Cinéma

Yves Saint Laurent

Biopic français de Jalil Lespert avec Pierre Niney, Guillaume Gallienne, Charlotte Le Bon

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          En 1957, à à peine 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à diriger la grande maison de haute couture de Christian Dior. Il fait la connaissance de Pierre Bergé lors de son premier défilé triomphal, un véritable coup de foudre. Il vont devenir amants mais décident aussi de créer ensemble la maison Yves Saint Laurent dont les modèles vont révolutionner les codes de la mode.

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          Ceux qui me connaissent le savent, je ne suis loin d’être une accro à la mode. Certes, j’aime bien m’habiller (enfin un minimum quoi) mais j’ai un style classique (si on peut parler de style à ce niveau !), ne suis pas les tendances dont j’ignore jusqu’à l’existence et ne rêve pas de robes de grands créateurs. Bien sûr, j’ai quand même vu quelques créations d’Yves Saint Laurent mais je n’étais que moyennement convaincue à l’idée d’aller voir un film sur sa vie. Mais bon, Pierre Niney et Guillaume Gallienne ont su me convaincre, avec un tel casting, je ne pouvais qu’être intriguée ! Très honnêtement, j’ai été agréablement surprise par ce film que j’ai trouvé très agréable à regarder. Pas besoin d’être une férue de mode pour apprécier le talent d’Yves Saint Laurent et admirer son parcours.

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          Ce film est extrêmement bien réalisé, avec une image très travaillée. J’ai trouvé les deux acteurs parfaits dans leur rôle. Lorsque je vois Pierre Niney, que ce soit sur scène ou à l’écran, j’ai toujours un peu de mal avec sa diction durant les premières minutes, et puis finalement je m’habitue à cette manière de parler qui peut sembler un peu précieuse et je trouve qu’elle lui donne un charme incroyable et une certaine classe, elle me transporte dans un autre temps. Quant à Guillaume Gallienne, il est parfait en Pierre Bergé. Je ne connaissais pas vraiment l’histoire d’Yves Saint Laurent et j’ai aimé découvrir son parcours de jeune prodige de la mode un rien névrosé. Incroyable mais vrai, j’ai adoré les scènes de défilés, pourtant très longues parfois, qui sont très bien filmées et réellement émouvantes (si, si !). Le film n’est pas d’une grande originalité – et on peut peut-être lui reprocher un côté un peu sage qui ne fait que suggérer les côtés sombres de l’artiste – mais il est impeccable de bout en bout. Délicat et élégant comme une robe de Saint Laurent.

Cette année, sortira également une version de la vie de Saint Laurent par Bertrand Bonello. Le réalisateur livrera sans doute un film autrement plus musclé, connaissant son goût pour la subversion. Deux visions d’un même artiste qu’il me tarde de confronter. Rendez-vous le 1° octobre.

Divers

Les origines de la Saint Valentin

Connaissez-vous les origines de la Saint-Valentin ? Pour découvrir son incroyable histoire, lisez ou relisez l’article que je lui ai consacré.

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          14 février, la Saint-Valentin, la fête des amoureux… On est en apparence bien loin de mes préoccupations mais pourtant j’aime particulièrement l’histoire de cette fête. Je ne résiste donc pas à sortir de mes archives pour quelques jours l’article que j’avais consacré l’année dernière à ce sujet.

          Vous le savez sans doute, le 14 février, nous fêtons les Valentin et célébrons les amoureux. Mais savez-vous que cette fête existait bien avant de devenir une aubaine pour les fleuristes et les chocolatiers ? En connaissez-vous l’origine ? Avec deux jours de retard, je ne résiste pas à l’envie de vous raconter cette histoire.

          Valentin vivait à Rome sous Claude II (qui régna seulement 2 ans, de 268 à 270) et prônait la foi catholique à une époque où les chrétiens étaient tour à tour vaguement tolérés ou carrément persécutés…

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Mes lectures

L’homme de Lewis – Peter May

          Après la mort de son fils, Fin divorce et quitte la police. Il part démarrer une nouvelle vie sur son île natale, Lewis. A peine arrivé, il se trouve mêlé à une enquête pour meurtre. Un corps est retrouvé dans la tourbe et c’est Tormod Macdonald, le père de son amour de jeunesse qui est le principal suspect. Mais Tormod perd la mémoire et il est impossible de l’interroger.

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          Bien que j’en entende parler depuis bien longtemps, je n’avais jamais rien, lu de Peter May dont la série chinoise sommeille dans ma bibliothèque depuis des années. Finalement, ce n’est pas par elle que j’ai commencé mais par L’homme de Lewis, deuxième tome d’une trilogie. Certes, le premier tome aurait été plus approprié pour se lancer (d’autant qu’il traîne quelque part) mais j’avais besoin d’une lecture pour le train et j’ai pris le premier livre tentant qui me tombait sous la main. Finalement, même si on sent que les personnages étaient plutôt brossés dans le premier, cela ne gène pas la compréhension de l’histoire. Si les personnages évoluent sans doute d’un récit à l’autre, les enquêtes sont bien distinctes. Il est sans doute préférable de les lire dans l’ordre mais si comme moi vous vous y prenez mal, pas de panique, vous arriverez à suivre.

