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La demoiselle de Wellington, Dorothée Piatek

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          Pendant la Première Guerre mondiale, une véritable ville souterraine a été construite sous la ville d’Arras. De là, des milliers de soldats ont déferlé par surprise sur les lignes allemandes. Un officier anglais raconte l’interminable attente, puis l’assaut dans la boue, le froid et les éclats d’obus.

          Il y a quelques mois, je suis allée, visiter les carrière Wellington à Arras. Comme j’aime bien compléter mes visites par une lecture quand c’est possible, j’ai acheté ce roman jeunesse. Les carrières Wellington sont des sous-sols sous la ville d’Arras (d’anciennes carrières donc), que des tunneliers néo-zélandais ont creusé plus avant pour pouvoir passer sous les lignes ennemies et le prendre ainsi par surprise. Ils ont donné aux galeries des noms de villes de leur pays. De nombreux soldats ont vécu dans ces souterrains durant la Première Guerre mondiale.

Couverture de Le Demoiselle de Wellington

          L’histoire reprend les lettres (fictives) que l’un d’eux aurait écrites à sa fiancée pendant la guerre pour lui raconter son quotidien. Je dois avouer que je n’ai pas trop été convaincue par le style. C’est très formel… Un langage soutenu qui m’a paru peu adapté aux conditions de vies d’un soldat tant qu’aux rapports amoureux. C’est terriblement guindé. J’ai trouvé que ça manquait de vie, de sincérité. Le texte est illustré. Les dessins, en noir et blanc, sobres, rendent assez bien la violence, la peur. Ils complètent bien le texte en contribuant à recréer l’ambiance des sous-sols et en ajoutant de l’émotion.

          Ce texte est censé s’adresser à la jeunesse. Pourtant peu de choses sont explicitées, mieux vaut bien connaître le contexte historique pour comprendre ce qui n’est probablement pas le cas de la plupart des pré-ados (ni même de la plupart des adultes à vrai dire, j’ignorais tout des carrières Wellington avant de les visiter). Si c’est relativement facile à lire et que les illustrations allègent le texte, je ne sais pas dans quelle mesure le texte est réellement accessible sans un certain bagage historique. Si ça reste une lecture agréable et pas inintéressante, je trouve que hors contexte elle sera surement un peu obscure, elle prend surtout son sens en complément de la visite en permettant de la prolonger et de l’approfondir.

Portrait de Dorothée Piatek

Il me tarde de te revoir. Tout l’amour du monde transpirera dans notre foyer. Je veux qu’à mon retour chaque soir nous nous embrassions en nous souhaitant bonne nuit et que chaque matin nous démarrions notre journée emplis d’amour que nous méritons de recevoir et de donner. Ne nous endormons jamais en ayant au fond de nous une rancoeur. Je veux être un homme heureux et te chérir à n’en plus finir.

Reviens quand tu veux, Mélanie Taquet

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          Nina a quitté Paris sur un coup de tête pour venir s’installer dans ce bed & breakfast du centre de Florence, tenu par son amie de toujours, Hannah. Mais les retrouvailles des deux femmes ne sont pas à la hauteur de leurs espérances : Hannah est aux prises avec sa sorcière de belle-mère et ses problèmes de couple_; quant à Nina, elle refuse d’expliquer les raisons de sa venue et semble fuir la réalité. Pourquoi Nina a-t-elle quitté la France aussi subitement ? Quels secrets tente-t-elle de dissimuler ? Sous le soleil de Florence, les parts d’ombre et de lumière de chacun se révèlent tour à tour.

          Reste aussi longtemps que tu voudras, le premier roman de Mélanie Taquet, a été une des belles découvertes de cette année. Si je craignais un roman feel-good un peu creux, j’ai trouvé au contraire une très jolie plume et un thème rarement abordé, traité ici avec beaucoup de finesse. Un véritable coup de cœur. J’étais donc impatiente de lire cette suite. Malheureusement, j’ai un peu moins accroché avec ce second tome. Je vous explique pourquoi.

