Cinéma

Map to the stars, un film qui ne m’a pas fait voir d’étoiles…

Drame américain de David Cronenberg avec Julianne Moore, Mia Wasikowska , Olivia Williams

          Hollywood, la ville du cinéma et de tous les excès. A 13 ans, Benjie est déjà une star qui n’hésite pas à faire des caprices. Son père coache les célébrités et notamment Havana, une actrice sur le retour en pleine dépression. Quand elle engage la jeune Agatha comme assistante, les choses vont compliquer à sérieusement se compliquer…

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          Ce film me tentait bien. On en a beaucoup parlé à Cannes où Julianne Moore, l’actrice principale, a eu le prix d’interprétation féminine. De plus, généralement, j’aime bien le cinéma de David Cronenberg, ce qui me donnait d’autant plus envie d’aller le voir. Pourtant, j’ai été franchement surprise – et assez déçue – par le résultat. Je dois avouer que mes attentes étaient complètement à côté de la plaque. Avec les quelques extraits que j’en avais vus, je m’attendais plutôt à une comédie, autant dire que j’ai été déçue ! Non seulement ça n’a rien de drôle mais c’est même carrément sordide.

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          Dès les premières minutes, j’ai su que je n’allais pas aimer ce film, mais alors, vraiment pas. Difficile de dire lequel des personnages m’a le plus agacée tant tous m’ont paru insupportables. Le gamin star est un sale mioche tête à claques absolument insupportable, son père est un pseudo gourou sans relief et Havana une dépressive hystérique sans grand intérêt. Quant à son assistante, elle est complètement ravagée. Une panoplie de personnages stéréotypés, crispants et dont l’histoire m’a laissé profondément indifférente.

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          Ce film est à mes yeux d’un ennui mortel. Heureusement, la seconde partie, plus trouble de la première, est aussi plus intéressante même ça devient un peu n’importe quoi sur la fin. Elle a au moins le mérite d’arriver à mettre franchement mal à l’aise. En général, j’aime bien ce que fait David Cronenberg mais là, on ne s’est clairement pas compris. Quant au Prix d’interprétation pour Julianne Moore, je reste un peu perplexe mais je suppose que n’ayant à peu près rien aimé dans ce film je suis mauvais juge. Je crois que les films de dépressifs ne sont définitivement pas pour moi… Un film qui pour moi manque cruellement de recul sur son sujet et s’avère aussi plat qu’ennuyeux quand il n’est pas franchement agaçant.

Cinéma

Hitchcock

Biopic américain de Sacha Gervasi avec Anthony Hopkins, Helen Mirren, Scarlett Johansonn

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          A plus de soixante ans, Alfred Hitchcock est une célébrité. Il est surtout le maître incontesté du suspens, avec de nombreux succès à son actif. Mais quand l’idée de son nouveau projet lui vient, personne n’y croit. Les producteurs de ne suivent pas, tout le monde le lâche, tante de la dissuader et refuse de mettre le moindre sous dans ce futur film. Seuls sa femme et son agent le suivent. Il va alors décider de se lancer seul dans l’aventure, quitte à tout perdre. Psychose allait voir le jour…   

Hitchcock

          Un des films de ce début d’année que j’attendais avec impatience. Hitchcock est un monstre du cinéma américain, il reste aujourd’hui encore une référence et tout le monde a déjà vu au moins un de ses films. Et bien sûr, Anthony Hopkins en tête d’affiche ne pouvait que faire battre mon coeur ! C’est donc avec très grand plaisir que je suis allée voir ce film dès sa sortie. Je m’attendais à des scènes assez accrochées autour de la naissance de ce projet dont personne ne voulait. J’avais supposé qu’on ne disait pas non au maître du suspens en toute impunité ! Pourtant, le film est plutôt axé sur la relation d’Hitchcock avec sa femme. En effet, si celle-ci l’a toujours soutenu et a beaucoup contribué au succès de son mari, elle est restée dans son ombre. Pas simple de vivre avec un génie ! Le scénario s’intéresse donc surtout aux relations tendues entre les deux époux, négligeant un peu celles, tout aussi électriques, avec les producteurs et autres porte-monnaies ambulants.

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          J’ai été un peu déçue par le côté parfois trop lisse de ce film. Comme je le disais, je m’attendais à des scènes vraiment plus accrochées avec les producteurs au sujet du financement. J’ai également trouvé que le maître manquait de relief, il ne semble à aucun moment hanté par le doute, alors même que tout le monde le lâche. La relation avec sa femme est en revanche traitée de manière plus intéressante, avec plus de profondeur. Certes, cet un aspect qui m’inspire beaucoup moins, mais ça reste toutefois un bel hommage à la dame. D’ailleurs, Helen Mirren est absolument parfaite et donne un peu de relief à ce film. Anthony Hopkins est quant à lui un peu fade en Hitchcock, petite déception donc quant à la prestation de cet acteur de génie. Pour ce qui est de la bande-son, je ne l’ai pas toujours trouvé très en phase avec le scénario avec parfois une musique de suspens à des moments qui ne s’y prêtent guère… L’image est quant à elle assez intéressante, bien qu’un peu trop saturée, rappelant l’univers des années 60. Un résultat en demi-teinte donc avec une histoire intéressante mais dont certains aspects ont été un peu négligés. On retrouve avec plaisir l’univers d’Hitchcock et malgré ses petites faiblesses, on regarde toutefois ce film avec plaisir.