          Le style est assez classique mais efficace. L’originalité de ce roman tient plutôt à son intrigue, très bien ficelée. Elle est assez surprenant, le jeu e la mémoire ajoutant au suspens. Il y a surtout dans ce livre de nombreuses références culturelles au mode de vie sur l’île de Lewis qui j’ai trouvé absolument passionnantes ! Un contexte culturel qui est pour beaucoup à mon sens dans la qualité du roman. Les personnages sont également intéressants. Chacun possède une part d’ombre qui le rend terriblement humain. Il y a une ambiance très particulière dans ces pages que j’ai beaucoup aimée. Je crois qu’elle est due tant aux lieux décrits qu’à ceux qui les peuplent. On oscille constamment entre présent et passé dans cette histoire, ajoutant au mystère. Des personnages attachants, un contexte passionnant et une histoire qui tient très bien la route sont les ingrédients de cet excellent thriller.

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Quand on entre dans une maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. Le regard dans le vide, le sourire triste… Et pourtant, derrière chacun de ces regards, il y a une vie, une histoire qu’ils pourraient nous raconter. De douleur, d’amour, d’espoir et de détresse. Toutes ces choses que nous ressentons, nous aussi.Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu’un qui vaut moins que les autres, quelqu’un de moins réel. Et un jour ce sera notre tour. Assis là à regarder les jeunes nous mettre de côté parce que nous sommes vieux. Et à ton avis, tu crois que nous allons le vivre comment ?

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Les parents sont le roc sur lequel on construit sa vie. C’est vraiment un choc de se rendre compte que ce roc n’est qu’une illusion.

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Fin s’émerveilla de cette faculté humaine qui pouvait transformer les pires choses que la vie vous impose en événements teintés de légèreté. C’est une question de survie, pensa-t-il. Si vous laissez tomber, ne serait-ce qu’un moment, vous vous retrouvez happé par les ténèbres.

Bars, restaurants

Le café Pouchkine

          Le café Pouchkine, un nom qui évoque un rêve de voyage. Le célèbre établissement de luxe moscovite n’a pourtant ouvert qu’en 1999 mais a acquis très rapidement une renommée internationale. Il faut dire qu’au début du siècle dernier, de grands intellectuels russes se retrouvaient dans un café du même nom, depuis longtemps fermé. Il a toutefois laissé quelques traces dans les mémoires, créant une certaine confusion qui ajoute à la magie de l’adresse. A Moscou, le café Pouchkine est situé dans un très bel immeuble ancien ; c’est une maison luxueuse où l’on peut déguster le meilleur de la cuisine russe. Un lieu où j’espère avoir la chance de dîner un jour. Mais ce n’était bien sûr qu’un rêve lointain, inscrit quelque part sur la liste des lieux féériques que je souhaitais visiter…

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          Et puis, on m’a parlé du café Pouchkine de Paris ! Ici, pas de grande gastronomie, de lieu chargé d’histoire et de repas somptueux mais un stand de pâtisserie de luxe, au rez-de-chaussée du Printemps. Quelques rares tables et une petite terrasse permettent d’y boire un thé pour accompagner les gâteaux vendus sur place. Le lieu est exigu mais que de merveilles rassemblée en si peu d’espace ! Les pâtisseries sont de toute beauté, de vrais bijoux ! Les tarifs sont bien sûr élevés – il faut compter 7€ pour un gâteau individuel – mais pas plus que chez la concurrence. D’autant plus que les portions sont pour le moins généreuses ! Les créations sont originales et pour la plupart rendent hommage à la culture culinaire russe. La maison propose aussi des macarons, viennoiseries et petits fours salés typiquement slaves. Ainsi on trouve des préparation à base de confiture de lait ou d’airelles aux noms exotiques.

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          J’ai pour ma part goûté quelques uns de leurs macarons et deux de leurs créations pâtissières. Les macarons sont un délice ! Les seuls que j’aie découverts à ce jour rivalisant avec Pierre Hermé. Si Hermé reste imbattable avec ses saveurs surprenantes qui me feraient traverser tout Paris pour goûter une de ses merveilles (j’ai encore en bouche le goût du macaron mandarine/huile d’olive de l’année dernière…), Pouchkine le concurrence sérieusement sur les parfums plus classiques, que j’aime généralement assez peu. Le macaron Pouchkine – caramel et chocolat – est étonnamment léger et équilibré, la vanille généralement trop fade explose en bouche sans paraître ni trop grasse ni trop sucrée et le morse (aux airelles) à l’acidité surprenante restera l’un de mes favoris. Côté pâtisseries, j’ai goûté le Napoléon – une pâte à l’orange surmontée de crème vanille, enrobée de feuilles caramélisée et surmonté de fruits rouges – et le Belizna – une dacquoise noix de coco, confit de framboise, crémeux framboise et crémeux coco.

