Expositions

L’Art Nouveau à la Pinacothèque

          Après deux très belles expositions sur Hiroshige et Van Gogh cet hiver, la Pinacothèque change totalement de thème et nous invite à découvrir l’art nouveau à travers deux nouvelles mises en place. Je suis allée voir l’une d’entre elles.

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          Je ne connaissais pas Tamara de Lempicka mais je peu que j’en ai vu ne m’inspirant pas du tout, je me suis contentée d’aller voir l’exposition « Art Nouveau ». C’est un style que j’ai toujours apprécié et qui, par la diversité des formes qu’il prend (mobilier, tableaux, bijoux, affiches, lampes, architecture, sculpture…), promettait une belle exposition. En effet, j’aime beaucoup cette variété qui évite une certaine monotonie et j’avais notamment été très agréablement surprise par certaines très belles pièces exposées au musée du Carnavalet. J’étais donc on ne peut plus enthousiaste à l’idée d’en découvrir de nouvelles.

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          J’ai été assez déçue par cette exposition qui regroupe essentiellement des affiches. Je m’attendais à plus d’objets et une meilleure mise en avant des différentes formes recouvertes par ce mouvement. Il y a bien quelques lampes et bijoux mais ils restent très minoritaires et sont assez peu mis en valeur. En effet, il aurait été intéressant de les voir mis en parallèle avec les affiches par exemple, pour mieux dégager les similitudes entre les différents supports. Je n’ai pas toujours bien compris la logique dans le parcours de l’exposition.

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          J’ai trouvé qu’il y avait énormément de texte par rapport au nombre d’œuvres exposées. Les panneaux explicatifs sont bien faits mais leur densité coupe un peu l’élan de la visite. L’exposition compte un grand nombre d’affiches, malheureusement, là aussi, j’ai trouvé que leur qualité était inégale, si certaines sont très belles, d’autres en revanche sont de plus médiocre qualité. J’ai toutefois été contente d’en découvrir dans des styles un peu différents de ce que je connaissais. Une exposition qui comporte de nombreuses œuvres mais manque de diversité et de dynamisme dans l’accrochage. On en ressort un peu déçu.

L’Art Nouveau, La Révolution Décorative

Pinacothèque de Paris

28, place de la Madeleine

75008 Paris

Du 18 avril au 08 septembre

12€

Expositions

De l’Allemagne au musée du Louvre

         Le musée du Louvre propose à travers cette exposition une réflexion autour des grands thèmes structurant la pensée allemande de 1800 à 1939. Plus de deux cents œuvres pour tenter de comprendre la constitution de l’histoire allemande de la fin du XVIIIe siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

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          J’ai vu cette exposition juste après celle que consacre le musée d’Orsay au romantisme noir. Deux expositions dont les thèmes se recoupent un peu. Malheureusement, une fois de plus, le Louvre m’a déçue. Autant on ne peut que reconnaître la formidable collection permanente du musée, autant côté expositions, je trouve qu’il peine souvent à surprendre et à convaincre, malgré la qualité de certaines des toiles exposées. Sans doute est-ce dû en partie au côté extrêmement classique des accrochages. Il faut dire aussi que j’ai été prise d’une énorme migraine avant d’entrer dans le musée et que je n’étais pas du tout en condition pour apprécier quoi que ce soit, il va donc m’être difficile de vous parler de cette exposition de manière objective tant j’étais pressée d’en sortir. Toutefois, renseignements pris auprès de ceux de mon entourage qui l’ont également vue, nous étions tous aussi peu convaincus à la sortie, je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

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          Si je n’avais pas su de quoi il était question, je crois que je n’aurais pas réussi à la deviner toute seule. Tous les artistes exposés sont allemands, pour le reste, on peine à dégager une unité. On commence par des représentations religieuses (comme souvent au Louvre) qui m’inspirent toujours assez peu.  Lire la suite « De l’Allemagne au musée du Louvre »

Expositions

L’ange du bizarre au Musée d’Orsay

          Le Musée d’Orsay consacre une exposition au romantisme noir, de Goya à Marx Ernst. Bien que ce ne soit pas celle des expositions du printemps qui me tentait le plus, je suis allée y faire un tour. La surprise fut de taille tant l’exposition est riche et variée : ç’aurait été dommage de rater ça !

téléchargement 2684745_92f09912-9994-11e2-9f73-00151780182c_545x341         Comme son sous-titre l’indique (de Goya à Max Ernst), l’exposition couvre une très large période. Elle montre aussi bien les prémices du romantisme, son âge d’or et les travaux d’artistes qui s’en sont par la suite inspirés. Elle suit essentiellement un ordre chronologique, qui permet de bien visualiser les différentes périodes de ce mouvement. On trouve à l’intérieur de cette première grande classification un classement plus thématique, avec par exemple un salle sur les représentations de l’enfer. Une double classification, chronologique et thématique, que j’ai trouvée très intéressante.

DTR377175Gabriel-von-Max-The-White-Woman          Du côté des tableaux exposés, il a quelques très belles surprises avec à la fois des artistes célèbres qu’on est heureux de retrouver, et d’autres, plus méconnus qu’on prend plaisir à découvrir. Du côté des célébrités, on citera bien sûr Goya, Delacroix, Friedrich, ou Miro. Pour les moins connus, Füssli, Von Holst, Ender, Fellner, et bien d’autres encore. Il y a aussi beaucoup d’encres de Victor Hugo d’une surprenante qualité. Si c’est la peinture qui occupe la majorité de l’espace, il y a également quelques encres, photographies ou sculptures, ainsi que des extraits de films. Certains tableaux méritent vraiment le détour et laissent sans voix.

