Quand j’ai voulu commencer ma lecture dans le métro après mon achat, impossible. J’ai passé 2h à découper les pages de ce foutu livre ! Heureusement qu’il valait le coup ! L’impression est elle aussi dégueulasse : pas une lettre à la hauteur de l’autre, des fautes de typo à la pelle, des lettres complètement mangées… Je n’ai rien contre le fait « à l’ancienne » (ou copie) mais je ne suis trop touchée par le charme de cette impression un peu brouillonne.

Mes lectures

Shaun TAN, Là où vont nos pères

          Une BD sans texte qui raconte des départs sans retour, l’exil.

          Les dessins beaux et les histoires sensibles et poétiques. J’ai toutefois eu un peu de mal à me plonger dans ce livre. L’absence de texte m’a perturbée. Je n’ai pas réellement réussi à fixer mon attention sur les images ce qui a quelque peu gêné ma compréhension. Je n’ai pas toujours bien compris le sens des images.

          Ceux qui sont moins dissipés que moi apprécieront sans doute ce bel album qui sort de l’ordinaire.

Club lecture·Mes lectures

Club lecture, 1°, décembre : Serge Joncour, L’Idole

          Hier soir, notre club lecture parisien a connu sa première réunion. Nous nous sommes rencontrées, The Girl Next Door, La Nuit des Forains et moi-même, au Café Livre, rue Saint-Martin, autour de notre première lecture commune : L’Idole de Serge Joncour.

Dès lors que les choses nous concernent très directement, on est toujours les derniers à être au courant. Comme pour l’adultère ou le licenciement, les autres le savent toujours avant. Personnellement, quoi qu’il m’arrive, je suis rarement le premier à le réaliser. Je crois que c’est pour tout le monde pareil.

          L’histoire : Georges est un homme tout ce qu’il y a de plus banal. Il n’a ni emploi, ni famille. Il est ce que l’on pourrait appeler un raté. Un matin, tout le monde le reconnaît dans la rue. Il a beau chercher, il n’a pourtant rien fait d’extraordinaire. Qu’importe ? il a été pris dans la grande machine médiatique, il est devenu célèbre. On roman cynique sur la célébrité.

          Notre avis : Nous avons toutes été plutôt d’accord sur ce livre. Je vais essayer de ne pas trahir les impressions de mes consoeurs. Nous avons assez apprécié notre lecture. Un style auquel on n’est pas tellement habituées et qui peut surprendre. On a aimé le côté réaliste de ce livre. On s’identifie au personnage par certains aspects et il nous énerve par bien d’autres, bref, il est très humain. Les réactions face à la célébrité, son changement de comportement à lui, mais aussi celui des autres (ceux qui font semblant de ne pas le reconnaître, ceux qui lui courent après…) sont très convaincantes. C’est une bonne description du système médiatique.

          On a toutes été frustrées par le fait de ne pas savoir pourquoi Georges était devenu célèbre. On a envie de savoir pourquoi, comment, ce qu’il s’est passé, ce qu’il va devenir, envie de tout savoir quoi ! Eh bien on ne sait rien ! On ne découvrira pas le pourquoi du comment, c’est comme ça et puis c’est tout ! Terriblement frustrant. On brûle de tout savoir et on reste dans l’ignorance. C’est assez énervant. Cependant, pour ma part, même si cela m’a quelque peu désappointée et que j’aurais tiré un grand plaisir immédiat à avoir plus d’explications, je dois admettre que c’est aussi ce qui fait la force du livre. La dénonciation du système n’aurait pas si bien fonctionné si on nous expliquait tout. Le but étant de montrer qu’on marche sur la tête et qu’on peut devenir célèbre pour rien, si notre héros avait fait ne serait-ce que la moindre petite chose pour être connu, ç’aurait été moins convaincant. Une frustration à court terme donc, mais à plus long terme, un livre qui amène à réfléchir. En clair, on a plutôt aimé (pour ma part, j’ai même aimé tout court et confirme ma première impression : Monsieur Joncour est un auteur fort intéressant sur lequel il faut compter).

           J’ai passé une très bonne soirée à parler littérature, mais pas seulement. J’ai aimé le lieu, plein de livres dans lesquels on peut piocher le temps  de boire un thé, et on y mange plutôt bien pour un tarif raisonnable pour la capitale. Une rencontre fort agréable donc, vivement la prochaine !

          Pour janvier, c’est The Girl Next Door qui choisit ce que nous allons lire, nous vous transmettrons rapidement le titre. Le lieu étant très sympathique, nous gardons a priori le même pour la prochaine fois. La prochaine rencontre sera le mardi 18 janvier à 18h30, réservez votre soirée !

Mes lectures

Lecture commune sur Babelio

          Chaque mois, le site communautaire Babelio propose une lecture commune. Ce mois-ci, c’est Construire un feu de Jack London qui a été choisi, dans 3 versions différentes : 2 nouvelles remaniées par l’auteur qi n’ont pas la même fin et une BD.

          Je trouve ce choix intéressant car il est toujours instructif d’être confronté à différents états d’un texte. Cela amène à se poser bon nombre de questions sur la littérature. De plus, j’aime London, ce qui bien sûr ne nuit pas à l’affaire. Je n’aurai jamais le temps de lire ces livres avant fin décembre mais n’hésitez pas à participer !

http://www.facebook.com/babelio#!/notes/babeliocom/ou-babelio-vous-plonge-au-coeur-de-lhiver-decouvrez-la-lecture-du-mois-de-decemb/478763181854