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          Si le Napoléon me faisait de l’œil depuis un moment, j’ai un peu regretté qu’il n’y ait pas plus de fruits rouges. La pâte orange est délicieuse mais un peu dure à manger et la crème vanille est très bonne mais il faut une grosse faim vu les quantités, un rien plus de fruits rouges aurait amené un peu plus de fraîcheur à ce dessert gourmand et savoureux qui a un côté réconfortant. A conseiller par grand froid ou un jour de déprime pour se remonter le moral. Le Belizna est dans un tout autre style, plus raffiné. La portion est d’ailleurs moindre. Le mariage coco/framboise est très réussi, à la fois frais et délicat. Je sais qu’il rejoindra régulièrement ma table lorsque j’aurai envie d’un bon dessert. D’autres pâtisseries sont très tentantes, d’autant que les présentations sont très soignées et souvent spectaculaires. La prochaine fois, je testerai sans doute le gâteau au citron meringué et la rose Pouchkine (pistache, amaretto, fruits rouges), à moins que je ne me laisse plutôt tenter par le tutti frutti avec ses magnifiques boules de fruits frais et le Snegourochka (roulé pavot griotte).

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          Vous l’aurez compris, entre les macarons légers et goûteux, la finesse des pâtisseries aux noms exotiques et la promesse de viennoiseries originales, j’ai été totalement séduite par cette maison. Les produits sont frais et le service adorable. Cela peut sembler un peu cher de prime abord mais reste dans les tarifs de la concurrence et offre finalement un très bon rapport qualité/prix. J’ai ouï dire qu’une petite salle à l’étage permettait de déjeuner sur place, avec quelques spécialités russes à la carte. A tester à l’occasion. Face au succès de l’enseigne, la maison a également ouvert une petite pâtisserie tout près de la Place des Vosges. On regrette simplement qu’elle ne dispose pas d’une adresse plus spacieuse pour déguster ses créations sur place, dans un écrin à leur hauteur. Je ne doute cependant pas de devenir une fidèle des lieux. Une excellente adresse qui vend du rêve et nous fait voyager.

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Café Pouchkine

64, boulevard Hausmann – 75009 Paris

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2, rue des Francs-Bourgeois – 75003 Paris

Patrimoine·Photo

Les passages parisiens : la galerie Vivienne

          Il y a à Paris ne nombreux passages et galeries qu’on découvre avec émerveillement au détour d’une rue. Lieux de flânerie, les passages couverts ont connu leur essor à la fin du XVIII° siècle et au début du XIX°. Voies privée et couvertes d’un toit en verre, le plus souvent piétonnes, qui relient deux artères, les passages peuvent prendre des visages bien différents, ressemblant tantôt à une ruelle, à une cour ou à une succession de porches. Ils sont bordés de boutiques, parfois très luxueuses, et invitent à la déambulation. Mais les passages étaient aussi des lieux de vie, conçus pour l’habitation au-dessus des doubles rangées de commerces.

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          Dans la deuxième moitié du XIX° siècle, l’évolution de l’urbanisme et du commerce va mettre à mal la fréquentation des passages. Louis-Philippe portera un coup fatal à la galerie du Palais-Royal en interdisant la prostitution et les salles de jeux, qui faisaient la réputation des lieux. Désertion qui se répercutera sur les structures environnantes. Les grands bouleversements haussmanniens vont totalement modifier le mode de circulation dans la capitale, avec des quartiers entièrement remaniés et des artères plus larges qui feront paraître en comparaison les passages bien sombres et étroits. Beaucoup seront d’ailleurs détruits lors de ces grands travaux d’urbanisme. Les autres tomberont dans l’oubli jusqu’à une relative réhabilitation, d’abord timidement à la fin des années 20 comme modèle d’un commerce de luxe, et à plus grande ampleur dans les années 70 au titre de la préservation du patrimoine architectural. Aujourd’hui restaurés, les passages sont des lieux en marge au charme désuet.

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          Parmi les passages les plus luxueux de Paris, proche du Palais Royal, on trouve la Galerie Vivienne. Longue de 176 m, elle est inscrite aux titres des monuments historiques depuis 1974. Cette galerie fut inaugurée en 1826. Elle fut rapidement la plus fréquentée de la capitale, en raison de la diversité et du luxe des boutiques qui y sont présentes. Aujourd’hui, cette galerie coudée demeure sans doute l’une des plus belles de Paris. L’entrée se fait par la rue des Petits Champs ou la rue de la banque (face à l’entrée du site Richelieu de la BnF, dont la salle de lecture est également à découvrir si vous passez dans le quartier) et elle est une des rares à être ouverte le dimanche. On y trouve aussi bien des boutiques de mode ou de décoration que des libraires et marchands d’art. Des cafés invitent à prolonger la flânerie et à demeurer en ces lieux magnifiques. Un endroit hors du temps où je prends toujours plaisir à passer lorsque l’occasion se présente.