Couverture de Reviens quand tu veux de Mélanie Taquet

                   Tout d’abord, c’est toujours bien écrit, même si le style m’a moins frappée que dans le premier tome. On reste dans le même esprit et c’est un réel plaisir de retrouver les personnages qu’on avait laissés dans des postures délicates. La grande réussite de Reste aussi longtemps que tu voudras, c’est son thème, les difficultés pour certaines à être mères, l’amour qui n’est pas toujours là dès les premiers instants comme on voudrait nous le faire croire, le tabou autour de ça, le poids de la société. C’était très bien amené, on découvrait le secret de Nina en cours de route, relançant l’histoire et offrant un tout nouvel éclairage sur le personnage.

          Ici bien sûr, plus de secret. Il n’y a plus ce mystère qui rendait la jeune femme intrigante. Toutefois, on a envie de savoir où elle en est, comment elle a continué à écrire son histoire. Mais si on reste dans la même lignée et que l’évolution du personnage est cohérente, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas la même profondeur. L’histoire est presque plus axée sur Hannah cette fois, que je trouve un peu moins intéressant comme personnage. On se rapproche plus de la romance avec un livre qui tourne autour des incertitudes en amour des uns et des autres. Ce n’est pas désagréable à lire mais c’est beaucoup plus léger. Difficile de retrouver un fil conducteur aussi fort.

          J’ai été un peu déçue par cette suite un ton en-dessous du premier tome. C’est moins subtil, moins profond, moins touchant. Toutefois, des choses se mettent en place. L’évolution des personnages se dessine peu à peu et on peut espérer une suite qui renoue avec des thèmes plus intimes. C’est en tout cas ce qui m’a semblé se dessiner au fil des pages, comme si on était dans un entre-deux, une parenthèse plus légère qui ferait le lien entre un avant tumultueux et un après encore à écrire. Si je n’ai pas autant accroché qu’avec son premier roman, j’ai aimé retrouver la plume de Mélanie Taquet et ses personnages. J’espère qu’il y aura une suite, je suis curieuse de savoir quelle sera leur évolution.

Portrait de Mélanie Taquet, auteur

Ce qui compte ce n’est pas de rêver sa vie, c’est d’apprendre à aimer celle qu’on a.

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Tu ne pourras jamais « apprendre a l’aimer » . On n’éduque pas le coeur ; c’est lui le maître, celui qui nous instruit et nous aide a faire face, a force d’expérience, aux aléas de la vie.

Opium, Laure Garancher

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          Ma fille, tu as bientôt vingt ans et tu maîtrise tous les aspects de la politique chinoise et britannique. Il est temps que tu accomplisses ta première mission. Tu vas entrer au service de la famille Elron en tant que domestique. Sir Elron organise le commerce  clandestin de l’opium à Canton. Tu dois tout savoir de ce qu’il fait !

Couverture d'Opium, Laure Garancher

          Voici un roman graphique acheté il y a fort longtemps pour la simple et bonne raison que je trouvais sa couverture vraiment trop belle. Depuis il sommeillait dans me bibliothèque. J’ai profité d’un petit tri dans mes livres pour le ressortir enfin. Comme je vous le disais donc, je trouve la couverture très belle. A l’intérieur, j’ai été un peu déçue, j’ai trouvé le dessins moins abouti que ce à quoi je m’attendais. En revanche les planches d’ouverture de chapitre sont de toute beauté. Énorme coup de cœur à chaque fois. L’illustratrice a vraiment un talent fou !

Planche extraite d'Opium

          L’histoire est très réussie je trouve. J’y ai appris pas mal de choses sur la Chine. Il y a un gros fond historique que j’ai bien apprécié. Mais on y retrouve également des relations familiales intéressantes et des personnages assez fouillés. Une jolie histoire d’amour aussi. Beaucoup de sujet sont abordés en peu de mots : art, politique, traditions… on a un aperçu assez vaste de la Chine de l’époque. J’ai trouvé agréable d’avoir une histoire aussi fouillée avec si peu de texte. Un bel équilibre et des dessins très parlants qui m’ont vraiment séduite.

