Mes lectures

Comment voler une banque ?

          John Dormuntder, habitué des vols en tous genres, en est réduit à vendre des encyclopédies pour gagner péniblement ça vie. Une situation qui n’a rien pour le réjouir. Heureusement, Victor, ancien agent du FBI et neveu de son ami Andy Kelp est sur un gros coup. Il ne propose rien moins que de voler une banque. Oui oui, la banque entière. Mais parviendront-ils à mener à bien cette opération des plus périlleuses ?

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          J’aime beaucoup les romans de Donald Westlake et son humour désopilant. Les aventures de son héros favori, John Dormuntder sont l’assurance de passer un agréable moment de lecture aux côtés de ce voleur raté qui joue systématiquement de malchance. Ce roman-ci ne déroge pas à la règle. L’histoire ne manque pas de sel. Nos compères veulent voler une banque installée dans un mobil-home ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes d’organisation : des repérages au vol d’un camion en passant par la recherche d’une planque, les questions à régler ne vont pas manquer et les complices auront parfois bien du mal à se mettre d’accord.

          Le style de Donald Westlake est très agréable : très fluide et avec un humour qui me ravit. J’adore retrouver Dortmuntnder d’un livre à l’autre et cette histoire-ci est particulièrement réussie, pleine de rebondissements, on se demande de bout en bout comment ça va bien pouvoir finir. Les personnages sont très attachants, une bande d’anti-héros assez touchante qu’on aime suivre et voir évoluer. On est loin du polar traditionnel et cette manière de le revisiter est aussi originale que réussie. Donald Westlake est un auteur avec une pâte vraiment particulière qu’on retrouve ici. Un roman plein d’humour et très agréable à lire qui confirme si besoin était mon amour pour cet auteur.

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Assis dans le break volé, à côté de Kelp qui l’entrainait avec optimisme dans sa chasse aux chimères, Dortmunder avait l’impression de vivre là toute l’histoire de sa vie. Sa chance n’était jamais totale, ni complètement absente. Elle oscillait toujours autour d’un savant équilibre qui faisait que veine et déveine se neutralisaient systématiquement.

Mes lectures

Chimère(s) 1887, 2 : Dentelles écarlates – Melanÿn, Peling, Vincent

          Chimère est une jeune fille de 13 ans qui a été vendue par ses tuteurs à la Perle Pourpre, un célèbre tripot parisien. Mais si la jeune fille semblait incarner l’innocence à son arrivée, elle apprend vite et se montre particulièrement futée. Un comportement qui pourrait bien lui attirer des ennuis dans un milieu où il vaut mieux faire profil bas.

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          J’avais bien aimé le premier tome de cette série (qui en compte trois), lu il y a déjà un certain temps. Le sujet me plaisait bien et j’avais trouvé le dessin très agréable, l’histoire était toutefois son point faible. Très longue à démarrer, elle laissait finalement assez peu de place à la petite Chimère, qui en est pourtant l’héroïne. Mais c’est souvent le défaut des premiers tomes, ce sont ceux où l’univers se met en place et ils sont bien souvent d’une extrême lenteur. De ce point de vue, ce deuxième tome est bien meilleur. On est cette fois directement placés au cœur de l’histoire et le rythme est beaucoup plus soutenu, avec de nombreux rebondissements.

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          Si cette suite tient dans l’ensemble les promesses faites par le premier tome, je suis toutefois un peu restée sur ma faim. J’ai un peu regretté que les personnages, et notamment celui de Chimère, ne soient pas un peu plus fouillés. Ce n’est évidemment jamais simple d’aller à l’essentiel d’un personnage en quelques bulles à peine, c’est l’une des difficultés à laquelle se heurte bien souvent la BD. En intégrant des faits et personnages historiques ainsi que l’amorce d’une trame policière, j’ai eu l’impression que l’histoire se dispersait et perdait un peu de vue l’essentiel : Chimère. Malgré tout, cette BD reste très agréable à lire et ce tome-ci se concluant sur un moment particulièrement fort, on a hâte d’en lire la suite, en espérant que le troisième toma viendra clôturer cette série en beauté.

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Mes lectures

Confiteor – Jaume Cabré

          Adrià grandit à Barcelone dans les années 50, entre une mère effacée qui veut qu’il étudie le violon et un père autoritaire qui le pousse vers l’apprentissage des langues. Dans leur appartement empli d’œuvres d’art, il n’y a pas de place pour la fantaisie. Au fil du temps, le jeune garçon va découvrir la provenance des trésors qui l’entourent.

