Jeunesse·Mes lectures

P. B. CHERCOT, La fille qui chante

          Lorca est une jeune fille qui aime les animaux et possède une voix fabuleuse qui a le don de les calmer. Quand ils vont décider de se rebeller contre les humains qui les maltraitent, elle seule pourra les arrêter.

      Cet ouvrage m’a été gracieusement offert par les éditions Gründ que je remercie pour cet envoi. Le roman de beau format et à la quatrième de couverture intrigante me tentait assez. Les premières pages furent plutôt une bonne surprise. C’est assez bien écrit et on entre directement dans le vif du sujet, ce qui est fort appréciable. Malheureusement, je n’ai pas du tout accroché avec la suite.

           Le côté fantastique du texte m’a gênée et j’ai trouvé le message écologique introduit de manière très maladroite. Un texte qui manque de finesse mais qui malgré tout me semble pouvoir intéresser le public visé. Je l’aurais sans doute moi-même plus aimé lorsque j’étais adolescente et férue de fantastique sur fond moralisateur. Un texte qui m’a déçue mais me paraît toutefois assez adapté à son lectorat.

Il fit claquer sa langue et s’envola sur son perchoir.

Laure prit sa valise et partit sans se retourner. Elle ne voulait pas pleurer. Est-ce qu’on pleurait pour un perroquet ? Non, elle n’avait jamais entendu quelqu’un le faire. Laure renifla et baissa la tête pour rejoindre la sortie.

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Ils ne firent que quelques pas sur le chemin. Des ombres silencieuses se glissèrent hors des bois et se placèrent en travers du sentier. Des ombres à quatre pattes qui formèrent bientôt face à eux un arc de cercle mouvant, menaçant. Des chiens.

Cinéma

Drive, de Nicolas WINDING REFN

           Film d’action-thriller américain de Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston.

       Cascadeur pour le cinéma, mécanicien, mais aussi conducteur dans des casses, « The driver » est le meilleur au volant d’un bolide. très professionnel, avec un code d’honneur à part, il n’a jamais pris part aux crimes et se contente de conduire. Jusqu’à ce qu’il rencontre Irene, dont le mari sort de prison, et a besoin d’aide pour régler ses dettes…

            Un film pour le moins surprenant. Je suis entrée dans la salle sans savoir où je mettais les pieds, persuadée d’avoir affaire  un bon vieux film d’action à l’américaine. Que nenni ! Drive est un film à part. Très esthétique, assez lent, peu d’effets spéciaux, une bande originale fabuleuse… On évite tous les pièges du genre, même celui de la romance. La violence est en revanche très présente, et parfois gratuite, âmes sensibles s’abstenir.

           Un film qui rappelle le cinéma asiatique, tant par sa violence que par ses ralentis très esthétisants (dont le réalisateur abuse un peu à mon goût). Le résultat est surprenant. La mise en scène est impeccable et a d’ailleurs été primée à Cannes. Les acteurs sont également excellents (l’acteur principal qui est ici aussi ouvert qu’une huître et charismatique comme une vieille chaussette – mais je vous rassure, c’est le rôle qui veut ça – est à découvrir absolument dans Half Nelson). Un film beau et bien fait, qui sort totalement des normes du genre. Surprenant mais très réussi.

Cinéma

Colombiana, d’Olivier MEGATON

          Film d’action franco-américain d’Olivier Megaton avec Zoe Saldana, Amandla Stenberg, Michael Vartan.

          En 1992 en Colombie, la petite Cataleya voit ses parents se faire massacrer sous ses yeux par de puissants trafiquants. Elle parvient à s’échapper et se réfugie chez son oncle (un gangster) au États-Unis. Elle décide alors de devenir tueuse à gage, afin de pouvoir venger la mort de ses parents. On la retrouve 15 ans plus tard en train de mettre en oeuvre sa vengeance.

          On est face à un film d’action pur jus, parfait pour occuper une soirée d’été dans un Paris déserté de ses habitants et plongé dans le froid et l’humidité. L’histoire est classique : une gentille petite fille, des parents morts, une vengeance. Elle est bien sûr jolie et porte bien les combinaisons moulantes. Elle sait faire tout un tas de trucs incroyables et elle semble à l’aise essentiellement au milieu des fusillades. Un genre de Lara Croft sans les gros seins et les reliques.

          Les petits moins : les personnages auraient mérité un brin plus de profondeur, un petit accroc de temps en temps pour nous faire stresser n’aurait pas été de trop (c’est un peu fatiguant quand le héros a à peine une égratignure après 2h de combats, pas qu’on lui veuille du mal, mais on aimerait aussi lui trouver un côté humain, avec quelques faiblesses, même si on sait qu’à la fin c’est lui qui gagne) et le tout reste peut-être un peu trop classique. Beaucoup d’action mais assez de suspens donc, tout va toujours comme l’héroïne l’a prévu, point. Ah, autre point génant, les violons, beaucoup trop de violons…

          Les bons côtés : ce n’est peut-être pas le film qui va révolutionner le cinéma d’action américain mais bon, on est quand même bien dans son fauteuil à regarder la belle héroïne s’agiter. La mise en scène fonctionne bien, les effets spéciaux sont réussis, les acteurs très bons. La petite fille en particulier. On ne voit pas le temps passer et on s’amuse de l’ingéniosité des plans, si peu crédibles soient-ils. Étant très bon public pour les films d’action à l’ancienne, j’ai passé un bon moment avec celui-là.

Mes lectures

Long John Silver, 2 : Neptune, de Xavier DORISON et Mathieu LAUFFRAY

          Le 2° tome des aventures de Lng John Silver et Lady Hasting. On est cette fois sur le bateau qui les mène aux Amériques : des pitares et une femme aux meours légères enfermés dans un même bateau, une histoire de gros sous à la clef, tout un programme !

          J’avais adoré la 1° tome. Là je ne sais pas si c’est mon état de fatigue avancé qui a fait ça, mais j’ai été un peu déçue… J’ai trouvé cet épisode en dessous du précédent. L’histoire est plutôt attendue, pas grosses surprises, peu d’action et de rebondissements. il faut dire que le lieu ne s’y prête pas trop… Une bonne BD tout de même et des illustrations toujours aussi convaincantes. Verdict donc au tome 3.

Cinéma

Sucker punch, de Zack SNYDER

          Film d’action américain de Zack Snyder avec Emily Browning, Aby Cornish, Jena Malone.

          Babydoll est enfermée contre son gré. On entre dans son imaginaire, qui l’aide à s’évader. Entre orphelinat et hôpital psychiatrique, difficile de savoir où se situe vraiment l’action. Elle imagine avec ses amis des combats spectaculaires qui leurs permettraient de retrouver la liberté.

          Bon, certes, c’est un résumé très très résumé, mais c’est amplement suffisant. Cette fois encore, mon commentaire sera lapidaire : nul ! Que dire de plus ? Pourtant bon public pour les films d’action, je n’ai pas du tout accroché. Je me suis ennuyée à périr. J’ai même piqué du nez par moments. La bande son est bien. Les images soignées. Les effets spéciaux impressionnants. Le tout reste pourtant d’une platitude sans nom. L’intrigue tarabiscotée est sans intérêt. C’est bourré de clichés et larmoyant au possible. Une grande déception.