Planche extraite d'opium, roman graphique

          J’ai finalement bien apprécié cette lecture. Le dessin est parfois un peu « figé » mais nous plonge dans une ambiance particulière que j’ai beaucoup aimée. C’est coloré et plein de détails. Les pages de début de chapitre sont vraiment magnifiques, j’en mettrais bien une reproduction chez moi ! L’histoire est dense et bien racontée. J’ai aimé sa construction et sa richesse même si j’aurais parfois apprécié que certains chapitres soient plus développés. J’ai trouvé ce livre surprenant, je n’ai pas le souvenir d’avoir lu quelque chose d’approchant. Il est à la fois très beau et instructif. Aussi agréable à lire qu’à regarder. Une jolie découverte.

Dessin d'Opium, Laure Garancher

Mais, pour penser comme un peintre chinois il va falloir oublier beaucoup de choses, la perspective par exemple.
Un peintre chinois peut mettre plusieurs points de vue dans un même dessin, imaginer avec son esprit de voir la même scène sous différents angles.
Un proverbe chinois dit qu’admirer un paysage peint revient à faire un voyage en restant allongé sur son lit.

Reste aussi longtemps que tu voudras

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          Nina a quitté Paris sur un coup de tête pour venir s’installer dans ce bed & breakfast du centre de Florence, tenu par son amie de toujours, Hannah. Mais les retrouvailles des deux femmes ne sont pas à la hauteur de leurs espérances : Hannah est aux prises avec sa sorcière de belle-mère et ses problèmes de couple ; quant à Nina, elle refuse d’expliquer les raisons de sa venue et semble fuir la réalité, préférant se laisser distraire par les délices florentins au bras de Marco. Pourquoi Nina a-t-elle quitté la France aussi subitement ? Quels secrets tente-t-elle de dissimuler ? Sous le soleil de Florence, les parts d’ombre et de lumière de chacun se révèlent tour à tour.

          A la vue du titre, du résumé et de la couverture, je ne pensais pas du tout que ce livre soit mon genre. Ca sentait le feel good un peu à la mode, ces romans pleins de bons sentiments qui ne me parlent pas trop (oui, j’aime les bons gros drames, c’est comme ça). Mais quand j’ai été invitée à la soirée de présentation, après une longue hésitation, j’ai fini par accepter, après tout on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise et au pire j’aurais toujours eu un apéro gratuit, ce n’était pas un bien gros risque que je prenais là…

Couverture de Reste aussi longtemps que tu voudras de mélanie Taquet

          La première bonne surprise a été la rencontre avec l’auteur. Mélanie est absolument adorable et ç’a été un réel plaisir d’échanger avec elle. Par contre ça met la pression, j’aurais détesté ne pas aimer un roman écrit par une personne aussi géniale. C’eut été fâcheux… Mais bon, ce sont des choses qui arrive et je me disais qu’au pire pour une fois je n’en parlerais pas sur le blog. Sauf que – ô surprise ! – j’ai adoré ce roman. Genre vraiment adoré. Je ne dis même pas ça pour être sympa, il est surprenant et réussi. Ouf !

          Dès les premières lignes j’ai été surprise par la qualité du style. C’est très bien écrit ! Il y avait longtemps que je n’avais pas été aussi séduite par la plume d’un auteur contemporain. C’est à la fois travaillé et très fluide, un vrai régal. Quant à l’histoire, elle laisse planer le suspens un certain temps. Nina est une jeune femme attachante et un peu paumée dont on découvre des bribes d’histoire peu à peu. Elle s’incruste chez ses amis, a des relations aux hommes compliquées, semble cacher des choses, elle finit par se montrer assez agaçante. Sauf que c’est quand on pourrait commencer à se lasser de son côté girouette qu’on la découvre, avec ses failles et son secret.

