Théâtre

Gala d’ouverture des étés de la danse : une soirée magique

          Chaque été, le théâtre du Châtelet propose un festival dans lequel se succèdent les plus grandes compagnies du monde : les étés de la danse. J’avais déjà eu l’occasion de m’y rendre mais cette année, j’ai vu les choses en grand et me suis payé une place pour le gala d’ouverture.

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          J’ai totalement surexcitée à l’idée d’assister à la première soirée du festival. Durant deux semaines, plusieurs programmes sont proposés mais pour le gale d’ouverture, c’est à un aperçu de chaque spectacle auquel nous avons eu droit : un véritable feu d’artifice ! Bien qu’ayant fait un peu de danse dans mon jeune âge, mes compétences en la matière sont fort limitées et il m’est assez difficile de fournir une critique construite. La seule chose que j’ai envie de dire c’est que c’était teeeeeellement beau !!! Je vais tout de même essayer de développer un peu…

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(c) Erik Tomasson

          Pour cette 10° édition, c’est le San Francisco Ballet, dirigé par Helgi Tomasson, qui était à l’honneur. La célèbre compagnie américaine avait été la première à accepter de participer au festival naissant en 2005 et il était donc tout naturel qu’elle soit de nouveau invitée pour cet anniversaire. Il y a 2 ans, j’avais assisté à une représentation de la compagnie d’Alvin Ailey qui proposait des chorégraphies très modernes, j’ai donc été surprise de constater que cette année on était plus proche du ballet traditionnel, ce qui n’est pas du tout pour me déplaire.

(c) Erik Tomasson

          Les chorégraphies s’enchaînent avec des univers variés. Je les ai toutes trouvées plus belles les unes que les autres, avec souvent des costumes intéressants. On commence très fort avec des deux danseurs seuls sur scène. J’ai été frappée de constater que malgré l’incroyable amplitude des sauts, ils retombaient sans faire plus de bruit qu’une feuille qui aurait touché terre. Ca m’a subjuguée. Retomber avec grâce est de loin la chose la plus difficile en danse et atteindre une telle perfection demande une maîtrise que j’ai rarement rencontrée.

(c) Erik Tomasson

          J’ai particulièrement apprécié une chorégraphie autour d’un trio amoureux, pleine d’humour et de grâce. Il y a eu aussi celle avec des danseuses en tutus jaunes de toute beauté ou en encore le final, où toute la troupe se retrouve sur scène dans une mise en scène des plus impressionnantes. Je regrette de ne vous en parler que maintenant alors que le festival s’est achevé hier mais je vous encourage à réserver vos places pour l’année prochaine. C’était un véritable plaisir des yeux. J’ai regretté de ne pas avoir pris de places pour d’autres soirée afin de voir tous les spectacles proposés. Une soirée vraiment magnifique, d’une grâce folle : tout simplement magique.

Actualité

Rentrée littéraire : la sélection du Prix du roman Fnac est annoncée

          La rentrée littéraire approche à grands pas. 607 romans sortiront entre fin août et fin septembre. S’ils ne sont pas encore sur les étals des libraires, ils ont déjà été envoyés aux journalistes pour qu’ils les amènent en vacances dans leurs valises et nous en parlent à leur retour. La rentrée annonce aussi la saison des prix littéraires. Si les listes des plus prestigieux ne paraîtront qu’à l’automne, le Prix du roman Fnac a déjà annoncé sa sélection. 

