Mes lectures

Lucy in the sky, Pete Fromm

Lucy Diamond, quatorze ans, file à toute allure vers l’âge adulte. Prise entre l’urgence de vivre et la crainte de devoir abandonner ses manières de garçon manqué, Lucy se cherche et joue avec l’amour. Elle découvre par la même occasion que le mariage de ses parents n’est pas aussi solide qu’enfant, elle l’a cru. Son père, bûcheron, est toujours absent. Sa mère, encore jeune, rêve d’une autre vie. Et Lucy entre eux semble soudain un ciment bien fragile. Armée d’une solide dose de culot, elle s’apprête à sortir pour toujours de l’enfance et à décider qui elle est. Quitte à remettre en question l’équilibre de sa vie et à en faire voir de toutes les couleurs à ceux qui l’aiment.

Il y a peu, j’ai eu la chance de pouvoir choisir 3 titres parmi le catalogue des éditions Gallmeister (l’une de mes maisons favorites). J’aime toutes leurs parutions ou presque, ça n’a donc pas été facile ! Pour réduire un peu les possibilités, je me suis concentrée sur des écrivains que je n’avais pas encore lus. Pete Fromm faisait partie de ceux que j’avais envie de découvrir depuis longtemps. Pour le choix du titre, ça n’a pas été simple, finalement j’ai opté de quelque de très différent des titres que j’avais déjà à lire, pour de varier les plaisirs. Les histoires d’adolescentes, c’est un peu quitte ou double, le moins qu’on puisse dire c’est que ce n’est pas toujours bien traité et ça peut rapidement être niais. J’attendais de voir.

Couverture de Lucy in the sky de Pete Fromm

J’ai de suite beaucoup aimé le style de Pete Fromm. Son écriture est un immense coup de cœur. Le personnage de Lucy est également une belle réussite, on apprend à la connaître au fil des pages, on la voit évoluer autant qu’on la voit grandir et elle gagne en subtilité peu à peu. Elle s’avère très attachante, une ado un peu spéciale, un peu « garçon manqué » qui échappe pour l’essentiel aux clichés du genre. J’ai beaucoup aimé ce personnage et la manière dont ses relations aux autres (ses parents, son meilleur ami…) sont traitées. Il y a beaucoup de tendresse et de fraîcheur dans ces lignes.

Pour autant, l’histoire de Lucy est loin d’être simple. Elle connaît évidemment les affres de l’adolescence : le corps qui change, les repères qui sont chamboulés, le futur incertain, les émotions à fleur de peau… Tout cela est très bien décrit, la peur de sortir de l’enfance, les premiers pas dans la séduction, le flou autour de tout ça aussi. Mais à cela s’ajoute une prise de conscience sur les manquements de ses parents, et notamment de son père, toujours absent. Elle prend peu à peu conscience du mystère qui entoure ses absences et de côté fuyant de celui qu’elle a toujours tant admiré. Cela suscite des questions dont les réponses pourraient bien bouleverser sa vie.

J’ai pris un immense plaisir à suivre l’évolution de cette petite fille qui devient peu à peu une jeune femme et dont le caractère s’affirme au fil des pages. Ce texte pourtant parle de choses assez simples et quotidiennes mais j’ai trouvé qu’il y avait un côté universel dans les émotions décrites et il y a une touche de dérision qui donne beaucoup de charme à ce texte. Seule la fin m’a laissée un peu perplexe, je ne sais trop que penser des dernières pages. Un roman léger en apparence mais qui ne manque pourtant pas de profondeur. Coup de cœur pour le personnage de Lucy et la vivacité tant du personnage que de l’écriture. Coup de cœur aussi pour ce texte tendre et pétillant, une excellente surprise.

Portrait de Pete Fromm, auteur

C’était donc ça, boire. Encore une étape dans ma vie. Ça et le sexe, je pouvais maintenant les ranger dans une sorte de boîte à souvenirs. « Étapes franchies ». Ça tinterait comme mes dents de lait dans la vieille boîte de tabac Copenhagen de Papa. Expériences vécues. C’était amusant, mais plus je faisais les choses – comme embrasser Justin Haven devant tout le monde -, plus je me sentais vide.

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Chez nous, l’amour n’est pas une chose qu’on fait semblant de ne pas voir dans l’espoir que ça disparaisse.

Mes lectures

Chien-loup, Serge Joncour

          L’idée de passer tout l’été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecœur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L’annonce parlait d’un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cette maison que personne n’habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale. Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s’était imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître.

