Mes lectures

Top ten tuesday (17/10)

          Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.

Cette semaine, le thème est :

Les 10 plus gros pavés que vous avez lus

1) Le Seigneur des anneauxde J.R. R Tolkien. Le premier gros pavé que j’ai lu. Si je n’avais pas si peur d’être déçue, je le relirais. 

2) Les démons, de Fiodor Dostoïevski. Le livre qui m’a fait découvrir la littérature russe.

3) Anna Karénine, de Léon Tolstoï. Quelques longueurs tout de même…

4) Clarisse Harlowe, de Samuel Richarson. Vous me croirez si vous voulez mais la version abrégée reste un des plus gros pavés que j’ai lus !

5) Les oiseaux se cachent pour mourir, de Colleen Mc Cullough. Un bon gros mélo.

6) La mémoire des vaincus, de Michel Ragon. Une passionnante histoire de l’anarchisme.

7) Les mille automnes de Jacob de Zoet,  de David Mitchell. Le livre que je lis en ce moment et à ce rythme, je ne suis pas arrivée ! Ceci dit, il est très bien. 

9) Clara et la pénombre, de José Carlos Somoza. Un chef-d’oeuvre !

10) Le dit de Tianyi, de François CHeng. Un livre bouleversant.

         J’ai choisi de ne pas mettre les séries dans ce classement. Je sais que la nuance est parfois mince, mais Le seigneur des anneaux est un roman (en 3 tommes et 6 livres, je sais, c’est compliqué), alors qu’Harry Potter est une série. Je vous passe l’explication générique un rien pompeuse. Ceci explique l’absence de saga fantasy dont je fus un temps friande. Ceci dit, la liste doit être totalement fausse (mis à part pour les premiers), étant donné que j’ai lu un paquet de pavés et que je n’ai jamais mené d’étude comparative du nombre de pages. J’aurais donc pu ajouter L’ombre du vent, L’appât, L’espoir est une terre lointaine, et bien sûr les classiques : La bête humaine, Le rouge et le noir ou encore Madame Bovary.

Mes lectures

Un mariage à la mode, Joe KEENAN

          Quand Gilbert assiste au mariage d’un membre de sa belle-famille avec son amie Moïra, leur avenir s’éclaire soudain devant la pile de cadeaux : ils doivent se marier pour empocher le pactole, avant de divorcer quelques mois plus tard. Une idée qui semble aussi simple que géniale. Le problème ? Gilbert préfère les hommes, Moïra est mythomane et la belle-famille s’avère appartenir à la mafia. Leur projet infaillible va peut-être s’avérer plus dur à réaliser que prévu…

          Le « couple » demande l’aide de Philip, le meilleur ami de Gilbert (tout aussi gay que lui), pour les aider à mener à bien leur plan. C’est lui qui nous raconte l’histoire. Pour commencer, il faut trouver le moyen de financer un si grand mariage, traditionnellement payé par la famille de la mariée. Ensuite, il faut également faire croire à la stabilité du couple. Il n’est pas si aisé d’afficher son amour en public pendant les mois que durent les fiançailles ! Et puis il faut se rapprocher de la famille si on veut en tirer de beaux cadeaux. Tout ça sans s’emmêler les pinceaux dans ses mensonges. Le mariage n’est décidément pas une mince affaire !

          J’ai entamé ce livre avec un enthousiasme modéré. Mais faisant confiance au libraire qui me l’a conseillé, je m’y suis attaquée assez vite avant de changer d’avis. Ce n’est pas toujours d’une grande subtilité, le style n’est pas sans rappeler le théâtre de boulevard. Le style est léger et le rythme enlevé. Les péripéties se succèdent aussi vite que les bons mots. Au final, c’est cette incroyable énergie qui tient le tout et finit par convaincre. Un livre qui s’il ne brille pas toujours par sa finesse n’en est pas moins aussi drôle qu’agréable à lire. Une lecture rafraîchissante.

Mes lectures

Top ten tuesday (10/04)

          Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.

Cette semaine, le thème est :

Les 10 auteurs dont vous attendez avec impatience un nouveau livre (annoncé ou non).

Voici une liste non-exhaustive et dans le désordre :

1) François Cheng. Il n’a écrit que 2 romans, dont un qui est sans doute l’un des meilleurs livres qu’il m’ait été donné d’ouvrir. J’aimerais avoir la chance de lire sa prose une nouvelle fois.

2) Michel Folco. Je sais, c’est une obsession, mais il est trop peu connu alors je lui fais de la pub. Il n’écrit pas beaucoup (seulement 5 livres à son actif) mais j’espère qu’il nous fera bientôt le plaisir d’un nouveau roman hilarant.

3) Andréï Makine. L’auteur étant assez prolifique, je ne doute pas voir bientôt un de ses ouvrages sur les tables des libraires.

4) Augusten Burrough. Maintenant que j’ai découvert son humour corrosif, je sens que je vais sombrer dans une terrible addiction, vite, la suite !