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          On m’avait grandement vanté les mérites de ce roman dont le sujet me tentait bien. J’avais donc hâte de m’y atteler bien que j’aie un peu traîné en raison de la taille du pavé (plus de 700 pages tout de même !). J’étais pour le moins enthousiaste en m’y attelant mais les premières pages m’ont très sérieusement refroidie. En effet, l’écriture est pour le moins déroutante ! Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est mal écrit puisque le style est très travaillé et même plutôt agréable d’un point de vue purement syntaxique, en revanche, c’est extrêmement confus. Le narrateur, atteint d’Alzheimer, raconte ses souvenirs. Il les raconte donc dans le désordre, s’y perdant souvent, et passant sans cesse du coq à l’âne. Mais plus que cela, c’est le changement constant d’énonciation qui m’a gênée. Il arrive fréquemment qu’il passe du « je » au « il » dans une même phrase, toujours parlant de lui-même. Pas toujours simple pour s’y retrouver…

          Du côté de l’histoire, il y a des choses passionnantes. Toutefois, là aussi c’est pour le moins brouillon. Tout en racontant son histoire, le narrateur raconte celle des objets qui l’entourent. Parfois, on passe d’une histoire à l’autre, d’une époque à l’autre, au sein du même paragraphe et il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Certes, cela rappelle constamment la maladie du narrateur mais ç’aurait sans doute pu être fait de manière un peu plus subtile, sans perdre le lecteur en route. Fort heureusement, ces histoires dans l’histoire sont très intéressantes, retraçant divers pans de l’Histoire à travers des destinées pour le moins diverses. C’est la culture qui transpire de ce texte qui m’a donné envie de le continuer malgré quelques difficultés à suivre le fil du récit. J’ai parfois eu l’impression que ce roman était un peu fourre-tout, avec des connaissances très diverses entassées qui m’ont parfois agacée en me donnant le sentiment que l’auteur en faisait trop. Cependant, c’est justifié par l’histoire et le plus souvent j’ai simplement

          Beaucoup se sont enflammés à la lecture de ce livre, sur sa beauté, son intelligence, sa finesse… Je dois avouer que pour ma part, si je lui reconnais certaines qualités de style comme de fond, j’ai eu du mal à réellement entrer dedans. Je l’ai lu avec un certain plaisir mais il n’a pas éveillé en moi la moindre émotion. Le personnage n’a pas suscité ma sympathie outre mesure et si certains événements relatés sont tragiques, je les ai trouvé plus intéressants qu’émouvants. Bref, rien à faire, j’ai eu beau m’intéresser à l’histoire d’un point de vue purement intellectuel, elle ne m’a pas bouleversée. Dans l’ensemble, j’ai trouvé ce roman extrêmement nébuleux de par sa construction assez anarchique ce qui le rend assez difficile, d’autant plus qu’il est particulièrement long. Si cela m’a un peu moins agacée au fil des pages, je n’irais pas jusqu’à dire que je m’y suis habituée. Je pense que ça en découragera plus d’un ! Malgré un fond passionnant, le style confus rend la lecture laborieuse, pour un résultat en demie-teinte. Si on en vient à bout, on referme toutefois ce livre en se sentant un peu moins bête.

Photo de Xabier Mikel Luburu Van Woudenberg
Photo de Xabier Mikel Luburu Van Woudenberg

Le musicien veut l’instrument pour en jouer. Quand il l’a, il en joue. Le collectionneur n’a pas à jouer : il peut avoir dix instruments et il les caresse de la main. Ou des yeux. Le collectionneur ne joue pas de l’instrument : il joue avec.

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L’art véritable naît toujours d’une frustration. A partir du bonheur, on ne crée rien.

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Je crois que nous faisons tout un trajet aller et qu’ensuite nous faisons le trajet retour vers le point de départ. Dans la vie de l’homme, il y a toujours un retour aux origines. A condition que la mort ne se soit pas interposée avant.

Mes lectures

La compagnie noire – 7 – Saisons funestes de Glen COOK

          Pour ce septième tome de la géniale série fantasy, c’est Murgen qui reprend le rôle d’annaliste. Toubib est mort et la Compagnie, assiégée à Dejagore, se déchire entre les vieux de la vieille et l’équipe de Mogaba. La scission est proche et la tension à son comble. Pendant ce temps, Tisse-Ombre rôde toujours.

          J’avais adoré les 6 premiers tomes de cette série, même si j’avais trouvé celui relaté par Madame un peu en dessous. J’ai eu plus de mal à entrer dans celui-là. Pour ceux qui ne connaissent pas la série, la Compagnie Noire est une bande de mercenaires qui offre ses services au plus offrant. L’originalité de cette série fantasy (une aventure dans un monde inventé où la magie fait généralement irruption) est que le rôle du narrateur peut varier d’un tome à l’autre, avec par la même occasion des changements de ton et de point de vue intéressants. La tradition tient un rôle important dans la Compagnie et elle est consignée dans des annales tenues par un annaliste. Il s’agissait en bonne partie de Toubib dans les premiers tomes – un personnage très attachant. Toutefois, Madame, sa compagne a également tenu ce rôle, tout comme Murgen, le successeur de Toubib, dans ce tome-ci. Ceci étant dit, revenons-en donc à nos moutons.