          Si vous suivez ce blog depuis longtemps, vous le savez peut-être : je suis une inconditionnelle des écrits de Serge Joncour. J’ai découvert ses romans il y a une quinzaine d’années, si je ne les ai pas tous lus, j’attends toujours impatiemment la sortie des nouveaux. Même si cette fois j’ai attendu un peu avant de me lancer dans cette lecture. J’ai d’abord aimé chez cet auteur l’humour grinçant et le délicieux cynisme de ses textes, et puis, il y a quelques années, le ton a changé du tout au tout, des textes plus intimes, plus profonds aussi et je dois admettre que ça lui réussit, son œuvre se bonifie avec le temps. L’amour sans le faire est sans doute celui que je préfère. J’avais donc hâte de commencer ma lecture.

Couverture du roman Chien-Loup de Serge Joncour

          Eh bien pour tout vous dire, c’est le premier Joncour qui me déçoit un peu. Enfin, pas que ce soit mal écrit mais je n’ai pas trop accroché avec l’histoire, j’ai trouvé tout ça très vain. La narration alterne entre deux époques et deux récits qui ont en commun le lieu où ils se déroulent, l’un aujourd’hui, l’autre durant la première Guerre mondiale. Si j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans au début, j’ai finalement beaucoup aimé l’histoire du dresseur de fauves qui a échappé à la guerre avec ses lions en se réfugiant dans une maison isolée du causse.

          En revanche, l’histoire de ce couple se retrouvant là un siècle après m’a laissée de marbre. Ou plutôt devrais-je dire m’a profondément agacée. Cas typique de bobo parisien. Elle veut retourner à la nature, lui ne la supporte. Disons que le comportement du mec méprisant envers la campagne et ses habitants est très bien rendu mais ça m’horripile. On en voit déjà assez tous les jours, je n’ai pas spécialement envie de les recroiser dans mes lectures.

          Plus j’ai avancé dans cette lecture et plus une forme d’ennui s’est installée. J’ai trouvé que ça peinait à trouver son rythme et que sa manquait parfois de crédibilité. Je n’ai pas été happée, j’ai eu le sentiment constant d’un décalage, sans que je puisse le formuler, quelque chose qui fait que certes c’est pas mal, mais ce n’est pas totalement convaincant. Heureusement, la plume de Serge Joncour est aussi agréable qu’à l’accoutumée, il a un certain talent de conteur et à défaut de réellement croire à cette histoire, elle reste dans l’ensemble plutôt plaisante. Petite déception avec ce texte en demi-teinte dont seul un des deux pans m’a séduite quand l’autre m’a profondément ennuyée. Bien qu’il ne soit pas exactement raté, à mes yeux le roman le moins réussi de cet auteur ces dernières années.

Portrait de Serge Joncour

La nature de l’homme est de vite oublier les catastrophes passées, autant que de ne pas voir celles qui s’amorcent.

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Et si l’on dit des voyages qu’ils forment la jeunesse, les lectures font bien plus, elles apprennent à envisager le monde depuis mille points de vue dispersés.

Mes lectures

Ma première lecture en VO ou comment j’ai redécouvert Stephen King

J’ai lu beaucoup de romans de Stephen King dans mon adolescence et pourtant, je n’avais jamais lu Misery, qui est l’un de ses plus célèbres. Depuis quelques temps, la nouille que je suis en anglais s’est mis en tête de progresser. Quand j’ai vu cette version du roman en VO pour débutant avec les mots-clefs traduits publiée chez Harrap’s, ça m’a semblé pas mal pour débuter. La libraire m’a affirmé que c’était abordable et que même si le vocabulaire était un peu difficile au début, l’histoire était assez prenante pour ne pas décourager le lecteur débutant. Me voilà donc lancée dans ma première lecture en anglais.

Dès la première page, j’ai senti que ça n’allait pas être gagné cette histoire ! Même avec les mots-clefs traduits, j’ai été obligée d’aller en chercher un certain nombre dans le dictionnaire. Beaucoup de vocabulaire que je ne connaissais pas dans ce texte. Notamment autour de la douleur. Je n’aurais jamais cru qu’il pouvait y avoir autant de mot pour dire « soupirer » ou « souffrir ». Enfin, en français aussi les nuances sont nombreuses, mais en anglais c’est plutôt pire. Et autant vous dire que vu mon niveau comprendre les nuances n’est pas aisé, pour ne pas dire impossible.

Le choix de ce roman n’était pas exactement une bonne idée pour débuter. C’est un huis-clos, il ne se passe pas grand-chose et la première moitié tourne essentiellement autour de la souffrance du personnage, décrite sous toutes les coutures, avec toutes les nuances possibles et imaginables. Lire ça quand on souffre de douleurs chroniques et qu’on est en pleine crise s’avère d’ailleurs assez déroutant comme expérience. En tout cas quand on manque de vocabulaire, pas évident de commencer par quelque chose qui repose beaucoup sur la psychologie du personnage et demande un minimum de compréhension fine pour en profiter. Je conseillerais plutôt de commencer par un roman d’aventure où l’action prime et qui est surement plus entraînant.