          Je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler le ressort de l’intrigue mais la seconde moitié, où on la connaît mieux et où on voit qu’elle essaie de se reconstruire comme elle peut, tranche avec la légèreté de la première partie. Elle l’explique aussi. Les thèmes abordés sont bien plus profonds qu’il n’y paraît et c’est fait avec beaucoup de délicatesse. Le personnage de Nina est touchant et les autres aussi dévoilent peu à peu leurs failles, gagnant en profondeur au fil des pages. Un roman qui m’a beaucoup surprise, tant par la qualité du style que par son sujet difficile. Sous ses airs légers, il est bien plus profond qu’il n’y paraît. Un très joli livre, aussi touchant qu’agréable à lire.

Portrait de mélanie Taquet, autrice

Personne ne devait savoir, car personne ne pourrait jamais comprendre. Son secret, qui la hantait depuis son arrivée à Florence, elle devrait l’enfouir en elle. Profondément. Le recouvrir de jolies choses sans importance comme cette promenade avec Marco. De manière à ce que personne ne puisse le découvrir, le lui voler. De manière à ce qu’elle puisse continuer, et vivre. Libre, pour un temps du moins.

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Le passé ne compte que lorsqu’on l’a accepté. Avant cela, il n’est qu’une entrave au bonheur, une ancre qui te retiendra toujours en arrière.

Outlander : ma découverte de la première saison

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          Il y a un moment déjà que j’entends parler d’Outlander et que des personnes que j’apprécie se sont muées en véritables fangirls. Je dois dire que ça a éveillé ma curiosité. Quand je suis allée lire le synopsis, je dois dire que ça m’a laissée perplexe. Je ne sais pas, le côté fresque historique grande histoire d’amour, je ne le sentais pas trop. Mais devant l’enthousiasme collectif, je me suis quand même dit qu’il serait peut-être bon d’y jeter un œil. Ma première tentative a été découragée par la longue des épisodes (1h !). Mais finalement, après des mois à tergiverser, j’ai fini par me lancer. Attention spoilers, difficile de parler de la série sans en dévoiler quelques ressorts. Même si les principaux apparaissent quasi dès le premier épisode, si vous ne souhaitez garder l’effet de surprise, rendez-vous dans le dernier paragraphe de cet article. Je n’ai volontairement pas mis le synopsis qui en dit bien trop à mon goût.

          Le premier épisode de m’a guère aidée à comprendre l’engouement pour cette série. J’étais dubitative. Et encore le mot est plutôt faible, heureusement que je ne savais finalement pas trop à quoi m’attendre. Qu’est-ce que c’était que cette histoire de voyage dans le temps ? Pourquoi personne ne m’avait dit que c’était une série fantastique ?! hein, pourquoi ? Normalement j’aurais dû m’arrêter là parce que ça me dépassait un peu surtout que je trouve la manière dont c’est traité un peu « légère », ce n’est clairement pas la partie la plus réussie (c’est même franchement raté je trouve). Ensuite ça parle quand même beaucoup d’amour et bon, voilà quoi, le romantisme et moi on est un peu fâchés. Ca ne commence pas fort. Pourtant, allez savoir pourquoi j’ai continué (je sais pourquoi, je suis curieuse, ça me perdra).

Outlander, saison 1, Jimmy Fraiser

          En revanche j’ai de suite bien aimé la partie historique, l’importance des légendes et autres croyances, et plus globalement, l’ambiance générale. La manière dont c’est filmé, les teintes, la photo, j’ai bien accroché. Par contre l’héroïne est super tête à claques. Franchement c’est pas possible. Elle est tellement suffisante ! Mais bon, sachez que si comme moi vous avez régulièrement envie de l’étrangler, ce sentiment se tasse peu à peu (quand elle finit par comprendre qu’elle patauge dans la même gadoue que les autres) et elle finit même par devenir presque sympathique. Ca commence à aller mieux vers le milieu de la 1° saison, ce qui n’est finalement pas si long à attendre, la pauvre elle vient de changer de siècle, on peut bien lui laisser 5/6 épisodes pour s’adapter.

