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Bohemian Rhapsody

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Biopic américain de Bryan Singer avec Rami Malek, Gwilym Lee, Lucy Boynton

          Bohemian Rhapsody retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de leur chanteur emblématique Freddie Mercury, qui a défié les stéréotypes, brisé les conventions et révolutionné la musique. Du succès fulgurant de Freddie Mercury à ses excès, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie, découvrez sa vie exceptionnelle.

Affiche du film Bohemian Rhapsody

          Un film dont on a beaucoup parlé. J’aime généralement bien les biopics de musiciens, je suis très bon public pour ce type de cinéma. J’ai donc fini par aller le voir, puisque contre toute attente il passait encore la dernière fois que je suis allée au cinéma. Je dois bien admettre que ça n’a pas été le coup de cœur attendu, loin s’en faut. Et je n’ai en prime pas grand chose à raconter dessus, ayant trouvé l’ensemble plutôt insipide. Cet article s’annonce donc pour le moins bref.

Image extraite du film Bohemian Rhapsody

          Je pourrais faire une liste exhaustive de ce qui ne va pas dans ce film mais franchement j’aurais du mal tant elle est longue. C’est mal film, mal écrit, mal monté et très passablement interprété. Les acteurs en font des caisses, on dirait une parodie et on peine à leur accorder la moindre sympathie. Le scénario est d’une platitude sans non. Et encore, fort heureusement je connais très mal Queen donc pour l’essentiel je découvrais l’histoire.

Image extraite du film Bohemian Rhapsody

          C’est terriblement lisse. J’ai connu des téléfilms des années 90 plus inspirés que ça… Bref, on s’ennuie. C’est d’un vide abyssal. Je suis presque sure qu’il y avait bien plus à dire sur Freddy Mercury et son parcours, mais surtout de manière autrement plus subtile. Finalement, la seule chose qui sauve à peu près le film, c’est la musique, omniprésente (trop à vrai dire, le film est interminable). Ca m’a donné envie de réécouter Queen. Pour le reste, si vous ne l’avez pas vu, vous avez bien fait de passer votre chemin.

La Mule

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          Drame américain de et avec Clint Eastwood, avec Bradley Cooper, Laurence Fisburne et Michael Peña
          À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d’être saisie. Il accepte alors un boulot qui – en apparence – ne lui demande que de faire le chauffeur. Sauf que, sans le savoir, il s’est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain.

Affiche du film La Mule de Clint Eastwood

          Encore un gros retard dans mes critiques ciné. Déjà qu’elles se font rares, en plus elles n’arrivent pas à l’heure ! Ce n’est plus ce que c’était… Je pensais qu’avec le temps, ça décanterait un peu et que mon avis sur ce film serait disons plus… clair ? Raté, c’est plutôt le contraire. Je ne savais pas trop quoi en penser en ressortant, maintenant je n’ai plus d’avis du tout tellement il s’est estompé de ma mémoire. Vous me direz, en soi ce n’est pas bon signe si un mois après j’ai déjà quasi oublié. Heureusement, je prends des notes, histoire d’avoir 2/3 trucs à vous raconter quand même.

Image extraite du film La Mule de Clint Eastwood

          Vous l’aurez compris, le dernier film de Clint Eastwood n’est pas un énorme coup de cœur. J’ai adoré cet homme, autant comme acteur que comme réalisateur, ses films ont émaillé mon adolescence et participé à mon amour du cinéma, mais bon soutien inconditionnel s’est visiblement émoussé avec le temps. Je n’ai pas suivi de près sa carrière ces dernières années, je sais que j’ai raté plusieurs de ces derniers films, soit par flemme, soit parce qu’ils ne me tentaient pas plus que ça. Mais cette fois je me suis laissée tenter et franchement, je ne suis pas sure de savoir ce qu’il faut en penser. Bref, je suis un tantinet perplexe. Pourtant, si j’ai mis un peu de temps à rentrer dans ce film, je crois pouvoir dire que je l’ai plutôt apprécié. Tentons de démêler tout ça.

