En 2025, la Chine est devenue la première puissance mondiale. L’Europe est quant à elle gouvernée par les ultra-libéraux et les lois sociales ont été abolies. Quand de grands hommes d’affaires européens sont arrêtés en Chine sans raison apparente, Philippe d’Arciac va être choisi pour défendre l’un d’eux. Sa tâche ne sera pas facile.
Ce roman ne m’inspirait que très moyennement n’étant pas franchement une adepte de l’anticipation et des complots en tous genres. Je l’ai tout de même ouvert « pour voir ». Première impression : le style est d’une banalité désespérante (et encore en étant gentille…). L’histoire commence dans le sud, pendant les vacances du personnage principal, ce dont on se passerait bien. N’ayant amené d’autre lecture pour un trajet de 7 heures en train, j’ai tout de même continué. Fort heureusement, peu à peu l’histoire se met en place et devient plus prenante. Finalement ce complot n’est pas si mal monté et on se laisse quelque peu prendre au jeu.
J’ai toutefois un reproche majeur à faire à ce livre : il est incroyablement bavard. Les 50 premières pages sont tout à fait inutiles et ne font qu’énerver le lecteur. Et ensuite ça continue, l’histoire, pourtant assez bien ficelée, est noyée sous des tonnes (et des tooooonnes) de détails aussi inutiles qu’inopportuns. Amputé de moitié c’eut pu faire un bon roman de plage, en l’état, il me paraît difficile d’en venir à bout à moins d’une infinie patience. Je passerai sur les fautes de typographie qui m’ont passablement agacée et les interminables passages explicatifs. J’ai pourtant trouvé quelques bonnes choses dans ce livre. Le style est assez neutre mais pas désagréable et l’histoire plutôt originale. Elle fourmille d’idées. Il est dommage que l’auteur se disperse autant en rentrant dans des détails qui assoment son lecteur et viennent ralentir un rythme qui aurait mérité d’être plus soutenu. Si le développement vient un peu contre-balancer la mauvaise impression faite par les premières pages en arrivant par moments à nous surprendre, il n’en demeure pas moins que ce livre ne parvient pas vraiment à convaincre. Dommage.
Causes perdues, Gérard Meric-Cadourel
Editions Persées
448 pages, 23€




Ce conte chinois est déroutant. L’histoire est très belle et magnifiquement illustrée. Des caractères chinois constellent le texte et sont traduits, le rattachant fortement à ses origines. Le texte est extrait d’un recueil d’histoires fantastiques publié par un auteur chinois en 1792. Les illustrations et enluminures mêlent tradition et modernité, à mi-chemin entre les estampes traditionnelles chinoises et l’Art Nouveau occidental. En quelques pages, on s’immerge dans la culture traditionnelle chinoise qu’agrémente la modernité des dessins. Une histoire qui sort de l’ordinaire et des illustrations splendides. Ce texte s’adresse plutôt à des enfants déjà grands (8 ans). Un très beau livre qui j’espère rejoindra bientôt votre bibliothèque.