Cinéma

Insaisissables

Thriller policier franco-américain de Louis Leterrier avec Jesse Eisenberg, Mark Ruffalo, Woody Harrelson, Isla Fisher

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          Les quatre cavaliers sont un groupe de jeunes magiciens qui semblent sortis de nulle part et qui lors de leur premier spectacle braquent une banque à l’autre bout du monde. Le FBI et Interpol se lancent à leur poursuite avant qu’ils ne commettent d’autres méfaits.

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          J’ai toujours bien aimé les spectacles de magie et je dois avouer que ce film à grand spectacle me tentait bien. Certes, je ne m’attendais pas nécessairement à un grand film mais à un bon divertissement, ce qui mine de rien est déjà un beau pari. Et je dois admettre que le résultat s’est avéré assez convainquant ! Le scénario est plutôt bien monté, avec une histoire dans un style un peu Robin des Bois modernes parfois un peu difficile à suivre dans sa construction mais qui dans l’ensemble se tient bien et s’avère efficace. Bien sûr, le groupe est glamour à souhait et c’est paillettes à gogo : on est plongés dans l’ambiance de Las Vegas.

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          Je me suis facilement laissée prendre au jeu de cette histoire de cache-cache entre un groupe d’illusionnistes et les autorités. Les shows ne sont pas forcément aussi spectaculaires que je l’aurais souhaité, le vol à distance n’en mettant pas tellement plein la vue, toutefois, ça n’a pas tellement d’importance, tant la mise en scène est bien léchée. Tout est très propre est très carré. Un peu trop peut-être à mon goût, ça manque d’une petite touche de folie ; mais le résultat est impeccable et fonctionne plutôt bien. Le rôle de divertissement est bien tenu, avec un côté très grand spectacle. En revanche, on regrette un peu qu’il n’y ait pas plus d’émotion avec des personnages plus fouillés et une psychologie plus fine. Un film efficace et agréable qui, s’il est un peu lisse, n’en fait pas moins passer un bon moment.

Cinéma

Wolverine, le combat de l’immortel

Film d’action fantastique américain de James Mangold avec Hugh Jackman, Tao Okamoto, Rila Fukushima

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          Wolverine part retrouver un de ses vieux amis au Japon pour lui faire ses adieux. Pour la première fois, notre héros est vulnérable et ses ennemis vont s’avérer aussi nombreux qui puissants et insaisissables. Heureusement, il saura en route se faire quelques alliés. Un combat à mort qui va entraîner une véritable remise en question.

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          Le dernier Wolverine n’était déjà pas franchement une réussite et celui-ci me semblait avoir un synopsis  des plus fumeux. Mais bon, non seulement je suis bon public pour ce genre de films mais en plus j’adore ce personnage bourré de testostérone avec des griffes qui lui sortent des mains, un super blouson en cuir et des cheveux qui décoiffent. Je sais, mes arguments sont légers mais bon, c’est un divertissement, je n’y vais pas pour la portée philosophique du message mais pour passer deux heures agréables devant un film bourré d’effets spéciaux avec un acteur bien bâti au premier plan. Quelles  que soient donc les faiblesses du scénario, il y avait peu de chances que mes maigres attentes se trouvent déçues. Pourtant je dois admettre m’être posée bien des questions face à certaine choses qui m’ont parfois surprise ou dérangée pour au final un résultat qui m’a laissée perplexe.