Image extraite du film La Mule de Clint Eastwood

          Au premier abord, j’ai trouvé ce film assez anecdotique (au second aussi à vrai dire). Ce papy jardinier est assez antipathique et franchement, j’ai trouvé cette histoire de drogue hautement improbable. Bref, ça ne commençais pas très bien. Pourtant, je me suis laissée prendre au jeu. Le truc, c’est que ça se laisse regarder. Et puis Clint Eastwood est bougrement crédible en vieux con ! L’air de rien, ça pose quand même des questions sur la société, le famille, la vieillesse, tout ça… Pas que ça creuse particulièrement mais bon, quand même, ça interroge. Et sous son aspect un peu lisse le film serait peut-être bien mieux rythmé qu’il n’y paraît. Faut dire que le réalisateur n’en est pas à son coup d’essai. Étonnamment, si j’ai trouvé que c’était tiré par les cheveux, j’ai quand même trouvé au sujet un vague intérêt (non, ce n’est pas un enthousiasme délirant, faut pas pousser non plus).

Image extraite du film La mule de Clint Eastwood

          Par contre les relations avec la famille m’ont laissée perplexe : si mon mari hypothétique préfère bouturer des foutues fleurs et les présenter à des concours plutôt que de s’occuper de nos non moins hypothétiques enfants, je peux vous dire que s’il s’avisait de revenir, même sur mon lit de mort je l’accueillerais à coups de carabines. Dans ce film les femmes sont infiniment trop patiences et promptes au pardon. Mais bon, on ne va pas demander à un vieil américain d’être féministe non plus… Je n’ai pas trop su ce qu’il fallait déduire de tout ça sur ce que pense le réalisateur de la société qu’il nous décrit. Quelle est la morale (il y en a toujours une, on est aux states) ? Aucune idée. Je suis donc ressortie de ce film un peu déroutée, sans trop savoir ce que j’en avais pensé. Ca tient moyennement la route côté crédibilité, ça se laisse regarder avec un certain plaisir et je n’ai aucune idée du message véhiculé. Sans doute pas le meilleur Clint Eastwood mais certainement pas le pire non plus.

Continuer

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          Drame, aventure franco-belge de Joachim Lafosse Virginie Efira, Kacey Mottet Klein, Diego Martín
     Sibylle, mère divorcée, ne supporte plus de voir son fils adolescent sombrer dans une vie violente et vide de sens. Elle va jouer leur va-tout en entraînant Samuel dans un long périple à travers le Kirghizistan. Avec deux chevaux pour seuls compagnons, mère et fils devront affronter un environnement naturel aussi splendide qu’hostile, ses dangers, son peuple… et surtout eux-mêmes ! 

Affiche du fillm Continuer

          Vous le savez, je ne vais plus trop au cinéma. C’est dingue comme les douleurs chroniques rendent tout compliqué, il est loin le temps où j’étais capable de traverser Paris un dimanche matin pour aller découvrir un obscur film japonais… Ma maman quant à elle, continue à y aller régulièrement, quand je décide de l’accompagner elle a donc généralement déjà vu la plupart des films qui m’intéressent. Elle souhaitait voir Continuer, je n’étais franchement pas motivée (je ne suis pas une inconditionnelle de Mauvignier…) mais bon, c’était là, à l’heure qui nous convenait, on ne l’avait vu ni l’une ni l’autre, je me suis laissée convaincre…

Image extraite du film Continuer

          Sans surprise aucune, je n’ai pas aimé. Les drames familiaux, ce n’est pas ma tasse de thé. Mais bon, je comptais sur le côté cheval + beaux paysages pour rattraper le coup. C’est un peu raté. Alors, pas le décor, c’est foutrement beau. Aride mais beau. Le côté cheval par contre m’a laissée perplexe. Le mec est un cavalier qui s’y connaît vachement en monture et il achète des bestioles qui ressemblent à des espagnols pour traverser le désert ?! Ah c’est sûr qu’ils sont jolis ses chevaux mais ça ressemble plus à des bêtes faites pour le spectacle qu’à de robustes destriers faits pour piétiner de la caillasse. Un des deux passe son temps à piaffer, à la fin du film j’en pouvais plus de voir des allures de hautes écoles là où on voudrait un mérens bien plan plan histoire de faire un minimum crédible.