5) Un inédit de Jack London qu’on retrouverait dans une vieille malle de marin oubliée au fond d’un grenier (quoi ? comment ça c’est improbable ?)

6) Un petit Fred Vargas parce que quand même j’aime bien, surtout s’il y est question de croyances ancestrales.

7) Carlos Somoza. Je n’ai pas encore lu tous ses ouvrages mais il fait partie des auteurs marquants dont je compte bien tout lire.

8) Serge Joncour. Parce que son cynisme me ravit.

9) Sylvain Tesson. J’ai beaucoup aimé son dernier récit de voyage, vivement le prochain !

10) Inconnu. Eh oui, j’attends toujours avec impatience les livres d’auteurs que je ne connais pas encore et qui me feront vibrer. Un peu de place à l’inconnu donc.

          Cette liste ne me convainc qu’à moitié, bien que j’aime réellement les auteurs qui la composent. J’aurais pu y ajouter entre autres Mankell ou Rendell. Cependant, je n’ai pas lu l’intégralité de l’oeuvre de la plupart des auteurs cités, j’ai donc largement de quoi patienter en attendant leurs nouveautés. Il y a très peu d’auteurs contemporains que je suis de près. Je n’ai pas de forte prédisposition à jouer les groupies, ce qui fait qu’à part 4 ou 5 auteurs que je suis avec une certaine assiduité, je n’attends que rarement les nouveautés avec impatience. Mais je suis toujours contente d’avoir un nouveau livre dans les mains, même si je les laisse souvent patienter longtemps dans ma bibliothèque avant de les ouvrir. La surprise avant tout !

Mes lectures

La grève des électeurs, Octave MIRBEAU

          Cet article ainsi que les deux suivants (l’un écrit lors de la Révolution, l’autre contemporain) vantent les mérites de l’abstentionnisme. Les arguments utilisés ont encore cours aujourd’hui. Un petit livre d’actualité en cette période électorale.

          Autant le dire de suite, ces articles vont totalement à l’encontre de mes convictions profondes. Admettons que tous les politiciens soient pourris et qu’on ne puisse pas en attendre grand chose, quelque soit leur bord. Je suis prête à le concevoir. Mais c’est trop facile de toujours se plaindre. Un roi ça n’allait pas, un empereur non plus, on ne veut pas d’un dictateur, raisons pour lesquelles des gens ce sont battus pour la démocratie pendant longtemps. Et maintenant qu’on l’a on fait la fine bouche ? Puéril.

           Je ne pense pas qu’on puisse se plaindre d’un gouvernement si on ne s’est pas déplacé pour aller voter. Le seul moyen de faire changer les choses c’est de s’engager dans la vie politique. Faire l’autruche n’a jamais rien réglé. Et si vraiment on ne peut pas sentir les politiques, alors votons blanc, c’est un mode de contestation moins je-m’en-foutiste que de ne pas aller voter du tout. Je ne vais pas me lancer dans un long pamphlet pour le droit de vote, que dis-je, pour le devoir que devrait représenter le fait d’aller voter, pourtant il y aurait à dire ! Un livre inutile et révoltant.

Mes lectures

Courir avec des ciseaux, Augusten BURROUGHS

Attention, attention, gros coup de coeur !!!

          Le jeune Augusten a une enfance quelque peu inhabituelle. Sa mère, une poétesse méconnue, connaît des périodes de folie. Son père l’ignore. Son frère est un étranger. Heureusement (pour nous du moins), le psychiatre de sa mère le recueille. Il va intégrer une fratrie des plus insolites. Une famille dans laquelle on consulte la Bible comme un jeu de tarots, où chacun est libre de ses choix au delà de 10 ans et où la liberté est le maître mot. Désopilant.

          Autant le dire tout net : j’ai totalement A-DO-RÉ ce livre ! J’hésite à me lancer dans le culte pur et simple de cet auteur. J’ai eu un peu de mal à démarrer. Je trouvais ça pas mal mais l’écriture un peu trop polissée me gênait. La quatrième de couverture alléchante annonçait une adolescence extraordinaire et j’étais un rien septique à la lecture des premières pages. Mais cette tiédeur n’a pas duré. Très vite l’histoire décolle. La mère du personnage devient folle et il est recueilli dans la famille de son psy, lui-même pour le moins dérangé.

          Notre héros se retrouve donc dans un genre de famille hippie (c’est plus ou moins l’époque) où tout semble permis. Il ne va plus à l’époque et se lance dans les expériences les plus farfelues. Une pareille vie, assortie d’une telle imagination, donne un livre foisonnant, riche en péripétie, en deux mots : totalement dingue. J’ai ri, suis allée de surprise en surprise et aurait voulu que l’histoire continue encore. Je me suis d’ailleurs précipitée pour acheter la suite (qui n’est pas une suite à proprement parler mais une autre autobiographie). Je songe même à distribuer ce livre autour de moi. Un humour grinçant et des situations rocambolesques : ce livre fait un bien fou, un concentré de fantaisie qui fait le plus grand bien.

Le roman a été adapté au cinéma, un résultat mitigé d’après les critiques.