86275-exposition-ange-du-bizarre-musee-d-orsay Rivage au clair de lune - Friedrich         Il y en a un peu pour tous les goûts dans cette très belle exposition. Moi qui m’attarde rarement dans les musées, j’ai pris énormément de notes pour me souvenir des nombreuses toiles qui avaient attiré mon attention et que je ne connaissais pas. Les panneaux explicatifs sont bien conçus et très intéressants. Ils permettent réellement d’éclairer cette facette du romantisme. Certains tableaux sont également expliqués plus en détail, permettant de détailler un peu plus des choses évoquées dans les panneaux précédents. Une volonté de montrer ce mouvement dans son ensemble que j’ai trouvé  captivante. Une exposition très riche et passionnante, à voir absolument !

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L’ange du bizarre

Musée d’Orsay

1, rue de la Légion d’Honneur

75007 Paris

Du 5 mars au 23 juin

12 €

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Expositions

Fragile – Murano : toute la délicatesse du verre au Musée Maillol

          Le Musée Maillol propose une exposition sur les chefs-d’oeuvres du verre de la Renaissance à nos jours. La technique du verre telle qu’on la connaît aujourd’hui, qui rend la matière fine et transparente, est née à Venise en 1453. Plus de 5 siècles de techniques revisités en 200 oeuvres.

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          Je ne suis pas franchement une adepte des objets d’arts, ce n’est généralement pas quelque chose qui me touche beaucoup. Je dois admettre être allée voir cette expo un peu par hasard : je ne me rappelais plus ce qu’il y avait à Maillol, j’étais dans le quartier, j’avais une heure à tuer, il tombait des cordes et je venais déjà d’aller boire un thé. En gros, je serais allée voir n’importe quoi pour être au sec et occuper mon après-midi. Me voilà donc partie pour une découverte des chef-d’oeuvres des maîtres verriers. Au rez-de-chaussée, des réalisations contemporaines. La plupart m’ont laissée de marbre mais il y a toutefois un  lustre rouge avec des corbeaux qui m’a laissée totalement sans voix (il sert d’ailleurs pour l’affiche). Vraiment magnifique ! J’ai également été contente de retrouver les pigeons en verre peints à l’encre de Jan Fabre, sans doute la seule oeuvre de l’artiste que je connaisse et que je trouve vraiment belle.

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          A l’étage, ce sont surtout des réalisations plus anciennes (mais pas seulement). S’il y a des choses très belles et d’une incroyable finesse, si on s’étonne de la maîtrise des techniques dès le 15° siècle, je n’ai pas été emballée outre mesure. C’est de ma faute aussi, c’était prévisible. C’est bien joli de vouloir s’ouvrir à de nouvelles choses mais bon, quand il y a des formes d’art auxquelles on est hermétiques (oui, je l’avoue presque sans honte), il n’y a parfois pas grand chose à y faire. J’ai donc fait cette exposition très très rapidement (je vous passe l’odieux calcul que j’ai fait sur le prix payé à la minute, ça fait froid dans le dos) et ne sais trop que donner comme avis. L’exposition regroupe de très belles pièces et surtout une variété qui permet de voir l’évolution des techniques mais aussi à quel point ce verre mythique peut encore inspirer et faire rêver aujourd’hui. Un aspect que j’ai trouvé très intéressant. Quant aux pièces, il y en a quelques unes de toute beauté. D’ailleurs, les personnes qui ont fait l’exposition en même temps que moi semblaient pour la plupart totalement sous le charme. Une exposition qui ne m’a pas franchement convaincue mais qui en émerveillera plus d’un.

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Fragile – Murano

Au Musée Maillol

59/61 rue de Grenelle

75007 Paris

Du 27 mars au 28 juillet

11 €

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Expositions

Soleil froid – Julio Le Parc

          Le Palais de Tokyo nous propose une nouvelle exposition originale et surprenante : Soleil froid. Julio Parc nous emmène dans un monde étrange, avec des oeuvres basées sur des jeux de lumière où « tout est lumineux. Mais rien n’y raconte le jour : il n’y a ni heure ni ombre. »

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           Honnêtement, l’art contemporain et moi, ça a toujours fait deux. Pourtant, voilà plusieurs expositions au Palais de Tokyo qui me tentaient bien ; j’ai donc fini par me laisser convaincre. Un nom poétique, quelques photos prometteuses, et me voilà embarquée ! Je n’étais pas allée au Palais de Tokyo depuis des lustres ; des travaux ont été faits entre-temps, qui semblent devoir rester éternellement inachevés (je sais, c’est un style mais bon hein, c’est moche, c’est moche…), et surtout, les prix en ont profité pour considérablement augmenter. Dès l’entrée, l’exposition surprend. On commence par une pièce dans laquelle sont accrochés au des miroirs mobiles sur lesquels se reflètent la lumière : mal de mer assuré !

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           Tout le reste est à l’avenant… Beaucoup de jeux de lumières et de courbes. Sans exagérer, j’ai eu la nausée pendant une bonne partie de l’exposition. La plupart des oeuvres, m’ont laissée perplexe, même si certaines exercent une sorte de fascination. Un univers mi ambiance de boîte de nuit, mi psychédélique qui ne m’a pas franchement emballée. Dans un deuxième temps, l’exposition propose des jeux type fête foraine. L’idée est plutôt séduisante mais avec toute la bonne volonté du monde, ça ne m’a pas franchement amusée tant les interactions sont limitée. Une exposition qui m’aurait sans doute fait rire, si le prix d’entrée avait été plus raisonnable mais tout ça pour ça ? Bof… 

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Soleil froid

Palais de Tokyo

13, avenue du Président Wilson

75016 Paris

De midi à minuit tous les jours, sauf le mardi

10 €