Couverture du roman Misery de Stephen King

J’étais partie pour une sacrée galère mais je me suis accrochée. Je me suis efforcée de lire une vingtaine de pages par jours (heureusement, ce roman est très court) et il m’a fallu trois semaines pour en venir à bout. Bien que j’aie eu beaucoup de mal et que ç’ait été très fastidieux (particulièrement dans la première moitié), j’ai apprécié cette lecture. Souvent, quand je dis que je trouve que Stephen King est loin d’être un mauvais auteur face à quelqu’un qui le méprise, je suis incapable d’expliquer pourquoi. Je trouve ses histoires prenantes, terrifiantes pour certaines, mais je ne sais pas analyser et quoi c’est un « bon » auteur. Il m’aura fallu le lire en VO à un rythme de tortue neurasthénique pour comprendre.

La force de Stephen King réside en sa capacité à créer des images. L’écriture est assez simple en apparence. On n’est pas face à des phrases travaillées et parfaitement construites à la Proust ou à la Flaubert (vu la vitesse d’écriture du King, on ne s’attend pas à ce qu’il passe une semaine sur une phrase me direz-vous). Le style peut sembler familier, souvent c’est écrit un peu comme on parle. Mais cette simplicité est quelque peu trompeuse. L’auteur use d’un vocabulaire vaste. Ici pour décrire la souffrance physique comme psychologique du personnage. Il ne nous épargne aucune nuance. De plus, il use et abuse des comparaisons et métaphores. Ici, une métaphore filée qui compare la douleur au flux et reflux de la marée. La répétition de cette image associée à un grand nombre d’adjectifs pour définir la profondeur de la souffrance du personnage nous permet presque, au fil des pages de commencer à la ressentir nous-même et ainsi nous glisser dans la peau du personnage.

Cette mise en place est assez longue. Mais une fois le lecteur ferré, l’auteur passe à l’action, instille peu à peu un climat d’insécurité, puis de peur, voire de terreur. Il amène le lecteur sur le terrain en même temps que son personnage. Par des images toujours, des petits détails insignifiants en apparence mais qui nous plongent dans cette réalité avec beaucoup de réalisme. Il recrée un quotidien banal dans lequel le lecteur se retrouve, l’y amène par des images simples et forte à la fois, et une fois qu’il a ferré sa proie, tout est prêt pour l’émouvoir ou la terroriser selon son bon vouloir. Je ne sais pas si c’est le cas pour tous ses romans (je ne pense pas, certains étant très différents), mais comprendre le mécanisme d’écriture derrière ses romans psychologiques m’a émerveillée. C’est du grand art. Stephen King est définitivement un conteur hors pair. Misery n’est peut-être pas son meilleur roman mais c’est un texte court qui fonctionne très bien et peut permettre de découvrir son univers. Ca m’a donné envie de lire ou relire d’autres de ses textes en VO.

Mes lectures

Taliesin, Le cycle de Pendragon, Stephen Lawhead

          Je ne pleurerai plus les disparus, endormis dans leur tombe marine. Leurs voix s’élèvent : «Conte notre histoire, disent-elles. Elle mérite de rester dans les mémoires.» Je prends donc la plume ». Ainsi commence la tragédie de l’Atlantide engloutie, à jamais disparue dans de terribles convulsions. Fuyant le cataclysme, trois navires désemparés emportent le roi Avallach et sa fille vers Ynys Prydein, une île noyée dans les brumes. Dans ce nouveau monde, où les guerriers celtes luttent pour leur survie dans les derniers soubresauts d’un Empire romain agonisant, ils essaient tant bien que mal de refaire leur vie. 

Couverture du roman Taliesin, Le livre de Poche

          Je lis peu de fantasy et j’ai mis longtemps à me lancer dans la lecture de ce roman. Toutefois, j’aime beaucoup les histoires basées sur des légendes anciennes et la personne qui m’a offert ce roman m’en avais offert un autre que j’avais adoré, je partais donc confiante. Surtout que c’est basé sur les légendes arthuriennes que je maîtrise mal mais qui m’ont toujours fascinée. Et je dois dire que je n’ai pas été déçue. Sans être un gros coup de cœur, j’ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture.

          Le style est agréable. Pas spécialement sophistiqué mais simple et efficace, limpide je dirais. Quant à l’histoire, elle est assez compliquée et évoque une partie de la mythologie dont j’ignorais tout. J’ai l’impression toutefois que ça mélange beaucoup de choses : Atlantide, légendes arthuriennes, tradition celtique… Si ça a son charme, il y a également de quoi si perdre, ça a un côté fourre-tout. Il n’y a pas un univers clair qui se dégage de tout ça mais plutôt des bribes piquées à droite à gauche, donnant une impression un peu brouillonne. Ca manque de cohérence. Pourtant, on finit par s’y retrouver malgré tout.