          Jusqu’ici, j’avais été une inconditionnelle de la Compagnie Noire. Dès les premières lignes, je replongeais avec délices dans leurs aventures truculentes. Pourtant, cette fois, j’ai eu un peu plus de mal à rentrer dans cet univers. Le style « Murgen » est moins coulant que celui de ses prédécesseurs et j’ai un peu peiné à m’y faire. Quant à l’histoire, dans un premier temps la plus grande partie m’a échappée et je la trouvais tirée par les cheveux. Je sais que la crédibilité est forcément relative dans un monde plein de sorciers mais là je trouvais qu’avec des espèces de voyages dans le temps pour le moins étranges, on sombrait franchement du côté obscur de la fantasy. Et puis, vers la moitié du roman, tout s’est éclairé dans mon esprit et j’ai enfin pu l’apprécier à sa juste valeur. Bon, j’avoue que je n’ai pas été très réactive sur ce coup-là. Au final, ce tome assez complexe tient tout à fait la route et offre un point de vue intéressant sur certains événements ou sur les relations entre différentes factions. Une série qui décidément réserve bien des surprises.

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Si c’était juste un gagne-pain, juste louer son épée au plus offrant, alors la Compagnie noire ne se trouverait pas dans cette région du monde. Du boulot il y en avait à foison dans le Nord. Le monde ne manque jamais de potentat désireux de brimer leurs sujets ou leurs voisins. La Compagnie est une famille pour ses membres. La Compagnie est un foyer. La Compagnie est une nation de parias, seule, défiant le monde entier.

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Sûr que le monde ne fait pas de cadeaux à ceux qui s’efforcent d’être doux et réfléchis.

Mes lectures

Né pour être sauvage – Alexis Aubenque

          Ryan est un membre des Hells Angels. Il est de retour à Seattle après quinze ans d’absence avec de noirs desseins et retrouve de vieux amis. Pendant ce temps, la police enquête sur l’agression de la petite amie de l’un d’entre eux. Une affaire tortueuse qui va les mettre sur la route de Ryan. 

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          Quand MyBoox a proposé de gagner ce roman d’un auteur que je ne connaissais pas, j’ai sauté sur l’occasion et j’ai été très heureuse de faire partie des gagnantes. J’avoue que j’étais assez enthousiaste avant de commencer cette lecture. J’aime beaucoup les polars, même si j’en lis beaucoup moins depuis quelques années déjà, et j’étais ravie de découvrir un auteur que je ne connaissais pas. Malheureusement, je n’ai pas trop accroché avec ce roman. Le style est assez banal et ne m’a pas emballée outre mesure. Quant à l’histoire, elle est très alambiquée et franchement tirée par les cheveux. A tel point que j’ai même à un moment hésité à abandonner.

          J’ai finalement poursuivi ma lecture, sans grande conviction. Si elle ne me passionnait pas, elle n’était pas pénible non plus et j’étais vaguement curieuse de savoir où cette histoire allait mener. J’ai trouvé que les personnages auraient mérité d’être plus fouillés, ils manquent un peu de nuances. L’histoire tient la route dans l’ensemble mais en fait un peu trop et, étrangement, en voulant faire dans l’originalité, l’auteur se disperse sans parvenir à sortir réellement des sentiers battus. Dans l’ensemble, ce roman n’est pas mauvais, il manque simplement un peu d’envergure. Une lecture qui n’est pas désagréable mais ne m’a pas passionnée. 

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Jamais il n’avait accordé crédit aux théories des Hommes en Noir qui travaillaient dans l’ombre, pour l’intérêt de l’Etat fédéral, du Vatican ou encore des Martiens! Et pourtant telle était la réalité. Il pensa à un héros de série télé, et se souvint de son leitmotiv : la vérité est ailleurs !

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Une vraie folie. Il avait passé le samedi soir à boire, et à intervalles réguliers, à sniffer de la cocaïne. Il avait dansé comme un zombie au milieu du salon, remuant la tête en tous sens comme pour faire valdinguer une tignasse imaginaire, jouant de la “air guitar” en compagnie d’autres poivrots semblables à lui. On avait bien essayé de lui mettre une vraie guitare entre les mains, mais il était trop défait pour en sortir un seul accord valable. Pourtant Dieu sait qu’il avait été un authentique guitar hero en son temps.