Image extraite du film Continuer

          En parlant crédibilité, on se demande bien comment ils transportent la bouffe pour leurs canassons avec leurs deux sacoches minuscules et comment ils peuvent faire de grosses flambées tous les soirs alors qu’il n’y a pas une brindille à l’horizon. Le problème quand je m’ennuie devant un film, c’est que je finis par faire gaffe aux « détails » et là franchement, ils sont pas hyper soignés… Il y a 2 acteurs, 2 chevaux et 10 lignes de dialogues dans ce film, il aurait peut-être été bon de faire un minimum d’efforts de vraisemblance. Visiblement c’est trop demander, pourquoi s’encombrer de considérations si terre à terre ?

Image extraite du film Continuer

          J’ai eu beaucoup de mal à croire à la relation entre cette mère et son fils. Je sais qu’elle ait sensé l’avoir eu jeune (et que dans la « vraie » vie les âges collent) mais elle fait moins que son âge, lui fait plus, à aucun moment je n’ai réussi à les imaginer mère et fils. J’ai trouvé que c’était plutôt mal joué et que cette relation n’avait aucune profondeur. Cris, silence, échange de platitudes et on recommence. Les maigres dialogues sont creux, assaisonnés d’un peu de violons par-ci par-là pour signaler les séquences émotions. Notamment lors d’un plan interminable sur une foutue tasse de café. Moi aussi je suis émue quand je bois mon café du matin, surtout devant un paysage grandiose, mais de là à sortir les violons ? Sérieusement ? A quel moment le mec s’est dit que c’était une bonne idée ?

Image extraite du film Continuer

          Il y a quelques moments vaguement touchants sur la relation entre ce gamin tête à claques et ses chevaux. Ou entre la mère et les gens qui les accueillent durant leur voyage. Sinon le reste du temps ça s’agite beaucoup pour pas grand chose. Moi qui déteste les engueulades au cinéma, j’étais ravie. Il n’y a que ça et des silences pesants. Le paysage occupe un peu mais il s’avère assez monotone à la longue… J’ai rarement trouvé 1h20 aussi longue. Pas que je me sois réellement ennuyée. Non, j’ai juste trouvé que ça n’avait aucun intérêt. Un film qui promettait une relation familiale forte dans un paysage de rêve : il sonne faux, ne parvient pas à émouvoir et n’offre guère plus qu’une grosse heure de somnolence à son spectateur.

Edmond

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          Comédie dramatique française d’Alexis Michalik avec Thomas Solivérès, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner
Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre : « Cyrano de Bergerac ».

Affiche du film Edmond d'Alexis Michalik

          Il y a quelques temps déjà, j’avais eu un gros coup de cœur pour la pièce de théâtre Edmond qui revient sur la création de Cyrano de Bergerac. C’était drôle, enlevé, terriblement bien joué, j’avais beaucoup ri et un peu pleuré aussi : un grand moment de théâtre comme on en vit finalement pas si souvent. Quand j’ai vu que la pièce était adapté au cinéma par Alexis Michalik lui-même (il était déjà le metteur en scène au théâtre), je ne pouvais qu’aller voir de mes propres yeux ce qui donnait cette auto-adaptation. Avec une petite appréhension tout de même que je n’arrive pas trop à m’expliquer, je crois que j’avais un peu peur que ce passage au théâtre tienne plus de l’espoir d’une manne financière – la pièce ayant très bien marché – que d’une réelle réinterprétation.