          Mais surtout, la bonne raison de continuer à regarder c’est que je suis sans la moindre once d’originalité tombée amoureuse de Jamie. Ben oui, je sais, c’est cliché, mais le grand roux baraqué a quand même une fière allure, même si c’est une sacrée tête de nœud. Il est un peu brut de décoffrage (là aussi, ça se tasse vaguement avec le temps) mais il a un charme fou. Toutefois, je trouve que dans l’ensemble la galerie des personnages est réussie avec des caractères marqués sans trop tomber dans le cliché, ils évoluent de manière intéressante, avec leur part d’ombre et leurs bons côtés, mais surtout leurs relations sont travaillées de manière assez fine même si c’est plus flagrant dans la saison 2. Comme « méchant » Jonathan Randall s’avère assez fascinant.

Outlander, saison 1, Jonathan Randall

          Pour tout vous dire, j’ai été très déroutée par la première moitié de la saison 1. J’avais l’impression d’être entre X-files, La petite maison dans la prairie et Autant en emporte de vent, mon cerveau refusait de suivre, ça me rappelait plein de choses. Pensez, une série d’époque, un peu milieu du XX° – beaucoup milieu du XVIII°, en Ecosse, avec de l’amour, de la haine, de la guerre, du sexe, de la violence, du fantastique, des légendes, de l’Histoire, ça fait un sacré mélange, avec des inspirations très diverses et un résultat qu’on peine un peu à catégoriser… C’est… surprenant. J’aurais dû trouver ça nul probablement et pourtant, même si la série n’est pas exempte de défauts et est un peu bancale au début, elle est aussi étrangement attachante. On a quand même bien envie d’en savoir plus.

          Passée la première moitié de la première saison, l’aspect fantastique prend moins de place et c’est le moment où j’ai commencé à me plonger un peu plus dans l’histoire. Pourtant je peux vraiment apprécier des incursions dans le fantastique, surtout si c’est lié à un mythe mais j’aurais eu besoin que cet aspect soit plus travaillé, avec plus de questionnements autour de ça, des croyances, des doutes et des peurs du personnage mais bon, elle lutte pour sa survie dans un pays en guerre, si vous croyez qu’on a le temps pour l’introspection et les histoires de fées ! Bref, d’un point de vue de la narration le côté expéditif se tient mais ça m’a gênée. Toutefois, dès qu’elle commence à s’ancrer plus fortement dans une époque, l’histoire devient plus prenante.

Outlander, saison 1, Claire

          Grosso modo il y a deux grands axes dans la série : l’amour et la guerre. La guerre, la politique, les stratégies mises en places et les jeux de pouvoir, mais aussi les hommes sur le terrain, qu’ils soient commandants ou simples soldats, c’est passionnant. Quant à l’histoire d’amour, elle est parfois un bien mièvre mais ils sont si mignons… Non en vrai il leur arrive tellement de mésaventures, ils ont une vie tellement foireuse que franchement, on ne leur en veut même plus d’être aussi dégoulinants d’amour. Il faut bien qu’on fasse une pause dans la cruauté du monde de temps en temps parce que dans l’ensemble la série est quand même bien violente et j’ai détourné le regard plus d’une fois devant des scènes très éprouvantes.

          Pour résumer Outlander j’ai quand même trouvé que c’était un joyeux bordel ! Vu le foutoir que c’est avec un mélange de genre improbables et une histoire d’amour avec un grand A, j’aurais dû passer mon chemin. Pourtant j’ai été fascinée par l’ambiance, le décor, j’ai eu envie d’en savoir plus sur l’histoire de l’Ecosse et de continuer de m’émerveiller de ses paysages (mention spéciale pour les costumes au passage). Les personnages sont tantôt horripilants, tantôt attachants – souvent les deux à la fois d’ailleurs – et suivre l’évolution de leurs relations m’a fascinée. Au final, je ne saurais dire si j’apprécie ou non cette série, c’est souvent bien trop mièvre à mon goût, c’est un mélange de styles que pour la plupart je n’apprécie pas mais je prends un certain plaisir (un peu coupable) au visionnage. En tout cas je suis assez intriguée pour continuer. Verdict avec les saisons suivantes pour savoir si la magie opère…