          Je me suis passionnée pour l’histoire des personnages, notamment celle de la jeune princesse avide d’indépendance. J’ai beaucoup aimé suivre leur progression. On alterne entre différentes histoires et j’étais curieuses de savoir comment elles allaient se rejoindre. Le moins qu’on puisse dire c’est que ce roman ne manque pas d’aventure et de rebondissements. De magie non plus. Si ça a tendance à en faire trop, c’est dans l’ensemble assez efficace. Il s’agit du premier tome d’une saga qui me semble prometteuse. En tout cas, malgré ses défauts, j’ai apprécié cette lecture et ça m’a donné envie de découvrir la suite !

Portrait de Stephen R. Lawhead

La force et la sagesse constituent l’épée à double tranchant d’un roi.

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Ce chêne était déjà vieux lors de ma naissance. A présent, je suis vieux et je vais bientôt mourir, et cet arbre continuera à croître, fort et vigoureux. Nous sommes de petites créatures, Hafgan. Nos vies ne sont pas longues.
– Suffisamment longues pour apprendre ce qui nous est demandé.
– Oh oui, assez longues pour apprendre ce que nous avons besoin de savoir, mais pas assez pour changer quoique ce soit, acquiesça tristement Cormach. C’est notre faiblesse. Chaque âge doit tout apprendre à nouveau. Quel gâchis ! Quel gâchis… faire à nouveau les mêmes erreurs, chaque génération tâtonnant dans l’ignorance et les ténèbres…

Mes lectures

Le braconnier du lac perdu, Peter May

          Depuis qu’il a quitté la police, Fin sur son île natale. Engagé pour pourchasser les braconniers, il retrouve Whistler, son ami de jeunesse. Le plus brillant des enfants de Lewis. Le plus loyal aussi, et d’entre tous, il est le plus redoutable des braconniers. Quand Fin se voit contraint de le traquer, Whistler, l’arrache à la mort et le conduit jusqu’à un lac qui abrite depuis 17 années l’épave d’un avion.L’appareil que tous croyaient abimé en mer, recèle le corps d’un homme assassiné.

          Le Braconnier du lac perdu est le troisième (et dernier) tome de la trilogie de Peter May ayant pour décor l’île de Lewis. J’avais beaucoup aimé les deux premiers, lus il y a déjà plusieurs années. J’aime bien le personnage principal (qui sans grande originalité est un homme entre deux âges solitaire et un peu abîmé par la vie) et surtout l’auteur dépeint les paysages et la vie dans cette île avec beaucoup de force, donnant à ces romans une ambiance très particulière que j’apprécie beaucoup. Il me tardait donc de retrouver cet univers.

Couverture du Braconnier du lac perdu

          Pourtant je dois avouer avoir été déçue par ce dernier tome. J’ai trouvé qu’il fonctionnait moins bien que les deux enquêtes précédentes. L’ambiance notamment m’a moins transportée. Peut-être parce que cette fois on nous parle d’un temps plus clément (voire franchement sec) alors que les précédents n’étaient que pluie et brouillard, ce ajoutait au mystère ? En tout cas j’ai moins été transportée. L’histoire m’a également un peu déçue.

          On apprend des choses dans ce livre, ce qui est souvent le cas chez Peter May, mais j’ai trouvé que ça fonctionnait plutôt moins bien que d’habitude. L’histoire m’a semblé un peu bancale et poussive. J’ai mis du temps à rentrer dans ce texte où j’ai trouvé les personnages un peu caricaturaux et la trame assez compliquée, comme si l’auteur ne savait pas par quel bout la prendre. Le style quand à lui reste agréable, facile à lire sans être simpliste, ce qui fait que j’ai quand même pris plaisir à cette lecture.

          Finalement, au fil des pages, j’ai fini par rentrer un peu dans cette histoire et par m’y intéresser un peu plus. Mais ça n’a pas été sans peine ! Certains rebondissements m’ont paru quelque peu tirés par les cheveux. C’est à mes yeux le tome le moins réussi de la série et je suis déçue qu’elle se termine ainsi même si l’ensemble reste de très bonne qualité. Ca reste malgré tout une lecture assez agréable et pas dépourvue d’intérêt. Si vous ne connaissez pas Peter May, filez découvrir L’homme de Lewis.

Portrait de Peter May en Ecosse

Il n’y a rien de plus fort que de se retrouver responsable d’une autre vie. Tu commences à faire attention à la tienne.

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Je suis très exactement celui que j’ai envie d’être. Et ils ne sont pas nombreux ceux qui peuvent dire cela.