          Créé il y a 13 ans, le Prix du roman Fnac est le premier de la rentrée. Il est décerné par un jury de libraires et lecteurs qui compte 400 personnes commençant leur lecture dès le mois de mai. En effet, même si cela peut paraître étrange quand on n’est pas du milieu, les épreuves pour les romans de la rentrée sont généralement prêtes dès le mois de mai, afin qu’ils puissent être imprimés avant fin juin pour que les journalistes les reçoivent avant leurs congés d’été. Juillet-août sont toujours des mois très calme dans le milieu de la culture et il est donc essentiel pour les éditeurs d’être prêts avant la période des vacances estivales s’ils souhaitent que leurs romans soient lus par les critiques et soient représentés dans la presse à la fin de l’été pour assurer une promotion efficace. Ceci explique que ce prix puisse annoncer sa sélection un bon mois avant la sortie des livres qu’il comprend. Je dois d’ailleurs avouer que ma frustration est extrême d’avoir repéré tant de livres qui me tentent cette rentrée, avec tellement d’auteurs que j’aime qui publient un nouveau roman, et de ne pas pouvoir en lire un seul avant des semaines, contrairement à bien des blogueurs. Je remercie d’ailleurs au passage les éditions Philippe Rey et Le diable Vauvert (tous deux représentés par l’agence Anne et Arnaud) de m’avoir fait parvenir des romans de leur catalogue de la rentrée, ce qui m’a quelque peu remonté le moral… Cette parenthèse étant refermée, voici donc les 32 titres sélectionnés pour le Prix du roman Fnac 2014 :

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Le Triangle d’hiver, Julia Deck, Ed. Minuit
Et rien d’autre, James Salter, Ed. L’Olivier
Le Royaume, Emmanuel Carrère, Ed. P.O.L.
Le Ravissement des innocents, Taiye Selasi, Ed. Gallimard
Joseph, Marie-Hélène Lafon, Ed. Buchet-Chastel
Prières pour celles qui furent volées, Jennifer Clément, Ed. Flammarion
La Condition pavillonnaire, Sophie Divry, Ed. Notab/Lia
Comment s’en mettre plein les poches en Asie mutante ?, Mohsin Hamid, Ed. Grasset
Price, Steve Tesich, Ed. Toussaint
Debout-Payé, Gauz, Ed. Le Nouvel Attila
Jacob, Jacob, Valérie Zenatti, Ed. L’Olivier
L’Homme de la montagne, Joyce Maynard, Ed. Philippe Rey
Le Dernier Gardien d’Ellis Island, Gaëlle Josse, Ed. Notab/Lia
Le Bonheur national brut, François Roux, Ed. Albin Michel
L’homme qui s’aime, Robert Alexis, Ed. Le Tripode
Le Complexe d’Eden Bellwether, Benjamin Wood, Ed. Zulma
L’île du point Némo, Jean-Marie Blas de Roblès, Ed. Zelma
Retour à Little Wing, Nickolas Butler, Ed. Autrement
Nous sommes l’eau, Wally Lamb, Ed. Belfond
Sauf quand on les aime, Frédérique Martin, Ed. Belfond
Contre-Coup, Nathan Filer, Ed. Michel Lafon
Sur place, toute peur se dissipe, Monika Held, Ed. Flammarion
Une constellation de phénomènes vitaux, Anthony Marra, Ed. JC Lattès
Les Réputations, Juan Gabriel Vasquez, Ed. Seuil
Le Cercle des femmes, Sophie Brocas, Ed. Julliard
Les Grands, Sylvain Prudhomme, Ed. Gallimard
À l’orée de la nuit, Charles Frazier, Ed. Grasset
Nos disparus, Tim Gautreaux, Ed. Seuil
La femme qui dit non, Martin Chauffier, Ed. Grasset
Entre frères de sang, Ernst Haffner, Ed. Presse de la cité
L’Amour et les Forêts, Éric Reinhardt, Ed. Gallimard
Charlotte, David Foenkinos, Ed. Gallimard

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          Une sélection aussi surprenante qu’hétéroclite. Je trouve en effet assez saugrenu de trouver côte à côte David Foenkinos et Emmanuel Carrère. Elle regroupe des univers et des styles pour le moins divers et laisse aussi la part belle aux premiers romans. J’avoue que j’ai hâte de voir ce qui va en ressortir et de lire quelques uns de ces titres. En attendant le verdict, voici les lauréats des années précédentes, je ne les ai pas tous lus mais la plupart de ceux qui sont dans ma bibliothèque m’ont beaucoup plu.