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          On reprochait au film précédent de traîner un peu en longueur. Dans celui-ci au contraire, les scènes d’action se multiplient ; un dynamisme qui dans l’ensemble est agréable, d’autant plus qu’il y a pas mal de variété de l’une à l’autre pour faire le spectacle. L’idée de faire de cet immortel un être vulnérable est également intéressante. Elle est sensée le rendre plus humain et donner une certaine profondeur psychologique au personnage. Malheureusement elle est très mal exploitée et ce qui aurait dû être le vrai point fort du film et aurait pu le faire sortir du simple divertissement n’est finalement qu’à peine esquissé, créant chez le spectateur une certaine frustration, si ce n’est l’incompréhension, tant il aurait été simple de creuser un peu plus le sujet. Pour le reste, on est dans un film d’action assez classique, ce qui est plutôt une bonne surprise, même si on aurait sans doute préféré échapper à quelques clichés, il m’a semblé que c’était un moindre mal. En revanche, à vouloir faire trop spectaculaire, on frôle parfois le ridicule et la fin en fait un peu trop mais je crois que je m’attendais à un scénario bien plus « manga » pour cette escapade japonaise et que j’ai été surprise par la très relative sobriété du scénario à défaut de l’être par sa consistance. Un film qui se laisse regarder et fera passer un assez bon moment aux inconditionnels du genre mais ne mérite pas franchement le déplacement. 

Cinéma

12 heures

Film d’action américain de Simon West avec Nicolas Cage, Josh Lucas, Danny Huston

          Quand Will sort de prison après 8 ans derrières les barreaux pour une braquage, il n’a qu’une hâte, retrouver sa fille pour essayer de renouer avec elle. Quand il apprend à peine quelques heures plus tard qu’elle a été kidnappée par un de ses anciens acolytes pour essayer de récupérer un butin qu’il n’a pas, il se lance dans une course effrénée pour tenter de la sauver. Il n’a que 12 heures.

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          Je n’ai jamais beaucoup aimé Nicolas Cage, en général, quand il est dans un film, il y a de forte chances pour que je ne l’aime pas, il a une grande tendance à choisir ce qui se fait de plus creux en matière de film d’action (qui n’est déjà pas la catégorie la plus intellectuelle en matière de cinéma). Mais bon, comme souvent je passais devant le cinéma, j’avais envie de voir un film et c’était le seul qui passait à cette heure-là que je n’avais pas déjà vu : j’ai vu de la lumière, je suis rentrée. Dès le début, j’ai senti que ça risquait de ne pas voler bien haut. On commence par un casse et j’ai trouvé que même s’il se veut un minimum recherché, il n’est pas ce qu’on fait de plus impressionnant dans le genre. La suite huit ans après, à la sortie du seul braqueur à s’être fait prendre à l’issue d’une course poursuite totalement invraisemblable.

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          C’est là qu’on rentre dans le vif du sujet, quand la fille se fait enlever et que la course contre la montre commence. Ca aurait pu être intéressant si la relation entre le père et la fille s’était construite peu à peu avant ça, ça aurait pu donner une vraie profondeur psychologique, mais se sont deux inconnus et l’effet est franchement raté. Cette histoire d’enlèvement est complètement improbable (je vous passe les détails pour ne pas spoiler le peu de suspens du film), le « méchant » est l’une des pire caricature que j’ai jamais croisé au cinéma, ce qui n’est pas peu dire et chaque rebondissement semble plus creux que le précédent. J’ai pourtant généralement l’impression d’être plutôt bon public pour ce genre de films, eut-être que je deviens un peu plus critique à force d’en voir. Vous l’aurez compris, j’ai trouvé ce film à peu près sans intérêt, même pour se rafraîchir les neurones après une dure journée.

Cinéma

7 psychopathes

Comédie, action britannique de Martin McDonagh avec Colin Farrell, Woody Harrelson, Abbie Cornish

          Marty est un scénariste en panne d’inspiration ; de son prochain film, il n’a que le titre : 7 psychopathes. Comme son nom ne l’indique pas, un film qu’il voudrait non violent, autant vous dire qu’il peine un peu dans le développement… Heureusement, son ami Billy va lui venir en aide en mettant sur sa route de véritables psychopathes qui a coup sûr sauront l’inspirer !