Image d'Edmond, Alexis Michalik

          Alors, verdict ? Eh bien je suis un peu mitigée. Je tiens toutefois à signaler que j’ai apprécié ce film dans l’ensemble. Il reprend bien l’esprit de la pièce (lui aussi il fait beaucoup rire et un peu pleurer), il y a une très belle brochette d’acteurs, on reste franchement dans le même esprit. Le cinéma étant toujours accessible à un plus grand nombre que le théâtre, c’est donc plutôt une bonne chose. Évidemment, quand on a vu la pièce, il y a redite (sérieuse même) mais c’était il y a suffisamment longtemps pour j’aie oublié les détails et que je prenne plaisir à redécouvrir l’histoire.

Image d'Edmond, Alexis Michalik

          Non, le seul hic, c’est une certaine lourdeur. La pièce de théâtre avait cela de magique qu’elle était inventive. Il y avait une belle dynamique qui amenait le spectateur et comme souvent au théâtre lorsque c’est bien fait : tout était suggéré avec finalement bien peu de choses. C’est là toute la magie du théâtre. Le cinéma ne suggère rien, il montre tout, même lorsqu’il représente un plateau de théâtre, il ne parvient à cette force d’évocation et cette fraîcheur propre aux planches. C’est le défaut de ce film. Un peu lourd par moment, un peu trop académique, il y manque le souffle de la pièce d’origine. Il fallait bien que le théâtre garde quelque chose pour lui tout de même !

Image d'Edmond, Alexis Michalik

          Mais si le film n’a pas la légèreté et le mordant de la pièce, il n’en demeure pas moins agréable à regarder et ne dénature pas le récit. L’histoire est prenante, les personnages attachants, les situations souvent rocambolesques… On se laisse prendre au jeu. C’est servi par un casting impeccable qui est pour beaucoup à la réussite de l’ensemble. J’ai pris beaucoup de plaisir à redécouvrir cette histoire et les passages de Cyrano restent toujours pour moi de grands moments d’émotions. Seul bémol : un côté trop rigide qui atténue le grain de folie que j’avais tant apprécié. Si cette adaptation souffre un peu de son formalisme, elle ne dénature pas pour autant l’esprit de la pièce et reste au final un bon divertissement.

Une affaire de famille

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          Drame japonais de Hirokazu Kore-eda avec Lily Franky, Sakura Andô, Mayu Matsuoka
Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu‘elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux – jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

Affiche d'Une affaire de famille

          J’avais tendance à les éviter ces dernières années, mais cette fois, je suis allée voir la Palme d’or. Bon, pour tout vous dire ce n’est pas spécialement le film qui me tentait le plus à ce moment mais les horaires étaient arrangeants, on était quatre et c’était le seul film que personne n’avait vu que tout le monde voulait bien aller voir. On était loin de l’enthousiasme délirant mais pour ma part j’y suis allée sans a priori. Comme je ne suis plus grand chose aux nouveautés ciné, je n’avais aucun avis sur la question, c’est à peine si je me souvenais en avoir entendu parler.

Image extraite d'Une affaire de famille

          Je dois admettre avoir été légèrement décontenancée durant les premières minutes. Ca faisait un bon moment que je n’avais pas vu de films japonais et, pour autant que je me souvienne, aucun qui se passe dans un milieu aussi pauvre. Et encore moins avec des personnages aussi atypiques, ça va s’en dire. Disons que ça m’a un peu surprise. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation avant de savoir si j’aimais bien ou pas. D’autant plus que les personnages ne sont pas de suite sympathiques, il faut apprendre à les apprivoiser.

Image extraite d'Une affaire de famille

          Je suis malgré tout rentrée assez rapidement dans l’histoire et ces personnages atypiques et quelque peu rustres au premier abord s’avèrent finalement attachants. Malgré leurs différents, malgré leurs désaccords, ils forment tant bien que mal ce qui ressemble finalement à une famille. Il est intéressant de découvrir leur parcours, leurs aspirations, leurs fêlures. Le rythme du film est très lent mais ce n’est pas désagréable de se laisser porter ainsi. La fin est particulièrement émouvante. Je n’ai pas regretté d’être allée voir cette Palme d’Or. Un film atypique et touchant.