  • 2002  Leur histoire, de Dominique Mainard
  • 2003  Dix-neuf secondes, de Pierre Charras
  • 2004  Une vie française, de Jean-Paul Dubois
  • 2005  Le rire de l’ogre, de Pierre Péju
  • 2006  Dans la foule, de Laurent Mauvignier
  • 2007  Le dernier frère, de Nathacha Appanah 
  • 2008  Là où les tigres sont chez eux, de Jean-Marie Blas de Roblès
  • 2009  Jan Karski, de Yannick Haenel
  • 2010  Purge, de Sofi Oksanen
  • 2011  Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan
  • 2012  Peste & Choléra, de Patrick Deville
Bars, restaurants

Le salon de thé du thé des écrivains : un coin de quiétude au cœur du Marais

          Il y a peu, j’ai entendu parler du salon de thé du thé des écrivains. J’aime beaucoup leurs carnets et leur thé Mille ans d’écriture, il fallait donc que j’aille voir de plus près cette librairie/salon de thé nichée au dans une rue calme du Marais et qui sur le papier avait décidément tout pour me plaire !

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          J’ai attendu une visite de ma maman sur Paris pour le tester. Nous aimons toutes les deux le thé, les bonnes pâtisseries et… les livres bien sûr ! Nous sommes donc toujours à la recherche de nouvelles adresses gourmandes et nous ne pouvions pas rater celle-ci, d’autant plus qu’elle est idéalement située dans le quartier du Marais, où il est toujours agréable de flâner le dimanche après-midi. Après une longue promenade le long des quais de Seine sous un soleil éclatant, nous sommes allées nous installer au bord devant une bonne tasse de thé.

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          Après l’animation des rues du Marais par un dimanche après-midi ensoleillé, le silence du salon de thé a fait un bien fou ! Situé tout près la place des Vosges, le calme de la ruelle dans laquelle il est installé contraste avec l’agitation des rues alentours. Le lieux est un véritable havre de paix décoré avec goût. On entre par le coin librairie avec une sélection de livres, des conseils du libraires qui m’ont eu l’air très inspiré et des carnets de toutes les tailles et toutes les couleurs. Dans le fond de la pièce, le coin salon de thé, très accueillant avec ses fleurs fraîches sur les tables, ses toiles aux murs et ses étagères chargées de livres et de bibelots : on s’y sent de suite comme chez soi !

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          J’ai beaucoup aimé la décoration, réalisée avec beaucoup de soin. Il n’y avait plus beaucoup de choix en pâtisseries quand nous sommes arrivées et elles sont assez quelconques : cake, moelleux et autres gâteaux de ce type. Nous avons toutes deux opté pour un gâteau ananas/noix de coco qui m’a un peu rappelé celui de ma grand-mère. Ce n’est pas de la grande pâtisserie mais c’est simple et de bon goût. Côté thé, tous ceux de la marque sont proposés à la carte sauf le 2000 ans d’écriture, mon préféré, ce que j’ai un peu regretté, mais je me suis rattrapée en achetant une boîte à la boutique ! Deux thés sont également disponibles en version glacée, ce qui est fort appréciable par une chaude journée.

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          Le service est particulièrement soigné et prévenant, ce qui m’a agréablement surprise. C’est tellement rare dans les quartiers touristiques ! Dès notre arrivée on nous a amené une carafe d’eau agrémentée d’une rondelle de citron et d’une feuille de menthe qui remplacent avantageusement le goût chloré de l’eau parisienne. Les gâteaux étaient quant à eux servis avec un petit pot de crème anglaise et une cerise fraîche : ainsi accompagnés, ils avaient de suite bien plus d’allure ! La grande table du fond, avec sa banquette confortable, donne sur une cour intérieure calme et ombragée à laquelle on rêverait d’avoir accès. La carte du brunch me faisait très envie et je pense que j’y reviendrait avec des amies pour le tester. Une adresse idéale pour un goûter tout en simplicité loin du tumulte de la ville. J’ai été séduite par la délicatesse de la décoration et la quiétude qui émane de ce lieu dans lequel je retournerai avec grand plaisir.

