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Chroniques de la haine ordinaire – Pierre DESPROGES

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          Le recueil des célèbres chroniques radiophoniques de Pierre Desproges. « Entre autres sujets de raillerie où je me suis plu à vautrer mon ignominie congénitale au fil de ces pages, le cancer, les cancéreux, les cancérologues et les gaietés de l’escadron métastatiques venaient bien sûr en bonne position. »

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          Tout le monde a déjà entendu au moins une fois un bon mot issu de la plume acérée de Desproges. Pas de sujet tabou, tout est bon pour exercer son humour décapant. Il a tenu des années durant une chronique radio matinale dans laquelle tout le monde en a pris pour son grade. Bien que n’ayant pas connu ses chroniques et ne les ayant jusque-là jamais lues, j’étais plus d’une fois tombée sur ses traits d’esprits caustiques, à des occasions diverses et variées. Cette lecture s’annonçait donc des plus vivifiantes.

          Malheureusement, mon enthousiasme a vite été douché par la réalité. Certes, Desproges a un humour grinçant qui s’avère par moments assez jouissif mais comme toutes chroniques quotidiennes, elles sont de qualité inégale. Sans compter que les sujets d’actualité ont la fâcheuse tendance à vieillir. J’ai trouvé que dans l’ensemble, on tombait quand même souvent dans l’humour facile voire de mauvais goût. Au final, il y a certes quelques piques assez bien senties mais ça ne suffit pas vraiment à faire un ensemble convaincant. Ca se confirme une fois de plus, on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde…

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Cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de dire « Bonjour à tous», j’ai mis « Bonne année mon cul ». C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire.

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Si les hommes font moins de conneries en février, c’est parce qu’ils n’ont que vingt-huit jours.

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Au paradis on est assis à la droite de Dieu. C’est normal, c’est la place du mort.