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          A la vue de la bande-annonce, je me suis dit que soit c’était du 36° degré et ça pouvait être drôle, soit c’était vraiment le film le plus pourri de l’année. Dans le doute, je ne comptais pas aller le voir. Et puis, des amis me l’ont chèrement recommandé et on a sollicité ma présence pour confirmer cette impression favorable. Autant vous dire que je n’étais pas très chaude, d’autant plus qu’aucune salle parisienne ne passait plus le film et qu’il nous a fallu aller jusqu’à Saint-Ouen pour aller le voir (inutile de préciser que ma carte illimitée n’avait évidemment pas cours là-bas). Le fait qu’il ne passe plus que dans des salles d’art et essai m’a quand même intriguée… Je partais donc plus que mitigée pour voir cette comédie a priori très grand public et pourtant cantonnée à des salles reculées. Etrange…

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          Je ne vous ferai pas une très longue critique de ce film, étant donné qu’il n’est pas franchement mon type de cinéma, je ne sais trop quoi en dire. Honnêtement, c’est très drôle ! Les scènes cocasses s’enchaînent avec une belle réussite. On rit franchement et si vers les 2/3 du film, on commence à se demander sérieusement où le réalisateur veut en venir, chaque détail finit par trouver sa place. Certes, l’humour n’est pas toujours très fin, mais le scénario est bien construit (il vous réserve même quelque belles surprises) et l’équipe parvient à nous entraîner dans son univers loufoque. Malgré des scènes complètement déjantées, on rit beaucoup et quelques passages resteront sans doute dans les anales. Certes, c’est con, mais ça reste drôle malgré tout ! Un film qui ne prend pas au sérieux et dont l’énergie est contagieuse à réserver plutôt aux cinéphiles adeptes de l’humour décalé. 

Cinéma

Django Unchained

Wester américain de Quentin Tarantino avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio

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          Django était esclave dans une plantation de coton. Quand son maître décide de le vendre, il est acheté par un chasseur de prime qui lui rend sa liberté en échange d’un coup de main. Ils vont devenir associés et quand au printemps Django décide d’aller chercher sa femme vendue au terrible Mr. Candy, son nouveau ami va l’y aider malgré le danger.

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          Django Unchained était sans nul doute le film le plus attendu de ce début d’année. Il faut dire que le programme est alléchant. Depuis des années déjà, chaque nouveau film de Quentin Tarantino est un évènement. On se demande toujours ce qu’il a bien pu inventer de nouveau pour nous distraire. Cette fois, il s’attaque à un western spaghetti, genre hautement jouissif s’il en est ! Ajoutez Leonardo DiCaprio dans le rôle du grand méchant et vous comprendrez la curiosité et l’attente suscitées par ce film ! Etant moi-même une grande fan du réalisateur (oui, je sais, je sais, ça manque d’originalité…), je ne pouvais que me jeter dans les salles pour le voir dès sa sortie !

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          Vous l’aurez deviné, j’étais très enthousiaste à l’idée de voir ce film, d’autant que les critiques étaient unanimes, chose extrêmement rare pour ce type de film grand public. Ma seule crainte résidait un certain amour de Tarentino pour la violence : l’hémoglobine qui gicle comme dans un cartoon, ça va, mais dès que les choses sont montrées de manière frontale, j’ai plus de mal… Dès les premiers plans, j’ai été happées dans l’univers de ce western. Rien que le générique parvient à nous mettre dans l’ambiance ! Le début du film est bien plus drôle que ce à quoi je m’attendais, c’est frais et plein d’humour, on sent qu’on va passer un grand moment !

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          Que dire sans tomber dans une grande banalité ? C’est drôle, l’histoire est prenante et bien construite, on retrouve tous les ingrédients d’un bon western spaghetti, les acteurs sont impeccables, il y a de l’action, les images sont magnifiques et la musique est géniale. Certes, c’est un peu violent par moments mais c’est souvent filmé avec suffisamment de recul et d’humour pour ne pas choquer et les rares scènes psychologiquement difficiles sont quant à elles plutôt dans la suggestion. Un film grand spectacle auquel je trouve rien à redire tant le divertissement est de qualité. Quentin Tarantino nous livre ici un de ses meilleurs films et on passe un excellent moment. LE film à voir en ce début d’année !!!