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Le Salon by Thé des Ecrivains

16, rue des Minimes

75003 Paris

Métro : Saint Paul ou Chemin Vert

Du mardi au dimanche de 11h30 à 19h30

Mes lectures

Mille femmes blanches – Jim Fergus

          En 1875, le grand chef indien Little Wolf et le Président des Etats-Unis signent un accord : pour resserrer les relations entre leurs peuples, ils s’engagent à échanger 1000 chevaux contre 1000 femmes blanches. La plupart des volontaires ont été recrutées dans les pénitenciers et les asiles. Parmi elles, May Dodd, qui se donnera pour mission de consigner leur histoire.

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          Ce premier roman de Jim Fergus est inspiré d’une histoire vraie. J’avais découvert cet auteur il y a quelques années avec « La fille sauvage », récit qui m’avait fascinée. Pourtant, malgré mon envie pressante, j’ai attendu très longtemps avant de lire un autre de ses romans. Peut-être parce que je les sais rares et que je voulais faire durer le plaisir. Je dois dire que je n’ai pas été déçue. Ce texte est extrêmement fort ! Cette histoire est incroyable. Certes les personnages sont inventés mais les bases historiques sont solides et on peut imaginer sans peine que ce qu’ont vécu ses femmes doit ressembler de très près à ce que nous dépeint l’auteur. Un réalisme qui m’a particulièrement séduite.

          L’écriture de Jim Fergus est très classique et sans grandes fioritures. Elle me fait un peu penser à des récits de la fin du XIX° ou du début du XX° par sa rigueur. Elle demeure toutefois très agréable et je trouve que sa précision donne des airs de documentaires à l’histoire qui la mettent particulièrement en valeur et lui donnent une force surprenante. L’auteur est passionné par l’histoire cheyenne et ça se sent ! Il nous livre un récit loin des clichés sur les indiens. J’ai trouvé absolument passionnant de découvrir le mode de vie des Cheyennes. J’ai souvent la sensation quand il s’agit des indiens que les choses sont présentées de manière très partiale (et partielle), ici il y un réel effort pour présenter les faits de la manière la plus juste possible que certains ne trouveront peut-être pas très romanesque mais qui est très enrichissante.

          Jim Fergus écrit peu mais a un réel talent pour déceler les bonnes histoires et leur donner vie. En effet, ce contrat stipulant que des femmes seraient échangées contre des chevaux pour renforcer les relations entre blancs et indiens et tout simplement incroyable. Et pourtant ! J’ai toujours aimé voir ce genre de faits historiques méconnus ressortis des placards, le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai été servie ! Ce roman aide à prendre la mesure de l’incompréhension qui a pu régner entre blancs et indiens et de l’incompatibilité de leur culture et de leurs modes de vie. Un roman absolument passionnant que j’ai dévoré d’une traite. A lire absolument !

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Franchement, vu la façon dont j’ai été traitée par les gens dits « civilisés », il me tarde finalement d’aller vivre chez les sauvages.

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Si les Indiens ont peu contribué à la littérature et aux arts de ce monde, c’est sans doute qu’ils sont trop occupés à vivre.

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Les Cheyennes croient que toute chose ayant eu lieu quelque part – chaque naissance, chaque vie, chaque mort – s’y trouve toujours, de sorte que le passé, le présent et l’avenir cohabitent éternellement sur terre.

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Collioure et ses environs

Pour bien finir le week-end, des paysages ensoleillés qui ont comme un air de vacances.

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Cette semaine, dernières photos de mon petit séjour sur la Côte Vermeille avec le magnifique village de Collioure et son célèbre clocheton. Une destination qui a un charme fou !

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Envahi par les touristes en été, ce port de pêcheurs est très agréable hors saison avec ses étroites ruelles pavées, ses maisons colorées et ses paysages de carte postale.

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Pour éviter la foule et profiter d’une ambiance un peu surfaite, Port-Vendres et Banyuls, les villages voisins, sont une excellente alternative. Depuis Paris, un train direct dessert tous les villages des environs.

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Et vous, vous les passez où vos prochaines vacances ?